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#308 : Le Roi est Mort, Vive le Roi !

Isabella veut prouver sa loyauté au Prince Jean par tous les moyens. Elle cherche aussi à obtenir la place de Shérif de Nottingham.
Pendant ce temps, d'inquiétantes nouvelles arrivent de Terre Sainte : le Roi Richard serait mort ! Robin doit régler ses comptes avec son ancien mentor, Lord Sheridan, pour tenter d'empêcher le couronnement précipité du Prince Jean.

Titre VO
The King is Dead, Long Live the King

Titre VF
Le Roi est Mort, Vive le Roi !

Première diffusion
23.05.2009

Première diffusion en France
30.04.2010

Vidéos

Plus de détails

Réalisateur : John Greening
Scénariste : John Jackson

Cast secondaire
Robert Pugh ... Lord Sheridan
Ian Gelder ... l'archevêque Walter
Andy Hefler ... Deschamps

Dans un atelier de Londres, un artisan nommé Deschamps, est en train de finir soigneusement une statue de cire. Un homme surgit derrière lui et le tue après qu'il ait terminé.

Dans la forêt, Much et Robin s'entraînent sous les yeux de Kate et Allan. Ce dernier déconcentre Much en l'éblouissant avec un miroir quand arrivent Tuck et Petit Jean qui viennent d'apercevoir les insignes du Roi sur un convoi sur la route.

Une sombre procession arrive au château de Nottingham, conduite par Lord Sheridan, le Gardien de la Couronne et Formateur des Chevaliers du Roi dont Robin faisait partie. Le Prince Jean s'effondre sur le cercueil pendant que Sheridan annonce à la population la mort de son Roi au combat: Richard Coeur de Lion n'est plus...

Le Prince Jean déclare que, pour la sécurité du Royaume, l'archevêque de Canterbury doit procéder immédiatement à la fois aux funérailles de son frère et à son propre couronnement en tant que nouveau Roi d'Angleterre. Les deux évènements auront lieu à Nottingham. Lord Sheridan prononce alors la formule rituelle, 'Le Roi est mort, Vive le Roi !', reprise ensuite par la foule à genoux.

Caché non loin de là, Robin et le gang observent la scène avec incrédulité. Mais la choquante nouvelle ne sonne pas très vraie pour Robin, il ne veut pas y croire, il pense que Sheridan, ancien favori de Richard, travaille désormais pour Jean. Robin doit voir le visage de son Roi bien aimé pour être sûr qu'il est vraiment mort.

Le corps est conservé à l'abbaye de Kirklees. L'archevêque de Canterbury est très en colère de ne pas avoir été prévenu avant et doit consulter le Conseil Royal avant de pouvoir couronner le nouveau souverain à Londres et après avoir enterré le Roi dans sa capitale. Ce dernier, héritier le plus proche, a tout prévu pour que tout se déroule le plus rapidement possible, il veut faire de Nottingham sa nouvelle capitale et Lord Sheridan a apporté la couronne avec lui.

À la nuit tombée, les hors-la-loi entrent discrètement dans la crypte de l'abbaye de Kirklees. Alors que Robin et Much commencent à réaliser que leur Roi est bel et bien mort, Kate approche sa bougie du corps ... qui se met à fondre ! Nos héros retrouvent alors le sourire.

Pendant ce temps, au château, le Prince Jean fait la fête et distribue son nouveau Royaume. Isabella voudrait bien récupérer la place de Shérif mais elle devra auparavant prouver sa loyauté d'autant plus que le Prince a déjà promis la place à Sheridan.

Sheridan et le Prince quittent la fête pour l'abbaye. Prévenus par Allan, Tuck et Petit Jean restés dehors faire le guet, Much, Robin et Kate se cachent dans les autres tombeaux de la crypte. Le Prince, après avoir ''parlé'' à son frère, lui rappelant qu'il lui avait volé le trône promis par son père et l'amour de sa mère, demande à Sheridan et à ses hommes d'emporter le corps à Londres pour les funérailles nationales qu'a demandé l'archevêque. Les soldats le brûlent sur la route. Quand on s'apercevra qu'il n'y a pas de corps, il sera trop tard ...

Au manoir de Locksley, Gisborne surprend sa soeur rentrée de la fête. Il menace de la tuer si elle le trahit à nouveau. En échange de sa vie, elle lui promet de dire un mot en sa faveur au nouveau souverain.

Les hors-la-loi font peur aux soldats chargés de brûler le corps du Roi en se déguisant en la Mort armée de sa faux, mais ils arrivent malheureusement trop tard, la cire a déjà fondu et le ''corps'' est méconnaissable. Leur seul moyen d'empêcher le couronnement, autre que l'assassinat du Prince Jean qui conduirait à une guerre civile, est de voler la couronne, gardée par Lord Sheridan.

À Locksley, Isabella exige des excuses de son frère pour son mariage, seule condition à une intervention de sa part auprès du Prince Jean. Guy refuse, selon lui c'est de sa faute à elle si cela s'est mal passé, et grâce à lui qu'ils sont sortis de la misère. Isabella le drogue alors par le biais d'une blessure qu'elle était en train de lui soigner.

À l'auberge Trip Inn, , Robin rencontre en privé son ancien mentor grâce à Allan. Enivré, Sheridan lui apprend qu'il est le nouveau Shérif de Nottingham. Kate arrive alors pour le distraire pendant qu'Allan ''emprunte'' les clés du nouveau Shérif.

Tuck et Robin entrent au château caché dans un chariot de roses acheminées pour la cérémonie. Sur le chemin du donjon, ils croisent le Prince qui règle les derniers détails avec l'archevêque. Une fois arrivés, ils découvrent que cela risque de leur prendre un peu plus de temps que prévu. Pendