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#205 : Plouf Plouf

Robin ne réussit pas à capturer l'espion du Shérif qui semble avoir été prévenu de l'embuscade tendue par les hors-la-loi dans la forêt. Il en déduit qu'un mouchard se cache au sein  même de la bande !
L'atmosphère devient vite tendue dans le groupe mais ils doivent passer outre afin d'aider une jeune femme sur le point d'accoucher, Rosa, et sa mère, Matilda. Accusée de sorcellerie par le Shérif, cette dernière est condamnée à être noyée.
Robin a du pain sur la planche : sauver Matilda, prendre soin de Rosa, capturer l'espion du Shérif avant qu'il ne dévoile les projets du roi et enfin, démasquer le traître qui se dissimule parmi ses "amis"...

Popularité


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Titre VO
Ducking And Diving

Titre VF
Plouf Plouf

Première diffusion
03.11.2007

Première diffusion en France
05.10.2008

Vidéos

Robin découvre le traitre (VO)

Robin découvre le traitre (VO)

  

Robin et Matilda s'occupent du messager (VO)

Robin et Matilda s'occupent du messager (VO)

  

Photos promo

Much, Will et Allan (Sam Troughton, Harry Lloyd, Joe Armstrong) postés au bord de la mare

Much, Will et Allan (Sam Troughton, Harry Lloyd, Joe Armstrong) postés au bord de la mare

Matilda (Josie Lawrence) maudit ses tortionnaires

Matilda (Josie Lawrence) maudit ses tortionnaires

Matilda (Josie Lawrence) reprend son souffle

Matilda (Josie Lawrence) reprend son souffle

Les soldats préparent Matilda pour son supplice

Les soldats préparent Matilda pour son supplice

Maltida va subir la punition décidée par le Shérif

Maltida va subir la punition décidée par le Shérif

Matilda (Josie Lawrence) est emmenée vers la mare

Matilda (Josie Lawrence) est emmenée vers la mare

Robin (Jonas Armstrong) a découvert ce qu'a fait Allan (Joe Armstrong)

Robin (Jonas Armstrong) a découvert ce qu'a fait Allan (Joe Armstrong)

Derrière le Shérif et Gisborne, Marian (Lucy Griffiths) est inquiète pour Matilda

Derrière le Shérif et Gisborne, Marian (Lucy Griffiths) est inquiète pour Matilda

Much soutient Matilda (Josie Lawrence) qui vient d'être torturée

Much soutient Matilda (Josie Lawrence) qui vient d'être torturée

Gisborne et le Shérif sont perplexes (Richard Armitage et Keith Allen)

Gisborne et le Shérif sont perplexes (Richard Armitage et Keith Allen)

Much, Will et Allan ont une mission à remplir pour secourir Matilda

Much, Will et Allan ont une mission à remplir pour secourir Matilda

Pauvre Matilda, c'est reparti pour un tour (Josie Lawrence)

Pauvre Matilda, c'est reparti pour un tour (Josie Lawrence)

Plus de détails

Réalisateur :  Matthew Evans
Scénariste : Debbie Oates

Cast secondaire
Matt Devere ... Henry de Lewes
Josie Lawrence ... Matilda
Sarah Howarth ... Rosa
David Bamber ... médecin
Mike Kelly ... homme du Sheriff
Lili Bordan ... Joan

Robin se rend compte, après avoir échoué à capturer l’espion du Shérif, Henry de Lewes, qu’il y a un traître parmi les hors-la-loi. Craignant pour la sécurité de Marian, Robin se met en tête de démasquer rapidement l’espion. pour cela il possède un seul indice que lui a révélé Marian: habituellement, le mouchard vend ses informations à Gisborne dans l’auberge «Trip To Jerusalem».

Avec deux missions à remplir simultanément, Robin est soulagé lorsqu’il apprend qu’Henry de Lewes est inconscient à son arrivée au château. L'espion n’a donc pas pu dévoiler les projets du Roi au Shérif. En effet, les sites de débarquements prévus pour Richard et ses Croisés restent un mystère.

Robin pénètre au château avec l'intention de tuer Henry. Il est hors de question que l'espion se réveille et donne de précieuses informations au Shérif. En arrivant au chevet d'Henry, il trouve la sage-femme qui l'a mis au monde, Matilda, elle a été chargée par le Shérif de veiller à la santé de Henry.

Matilda demande à Robin de prendre soin de sa fille Rosa, sur le point d’accoucher, et en échange elle promet de faire en sorte qu’Henry ne puisse parler. Pour ce faire, elle utilise des herbes spéciales. Malheureusement, le Shérif réussit à faire le lien entre elle et Robin et la condamne à subir le sort que l’on réserve aux sorcières: la noyade!

Robin revient au campement avec Rosa et découvre le groupe en pleine confusion après avoir appris par Much, qu’un traître se cache parmi eux. Robin utilise son talent de meneur pour rallier sa troupe afin d’aider Rosa.

Marian arrive en catastrophe dans la forêt et leur apprend que Matilda est sur le point d’être noyée. Tout le groupe – exceptés Djaq et Petit Jean restés auprès de Rosa – se rend à Locksley afin de porter secours à la sage-femme. Grâce à un ingénieux stratagème, le groupe réussit à sauver Matilda, sous les yeux ébahis du Shérif, avant qu’elle ne se noie. Par la même occasion, ils enlèvent Henry.

Trompant ses compagnons en prétendant que Will est le traître, Robin prend Allan sur le fait à l'auberge alors que celui-ci venait de prendre la décision de dire à Gisborne qu’il renonçait définitivement à trahir les hors-la-loi. Allan tente de prouver à Robin qu’il a compris son erreur et changé, mais c’est peine perdue. Robin lui annonce qu’il ne veut plus jamais le revoir...


Avis du Veilleur du Nuit : malgré l’atmosphère tendue, provoquée par la présence d’un traître au campement, cet épisode a su garder une bonne dose d’humour grâce, notamment, à l’interprétation de Josie Lawrence (Matilda) et Keith Allen (Le Shérif).

VILLE DE NOTTINGHAM
Il fait nuit noire. La herse du château se referme derrière Gisborne qui marche d'un bon pas en direction de l'auberge de la ville. Arrivé devant le Trip Inn, il remarque sur la poutre devant la porte la marque dessinée à la craie par Allan. Gisborne entre et se dirige vers la réserve. Alors qu'il referme la porte grinçante derrière lui, Allan le dévisage avec une certaine anxiété.
Gisborne: Qu'est-ce que tu as pour moi?
Allan: Rien du tout! Vous avez tué Roger de Stoke.
Gisborne (avec un sourire navré): Allan... Tu savais que j'allais le tuer, tu refusais de l'admettre c'est tout.
Allan: Vous êtes une ordure.
Gisborne: Oui, et toi tu n'es là que pour l'argent alors qu'est-ce qui t'amène?
Allan: Vous attendez un messager, Henry de Lewes. Il doit arriver demain, c'est bien ça?
Gisborne (contrarié): Comment le sais-tu?
Allan: Il vient vous dire où et quand le Roi a prévu de débarquer quand il rentrera en Angleterre. Mais une embuscade l'attend demain, sur la route du Nord, donc si vous tenez à ce qu'Henry parvienne à Nottingham, il va falloir qu'il change de route! … (Gisborne glisse quelques pièces dans la main d'Allan)... Hé hé hé, qu'est-ce que c'est que ça?
Gisborne: À midi demain, tu auras de l'or... seulement si Henry est dans nos murs!

ROUTE DU NORD
Tout est prêt pour l'embuscade destinée à capturer Henry de Lewes. Un filet est tendu entre deux arbres au-dessus de la route et les hors-la-loi sont dissimulés alentours. Robin arpente la route à grands pas.
Robin: Il ne viendra pas! … Il a été prévenu.
Allan (s'extrayant d'un tas de feuilles mortes): Par qui, hein? T'inquiète pas, il doit être en retard c'est tout! Il a dû s'arrêter pour ferrer son cheval ou piquer un roupillon, je sais pas quoi.
Much apparaît à son tour sur la route.
Much: Il vient pour trahir le Roi, il ne va pas s'arrêter et faire un somme!
Will surgit, puis Petit Jean et enfin Djaq.
Will: Et Marian n'a pas pu se tromper d'heure?
Allan: Bonne question tiens! Marian essaie d'écouter aux portes et tout ça, non? Elle peut très bien faire des erreurs de ce genre.
Robin semble réfléchir puis son visage s'assombrit.
Robin: Il se pourrait même qu'elle ait fait une énorme erreur.
Il se dirige rapidement vers Much à qui il confie son arc et ses flèches.
Robin: Retournez au camp et restez-y!
Will: Robin!
Much (incrédule): Qu'est-ce qu'il y a?
Robin (fermement): C'est un ordre!
Il enfourche sa monture, saisit les rênes, l'éperonne et s'éloigne au galop en direction de Nottingham.
Much: Robin!
Mais Robin est déjà loin.

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Le Shérif arpente la salle du château où il a fait installer son plan-relief de l'Europe. Gisborne apparaît en haut de la salle et l'interpelle.
Gisborne: Monseigneur!
Le Shérif (ignorant son appel): À votre avis? Hastings? Portsmouth? Dans quel port du sud de l'Angleterre notre bon Roi Richard va-t-il débarquer pour effectuer son ultime voyage, hum?
Gisborne: Vous n'allez pas tarder à le savoir. Henry est ici, comme je vous l'avais promis!
Le Shérif (satisfait): Bravo Gisborne, excellent!
Les deux hommes ne tardent pas à arriver dans la cour du château où un carrosse vient de faire son entrée. Un peu à l'écart, Marian observe discrètement la scène.
Le Shérif: Ah! Henry! Henry de Lewes! Bienvenue dans mon...
Le Shérif s'interrompt en découvrant Henry, hagard, qui s'effondre sur le sol du carrosse en gémissant.
Le Shérif (à Gisborne): Qu'on appelle mon médecin.
Gisborne (à un soldat): Allez chercher le médecin du Shérif! Vite!
Marian se retire sans être vue tandis que le Shérif scrute la cour du château d'un air à la fois suspicieux et furieux.

VILLE DE NOTTINGHAM
Revêtue d'une longue pèlerine à capuche, Marian s'entretient avec Robin tout en marchant dans une rue de Nottingham. Le hors-la-loi a, pour sa part, adopté un long manteau de laine pourvu, lui aussi, d'une capuche pour dissimuler au mieux son visage. S'appuyant sur un long bâton, il passe pour un pèlerin.
Marian (contrariée): Pourquoi avez-vous laissé passer le messager?
Robin (préoccupé): Il a parlé?
Marian: Non, pas encore. Il s'est trouvé mal. Enfin Robin! Vous l'avez laissé passer mais moi j'ai pris des risques pour obtenir sa feuille de route!
Robin: Tu ne peux pas retourner au château.
Marian (sidérée): Qu'est-ce que tu dis?
Robin: Vas dans la forêt! Directement! Je te rejoindrai quand j'aurai réduit Henry au silence.
Marian: Dans la forêt! Ne sois pas ridicule!
Robin: Tu m'as bien dit qu'il devait prendre la route du Nord?
Marian: Oui.
Robin: Et il ne l'a pas prise! Marian, je crois qu'il y a un espion parmi nous.

***** Générique *****

La surprise passée, Marian interroge Robin.
Marian: Qu'est-ce que tu comptes faire?
Robin la prend par le bras et l'entraîne derrière les tentures tendues d'une échoppe d'étoffes à l'abri des regards.
Robin: D'abord, je vais réduire Henry au silence. Ensuite, démasquer le traître qui est dans mon propre camp et le réduire au silence comme l'autre.
Marian: Aucun de tes hommes n'est venu au château, je l'aurais vu c'est évident!
Robin: Donc, une personne sort pour le voir.
Marian: Je vais surveiller.
Robin: Non! Toi, tu restes en dehors!
Marian (en protestant): Non!
Robin: Marian, cette affaire ne te concerne pas.
Marian: Le Roi est en passe d'être trahi à l'heure qu'il est à cause de ton espion! C'est donc que ça me concerne!
Robin (inquiet): Ah oui? Et si leur espion leur a tout dit pour le Veilleur de Nuit?
Marian: Dans ce cas je suis morte quoi qu'il arrive.

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Le Shérif
pénètre dans ses appartements. Il est satisfait d'y trouver son médecin, affairé auprès d'Henry de Lewes, inconscient. Le praticien a disposé des sangsues sur le corps de son patient.
Le Shérif
: Ah! Ah! … Qu'est-ce que vous lui avez fait Blight?
Blight: Voyez, il est plus calme.
Le Shérif: Plus calme! ...(il donne une tape sur le visage d'Henry qui reste sans réaction)... Vous êtes en train de me le tuer!
Blight: La médecine est un long cheminement Monseigneur et non une voie directe! Le traitement requiert lui aussi du temps.
Le Shérif (en colère): Vous croyez que j'ai le temps de suivre vos cheminements Blight! Réponse? (il hoche négativement la tête en jetant un regard noir au médecin)... Gisborne! Vous allez me trouver un charlatan qui connaisse son boulot lui!
Blight (outré): Quoi! Un charlatan! Shérif, je suis un homme de savoir! Ce que je vous apporte c'est de la Science!
Le Shérif: De la Science! Vous ne m'avez apporté que du silence oui! Moi ce que je veux c'est qu'il cause.
Blight (vexé): Très bien.
Le Shérif sort.

VILLE DE NOTTINGHAM
Robin se débarrasse de son long manteau de laine et de son bâton de pèlerin et s'engage dans une ruelle. Il se retrouve nez à nez avec Much qu'il empoigne violemment et plaque contre un mur.
Robin (hargneux): Qu'est-ce que tu fais là?
Much: Et vous alors?
Le pauvre Much a du mal à parler car Robin maintient fermement son bras contre sa gorge pour l'immobiliser.
Much: Vous êtes en colère. Vous l'êtes parce qu'on a laissé passer Henry de Lewes sauf que... fallait pas se sauver comme ça!
Robin, le regard noir, relâche son ami et recule d'un pas.
Robin (en colère): Much! Je vous ai demandé de m'attendre au camp! Pourquoi tu m'as désobéi?
Much: Gisborne nous a bien eus, c'est vrai. Et puis quoi? La chance va tourner! Faudra bien! Autrement on va se demander d'où il tient ses renseignements.
Robin lance un regard appuyé à Much puis baisse la tête en soupirant.
Much: Ben quoi? … Vous pensez qu'il serait renseigné! ...(Robin garde le silence) … Par l'un d'entre nous? … (il croise le regard navré de Robin) … Non, Maître, vous devez vous tromper. Un traître! Mais qui? C'est pour ça que vous nous avez renvoyé! Parce que vous aviez des soupçons... Robin ne répond pas.
Much (outré): Vous me soupçonnez!
Robin (en colère): Much, je dois soupçonner tout le monde!
Much: Moi! Vous me soupçonnez moi!
Robin (s'impatientant): Much, Much retourne au campement!
Much: Pour prouver ma loyauté, qu'est-ce que je dois faire? ...(décontenancé par l'insistance de Much, Robin lève les yeux aux ciel)...Qu'est-ce que je dois faire! Dites-moi! … (il dégaine son épée) Vous voulez que je me coupe les bras? Oui, enfin disons un bras, parce qu'une fois que je l'aurai coupé lui, ben l'autre ce ne sera pas possible.
Robin sourit, touché par cette démonstration de la loyauté de Much. Il hoche la tête puis dévisage son ami.
Robin: Si tu m'es vraiment fidèle, je ne te demanderai qu'une chose.
Much (suspendu à ses lèvres): Dites-moi.
Robin: Retourne au camp!
Il lui donne une tape amicale puis il s'éloigne laissant Much perplexe.

CHAUMIÈRE DE MATILDA
Matilda charge un lourd sac sur son épaule puis entre chez elle. Elle dépose son fardeau dans un coin puis rejoint sa fille Rosa, enceinte et visiblement bientôt à terme. La jeune femme semble inquiète.
Matilda: Allez, viens par ici... (elle l'aide à s'installer sur le lit)... Voilà... (elle pose une main sur son ventre) Ohhh. Il est comme sa maman ce bébé, il confond le haut et le bas!
Rosa (dépitée): Oh encore!
Matilda (en souriant): Et oui encore! Ne te fais pas de souci, va. Je vais te le remettre à l'endroit ce p'tiot.
Rosa: Qu'est-ce qui te faire dire que ce sera un p'tit gars?
Matilda: Mais parce que je le sais, c'est tout!
Rose sourit tandis que sa mère se relève.
Rosa (plaintive): Mais j'ai mal!
Matilda: Mal? Tu ne sais pas ce que c'est qu'avoir mal! Essaie de le faire venir au monde les pieds d'abord et on en reparle.
Elle se dirige vers la porte en souriant. A peine l'a-t-elle ouverte que deux soldats l'empoignent. Gisborne, accompagné de quelques hommes, se tient devant la chaumière.
Gisborne (aux soldats): Emportez ces titres! Prenez tout! … (à Matilda) Le Shérif a besoin de tes services.
Matilda (en se débattant): Mais lâchez-moi! Ma fille...
Gisborne: Ta fille peut attendre.
Les soldats entrent dans la chaumière et commencent à tout mettre sans dessus dessous à la recherche de remèdes.
Rosa (paniquée): Maman! Maman!
Matilda (à Gisborne): Toi espèce d'immonde chiure de renard! J'arracherai les yeux de ton crâne porcin et j'irai les cracher dans la fosse à purin!
Les soldats entraînent de force Matilda en direction de Nottingham.
Rosa: Maman!
Matilda: Rosa!

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Le médecin du Shérif s'évertue toujours à ranimer Henry. Il a beau lui tapoter les joues, son patient ne reprend pas conscience.
Blight: Parlez, parlez, allons dites-moi quelque chose! Allons parler!
Assis à quelques pas, le Shérif tapote nerveusement sur son accoudoir, la mine sombre. Gisborne entre suivi par deux soldats qui traînent Matilda, hors d'elle.
Matilda: Lâchez-moi!
Gisborne (excédé): Tais-toi femme!
Les soldats lâchent Matilda qui se retrouve face au médecin du Shérif.
Matilda: Toi le petit morveux flagorneur!
Blight (la reconnaissant): Matilda!
Matilda: Blight, tiens! Je vous présente le meilleur ami des asticots, le pourvoyeur du fossoyeur!
Le Shérif (navré, à Gisborne): Vous n'auriez pas pu dégoter une guérisseuse bien élevée?
Gisborne: Apparemment, c'est elle que vont voir tous les malades bien élevés.
Matilda: Salut le poussinet!
Un instant sidéré par son audace, le Shérif commence à ricaner puis se lève.
Le Shérif: Tu sais qui je suis? Je suis le Shérif et j'ai du boulot pour toi.
Matilda (avec mépris): Tu pourrais être en feu que j'humecterais même pas ma petite culotte pour te rafraîchir!
Blight se met à glousser, Matilda et le Shérif se tournent en même temps vers lui et le médecin s'arrête aussitôt.
Le Shérif (désignant Henry): Soigne cet homme sinon tu mourras, ainsi que tous ceux que tu aimes, et même ceux pour qui tu as pu ressentir une vague affection.
Matilda: Je dois m'en aller. Ma fille va avoir un bébé.
Le Shérif: Ta tendre fille va plutôt avoir le cadavre d'une maman si tu ne fais pas ce qu'on te demande!
Matilda réfléchit à la "proposition" du Shérif.
Blight: Je refuse de rester si elle pose un seul doigt sur mon patient!
Provocatrice, Matilda tend son index et se dirige vers Henry.
Matilda (au Shérif): Si je fais ce que tu demandes, je pourrai partir?
Le Shérif: Tu crois que j'ai envie de te voir semer la pagaille dans mon château!
Fixant Blight dans les yeux, Matilda pose son index sur le torse d'Henry avec un grand sourire. Le médecin, vexé d'être ainsi désavoué, prend ses affaires et sort.
Le Shérif (à Matilda): Fais-moi appeler dès qu'il sera en mesure de parler.
Il se retire à son tour, suivi par Gisborne et ses soldats. Matilda se retrouve seule avec Henry. Elle se penche alors sur son patient.
Matilda (à elle-même): Bien. On va commencer par se débarrasser de ces petites choses.
Elle entreprend de décrocher une à une, les sangsues disposées par Blight un peu partout sur le corps d'Henry.

Marian tente d'espionner dans un des corridors du château. Elle surprend la remarque d'un soldat à Gisborne.
Le soldat: Monseigneur, il y a un signe à l'auberge!
Elle fait promptement demi-tour mais Gisborne a le temps de l'apercevoir et se lance à sa suite.
Gisborne: Marian! Où est votre garde?
Elle se retourne vers lui l'air candide.
Marian: Je ne sais pas. Je l'ai sans doute perdu!
Gisborne soupire et se tourne vers le soldat à ses côtés.
Gisborne: Surveille Lady Marian.
Marian (en soupirant): Est-ce vraiment nécessaire?
Gisborne: Je ne sais pas. Qu'en dites-vous?
Marian (avec innocence): Suis-je pour vous une menace?
Il la dévisage en souriant.
Gisborne (crédule): Non!
Il s'éloigne d'un bon pas, Marian le rattrape et lui fait son plus beau sourire.
Marian: Je me demandais si je pouvais avoir une journée hors du château, et sans garde, et venir avec vous?
Gisborne: J'ai une affaire urgente.
Marian: Ça a l'air intéressant.
Gisborne: Marian, c'est privé.
Marian (avec un sourire charmeur): Donc doublement intéressant!
Gisborne: Marian! Non.
Marian (en soupirant): Ah, fort bien.... Mais alors accordez-moi au moins une journée sans être chaperonnée!
Gisborne (la dévisageant, intrigué): Vous mijotez quelque chose?
Marian: Oui! Je vous fais du charme en effet pour avoir droit à une heure ou deux sans garde-chiourme derrière moi.
Gisborne adresse un signe de tête au soldat qui s'éloigne. Marian sourit, très satisfaite d'avoir obtenu gain de cause.
Gisborne: Mais vous restez dans le château!
Il s'en va.

Dans les appartements du Shérif, Matilda s'affaire auprès de son patient. Elle applique un linge humide sur son front puis remarque une petite marque circulaire sur son poignet droit. La guérisseuse crache dessus puis aspire la blessure et recrache par terre.
Les portes s'ouvrent et un soldat pénètre dans la chambre suivi par un homme, tête baissée, portant un chapeau et un long manteau.
Le soldat: Quelqu'un a demandé des sangsues?
Matilda (en maugréant): Comme si j'avais pas vu assez de suceurs de sang pour aujourd'hui! Ceux que j'ai vus sont de la pire espèce!
L'homme: Moi je n'ai que de beaux spécimens, assoiffés...
Intriguée par l'accent de l'étranger, Matilda s'approche pour l'examiner de plus prêt et reconnaît Robin sous ce déguisement.
Matilda (désignant son bocal de sangsues): Fais-moi voir ça!
Elle fait mine d'examiner les bestioles puis fait un signe de tête aux soldats. Ceux-ci se retirent en refermant les portes derrière eux. Matilda enlève alors le chapeau de Robin et, attirant son visage à elle, elle l'embrasse tendrement sur le front. Le hors-la-loi sourit.
Matilda (ravie): Robin de Locksley! ...(elle ébouriffe sa barbe) C'est quoi ces petits poils? C'est ni rasé ni une vraie barbe! Il faut se décider!
Robin: Oh Matilda! ...(puis, avisant Henry) Est-ce qu'il a parlé? Il ne faut pas que tu le soignes!
Matilda: Comme tu veux! Sors-moi de cette auge à cochons. Ma Rosa a un bébé en route, un garçon j'parie avec le chambard qu'il nous fait! Deux fois il s'est retourné dans le ventre! Toi, t'étais pire si je me souviens bien... (elle prend un flacon dans ses affaires) Ça, ça devrait la détendre le temps que je retourne le p'tit. Allez viens! On se sauve!
Robin: Non, j'ai affaire ici d'abord.
Matilda (protestant): Elle a besoin de moi tout de suite!
Robin: Tu sais ce qui est arrivé à cet homme?
Matilda: Oui, il a été piqué par une abeille, regarde!
Elle lui montre la marque sur le poignet d'Henry.
Robin (étonné): Et il est si mal en point? À cause d'une piqûre d'abeille!
Matilda: Et oui, ça arrive. Elle a bien failli le tuer, ça et puis les sangsues. Mais ça va, il est sorti d'affaire.
Elle se dirige vers la porte.
Robin: Attends! Cet homme, c'est Henry de Lewes, il est venu dire au Shérif où le Roi a prévu de débarquer quand il va revenir en Angleterre. Alors... (il sort son poignard) Ne regarde pas.
Robin est sur le point de poignarder Henry quand Matilda arrête son geste.
Matilda: Arrête Robin! Est-ce qu'un bousier te serait rentré dans l'oreille et t'aurait bouffé l'âme?
Robin (décidé à en finir): Ça va être vite fait!
Matilda: Une abeille n'a pas réussi à le tuer, un charlatan non plus! J'veux bien aller en Enfer si un garçon que j'ai mis au monde venait me voir pour achever un de mes patients!
Robin: Matilda! Si je lui laisse la vie, il va trahir le Roi!
Matilda (en soupirant): Donc, ce n'est pas de sa vie que tu as à craindre en fait, c'est de sa langue!
Robin: Alors... alors simplement lui couper la langue?
Matilda affiche un air navré et lui donne une tape sur la tête.
Matilda: Ah c'est bien les hommes ça, tiens! Ils foncent sans réfléchir! J'ai une meilleure idée!
Robin: Tu peux le réduire au silence?
Matilda: Le temps que tu trouves mieux que de le faire passer de vie à trépas, oui.
Robin range son poignard.
Matilda: Je peux lui embrouiller la cervelle pour un jour ou deux, semer la confusion dans son esprit... Voyons...
Elle se dirige vers ses affaires à la recherche de ce qu'il lui faut pour mettre son plan à exécution.

VILLE DE NOTTINGHAM
Gisborne se rend à son rendez-vous au Trip Inn. Marian le suit aussi discrètement qu'elle peut, mais elle bouscule un homme dans la rue. Ses protestations alertent Guy qui se retourne sans la voir, heureusement. Téméraire, la jeune femme rabat sa capuche sur ses cheveux et, ainsi dissimulée, elle s'engouffre dans l'auberge à la suite du bras-droit du Shérif. Gisborne aborde l'une des serveuses.
Gisborne: Alors?
La serveuse: Il n'est pas encore arrivé... Il a dû être retenu.
Gisborne: Quand il arrivera enfin, donne-lui ceci. (il lui tend une bourse) C'est pour le passage de Henry. Dis-lui que c'est de l'argent et pas de l'or parce que la marchandise était endommagée.
Il tend alors une pièce à la serveuse.
La serveuse: Merci.
Gisborne quitte l'auberge.

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Dans les appartements du Shérif, Robin monte la garde près de la porte tandis que Matilda prépare une potion. Henry de Lewes commence à geindre.
Robin: Il se réveille! Matilda, dépêche-toi!
Henry ouvre les yeux.
Henry (glauque): Où sommes-nous?
Matilda: Tiens, bois.
Elle verse sa potion dans un gobelet et l'approche de sa bouche.
Henry: Qu'est-ce que c'est?
Matilda: Tiens! C'est de l'hydromel.
Elle le soutient pour l'aider à boire puis relâche brutalement sa tête. Après un vague gémissement, Henry reperd conscience.
Matilda: Voilà! L'affaire est réglée! Allons-y!
Elle fait mine de partir mais Robin la retient par le bras.
Robin: Non, je veux être sûr que ça marche.
Matilda: Ah toi! Tu voudrais le soleil et les étoiles en même temps! On a fait ce qu'on pouvait!
Robin (fermement): Il faut l'empêcher de parler! Si nous l'épargnons lui, c'est le Roi que nous sacrifions.
La voix du Shérif s'élève dans le couloir derrière la porte.
Le Shérif (énervé): Poussez-vous bande d'incapables!
Robin se précipite vers l'entrée de la chambre. Le Shérif entre brusquement, furieux, il ne voit pas le hors-la-loi dissimulé derrière la porte.
Le Shérif (à Matilda): Il est réveillé?
Le messager reprend justement conscience.
Le Shérif: Henry!
Henry (avec la voix pâteuse): Oh! Hydromel... immonde!
Le Shérif: Henry! Mon très cher Henry!
Henry: Château?
Le Shérif (avec douceur): Oui! Ici, château de Nottingham.
Henry: J'arrive de la Terre Sainte.
Le Shérif: Oui!
Henry: Je ne parlerai qu'au Shérif.
Le Shérif: Oui oui oui, c'est ça. C'est moi le Shérif, le Shérif de Nottingham.
Henry: Le Roi.
Le Shérif (suspendu à ses lèvres): Oui!
Derrière la porte, Robin encoche une flèche et bande son arc, prêt à tuer Henry.
Le Shérif: Dans quel port va-t-il débarquer?
Matilda adresse un signe discret à Robin, lui demandant de ne pas tirer.
Henry: Quand le Roi rentrera de la Terre Sainte
Le Shérif (s'impatientant): Oui oui oui oui! Où va-t-il accoster? Qu'est-ce que le Roi a prévu?
Henry: Il va accoster.
Le Shérif: Oui!
Henry: Je me sens tout drôle... je me sens...
Le Shérif (l'interrompant): Oui, on se fiche de comment vous vous sentez, Henry! Où le Roi va-t-il mettre pied à terre?
Henry: Le pied à terre... le pied au port.
Le Shérif: Oui! Oui! Quel port?
Henry: Le port?
Robin sourit, il comprend que la potion de Matilda fait effet et que le pauvre Henry n'arrive vraiment pas à avoir les idées claires!
Le Shérif: Port.
Henry: J'arrive du pied de porc... porc.
Le Shérif: La côte! Quel port de la côte?
Henry: Porc. La côte de porc.
Matilda a du mal de contenir sa joie alors que le Shérif est sur le point d'exploser! Il se retourne vers elle, surprend son sourire et comprend qu'il a été dupé. Pour détourner son attention, Matilda désigne Robin à l'entrée de la chambre.
Matilda: Il y a un homme là!
Le Shérif se retourne et découvre Robin.
Le Shérif (en hurlant): Gardes!
Un premier garde entre l'épée à la main. Robin le neutralise en le frappant avec son arc puis le désarme. Il affronte alors un deuxième garde dans un bref combat à l'épée qu'il gagne. Pour faire diversion, il s'avance vers Henry et le fait tomber par terre puis il court vers la sortie. Matilda a tout juste le temps de lui glisser un flacon.
Matilda (discrètement): Donne ça à Rosa!... (puis, en criant) Fiche le camp espèce de bandit à face rance!
Alors que Robin sort précipitamment de la chambre, les gardes veulent se lancer à sa poursuite. Ils enjambent tant bien que mal le corps de Henry.
Le Shérif (furieux, aux soldats): Ne lui marchez pas dessus imbéciles! Relevez-le doucement! Posez-le sur le lit! Doucement, doucement! Doucement!
Dès qu'Henry est à nouveau allongé sur le lit, le Shérif se penche vers lui et tente de lui extirper le renseignement tant attendu.
Le Shérif: Dans quel port? … Quel port?

VILLE DE NOTTINGHAM
Robin a réussi à quitter le château sans se faire capturer. Alors qu'il traverse le marché, Marian s'élance à sa suite.
Marian: Robin! Et Henry?
Robin: Il a été muselé mais ce n'est que provisoire.
Marian: Tu avais raison, tu as un espion.
Intéressé, il s'arrête et lui fait face.
Robin: Comment le sais-tu?
Marian: J'ai suivi Gisborne à l'auberge. Celui qu'il devait rencontrer n'y était pas mais une serveuse le connaissait. Guy lui a remis de l'argent pour lui. Je les ai entendus mentionner Henry mais je n'ai pas pu saisir d'autres noms.
Robin: C'est la prime prévue pour l'arrivée d'Henry... Qui est-ce Marian? Qui peut bien me trahir?
Il aperçoit soudain Gisborne qui traverse à son tour le marché.
Robin: Voilà Gisborne!
Robin s'éloigne rapidement tandis que Marian part prestement d'un autre côté. Mais Gisborne aperçoit la jeune femme et se poste sur sa route pour la surprendre. Il l'interpelle quand elle passe près de lui sans le voir.
Gisborne: Marian!
Marian prend une profonde inspiration puis se retourne.
Marian: Guy...
Gisborne: Vous me suiviez?
Marian: Moi?
Gisborne: Ne niez pas.
Marian: Non, j'ai...
Gisborne (l'interrompant): Je vous ai vue, tout à l'heure au marché. Et maintenant ici. Une coïncidence?
Marian: Je voulais simplement...
Gisborne (l'interrompant à nouveau): Je ne crois pas, non.
Marian: J'ai...
Gisborne: Vous ne m'avez pas obéi.
Marian: Guy, je vous en prie! Laissez-moi m'expliquer.
Inquiet pour la sécurité de Marian, Robin s'est posté un peu plus loin et observe la scène.
Marian: Vous ne comprenez pas. Punissez-moi mais ne punissez pas mon père!
Gisborne (avec douceur): Vous punir? Pourquoi vous punirais-je? Qu'avez-vous donc fait?
Marian: Veuillez me pardonner, je vous ai désobéi en effet. Je voulais juste passer un moment avec vous.
Gisborne (crédule): C'est vrai?
Marian (en lui souriant): Oui...
Gisborne (avec douceur): Oh, et bien, j'en suis honoré Marian.... (puis, plus froidement) mais je vous avais dit que j'avais des affaires à régler.
Marian: Bien ça ne se reproduira plus alors.
Gisborne lui sourit puis lui offre son bras.
Gisborne: Vous permettez?
Robin grimace en voyant Marian accepter le bras de Gisborne puis s'éloigner avec lui.

CAMPEMENT DES HORS-LA-LOI
Très énervé, Much arrive au campement des hors-la-loi. Il jette rageusement sa cape dans un coin. Ses compagnons se rendent immédiatement compte de son état.
Allan: C'est quoi ton problème? Dis! T'as parlé avec Robin c'est ça?
Much (suspicieux): Pourquoi ça t'intéresse?
Will: On aimerait bien savoir, c'est quoi le plan?
Djaq: Ce message, là, il est arrivé au château?
Will: Oui ? Et donc Robin va le tuer?
Much (agressif): T'aimerais connaître ses plans, c'est ça? Et le Shérif et Gisborne, c'est quoi leur plan?
Les autres hors-la-loi le dévisagent, interloqués.
Will (incrédule): Pardon?
Much (élevant la voix): Ce fameux Henry, il existe au moins? Ou c'est un stratagème?
Will: C'est à dire?
Djaq: Qu'est-ce qu'il y a?
Much (en criant): Et combien ils paient?
Petit Jean débarque, chargé de bois récolté dans la forêt. Il n'a pas suivi le début de la conversation.
Petit Jean (en criant): À qui tu causes?
Much (énervé): Il y a un mouchard dans le camp!
Allan déglutit en regardant Much tandis que Djaq est pétrifiée.
Much (énervé): L'un d'entre vous est un mouchard! Et Robin est au courant donc... (il désigne les autres d'un geste large) … Tu es fichu!
Allan (inquiet): C'est à dire? … Et comment il le sait?
Much: Ben c'est évident! Oui, Gisborne a toujours deux ou trois longueurs d'avance sur nous!
Will (offusqué, à Much): Tu veux dire quoi? Que je suis un traître?
Petit Jean: Un traître? C'est ça oui...
Il s'éloigne en haussant les épaules. Les autres hors-la-loi se dévisagent avec suspicion.
Allan (à Will): Pourquoi tu me regarde comme ça?
Will: Pourquoi? Qui est-ce qui a cherché à me persuadé de voler Robin? Vous savez, quand on croyait que le Roi était revenu!
Much (désignant Allan): C'est vrai ça! Traître!
Allan (à Will): On y a pensé mais finalement on s'est dit que non. Tu te souviens?
Will (en criant): Parce que j'ai refusé...
Allan et Will en viennent aux mains et Petit Jean est obligé d'intervenir pour les séparer.
Petit Jean (en criant): Arrêtez tout de suite!
Much (froidement): Si quelqu'un doit tuer le traitre, ce sera moi.
Allan (à Much): Pourquoi tu te donnes des grands airs? Toi non plus il ne te fait pas confiance, sinon pourquoi il t'aurait renvoyé ici!
Furieux, Much se jette sur Allan et Petit Jean intervient une nouvelle fois pour les séparer.
Petit Jean (en criant): Arrêtez oui tous les deux! … (il repousse Much)... Lâche-le! Arrête!
Alors que tous se regardent avec méfiance, une flèche à l'empennage caractéristique les survole.
Petit Jean: Robin!
Toute la bande part en courant jusqu'au chemin à proximité du campement.
Much: Maître!
Alors qu'ils arrivent, Robin aide Rosa à s'extraire d'une charrette.
Allan (à Robin): Qu'est-ce qu'il y a?
Robin: On la ramène au camp.
Petit Jean: Quoi, chez nous?
Robin: C'est Rosa, la fille de Matilda.
Allan: C'est pas ce que j'appellerais un secret!
Robin (froidement): Je ne vois pas très bien ce qu'on pourrait encore appeler un secret ici... Djaq, le bébé se présente du mauvais côté.
Rosa (inquiète, à Djaq): Tu saurais comment le retourner?
Djaq (embarrassée): On va t'installer dans un lit d'abord, tu veux bien?
Rosa : Tu sais pas alors?

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Dans les appartements du Shérif, Matilda attend les bras croisés que celui-ci prenne la parole. Il marche pensivement sous les yeux de Gisborne et de son médecin, Blight, qui se frotte énergiquement les mains. Assis sur le lit, Henry de Lewes est hagard. Le Shérif s'arrête brusquement.
Le Shérif (à Blight, en hurlant): Alors ça vient!
Blight s'incline respectueusement, il commence alors à examiner Henry.
Henry (à Blight): Votre Majesté!
Le Shérif: Ce n'est pas le Roi!
Henry (au Shérif): Maman!
Le Shérif (sidéré): Maman?
Matilda: Sa cervelle a été saignée, vidée comme un goret un jour de foire par ses sangsues.
Le Shérif jette un regard noir à Blight qui ne nie pas et affiche un sourire contrit. Le médecin semble cependant avoir un doute. Il regarde Henry puis il s'empare du récipient que Matilda a utilisé pour préparer sa potion. Il saisit le pilon et le sent. Matilda le regarde faire, contrariée. Blight porte alors le pilon à sa bouche et pose sa langue dessus. Aussitôt, il crache avec dégoût.
Blight (désignant Matilda): Elle l'a empoissonné!
Le Shérif se retourne aussitôt vers la guérisseuse. Il est furieux.
Matilda: Foutaise! Je ne lui ai rien fait avaler!
Blight: Je déteste colporter ces ragots mais j'ai pris quelques renseignements de mon côté et, d'après un bruit qui court, ce serait elle qui aurait mis au monde "Petit Robin"!
Alors que tous les regards hostiles se tournent vers elle, Matilda commence à injurier Blight.
Matilda: Punaise! Chancre! Panse de porc putride pourrie de l'intérieur!
Le Shérif (imitant Matilda): "Oh, à moi... aidez-moi, il y a un homme là!". Bien essayé!
Blight: Tu l'as empoisonné! Vas-y, avoue!
Matilda: Non, je lui ai juste donné un petit remède pour l'aider à dormir.
Le Shérif: Et maintenant, tu vas lui donner un petit remède pour me le réveiller, n'est-ce pas?
Matilda (fermement): Non.
Le Shérif: Il y a les bonnes réponses et il y a les mauvaises réponses. C'était la mauvaise celle-là!
Il claque des doigts en direction des gardes. Matilda comprend qu'elle est en fâcheuse posture.

CAMPEMENT DES HORS-LA-LOI
Les hors-la-loi font face à Robin.
Will: On a besoin de savoir qui est le traître.
Robin lance un regard contrarié à Much qui se défend aussitôt.
Much: Je suis désolé, c'est pas le genre de secret que je peux garder!
Robin: Si on commençait par s'occuper de Rosa?
Petit Jean (hors de lui): Dis-nous Robin!
Will (très posément): Robin, il y a des tas de gens comme Rosa qui ont besoin de nous tous les jours. Mais si on n'est plus unis, si tu nous soupçonnes...
Robin (l'interrompant): D'accord... Oui, c'est vrai. L'un d'entre nous nous trahit. Il rencontre Gisborne et lui vend nos secrets.
Robin dévisage ses compagnons, attendant leurs réactions.
Much (les bras croisés, boudeur) : En tout cas, c'est pas moi.
Aussitôt, les autres enchaînent rapidement.
Allan: Hé! C'est pas moi non plus!
Will: Et c'est pas moi!
Petit Jean: Ni moi!
Djaq: C'est pas moi non plus!
Robin (énervé): Ça va, c'est bon! … Si le ou la coupable se dénonce tout de suite, je l'écouterai. Qu'il me dise ce que Gisborne lui a raconté, ce qu'il lui a offert en échange. Maintenant, qu'il s'avance. Il a le droit à une chance.
Much (en colère) : Je me refuse à me prêter à de pareils soupçons!
Il s'éloigne d'un bon pas. Robin soupire en secouant la tête puis il regarde ses compagnons.
Robin: Bien. Je ne sais pas qui tu es mais tu as fait ton choix et je te démasquerai.
Il s'éloigne à son tour laissant la bande méditer ses dernières paroles.

Rosa repousse brusquement la main de Djaq, déçue qu'elle ne puisse soulager sa douleur. Djaq s'approche alors de Petit Jean, assis prostré dans un coin du campement.
Djaq: Jean! Aide-moi à tourner le bébé.
Petit Jean (en secouant la tête): Non.
Djaq (en chuchotant): J'ai travaillé sur des champs de bataille avec des hommes. J'ai jamais pratiqué ce genre de choses!
Petit Jean: Je suis comme toi.
Djaq soupire et s'en retourne vers Rosa. Petit Jean ne tarde pas à la rejoindre.
Petit Jean (à Rosa): Je peux?
Rosa regarde Djaq pour avoir son avis. Quand la jeune Sarrasine acquiesce, Rosa acquiesce à son tour. Petit Jean se penche, attrape les deux pieds de Rosa et la fait basculer sur le dos. Elle le dévisage, étonnée, tandis que le hors-la-loi s'agenouille devant elle et pose délicatement ses mains sur son ventre.
Petit Jean: Oh!
Rosa sursaute et lui lance un regard inquiet.
Rosa: Quoi?
Petit Jean: C'est sa tête... (puis, à voix basse, en souriant) … Salut p'tit bonhomme! Coucou! C'est pas le bon côté ça, il faut redescendre p'tit bout!
Il commence à faire pression sur le ventre de Rosa de façon à forcer le bébé à se déplacer. Soudain Rosa pousse un grand cri. Robin, accroupi un peu plus loin, lance un regard inquiet dans la direction de la future maman.
Petit Jean: Il a bougé!
Rosa (en souriant): Mais oui! Oui, c'est vrai!
Petit Jean recommence à manipuler délicatement le bébé dans le ventre de sa mère et Rosa pousse un nouveau cri. Les autres hors-la-loi observent, tendus. Rosa soupire et sourit.
Djaq (sidérée, à Petit Jean): Comment tu as fait ça?
Rosa (soulagée et reconnaissante): Merci... Jean, merci!

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Bâillonnée et les mains ligotées derrière le dos, Matilda descend les marches de la cour du château. Marian observe la scène, un peu à l'écart. Le Shérif arrive bientôt, encadré par Blight et Gisborne, et commence un discours.
Le Shérif: Messeigneurs! Matilda ici-présente a réussi, je ne sais comment, à ramener un de ses patients à la vie alors qu'il était décédé.
Matilda sursaute à cette annonce mais ne peut protester du fait qu'elle est bâillonnée. Un murmure d'horreur parcourt la foule rassemblée dans la cour.
Blight: Décès constaté par mes bons soins et certifié!
Le Shérif: Alors, qu'avons-nous ici? Hum? Une guérisseuse? ...
Marian, inquiète, se rapproche de Gisborne.
Marian (à voix basse): Qu'est-ce qui se passe?
Gisborne (en mettant un doigt sur ses lèvres): Chut...
Le Shérif: … Ou bien autre chose? Une nécromancienne? Ah, ah! Un suppôt du Diable?
Des cris effrayés s'élèvent de la foule.
Le Shérif: … Ou une sorcière!
La foule crie à nouveau, terrifiée par ses propos.
Marian (à Gisborne): Ce n'est pas une sorcière!
Gisborne reste impassible tandis que le Shérif poursuit.
Le Shérif: Donc, allons à l'étang de Locksley. Je pense qu'un plongeon pourra peut-être nous calmer les nerfs!
Marian (protestant auprès de Gisborne): Guy! Vous savez bien que ce n'est pas une sorcière!
Gisborne l'empoigne par le bras et l'entraine rapidement à l'écart.
Gisborne: Marian! Ne dites rien! Ces allégations peuvent faire de vous sa complice!
Marian : Le supplice de la cale mouillée équivaut à un arrêt de mort Guy!

[En France, dans ce qu’on appelait "la cale mouillée", le coupable était attaché à une corde elle-même attachée à l’autre bout à une barre de traverse du mat principal et, de cette hauteur, il était jeté par-dessus bord. Le nombre de plongeons variait selon la gravité du crime ou de l’offense; dans plusieurs contrées la limite était de trois plongeons. Parfois on attachait un boulet de canon au pied de la victime, ce qui rendait la chute plus rapide et plus douloureuse.
Par opposition, "La cale sèche" consistait à jeter par-dessus bord le coupable de la même façon que pour la cale mouillée, mais il était arrêté en chemin à cinq ou six pieds de l’eau. C’était plus une tactique pour effrayer que l’on appliquait pour des crimes moins graves. (Source: Musee Acadien)
]

Gisborne: Vous ne pouvez rien faire pour elle.
Marian : Est-ce que je vous ai laissé mourir quand vous étiez en train de vous noyer?
Gisborne la dévisage puis tourne les talons et s'en va.
Marian: Guy! Guy!
Elle tente de le suivre mais se heurte à un garde qui l'en empêche. Pendant ce temps, Blight s'approche de Matilda.
Blight: Tu peux t'épargner cela Matilda. Dis-nous quel est l'antidote!
Matilda semble hésiter. Elle regarde tour à tour le Shérif et Blight puis hoche la tête. Satisfait, Blight fait glisser son bâillon. Les deux hommes s'approchent alors tout près de Matilda pour entendre ses révélations. Elle soupire puis prend la parole.
Matilda (avec un air malicieux): Une bouillie de cervelle de Shérif avec du persil!
Le Shérif se met à ricaner puis se retourne vers la foule.
Le Shérif: Tous à Locksley!

CAMPEMENT DES HORS-LA-LOI
Alors que Djaq, impuissante, est au chevet de Rosa qui se tord de douleur, Allan s'approche une assiette à la main.
Allan: Djaq...
Djaq: Tout à l'heure...
Djaq se retourne vers Rosa, ils poursuivent leur conversation en évitant soigneusement de se regarder.
Allan: Ça va?
Djaq: Je ne vois pas comment ça pourrait aller. Il y a un espion dans le camp!
Allan (gêné): Mais maintenant il s'est certainement rendu compte...
Djaq: Il n'avait qu'à nous le dire.
Allan (mal à l'aise): Peut-être qu'il est bloqué? On peut bloquer des fois.
Djaq: Ton frère avait dit la même chose. Il a refusé de changer et il a été pendu à cause de ça.
Allan: C'était un idiot.
Djaq (émue): Mais non! C'était quelqu'un de bien derrière tout ça. Tu l'avais senti! Et je pense que Robin comprendrait si... si l'espion se dénonçait, s'il demandait pardon et s'il... s'il changeait des mœurs... (elle se tourne vers lui)... Je pense que tu es quelqu'un de bien Allan de Dale.
Embarrassé mais touché, Allan s'éloigne. Rosa continue à hurler de douleur auprès de Djaq. Soudain la voix de Marian retentit dans la forêt.
Marian: Robin!
Robin et Much qui étaient chacun plongés dans leurs pensées relèvent la tête.
Marian: Robin!
Robin se précipite hors du campement, il dévale en courant la pente qui surplombe le chemin forestier par lequel Marian arrive au galop. Essoufflé, il se plante au milieu de la route, alors que Marian tire sur les rênes pour arrêter son cheval.
Marian: Robin! Matilda! Le Shérif sait qu'elle t'a aidé! Elle refuse de leur dire comment réveiller Henry et ils vont la noyer comme une sorcière!
Robin (interloqué): Quand?
Marian: Tout de suite! A l'étang de Locksley! Va chercher tes hommes! J'y vais avant qu'on remarque mon absence!
Djaq surgit en haut de la pente et interpelle Robin.
Djaq (affolée): Robin! Le bébé arrive!
Marian (incrédule): Le bébé?
Robin: C'est le petit-fils de Matilda.
Marian: Robin, vite! Dépêche-toi!
Elle fait demi-tour et s'élance au galop en direction de Locksley. Robin regagne aussitôt le campement en courant.
Robin (à ses compagnons): Matilda a besoin de nous! Djaq, tu restes avec Rosa. Tous les autres, vous venez avec moi!
Rosa (inquiète): Qu'est-ce qui se passe?
Robin: Le Shérif. Voilà ce qui se passe.
Les hors-la-loi sont armés et prêts à partir.
Rosa: Jean, est-ce que tu peux rester?
Petit Jean se retourne vers Robin qui acquiesce. Alors que Jean repose son bâton, Robin, Much, Will et Allan partent en courant.

LOCKSLEY
Matilda est traînée de force par deux soldats jusqu'à l'étang. Le Shérif s'installe sur une estrade dressée à proximité du plan d'eau, prêt à jouir du spectacle. Henry de Lewes arrive à son tour, escorté par des soldats. Gisborne les suit.
Le Shérif: Est-ce qu'il a prononcé une parole sensée?
Gisborne: Non.
Matilda est installée sur une chaise en bois à laquelle elle est ligotée. La chaise est suspendue par des cordes à un grand treuil pivotant.
Le Shérif: Messeigneurs, Mesdames et manants!
Henry: Maman... m'attend...
Le Shérif lui lance un regard agacé.
Le Shérif: Voyez ce gentilhomme. Il est revenu d'entre les morts, possédé du démon. La sorcière va être plongée dans l'eau. Si elle meurt, c'est la preuve que le démon l'a quittée et qu'elle peut être ensevelie en terre consacrée.
Henry: En terre concassée.
Le Shérif: Si elle survit, c'est que le démon est toujours en elle. Elle sera brûlée vive! On ne sait pas trop ce qu'il faut souhaiter!
Il se met à ricaner et Gisborne esquisse un sourire narquois.
Matilda (en criant, désespérée): Rosa! Ma Rosa!
Le Shérif: Allez! Plongeon!
Les soldats commencent à faire descendre Matilda dans l'eau. Blight assiste à la scène visiblement ravi.
Le Shérif (sarcastique): On inspire bien fort!
Il fait mine de retenir son souffle tandis que Matilda est immergée dans l'étang. Totalement détendu le Shérif en profite pour grignoter.
Le Shérif: Hum! Fameux vos raisins Gisborne!
Après un long moment, le Shérif fait signe au soldat de remonter Matilda. Quand elle ressort, trempée et dégoulinante, elle commence par recracher l'eau qu'elle a avalée puis elle se met à hurler en insultant le Shérif.
Matilda (folle de rage): Ignoble excrément à base de fouine et d'une catin!
Le Shérif (sarcastique): Excuse-moi, Robin? Non, Robin n'est pas là... (il se met à rire) Et trois, deux et un! … (les soldats immergent à nouveau Matilda) On inspire bien fort, bien fort!
Marian arrive à cheval, elle assiste avec effroi au nouveau plongeon de la guérisseuse.

CAMPEMENT DES HORS-LA-LOI
Djaq tourne un visage inquiet vers Petit Jean tandis que Rosa, allongée devant eux, ne cesse de hurler.
Djaq: Il y a quelque chose qui ne va pas.
Petit Jean acquiesce et pose une main rassurante sur son épaule.
Rosa (terrifiée): Qu'est-ce qui se passe?
Petit Jean (très calmement): Ça va aller... Ton mari? Il est pas là?
Rosa: Parti à la guerre.
Petit Jean: Il serait fier de toi.
Rosa esquisse un sourire entre deux contractions.
Rosa: Toi, ta femme elle s'appelle comment?
Petit Jean: Alice.
Rosa: Donc, tu as déjà fait ça... avec Alice.
Petit Jean: Non...
Rosa: Pourquoi ça fait si mal?
Petit Jean: Non, moi je vivais dans la forêt, j'étais un hors-la-loi déjà. Alice était toute seule.
Rosa pousse un grand cri de douleur et Djaq blêmit en l'examinant.
Djaq: Pousse! Allez!
Rosa se met à hurler de plus belle.

LOCKSLEY
Matilda est toujours immergée dans l'étang de Locksley. Marian fixe anxieusement les bulles qui remontent à la surface tandis que le Shérif chantonne, détendu. Les bourreaux guettent son signal pour remonter la suppliciée. Quand il se décide enfin à lever la main, les quatre hommes tirent sur les cordes et remontent la chaise à la surface. Matilda semble inerte et tous la croient morte. Marian soupire tristement en baissant la tête, profondément affectée. Soudain, Matilda se redresse en poussant un hurlement. Tous sursautent et se tournent vers elle, sidérés.
Matilda (en hurlant, folle de rage): Je te maudis à tout jamais! Que les serpents te rentrent dans le crâne par les narines et qu'ils dévorent ta pauvre cervelle de poulet!
Le Shérif (pressé et pas tranquille): Plouf! Plouf, plouf!
Aussitôt les bourreaux replongent Matilda sous la surface. C'est avec dignité et le sourire aux lèvres qu'elle disparaît sous la surface de l'étang. Sous l'eau, Robin l'attend en apnée. Il lui fait signe puis lui glisse un tuyau dans la bouche afin de lui fournir de l'air. À l'autre bout du tuyau, dissimulé dans les roseaux, Will pompe grâce à un soufflet et envoie ainsi de l'air. À ses côtés, Allan et Much ont les yeux rivés sur l'autre rive, ils ont repéré Henry de Lewes.
Allan: Ça ne va pas être simple de le prendre ce Henry!
Will: On ne peut pas le tuer simplement?
Allan: Non! Ça attirerait l'attention sur Robin, ça le mettrait en danger.
Much: On guette, on attend qu'ils aient un moment d'inattention... à moins bien sûr que l'un de vous ait prévenu Gisborne!
Will (ulcéré, en le frappant sur l'épaule): Oh! Hé! Garde tes accusations pour toi, ça vaut mieux.
Much: Lâche pas la pompe!
Will se remet aussitôt à pomper après s'être brièvement interrompu. Pendant ce temps, le Shérif, réjoui, s'adresse à ses nobles invités.
Le Shérif: Si nous remontions la carcasse? … (il se met à rire puis entreprend le décompte en chœur avec Blight) Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux... et demi!... deux, un, un demi et hop!
La chaise est extraite de l'étang mais elle est... vide! Profitant de la diversion créée par cet événement inattendu, Allan et Will enlèvent discrètement Henry au nez et à la barbe de ses gardes. Les habitants de Locksley s'approchent de l'eau et contemplent, ébahis, la pièce de linge trempée qui est la seule chose qui reste sur la chaise. Marian esquisse un sourire, heureuse de constater que les hors-la-loi sont intervenus à temps. Le Shérif, quant à lui, ouvrent de grands yeux, incrédule. Sur l'autre rive, Matilda sort de l'eau au milieu des roseaux. Aussitôt, Much lui apporte son aide et la couvre de sa veste.
Much (à Matilda): Allez...
Le Shérif, furieux, se penche vers Blight.
Le Shérif: Pourriez-vous m'expliquer ce que je vois là Blight?
Blight (embarrassé): Oui, là j'ai bien le sentiment que ce pourrait être son petit linge... Monseigneur.
Le Shérif: Fermez votre bec Blight, fermez votre bec!
Dans le dos du Shérif, Marian affiche un grand sourire. Sur l'autre rive, Robin s'extrait à son tour de l'eau et rejoint ses compagnons.
Le Shérif (aux soldats): Arrêtez-les! Arrêtez-les! Gisborne! Henry a disparu Gisborne! Henry a disparu!
Gisborne: Gardes! Trouvez-le!

CAMPEMENT DES HORS-LA-LOI
Les hors-la-loi reviennent au campement accompagnés par Matilda et Henry, prisonnier. Much et Allan soutiennent l'informateur du Shérif et l'entraînent à l'écart tandis que Robin, prévenant, tend la main à Matilda pour l'aider à descendre la pente menant au camp. Will les suit.
Matilda (inquiète): Rosa? Où est ma Rosa?
Elle la retrouve allongée, assoupie, Djaq veille à ses côtés. Matilda pose aussitôt une main bienveillante sur le front de sa fille.
Matilda: Rosa!
Rosa (mal réveillée): Maman?
Matilda (angoissée): Il est où ton p'tit garçon? Dis-moi que ton p'tit garçon va bien!
Rosa (calmement): Il n'y a pas de petit garçon.
Matilda (attristée, en soupirant): Pas de petit garçon?
Robin affiche un air grave.
Rosa (souriant en désignant Petit Jean): C'est une fille!
Matilda soupire, soulagée, et sourit en voyant Petit Jean se retourner, le bébé dans les bras.
Petit Jean: Et elle a du coffre!
Djaq (épuisée): Elle n'a pas arrêté une seconde!
Matilda: Oh, on ne l'entend plus! On va voir si sa grand-mère toute mouillée peut la faire repartir!
Elle prend sa petite-fille dans ses bras, radieuse, sous le regard attendri de Robin.
Matilda (au bébé): Bonjour ma jolie! ...(émerveillée) Oh, comment elle s'appelle?
Rosa: Alice. Je vais l'appeler Alice.
Elle adresse un regard reconnaissant à Petit Jean qui a soudainement les larmes aux yeux.
Matilda: Alice!

À l'écart, Much s'assure qu'Henry est bien ligoté tandis qu'Allan rejoint Robin.
Allan (hilare): Il est toujours au pays des fées!
Will (à Robin): Qu'est-ce que tu vas en faire?
Robin: Je vais le bannir.
Will: Tu devrais le tuer. Celui qui trahit son Roi ne mérite pas de vivre.
Allan (sidéré): Le tuer!
Matilda les rejoint, sa petite-fille dans les bras.
Robin: Félicitations à la grand-mère.
Elle effleure sa joue avec tendresse en souriant puis reprend sa route, suivie par Rosa. Djaq et Petit Jean les accompagnent. Will interpelle Much assis à côté du prisonnier en contrebas.
Will: Hé Much! Regarde!
Much plante dans le sol le couteau qu'il tenait dans les mains et se relève. Matilda tend sa petite-fille devant elle pour la lui faire admirer.
Matilda: Much! Je te présente Alice!
Alors que le regard de Much se porte sur le nouveau-né, Henry de Lewes en profite pour s'emparer prestement du couteau entre ses deux pieds. L'instinct toujours en éveil, Robin saisit une flèche dans son carquois et l'encoche sur son arc mais, aussi rapide que fut sa réaction, ce ne fut pas suffisant. Henry a eu le temps de couper ses liens et il a pris Much en otage, plaçant le poignard dérobé contre le torse du hors-la-loi.
Robin (en hurlant): Pose ça Henry!
Les autres, qui étaient déjà en train de s'éloigner, s'arrêtent net pétrifiés par ce qu'ils viennent d'entendre.
Henry: On m'a dit que tu ne tuais plus.
Robin (glacial): Pour le Roi si, je tue!
Henry: Le Roi est fini! Le Shérif, le Prince Jean et les Chevaliers Noirs ont gagné!
Much (désespéré): Robin!
Much a à peine fini d'articuler le prénom de son ami que Robin décoche sa flèche. Elle passe à ras de l'épaule de Much et atteint Henry en pleine poitrine. Mortellement touché, l'informateur s'effondre. Much peine à reprendre son souffle, un peu traumatisé par ce qui vient de se passer. Robin regarde froidement le corps inerte d'Henry de Lewes qui gît désormais dans les feuilles mortes.
Robin (à lui-même): Ce ne sera pas aujourd'hui.
Les hors-la-loi donnent une sépulture à Henry. Alors que les autres se sont éloignés et qu'il est seul avec Will, Robin s'adresse à lui.
Robin: Will, je peux te faire confiance?
Will (sans hésiter): Bien sûr!
Robin: J'ai besoin de ton aide.
Will : Tout ce que tu veux.
Robin: Marian a vu une serveuse qui parlait avec Gisborne à l'auberge. Cette fille sait qui est notre espion. Je vais me rendre à l'auberge, aller à la trouver et m'arranger pour qu'elle me dise qui nous trahit. Toi, tu rentreras au camp au coucher du soleil.
Will : Où est-ce que je vais?
Will a les yeux rivés sur Robin, conscient de la gravité de la situation. Much, Allan, Petit Jean et Djaq apparaissent et se dirigent vers eux. Robin affiche un sourire contrit puis soupire.
Robin (à voix basse, à Will): Ça va faire mal.
Il décroche soudain une bonne droite dans le menton de Will qui vacille sous l'intensité du coup. Sans lui laisser le temps de reprendre son souffle, Robin enchaîne par deux autres coups de poings en plein visage. Will est groggy. Effaré, les autres hors-la-loi assistent à la scène et se précipitent pour les rejoindre.
Allan (incrédule): Mais qu'est-ce qu'il fait? … (puis, en criant) Robin!
Much (criant à son tour): Maître!
Avant que le reste de la bande n'arrive, Robin se penche vers Will, à terre.
Robin (à voix basse): Au coucher du soleil! Entendu?
Il lui arrache du cou son insigne de hors-la-loi. Will se relève et s'enfuit dans les bois. Au moment où les autres arrivent, il a disparu. Robin leur montre l'insigne qu'il a repris à Will.
Much: Oh! Je le savais! Je savais que c'était lui!
Petit Jean (regardant dans la direction dans laquelle son compagnon s'est enfui): Will!
Allan (totalement anéanti): Non!
Much: Je le savais!
Allan: Robin!
Robin (fermement): C'était Will l'espion. Et le sujet est clos.
Petit Jean (en colère): Will? Non Robin, ça je n'y crois pas.
Djaq s'approche de Robin, très agitée.
Djaq: Il faut que je te parle.
Robin: Pas maintenant.
Allan, les yeux rivés sur Djaq, a des sueurs froides.
Djaq: Crois-moi Robin, il le faut!
Robin (en colère): Non, tu te trompes Djaq! Crois-moi! … (il se retourne vers la bande, très remonté)... Will est parti. Et on n'en parle plus! Maintenant je dois aller au château, je crois qu'il avait un intermédiaire.
Petit Jean: Au château?
Robin: Oui, enfin à l'auberge. Marian a vu Gisborne donner de l'argent à une serveuse. Il faut que je voie Marian pour qu'elle me dise exactement ce que sait Gisborne.
Much: On t'accompagne!
Robin: Non. Non, non, c'est plus sûr si j'y vais seul. En attendant, il va falloir vous disperser jusqu'à ce que je découvre si Gisborne sait où est notre camp. J'irai à l'auberge au coucher du soleil. Rendez-vous ici quand j'aurai fini. Je vous dirai tout ce que je sais.
Il part en courant, laissant ses compagnons abasourdis.
Much: Qu'est-ce qu'on va faire?
Allan: Tu as entendu ce qu'il a dit, on se disperse!
Petit Jean acquiesce. Les hors-la-loi se séparent.

NOTTINGHAM – AUBERGE TRIP INN
La serveuse repérée par Marian entre dans l'auberge, Allan la suit et semble très nerveux.
La serveuse: Tu es en retard! J'allais les garder moi tes sous.
Elle va chercher une bourse qu'elle dépose devant Allan.
La serveuse: C'est de l'argent, pas de l'or.
Allan: Tu vas aller dire à Gisborne qu'il peut garder son argent. Pour moi c'est terminé, j'ai changé.
La serveuse (narquoise): C'est un peu tard pour avoir une conscience, non?
Allan: Si, c'est tard en effet!
Soudain une flèche vient se planter dans la bourse déposée sur la table entre Allan et la serveuse. Tous deux sursautent. La jeune femme recule, effrayée, tandis qu'Allan blêmit en reconnaissant l'empennage caractéristique de la flèche.
Allan: Robin...
Robin apparaît à l'entrée de l'auberge, son arc à la main. Il s'avance d'un pas décidé, le visage fermé par la colère qu'il ressent. Allan garde les yeux rivés au sol, évitant de croiser son regard.
Allan: Tu es venu tôt.
Robin (à la serveuse, sans lâcher Allan des yeux): Laisse-nous.
Allan (paniqué): Non, reste-là.
Robin (à la serveuse, en criant): Va-t-en!
La jeune femme quitte la pièce et referme la porte derrière elle.
Robin (froidement): Je dois dire certaines choses... à mon espion.
Robin s'éloigne de quelques pas d'Allan.
Allan (cherchant à comprendre): C'est quoi l'histoire avec Will? Tu l'as chassé.
Robin: C'était une feinte... (il désigne la porte par laquelle la serveuse est sortie)... Elle était la seule à connaître le traître et je savais que l'espion voudrait passer ici avant moi pour effacer ses traces. J'aurais aussi bien pu trouver Will ici, mais c'est pas lui. Tu vois... (il se rapproche d'Allan) … C'est toi Allan!
Allan: Robin, c'était fini tout ça. Demande-lui! J'avais pris une décision.
Robin (désignant la bourse): Et ça, qu'est-ce que c'est?
Allan: Je lui avais dit de le reprendre!
Robin (hochant la tête): Alors tu me trahis moi, tu te trahis toi-même, tu trahis ton Roi! Pourquoi? Pour quelques pièces d'argent? … Qu'est-ce que tu as dit à Gisborne Allan? Hein!
Allan (embarrassé): Euh... Rien, à vrai dire c'est...
Robin: Est-ce qu'il sait où se trouve le camp?
Allan: Non.
Robin (glacial): Est-ce qu'il sait pour Marian?
Allan: Oh non!
Robin (dubitatif): Tu mens encore?
Allan: Mais non! C'était la dernière fois, j'te promets. J'ai eu tort... (puis, paniquant)... Il m'a capturé Robin, ils m'ont torturé, j'avais pas le choix!
Robin l'attrape par le col et laisse exploser sa colère.
Robin (en hurlant): Non! On a toujours le choix! Toujours! Chacun de nos actes est un choix!
Il se relâche et recule de quelques pas.
Allan (méprisant): Ouais, c'est facile de dire ça pour toi!
Robin revient vers lui, ses yeux lancent des éclairs.
Allan (s'emportant): Non? Tu es couvert de gloire! Tu as Marian, tout le monde t'apprécie! Et puis quand le Roi reviendra, tu auras tes terres, un domaine, une femme! Oui, tu auras tout! Mais moi, qu'est-ce que j'aurai moi?
Robin fait un gros effort pour se contrôler.
Allan: Je resterai toujours dans l'ombre Robin. Mais toi, tu auras ta place au soleil!
Cette fois, Robin laisse à nouveau exploser sa colère. Il empoigne une nouvelle fois Allan et le plaque violemment contre une poutre.
Robin (en criant): Parce que tu penses que c'est une excuse!
Allan (inquiet): Donne-moi une seconde chance, s'il te plaît. Je n'aurais jamais permis à Gisborne de faire du mal à aucun d'entre nous. Je ne lui ai jamais rien dit de cet ordre-là!
Robin (furieux): Les mensonges inoffensifs, les trahisons innocentes, ça n'existe pas Allan!
Allan (suppliant): Non Robin, cette fois j'ai changé! Qu'est-ce que je peux faire pour que tu me croies?
Robin hoche la tête et soupire.
Robin: Rien, non. Et le plus drôle, c'est que je pense que tu me dis la vérité.
Allan: Mais c'est vrai!
Robin: Peut-être mais comment veux-tu que je te fasse encore confiance.
Allan (suppliant): Robin, je te le jure! Sur ma vie je te le jure!
Allan, terrifié, voit alors Robin sortir brusquement son poignard et en placer la pointe contre sa gorge.
Allan: Ne me tue pas, je t'en supplie!
Dans un geste rageur, Robin coupe le cordon qui retient l'insigne d'Allan et récupère le précieux signe de reconnaissance. Il regarde ensuite son ancien compagnon droit dans les yeux.
Robin (glacial): Tu as de la chance que je te laisse une vie sur laquelle tu puisses encore jurer! Arrange-toi pour que plus jamais, plus jamais je ne retombe sur toi!
Robin fait demi-tour et s'en va. Allan déglutit, et se frotte le cou, conscient qu'il vient d'échapper de justesse à la mort.

***** Épilogue *****

FORÊT DE SHERWOOD
Comme convenu, Robin retrouve Petit Jean, Much et Djaq au coucher du soleil.
Much: On est tranquille!
Sans lui répondre, Robin scrute la forêt.
Robin: Will!
Le feuillage alentours bouge et Will apparaît. Aussitôt, Much dégaine son épée et fait un pas en avant.
Much (furieux): Will!
Robin retient immédiatement Much par l'épaule.
Robin: Tout va bien! On se calme! C'était pas lui.
Djaq s'approche de Will et effleure sa joue meurtrie, là où Robin l'a frappé. Le jeune homme repousse doucement sa main.

Much
: Comment ça?
Robin
: C'était une mise en scène. Je vous ai menti, je suis navré. Je devais démasquer le traître.
Robin montre alors l'insigne d'Allan à ses compagnons puis il le jette par terre en soupirant.
Robin: C'était Allan.
Djaq
(tendue): Il est encore en vie? … Où est-il?
Robin
: Parti!
Il commence à l'éloigner à grands enjambées et les autres lui emboîtent le pas.
Much (incrédule): Allan! Pourquoi?
Robin
: Pour l'argent, pourquoi veux-tu?
Djaq
: Je pensais qu'il aurait pu changer.
Much
: Tu savais que c'était lui!
Djaq
: Non, mais je m'en doutais.
Much
: Moi je savais que c'était lui! Je savais que c'était Allan!
Robin ralentit pour se retrouver aux côtés de Will.

Robin
(humblement): Will, tu me pardonnes?
Will esquisse un petit sourire et lui donne une tape amicale sur l'épaule.
Will: Ça a marché!
Robin acquiesce puis se tourne alors vers la bande.
Robin: Et vous tous aussi?
Les hors-la-loi acquiescent à leur tour. Soudain, des hennissements résonnent dans la forêt.
Much: Des voyageurs sur la route du Nord.
Robin: Bon, vous êtes avec moi?
Les hors-la-loi sourient
Robin (soulagé): Oui? Alors c'est parti!
Ils dégainent leurs épées et partent en courant en direction de la route du Nord.

***** Fin de l'épisode *****

Ce script a été réalisé par Allthingsrobin sur le site Hood Winked.
This transcript was made by Allthingsrobin on
Hood Winked.

 

NOTTINGHAM TOWN. NIGHT.
Thunder rumbles as Gisborne walks out of the main gate. It closes behind him. He walks to the Trip to Jerusalem Inn and sees Allan’s mark on the post. He enters.

TRIP TO JERUSALEM INN. INTERIOR. BACK ROOM.
Allan waits. Gisborne closes the door.

GISBORNE: What have you got for me?
ALLAN: Nothing. You killed Roger of Stoke.
GISBORNE: Allan, you knew I’d kill him. You just didn't want to admit it to yourself.
ALLAN: You’re low.
GISBORNE: Yeah. And you are here for more money, so what do you want to tell me?
ALLAN: You've got a messenger, Henry of Lewes, arriving tomorrow, right?
GISBORNE: How do you know that?
ALLAN: He’s coming to tell you where and when the King plans to land when he returns to England. There’s going to be an ambush tomorrow on the North Road. So, if you want Henry to make it to Nottingham, you’d better change his route.
Gisborne hands Allan a few coins.

Hey, hey, hey! What do you call this?
GISBORNE: Noon, tomorrow. Gold... Gisborne grabs Allan’s jacket. ... if Henry arrives.

 SHERWOOD FOREST. THE GREAT NORTH ROAD.
A net is suspended horizontally over the road. Robin walks down the middle of the road with his bow at his side. Allan sits up from his hiding spot amongst the leaves.
Robin stops.

ROBIN: He’s not coming.
Little John looks over.

He’s been tipped off.
ALLAN: By who?
Robin starts walking down the road again.

Don’t worry. He’s probably just late.
Robin stops and Allan walks towards him.

Horse needs shoeing or he stopped for a kip or something.
MUCH: Stepping out from behind a tree near Robin. He’s here to betray the King! He’s hardly going to stop for a nap.
WILL: Steps out. Could Marian have got the time wrong?
Djaq rolls out from under a blanket of leaves.

ALLAN: That’s a good point, actually. No, ’cause Marian’s trying to listen at keyholes ’n’ stuff, right?
Little John comes down the hill.

Could be making all kinds of mistakes.
Robin turns around, thinking, then walks back towards the gang.

ROBIN: She could be making a big mistake.
Robin hands his bow to Much as he walks past him.

Go back to the camp and stay there.
WILL: Robin.
MUCH: But...
ROBIN: Mounts a horse. That’s an order. Gallops off towards town.
MUCH: Robin!

NOTTINGHAM CASTLE. WAR ROOM.
The Sheriff circles the map with a stick which has a small model of ship with a red cross on its white sail. Gisborne appears on the balcony overlooking the room below.

GISBORNE: My Lord!
SHERIFF: What do you think? Hastings? Portsmouth? Which south coast port will King Richard make his final fateful landing at? Hm?
GISBORNE: Well, we’ll know soon enough. Henry’s here, as I promised.
SHERIFF: Well done, Gisborne. Well done.

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.
The Sheriff and Gisborne come out of the main doors.

SHERIFF: Now, Henry. Goes down the steps to the coach. Henry of Lewes.
Marian, keeping out of sight, watches from the cloister. Arriving at the coach.
Welcome to my—
Henry falls to the
floor of the coach, moaning softly. The Sheriff glares at Gisborne.
Get me my physician.
Gisborne turns to a soldier.

GISBORNE: Get the Sheriff ’s physician immediately.
Marian is astonished and starts to walk away unnoticed. The Sheriff looks around the courtyard.

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.
Robin, dressed as a lame man in a loosely woven cloak with a walking stick in his right hand and a wooden bowl in the left, and Marian, in a leather cloak, are whispering as they’ walk through the town. Robin limps along, leaning on the stick.

MARIAN: Why did you let the messenger through?
ROBIN: Has he talked?
MARIAN: No, not yet. He was taken ill. Look, Robin, I took a risk to find out his route, and you still let him through.
ROBIN: You can’t go back into the castle.
MARIAN: What?
ROBIN: Go to the forest...now. I’ll join you when I've silenced Henry.
MARIAN: The forest? Don’t be ridiculous.
ROBIN: You told me he’d travel by the North Road.
MARIAN: Yes.
ROBIN: And he didn't. Marian stops. Marian, I think I have a spy in my gang.

OPENING CREDITS

Robin and Marian continue walking.
MARIAN: What are you going to do?
Robin drops the bowl and pulls Marian into a marketplace stall.

ROBIN: I’ll silence Henry [puts his hand to the wall and leans into Marian] and then I’ll find the traitor in my own camp and silence him.
MARIAN: None of your men have been in the castle. I would have seen them.
ROBIN: Then somebody’s going out to meet them.
MARIAN: I’ll keep watch.
ROBIN: No. You’ll keep out of it.
MARIAN: No.
ROBIN: Marian, this is none of your business.
MARIAN: The King’s being betrayed right now because of your spy. It is my business.
ROBIN: Well, what if the spy’s told them about you and the Nightwatchman?
MARIAN: Then I’m dead anyway.

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF’S QUARTERS.
The Sheriff enters. Blight bows and motions to him to come closer. Henry of Lewes is on the table with several leeches hanging off him.

SHERIFF: What are you doing, Blight. He’s worse.
BLIGHT: He’s calmer.
SHERIFF: Calmer?
The Sheriff pushes Henry’s head, which rolls limply.

You’re calming him to death.
BLIGHT: Medicine is a journey, my lord, not a destination. Treatments take as long as—
SHERIFF: Interrupting Do you seriously think I have time for your journey, Blight? A clue: Shakes his head quickly. Now, Gisborne, you find me a quack who knows what he’s doing.
The Sheriff turns and walks to the door. Blight follows.

BLIGHT: A quack? Sheriff, I am a man of learning. I give you science.
SHERIFF: Science? You have given me silence. I want this man to talk. Leaves.

NOTTINGHAM TOWN.
Robin doffs his cloak and drops his walking stick. He peers around a corner and is about to start walking when Much catches him up and taps his shoulder. Robin turns, catches Much’s arm and pushes Much into the wall, and his arm into his neck. He is surprised and disappointed to see him.

ROBIN: What are you doing here?
MUCH: What are you doing here? Tries to pull his arm away but can’t. I know you’re angry. You’re angry because Henry of Lewes got past us but you can’t just run off.
Robin lets him go.

ROBIN: Much, you disobeyed my instructions. I said wait at the camp.
MUCH: Gisborne has outwitted us. So what? His luck will run out. It has to. Facetiously: Otherwise we’ll be asking where he’s getting his information from. Chuckles slightly.
Robin glares at him, leaning on the wall, then hangs his head.

What?
Robin shakes his head slightly, then glances brie
fly at Much and leans his head back on the wall. Much steps around to face Robin.
You think he’s getting information.
Robin turns his head and says nothing, then looks back at Much.

From one of us.
Robin doesn't reply.

No. Master, surely some mistake. A traitor?
Robin looks down and scratches the back of his head.

Who?
Robin looks up at Much again with a slightly questioning look.

That’s why you sent us back to camp. Because you suspect.
Robin just leans on the wall, staring at Much.

You suspect me?
ROBIN: Much, I have to suspect everyone.
MUCH: That’s me. You suspect me.
ROBIN: Much, go back to the camp!
MUCH: Steps to be face-to-face. What do I have to do to prove my loyalty to you?
Robin rolls his eyes.

What?! Tell me! What?! I’ll chop off my own arms!
Robin raises his arms an steps back as Much wildly draws his sword.

Well, one arm, because once I've chopped that off then I wouldn't be able to chop off the other.
ROBIN: Smiles, amused at Much’s simpleness. If you’re true to me, I ask just one thing. Holds up one fi nger.
MUCH: Steps forward. You name it.
ROBIN: Nudges Much’s chin. Go back to the camp. Claps his hand on Much’s shoulder and leaves.

LOCKSLEY. MATILDA’S COTTAGE. INTERIOR.
Matilda picks up a sack onto her shoulder and carries it inside as Rosa, her very pregnant daughter, “oo”s and grabs her swollen belly. Matilda sets the sack down and goes over to her.

MATILDA: Come, come, come.
Matilda has Rosa sit on the bed.

There you go. Rubs Rosa’s belly. Oh, this baby’s just like his mother. Doesn't know up from down.
ROSA: Oh, again?
MATILDA: Oh, again. Don’t you bother yourself. I’ll turn him the right way up.
ROSA: How do you know it’s a boy?
MATILDA: Because I know. Stands and walks towards the door.
ROSA: But it hurts!
MATILDA: Stops at the door. Hurts? You don’t know pain. Try giving birth to him feet first. Then you’ll know what pain is.
Matilda opens the door and is immediately grabbed by Gisborne’s men.

EXTERIOR.
GISBORNE: to his men: Bring her medicines, everything.
to Matilda: 
Sheriff wants your services.
MATILDA: to the men: Get off me! My daughter!
GISBORNE: Your daughter can wait! 

INTERIOR.
Rosa sits up as Gisborne’s man takes bags and bottles from a shelf.

ROSA: Mother! Mother!

EXTERIOR.
MATILDA: to Gisborne: Oh, you hairy pig-witted fox turd!
Gisborne turns his horse away.

I’ll pluck your eyeballs
GISBORNE: Ignoring Matilda (over her line): Let’s go!
MATILDA: from your bony skull and squelch them into cesspits!
ROSA: From inside: Mother!
MATILDA: As she is being dragged away. Rosa!

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF’S QUARTERS.
Blight slaps Henry’s cheek and holds something under his nose.

BLIGHT: Quietly: Speak! Speak, speak. Speak!
The Sheriff sits in his chair, bored. Gisborne arrives with Matilda, protesting.

MATILDA: Get off me!
GISBORNE: Keep still, woman.
MATILDA: Oh, you slimy little snot-head!
BLIGHT: Matilda.
MATILDA: Sees Blight. Blight! Ha! It’s the gravedigger’s best friend. The maggot’s mate.
SHERIFF: to Gisborne: Couldn't you find a civil-tongued wise woman?
GISBORNE: Apparently she’s the one civil-tongued wise men go to.
MATILDA: to the Sheriff, smiling: Hello, Baldy.
SHERIFF: Chuckles slightly. Do you know who I am? Stands. I am the Sheriff.
Matilda’s face falls.

I have a job for you.
MATILDA: If you were on fire, I would not damp you with my wet under-wrappings.
Blight chuckles, then stops as the Sheriff and Matilda glare at him.

SHERIFF: to Matilda: Cure this man or you die, anyone that you love and even some that you have a passing liking for.
MATILDA: I can’t stay here. My daughter’s expecting a baby.
SHERIFF: Your daughter can expect a corpse for a mother if you do not do as you are told!
BLIGHT: Well, I won’t stay if she lays one finger on my patient.
Matilda holds up her hand, fl
 icks one fi nger up and, looking at Blight, steps to Henry.
MATILDA: If I treat him, can I go?
SHERIFF: Do you think I want you cluttering up my castle?
Matilda swirls her fi
 nger, looking at Blight, puts it on Henry’s chest and raises her eyebrows at Blight. Blight grabs a rag, slams it to the fl oor and leaves. Matilda glares at him the whole way.
When he speaks, fetch me immediately.
The Sheriff and Gisborne leave. The guards close the door.

MATILDA: Well, we’ll get rid of these thing for starters. Pulls off a leech. Eugh.

NOTTINGHAM CASTLE. EXTERIOR CORRIDOR.
Marian is spying on Gisborne near the door to the dungeons. Her back is to the main doors and Gisborne is down the corridor to her left, when one of his men comes up to him.

SOLDIER: Sir, there’s a sign at the Trip Inn.
Marian quickly turns and runs ahead towards the main doors as Gisborne turns towards her. Gisborne comes around the corner and sees her.

GISBORNE: Marian. Where’s your guard?
MARIAN: Stepping into the cloister. Trying to play innocent: I don’t know. Must have lost him. Puts her back to a column.
GISBORNE: to his man: Watch Lady Marian.
MARIAN: Slightly flustered  Is that really necessary?
GISBORNE: Steps to her. I don’t know. Is it?
MARIAN: Do you think I’m a threat?
GISBORNE: Gently. No. Walks towards the steps.
MARIAN: Jumps ahead of Gisborne and smiles. I was wondering if I could have a day away from the castle and the guards and accompany you?
GISBORNE: I’m on business.
MARIAN: Smiles mischievously  Sounds interesting.
GISBORNE: Marian, it’s private.
MARIAN: Leans in to Gisborne. Sounds doubly interesting.
GISBORNE: Marian. No.
MARIAN: Sighs. Very well. But at least let me have a day unchaperoned.
GISBORNE: You’re up to something.
MARIAN: Smiles. Yes. I’m charming you so that I can have an hour or two without a goon on my back.
Nods to his man and the man leaves. Gisborne passes Marian, then turns back. Marian smiles in gratitude.

GISBORNE: But you stay in the castle. Leaves.

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF’S QUARTERS.
Matilda shakes out a rag and puts it on Henry’s forehead. She holds her palm over Henry’s chest as if she’s sensing for something, sighs and picks up Henry’s right wrist. A small round swelling is there. Matilda spits on it, then sucks on it and spits out on the
floor as the doors open. A guard steps in, followed by a man with a large round corked jar, his head down and hidden by his hat. It’s Robin in disguise, using his bow as a cane hidden under his cloak.
GUARD: Somebody order leeches?
MATILDA: Haven’t I seen enough bloodsuckers for one day? Rubs Henry’s arm. Mostly in charge.
ROBIN: Lovely specimens.
Matilda looks at him, eyes wide.

Hungry. Raises his head slightly so Matilda can see his face.
Playing along, Matilda sighs, puts down Henry’s arm and walks over to Robin, motioning him to come forward with her hand.

MATILDA: Let’s take a look.
Robin steps forward, limping on his “cane,” and hands her the jar. She holds it up, looking.

Hmm.
She sets it down on the table and nods to the guard. He leaves, closing the door behind him. Matilda takes off Robin’s hat and he smiles. Matilda grabs his head with both hands and kisses his forehead loudly. Robin chuckles.
Oh, Robin of Locksley. Strokes his cheeks with her thumbs.
Oh, what’s that beard? It’s neither grown nor shaven. Make up your mind. Pats his cheeks.
ROBIN: Hey, Matilda. Steps to Henry. Has this man talked? Sets down his bow.
MATILDA: No.
Robin and Matilda step to Henry’s side.

ROBIN: You can’t treat him.
MATILDA: Sighs. Good. Pats Robin’s back. Get me out of this dung heap. Walks around to the other side of Henry to collect a certain bottle. My Rosa has a baby on the way. Digs into the straw in a box. A boy, I’d wager, by the trouble he’s caused. Looks back at Robin. Twice turned himself upside down. You were worse, I seem to remember. Ah! Holds up the bottle, puts it in her pocket and walks back to Henry, facing Robin. This will relax her while I turn him. Come on, let’s go.
ROBIN: I have business here first.
MATILDA: She needs me now.
ROBIN: Do you know anything about this man?
MATILDA: Yes, he was stung by a bee. Look... points to his wrist.
ROBIN: What? This unwell... from a bee sting?
MATILDA: Well, it can happen. Nearly killed him. That and the leeches. But he’s all right now. Starts for the door.
ROBIN: Wait. Looks at the door. His name is Henry of Lewes. Now he’s come to tell the Sheriff where the King plans to land when he comes back to England. So... pulls out his knife... you should turn away.
Robin raises the knife but Matilda grabs his arm.

MATILDA: Stop. Has a dung beetle tunnelled into your ear and eaten your soul?
ROBIN: I’ll be quick!
MATILDA: A bee failed to kill him. A quack failed to kill him. I’ll be damned if a boy I delivered into this world Robin sighs, frustrated sneaks in and finishes off one of my patients.
ROBIN: Matilda, I can’t let him live to speak his treason.
MATILDA: Sighs. So it’s not his life you’re afraid of then, it’s his tongue.
ROBIN: Confused. So... shall we just... cut out his tongue then?
MATILDA: Exasperated: Oh, men!
Matilda gently slaps the side of Robin’s head.

Always think in a straight line.
Robin frowns at her.

I've got a better idea.
ROBIN: Can you silence him?
MATILDA: Well, long enough for you to think of something better than killing him, yes.
Robin puts away his knife.

I can muddle his brain for a day or two. Waving her fingers Confuse and baffle him. Turns to the supplies behind her. Now...

NOTTINGHAM TOWN.
Gisborne walks down the street. Marian follows him at a distance. She looks back for a moment and runs into a man, who grunts as he is hit.

MAN: Oh, sorry.
Marian ignores him and quickly ducks behind a merchant’s stand as Gisborne slowly turns around and raises his eyebrows, looking impatient. He turns back and continues on his way. Marian stands up and resumes following. Gisborne goes into the inn. Marian pulls her hood up, tucks her hair in, sighs, and follows him inside.

TRIP TO JERUSALEM INN. INTERIOR.
Gisborne meanders through the patrons to the serving maid, Joan.

GISBORNE: Well?
JOAN: Hasn't been in yet.
Gisborne steps past her and she follows as Marian enters and makes her way near them.

Must be held up.
GISBORNE: When he finally arrives, give him this for delivering Henry. Tell him it’s silver, not gold, because the goods were damaged.
Marian frowns at this conversation. Joan clears her throat. Gisborne holds up a coin to her, and she takes it.

JOAN: Thank you.
Gisborne leaves.

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF’S QUARTERS.
Henry is stirring as Matilda crushes something with a mortar and pestle. Robin is listening at the door and rushes to Henry.

ROBIN: He’s waking. Matilda, quickly.
HENRY: Where am I?
Matilda goes to his side with a goblet.

What is it?
MATILDA: Here. She tips the cup to his lips. It’s mead.
Henry drinks, then Matilda lets his head fall back to hit the table and sets the goblet down.

Right. Job done. Let’s go.
ROBIN: Well, I have to know that it’s worked.
MATILDA: Oh, do you want the sun and the stars as well? We've done what we can.
ROBIN: Insistent  He mustn't talk. If we spare his life, then we sacrifice the King’s.
SHERIFF: From outside the door  Look lively, you pair of oafs!
Robin runs to the door, picking up his bow on the way, and slips in behind the opening door. The Sheriff walks in. Matilda is bewildered.

Is he awake?
MATILDA: Hmpf.
SHERIFF: Walks over to Henry. Henry...
HENRY: Mead. It was horrible. Wipes his lips with his hand.
SHERIFF: Taps Henry’s shoulder. Henry... my dear Henry...
HENRY: Castle.
SHERIFF: Yes, yes, yes. This is Nottingham Castle.
HENRY: I've come from the Holy Land.
SHERIFF: Yes.
HENRY: I’ll speak only to the Sheriff.
SHERIFF: Yes, yes. I am the Sheriff, the Sheriff of Nottingham.
HENRY: The King...
SHERIFF: Mm-hmm. Yes?
Robin points an arrow at Henry.

Which port will he arrive at?
Matilda has her hand on her chin and subtly frowns at Robin and
flicks her hand like “put that away.”
HENRY: When the King returns from the Holy Land...
SHERIFF: Yes, yes, yes. Where will he land? What’s the King’s plan?
HENRY: He will land...
SHERIFF: Yes?
HENRY: I-I... I feel strange... I...
SHERIFF: Yes, yes.
HENRY: I feel—
SHERIFF: Interrupting Yes. Never mind how you feel, Henry, hm? What’s the King’s plan.
HENRY: The plan King’s... Plan king port...
Matilda glances at Robin.

SHERIFF: Yes, yes? Which port?
Robin still has his bow ready.

HENRY: Pork.
SHERIFF: Mouths questioningly  Pork?
HENRY: I have come from the holy pork.
Robin smiles. The Sheriff is confused. Matilda raises her eyebrows at Robin with a sly grin.

SHERIFF: Whispers No, no. Which port?
HENRY: Pork! Holy pork!
The Sheriff, fi
sts clenched and sputtering in frustration, looks at Matilda, who quickly hides her grin and drops her gaze from Robin. The Sheriff catches it and frowns. Matilda looks at Robin and points at him.
MATILDA: There’s someone there!
Robin is surprised. The Sheriff looks back and sees Robin.

SHERIFF: Guards!
A soldier steps in and brings his sword down behind the door but misses Robin. Robin hits him in the stomach with his bow, then as the soldier turns, he grabs the soldier’s sword and knees him in the stomach, then turns with the sword to face the next soldier. The Sheriff and Matilda step behind Henry’s table, watching. Robin blocks, then spins the sword and steps behind the soldier, pushing him into the
first. Robin runs to Henry and shoves him off the table, running around it and past Matilda as the second soldier chases him. Matilda quickly hands him the bottle.
MATILDA: Quietly: Get this to Rosa. Loudly: Get out of here you rancid-faced outlaw!
SHERIFF: Don’t stand on him, you idiots! Get him up! Get him on the bed!
The soldiers put Henry back on the table.

Gently, gently, gently!
In Henry’s face:
Which port? Which port?
Matilda looks out the door.

NOTTINGHAM TOWN.
Robin is walking briskly through the town away from the castle when Marian sees him.

MARIAN: Running after Robin: Robin! Catches up Robin. Henry?
ROBIN: He’s silenced, but only temporarily.
MARIAN: You were right. You have a spy.
Robin stops and turns around to face her.

ROBIN: How do you know?
MARIAN: I followed Gisborne to the Trip Inn. Whoever he was meeting didn't come, but a serving maid knew him and he left money with her. I heard them mention Henry but I couldn't hear any other names.
ROBIN: That’s payment for Henry’s arrival. Who is it, Marian? Who’d betray me?
A moment of silence, then Gisborne walks nearby.

There’s Gisborne.
Robin turns and leaves and Marian hurries in the other direction, pushing back her hood She turns down a lane where Gisborne is waiting against a wall, out of sight. Marian passes him.

GISBORNE: Marian.
MARIAN: Stops suddenly, thinking wildly, then turns around. Guy.
GISBORNE: You've been following me.
MARIAN: Me? Steps slowly towards Gisborne.
GISBORNE: Don’t deny it.
MARIAN: No, I—
GISBORNE: Interrupting I saw you by the stall earlier, now here. Coincidence?
MARIAN: I was only—
GISBORNE: Interrupting I don’t think so.
MARIAN: But I just—
GISBORNE: Interrupting You disobeyed me.
MARIAN: Guy, please.
Robin appears at a distance behind a post, but within earshot.

Let me explain. You don’t understand. Punish me, but do not punish my father.
GISBORNE: Punish you? Why would I punish you?
Marian realises she said too much and thinks quickly.

What have you been doing?
MARIAN: Er, forgive me. You were right. I disobeyed you. I just wanted to spend time with you.
GISBORNE: Really?
MARIAN: Yes.
GISBORNE: Well, I’m honoured, Marian.... quietly in her face... but I told you I was on business.
MARIAN: Well, it won’t happen again.
GISBORNE: Offers Marian his arm. Shall we?
They walk off to the castle as Robin frowns at them.

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.
Much returns, visibly upset. The others are going about their business as usual, suspecting nothing. Much takes off his cloak and swings it down. He goes into his kitchen and slaps at the dried herbs hanging there. Allan is sitting up on the “roof.”

ALLAN: What’s your problem?
Much doesn't answer.

Hey? Did you speak to Robin then or what?
MUCH: Quietly, keeping his back turned to Allan Why do you want to know?
WILL: Steps to Much. We want to know what’s going on. What’s the plan?
DJAQ: Did the messenger get through to the castle?
WILL: Yeah, is Robin going to kill him?
MUCH: Turns around to face them. Like to know his plans, do you?
Allan stares.

What’s the Sheriff and Gisborne’s plan?
WILL: What?
MUCH: I mean, is there even a Henry? Or is it a trap?
WILL: What?
Allan comes down.

DJAQ: What’s going on?
MUCH: In Will’s face  How much do they pay you?
LITTLE JOHN: Enters with an armful of wood. Angrily: Pay who?
MUCH: There’s a spy... in the camp! One of you [pointing around] is a spy! And Robin knows. Points with both hands. You’re done for!
Djaq stares at Much in disbelief.

ALLAN: What? How does he know?
MUCH: Faces Allan. It’s obvious! I mean, Gisborne’s always five or six steps ahead of us!
WILL: Are you calling me a traitor?
LITTLE JOHN: Steps up. Traitor? Tr— Scoffs and walks off in disgust.
Will stares at Allan.

ALLAN: What are you looking at me for?
WILL: Scoffs. Well, you’re the one who tried to persuade me to steal from Robin. You know that time we thought the King was coming?
MUCH: That’s right! Points at Allan. Traitor!
ALLAN: We thought about it. We decided against it, didn't we?
Stretches out his arm.

WILL: ’Cause I said not to!
Will slaps away Allan’s arm.

LITTLE JOHN: Comes back. Stop it now!
MUCH: Yes, if anyone’s going to kill the traitor, it’s going to be me.
Djaq is thinking.

ALLAN: What makes you so high and mighty? He obviously doesn't trust you either, does he, or why has he sent you back here?
Much charges at Allan but Little John separates them. Will turns away in disbelief.

LITTLE JOHN: Now stop it, the pair of you! Off him! Stop it!
An arrow sails overhead. They all look up.

Robin.
The gang all run off in the direction from which the arrow came.

ALONG THE ROAD FROM LOCKSLEY.
Robin climbs down from the seat of a wagon as the gang arrive.

MUCH: Master!
Robin walks to the back of the wagon where Rosa is sitting, leaning against the side, holding her belly and moaning.

ALLAN: What is going on?
Djaq climbs into the back of the wagon from the front.

ROBIN: We’re taking her to the camp.
LITTLE JOHN: What, our camp?
ROBIN: This is Rosa, Matilda’s daughter.
ALLAN: So much for it being a secret.
ROBIN: So much for a lot of things being secret. Gently: Djaq, the baby’s the wrong way round.
ROSA: Do you know how to turn it?
DJAQ: Hesitates. Let’s get you to a bed, shall we?
ROSA: You don’t, do you?
Turns towards Robin to get out.

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF’S QUARTERS.
Henry is sitting, dazed, on the table. Blight is rubbing his hands vigorously with a rag. The Sheriff walks slowly to him, then looks at Matilda staring with hatred at Blight. The Sheriff walks back to Henry.

SHERIFF: Yells at Blight Get on with it!
Blight, startled, nods and steps to Henry. He feels under his chin.

HENRY: Your Majesty.
Blight steps back.

SHERIFF: He’s not the King.
HENRY: Looks at the Sheriff  Mother.
SHERIFF: Mouths Mother?
MATILDA: His brain. Bled to dried pigskin by his leeches.
Blight frowns at Henry, then sees the Sheriff watching him and nods in deference to the Sheriff. Blight steps behind the table and picks up a bottle. Matilda fl
 inches. Then Blight picks up the mortar and pestle from the fl oor and sniffs the pestle. He gently tastes it, then spits it out dramatically.
BLIGHT: She’s poisoned him.
The Sheriff looks at Matilda.

MATILDA: Rubbish. I haven’t given him anything.
BLIGHT: I hate to tell tales... steps to the Sheriff... but I've asked around and rumour has it that she delivered the baby Robin into this world.
They both turn to look at her.

MATILDA: to Blight  Pig. Canker. Blight by name, blight by nature.
SHERIFF: Realising. “Help, help! There’s someone there!” Oh, nice try. Steps slowly to Matilda.
BLIGHT: You poisoned him, didn't you?
MATILDA: No! I just... gave him something to help him sleep.
SHERIFF: Well, you can give him something to wake him up, can’t you?
MATILDA: No.
SHERIFF: There are wrong answers... and there are right answers. That was a wrong answer. Snaps his fingers.

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.
The gang stand in the camp, Robin down the steps below.

WILL: We need to know who the traitor is.
Robin sighs and glares at Much.

MUCH: I’m sorry. Not the sort of secret I can keep!
Little John walks over. Robin hangs his head.

ROBIN: Let’s just deal with Rosa first.
LITTLE JOHN: Tell us, Robin!
WILL: There’ll be people like Rosa who need our help every day, but we’re not a gang if you... points at Robin angrily... suspect us!
ROBIN: All right. Steps forward. It’s true. One of you is betraying us.
Djaq steps behind Allan.

You’re meeting Gisborne and you’re selling our secrets.
Sighs heavily.

MUCH: Not me.
ALLAN: It’s not me, either.
WILL: Well, it’s not me.
LITTLE JOHN: Not me.
DJAQ: It’s not me.
ROBIN: Stop this now! If the guilty man or woman confesses right here, I’ll listen. Tell me what Gisborne said, what he offered. Step forward now. You have one chance.
Silence for a moment, then Much can’t stand it.

MUCH: I will not be treated with equal suspicion! Storms off.
Will leans on a post. Robin shakes his head. Allan is looking away.

ROBIN: Well, whoever you are, you've made your choice. Steps inside between Allan and Little John. And I will find you out. Continues inside.
Djaq sits behind Rosa, trying to reach her belly. Rosa throws her off. Djaq looks behind her at Little John sitting nearby, thinking, then decides.

DJAQ: John.
Djaq stands up and goes over to him, squats in front of him. Little John sits helplessly, like an expectant father.

Help me turn the baby.
LITTLE JOHN: No.
DJAQ: Glances at Rosa. I have worked in the battlefield. All men. I have never treated this before.
LITTLE JOHN: Well, neither have I.
Will, outside the camp, is chopping at a log. Allan and Robin are making more arrows.
Djaq stares at Little John, and he reluctantly stands up and follows her to Rosa. Rosa looks up at him.

May I?
Rosa looks at Djaq, who nods. Rosa nods to Little John. Little John dusts off his hands, grabs Rosa’s feet and roughly dumps her on her back. He hesitantly holds his hand over her belly, then touches her, surprised at how it feels.

Oh!
ROSA: What?
LITTLE JOHN: It’s the head. Talks to her belly. Hello, little one. Hello. You’re the wrong way round. You need to turn, baby.
Little John pushes and twists on her belly. Rosa breathes harder, then cries out a bit. Robin looks up.

Oh! It moved.
ROSA: That’s it. That’s right.
Little John pushes and twists more, Rosa squealing as the gang stare.

DJAQ: How did you do that?
Little John shakes his head. Rosa relaxes.

ROSA: Thank you. Thank you.

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.
Matilda, gagged, is escorted down the steps by two soldiers. The Sheriff, Gisborne and Blight follow.

SHERIFF: My Lords!
Marian walks over to Gisborne standing near the cloister.

Matilda, here, somehow managed to bring a patient of hers back from the dead.
BLIGHT: Certified by my good self, dead.
SHERIFF: So, what do we have here, hm? Do we have a healer?
MARIAN: to Gisborne, quietly What’s happening?
Gisborne holds a fi
 nger to his lips.
SHERIFF: Or do we have something else? Hm? A necromancer? Devil worshipper? The Sheriff grabs Matilda’s dress. A witch!
MARIAN: She’s not a witch.
SHERIFF: So, perhaps a ducking in Locksley pond would calm all our nerves.
MARIAN: Guy, you know she’s not a witch.
Gisborne roughly grabs Marian and pushes her back into the corridor.

GISBORNE: Marian, say nothing. These allegations spread by association.
MARIAN: The ducking stool’s a death sentence, you know that.
GISBORNE: There’s nothing you can do for her! Turns to leave.
MARIAN: Did I leave you to die when you were being drowned? Gisborne leaves. Guy! Guy!
Marian tries to follow him but one of Gisborne’s men intercepts her.

BLIGHT: to Matilda, quietly: You could avoid all this, Matilda. Tell us the antidote.
Matilda looks at the Sheriff, then Blight, then nods. Blight removes her gag. They both stand in front of her, expectant. Matilda leans into them.

MATILDA: Boiled Sheriff ’s brains... with parsley. Raises her eyebrows, smiling.
SHERIFF: Pauses. Ah-huh. Turns around. To Locksley!

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.
Rosa cries out in pain. Djaq is with her, holding her hand, but her mind is far away. Will sits on a boulder, trying not to hear. Much stares into the fi
 re. Allan walks over to Djaq, with a bowl.
ALLAN: Djaq? Holds out the bowl.
DJAQ: Shakes her head. Later.
ALLAN: You all right?
Rosa relaxes.

DJAQ: There is a spy in the camp. How can anything be all right?
ALLAN: Well, he probably knows he’s make a mistake now.
DJAQ: Staring out at nothing. He had his chance to confess.
Rosa moans.

ALLAN: Maybe he’s stuck. People get stuck, you know.
DJAQ: Your brother said he was stuck. He refused to change and he hanged for it.
ALLAN: He was an idiot.
DJAQ: No! He was a good man underneath it, and you saw that.
Rosa moans as another contraction overwhelms her.

And I believe Robin would see it, too, if the spy confessed... and begged forgiveness... and changed his ways. Looks at Allan. I believe you’re a good man, Allan A Dale.
Allan walks away as Rosa sits up and screams. Much looks up helplessly.

MARIAN: From a distance in the forest:  Robin!
Robin stands up.

Robin!

THE ROAD FROM LOCKSLEY.
Robin runs as fast as he can to the road and waits, breathless, for Marian to arrive.
As soon as she sees Robin:
Robin! Matilda! The Sheriff knows she helped you. She’s refusing to tell them how to wake Henry up and they’re having her ducked as a witch!
ROBIN: When?
MARIAN: Now! At Locksley pond! Call your men. I have to go before I’m missed!
Djaq appears on the top of the rise by the road.

DJAQ: Robin, the baby’s coming!
MARIAN: Shocked Baby?!
ROBIN: It’s Matilda’s grandchild!
MARIAN: Turning her horse around  Robin, hurry! Hurry!
Robin runs back to camp as Marian gallops towards Locksley.

OUTLAWS’ CAMP.
Robin and Djaq run back to camp.

ROBIN: Matilda needs us. Djaq, you stay with Rosa. Everybody else, with me, now.
Little John gets his coat as Rosa sits up, alarmed.

ROSA: What’s happened?
ROBIN: The Sheriff’s happened.
The gang are about to leave.

ROSA: John? Can you stay?
Little John looks at Robin, who nods. The rest leave for Locksley.

LOCKSLEY.
Matilda, with a soldier on each side, is dragged towards the pond. The ducking stool is suspended from several connected poles from the shore by the church. A dais is set up facing the pond between it and the manor; on it are three chairs: the Sheriff’s high-backed one, and another to either side. A small table with a bowl of fruit stands next to the Sheriff’s chair. A few nobles sit on either side of the dais, watching. Blight stands behind the nobles to the Sheriff’s left. The Sheriff stands, waiting. Henry walks towards the Sheriff, Gisborne following.

SHERIFF: Mouth full, to Gisborne: Has he said anything sensible yet?
Gisborne shakes his head.
Henry is set into a chair next to the nobles as Matilda is put into the ducking chair and tied to it. The Sheriff addresses the audience.

Lords, ladies, peasants.
HENRY: Presents.
The Sheriff glances at him, and is about to speak again when Henry interrupts again.

Pheasants. Beats the chair’s arm.
SHERIFF: Have a look at this noble man. He returned from the dead possessed! The witch shall be ducked!
Matilda’s chair is raised and moved over the water.

If she dies, it proves the devil had abandoned her and she shall be buried on consecrated ground.
HENRY: Constipated ground.
SHERIFF: Glances at Henry. If she lives, showing the devil still to be in her, she shall be burnt alive! Hard to know which one to hope for. Chuckles.
MATILDA: Rosa! My Rosa!
SHERIFF: Sighs and lowers his hand. Down she goes!
Matilda sucks in her breath as the chair is lowered towards the pond.

Deep breath. Sucks in his breath mockingly.
Matilda goes under the water. The Sheriff pops a grape into his mouth.

Oh, what lovely grapes, Gisborne.
A minute passes. The Sheriff raises his hand and Matilda is pulled up.

MATILDA: Sucks in air and coughs. You weasel-faced whore’s son!
SHERIFF: Sorry, who, Robin? No, Robin’s not here! Laughs.
Marian slowly arrives on her horse.

And three, two, one.
Gisborne sees Marian and quickly stands up as Matilda is lowered.

Deep breath. Deep breath!
Blight is thoroughly enjoying the moment as Marian stares sadly at the bubbling pond.

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.
Rosa screams in pain. Djaq is concerned.

DJAQ: Looks back at Little John. There’s something...
Little John puts his hand on Djaq’s shoulder, nodding.

ROSA: Screams. What’s happening?
Little John strokes her hair.

LITTLE JOHN: It’s fine. Your husband. Is he away?
ROSA: Falls on her back. The wars.
LITTLE JOHN: He’ll be so proud.
He strokes her hair as she moans. Djaq smiles.

ROSA: What’s your wife’s name?
LITTLE JOHN: Alice.
ROSA: So you've done this before... with Alice?
LITTLE JOHN: Shakes his head. No.
ROSA: Why is it so hard?
LITTLE JOHN: No. I—I was an outlaw in the forest. Alice was alone.
Rosa gears up for another pain.

DJAQ: Push now!
Rosa screams.

LOCKSLEY.
Matilda is under the water.

SHERIFF: Humming  Bum, bum, bum.
The Sheriff motions down to the men controlling the chair and giggles as Matilda is lowered down a bit more. The bubbles stop. The Sheriff raises his hand and Matilda is pulled up, her head hanging. There is a long moment as Marian, still sitting on her horse, shakes her head sadly and turns away before Matilda fl
ips her head up and roars. Everybody jumps.
MATILDA: I curse you! May snakes crawl up your nose holes and feed on your tiny brain!
SHERIFF: Down! Down, down!
Matilda is lowered, teeth clenched and glaring at the Sheriff.
The Sheriff watches her go down.
Under the water, Robin swims to Matilda and holds a thin leather pipe to her lips. Matilda sees it and takes it into her mouth.

ROBIN: Breathe slowly.
On the bank near the trees, between the church and the manor, out of sight of the Sheriff, Allan fi
nishes feeding the pipe to Robin, lays it down on the ground and joins Much and Will a few paces away. Will is pumping air into the pipe with a fi replace bellows.
ALLAN: You know, it’s going to be difficult to take him—Henry.
WILL: Can’t we just kill him?
ALLAN: No. Draw attention to Robin, won’t we? Put him in danger.
MUCH: We bide our time and wait till they’re distracted. Unless, of course, one of you two’s informed Gisborne.
WILL: Slaps Much’s shoulder. Oi! Keep your accusations to yourself !
MUCH: You keep pumping!
Will resumes pumping.

SHERIFF: Let’s lift up the carcass. Giggles. Ten...
The nobles join in the countdown.

... nine... eight... seven... six... five...
Will and Allan silently run up behind Henry’s chair, one on either side. Marian is now sitting in the chair to the Sheriff’s left.

... four... three... two... and a half !... one... and a half !... and bring her up!
Matilda’s chair is raised, empty except for some cloth on the seat. The nobles and peasants step forward, stunned, as Allan and Will tip back Henry’s chair and take him away.
Marian tries to hide her smile from Gisborne.
Meanwhile, Much helps Matilda out of the pond and wraps his cloak around her.

SHERIFF: What the devil is that, Blight?
BLIGHT: I... I suspect they may be her under-wrappings, my Lord.
SHERIFF: Shut up. Shut up!
Robin crawls out of the pond.

Arrest... Turns around towards the nobles. Arrest... Sees Henry’s empty tipped chair. Gisborne! Henry’s gone! Gisborne! Henry’s gone!
GISBORNE: Guards! Find him!

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.
Robin leads Matilda to the camp. Allan and Much, one under each arm supporting Henry, help him along and then tie him up nearby. As they approach the camp Matilda cries out for her daughter.

MATILDA: Rosa! Where’s my Rosa!
Once inside, she sees Rosa sleeping and rushes over to her.

Oh, Rosa!
Matilda brushes Rosa’s hair from her face as Rosa wakes up.

ROSA: Mother?
MATILDA: Where’s the little lad? Tell me the lad’s all right.
ROSA: Shakes her head. No lad.
MATILDA: Thinking the baby has died. No lad?
Matilda hangs her head. Robin looks sad.

ROSA: She’s a girl. Glances over at Little John.
Matilda looks up to see Little John cuddling the baby.

LITTLE JOHN: Good lungs she has.
Matilda smiles and laughs and stands up.

DJAQ: Not a moment’s peace.
MATILDA: Well, let’s see if a damp grandmother can’t set her off again.
Little John reluctantly gives up the baby to Matilda. Robin looks on sadly, wishing he could have a family, too.

Oh! Oh, there my little... oh? What’s her name?
ROSA: Thinks a moment. Alice. I’m going to call her Alice. Looks at Little John.
Little John is slightly embarrassed and also a bit proud. A tear falls from his eye.

MATILDA: Alice.
Much
finishes tying Henry’s feet near a large tree root as Allan returns to camp. Robin and Will go to check up on Henry.
ALLAN: to Robin: Still in the land of fairies.
WILL: What you gonna do with him?
ROBIN: I’ll banish him.
WILL: You should kill him. A traitor to the King doesn't deserve to live.
ALLAN: Kill him?
Little John helps Matilda, carrying a crying Alice, along the rough trail on the ridge past Henry where Robin is standing. Rosa and Djaq follow.

ROBIN: Congratulations, Grandma.
Matilda caresses Robin’s cheek as she walks past.

WILL: Oi, Much! Look!
Much stabs his knife into the ground near Henry’s feet and stands.

MATILDA: Much, meet Alice!
Matilda holds her up for Much to see, then the rest of the gang start to escort Matilda and Rosa back to their wagon. Henry opens his eyes and sees his guard off-guard. He grabs Much’s knife with his bound feet. Robin sees him out of the corner of his eye and pulls an arrow from his quiver. Henry holds the knife up to his bound hands and cuts the rope at his feet. He quickly stands and grabs Much from behind, around his neck, as Robin quickly loads his bow.

ROBIN: Put it down, Henry!
Everybody turns around to look.

HENRY: Say you don’t kill any more.
ROBIN: For the King I kill.
HENRY: The King’s finished! The Sheriff, Prince John, the Black Knights, they’ll win.
MUCH: Sputters Robin.
An arrow
flies and hits Henry in the chest just above Much’s shoulder. Robin lowers his bow. Henry slowly relaxes his grip on Much, who flings Henry’s arm over his head. Henry falls backward and rolls down the hill, dead.
ROBIN: Not today, they won’t.
Much rubs his neck, angry at himself. The others stare.

SHERWOOD FOREST.
Robin and Will bury Henry in the forest. Will piles rocks over the body while Robin squats by the head.

ROBIN: Can I trust you, Will?
WILL: Steps to Robin. Of course.
ROBIN: Stands. I need your help.
WILL: Earnestly Anything.
ROBIN: Marian saw a serving maid speaking to Gisborne at the Trip. Now she’ll know who our spy is.
Allan, Djaq, Much and Little John approach through the trees.

And I can go to the Trip, find the maid, and make her tell me who the traitor is. You go back to the camp at sundown.
WILL: Where am I going?
ROBIN: Sighs. This is gonna hurt.
Will is puzzled, then Robin punches him. Will falls back and puts his hand to his chin. Robin pulls Will’s hand back out of the way and punches him again.

ALLAN: What’s he doing?
Robin punches Will a third time and Will falls to the ground.

Robin!
MUCH: Master!
The others start running towards them. Robin stands over Will and grabs his tag.

ROBIN: to Will, quietly  Sundown, remember?
Robin pulls off the tag and walks to meet the others. Will scrambles to his feet and runs into the trees.

MUCH: I knew it was him. I knew it was him!
Robin holds up the tag.

LITTLE JOHN: In disbelief But Will?!
Robin nods.

ALLAN: Eyes wide. No.
MUCH: I knew it!
ALLAN: Robin...
ROBIN: Will’s the spy. The subject’s closed.
LITTLE JOHN: Will?
Robin turns away.

Robin, I do not believe...
DJAQ: Steps up to Robin. Robin, I need to speak with you.
Allan stands with his hands behind his head, astonished.

ROBIN: Not now.
DJAQ: Believe me, Robin, I need—
ROBIN: Interrupting No you don’t, Djaq! Trust me. Will’s gone.
Little John shakes his head.

And that’s the end of it. Now, I have to go to the castle. I think he had a go-between.
LITTLE JOHN: At the castle?
ROBIN: Yes, at the Trip. Marian saw a serving girl receiving money from Gisborne. I have to go to meet Marian to find out exactly what Gisborne knows.
MUCH: We’ll come.
ROBIN: No. No, I’m safer on my own. Meanwhile, you lot have to scatter until I find out whether Gisborne knows about the camp. I’ll go the Trip at sundown. Come back here after that. I’ll tell you what I know.
Robin pats Much’s shoulder as he runs off towards Nottingham. Allan and Little John watch him go.

MUCH: What are we going to do?
ALLAN: You heard him. We scatter.
Little John nods in agreement and the three head off in different directions, Djaq concerned, because she suspects Robin has banished the wrong man.

NOTTINGHAM TOWN. TRIP TO JERUSALEM INN. INTERIOR. AFTERNOON.
The inn is deserted. Allan walks in.

JOAN: You’re late. Allan follows her in. I was going to keep your money back.
Joan retrieves the bag from inside the fi
 replace. She shakes it as she walks over to Allan and tosses it on the table.
Delighted:
Silver, not gold.
Allan is nervous.

ALLAN: You’re gonna tell Gisborne to keep this money. I’m not doing this any more, all right? I've changed.
JOAN: It’s a bit late for a conscience, isn't it?
ALLAN: Yeah, very late.
An arrow hits the money bag under Allan’s hand. Joan gasps and steps back, frightened. Allan, knowing who it is, steps back slowly.

Robin.
Robin enters with his bow and an angry look. He slowly walks over to Allan and puts his bow on a table as he passes. He leans on Allan’s table.

You’re early.
ROBIN: to Joan, but looking at Allan Leave us.
ALLAN: Stay there.
ROBIN: Get out!
Joan swings the towel over her shoulder and walks out, closing the door behind her.
Slowly,
firmly, in Allan’s face: I need to talk to my spy.
Robin stays in Allan’s face a moment, then stands and walks towards the fi
 replace.
ALLAN: What was that with Will? You banished Will.
ROBIN: Turns around. It was an act! Steps back towards Allan. Only she knew who was guilty. And I knew the spy would want to come here before me to cover his tracks. For all I knew [leans on Allan’s table] it could have been Will standing there.
Allan leans back on a post.

But it’s not... is it? Steps around the table to Allan. Quietly: It’s you.
ALLAN: Robin, it was over. You ask her. I made a decision.
ROBIN: Then what’s this? Glances at the money bag.
ALLAN: No. I was giving it back.
ROBIN: Nods slightly. So you betray me, you betray yourself, you betray your King, for what? For a few silver coins. What have you told Gisborne, Allan?
Allan looks aside.

Huh?
ALLAN: Hesitantly I... Nothing, really.
ROBIN: Does he know about the camp?
ALLAN: Earnestly No!
ROBIN: No? Does he know about Marian?
ALLAN: No.
ROBIN: More lies?
ALLAN: No! This was the last time, I promise... and I was wrong. But he captured me, Robin, tortured me. I had no choice—
Robin grabs his shoulders, interrupting him.

ROBIN: Everything is a choice! Everything we do! Walks towards the fireplace.
ALLAN: That’s easy for you to say, though, isn't it?
Robin turns to face him.

Eh? You get the glory, you get the girl, everyone loves you. Then when the King comes back you’ll have lands, property, a wife. Everything. And what will I have?
Robin walks back to him, holding his temper.

You are always in the sun, Robin, and I’m always in the shade.
Robin pushes Allan up against the post.

ROBIN: Is that meant to be an excuse? Huh?
ALLAN: Give me another chance... please. I wouldn't have let Gisborne hurt any of us. I've never told him anything like that.
ROBIN: Harmless lies? Innocent betrayals? They don’t exist, Allan!
ALLAN: Robin, I've changed. How can I get you to believe that?
ROBIN: Shakes his head. You can’t. And the funny thing is... you might be telling the truth.
ALLAN: I am!
ROBIN: And how am I supposed to believe you any more? Lets Allan go.
ALLAN: Robin, I swear to you on my life.
Robin pulls out his knife and holds under Allan’s chin.

Don’t kill me. Please.
Robin jerks the knife and severs the string of Allan’s tag. Allan winces, expecting to be killed. Robin puts his hand on Allan’s shoulder.

ROBIN: Quietly You’re lucky I've left you with a life to swear upon. Never, never let me set eyes on you again.
Robin stares at Allan a moment, then leaves, picking up his bow on the way out.

SHERWOOD FOREST.
Robin returns. Little John, Much and Djaq catch him up.

LITTLE JOHN: Are we safe?
Robin keeps walking and doesn't reply, looking around.

ROBIN: Will?!
Will pushes some saplings aside and appears. Much draws his sword.

MUCH: Will!
Robin pulls back on Much’s shoulder.

ROBIN: It’s all right! It’s all right. It wasn't him.
Will glares at Robin.

MUCH: What?
Djaq goes over to Will and touches his cheek, but he nods, smiling, and gently pulls down her arm.

ROBIN: It was a trap. I lied to you. I’m sorry. I had to lure the spy. Holds up the tag, then tosses it aside. It was Allan.
DJAQ: Is he alive?
Robin nods and starts walking. The rest follow.

Where?
ROBIN: He’s gone.
LITTLE JOHN: Allan? Why?
ROBIN: For money, John. Why else?
DJAQ: I believe he could have changed.
MUCH: You knew it was him?
DJAQ: I didn't know. I guessed.
MUCH: I knew it was him. Sheathes sword. Knew it was Allan.
Robin stops as the other go on.

ROBIN: Will... do you forgive me?
WILL: Puts his hand on Robin’s shoulder, nodding. It worked.
ROBIN: And the rest of you?
A horse neighs in the forest. A wagon is heard rumbling.

MUCH: Travellers on the North Road.
ROBIN: Right. Are you with me?
Will nods. Much holds out his arms like “why not?” Djaq smiles. Little John taps his staff on the ground.

Yeah? Well, then let’s go.
Robin runs between them uphill and the gang follow.

 END OF EPISODE FIVE. 

Kikavu ?

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Phoebe0102 
03.07.2019 vers 23h

ladyMorgan 
16.05.2019 vers 10h

schumi 
27.08.2018 vers 11h

stella 
06.07.2017 vers 21h

naadd 
18.04.2017 vers 16h

Kiraven 
26.03.2017 vers 20h

Vu sur BetaSeries

Derniers commentaires

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Locksley  (27.08.2018 à 16:57)

#TeamMatilda ! Cette femme est géniale et elle est très touchante avec sa petite-fille mais aussi avec Robin, elle l'a mis au monde et éprouve visiblement une grande tendresse pour lui.

Oui Gisborne est aveuglé mais loin d'être bête... gare au moment où il ouvrira les yeux !

schumi  (27.08.2018 à 11:59)

Cette chasse aux sorcieres quelle horreur! Mais c'était génial! Quelle inventivité pour la maintenir en vie! En fait Robin a inventé le scaphandrier lol!

Mathilda est un super personnage, elle ne s'en laisse pas compter, elle a un max de répondant et elle est super drôle. Quelle scène attendrissante quand elle rencontre enfin sa petite fille!

Robin a démasqué le traitre: c'est bien mais la bande se réduit à 5 ca va devenir compliqué! Et je comprends qu'il ne puisse pas pardonner à Allan, il lui a laissé une chance après tout mais cette scène est  déchirante quand même! Et puis j'aime bien Allan moi... j'espère qu'il saura trouver la rédemption et se faire pardonner.

Je crois que Gisborne commence à avoir des doutes à propos de Marianne! Il est loin d'être bête et elle n'est pas toujours discrète! Ca craint pour l'avenir ça!

Contributeurs

Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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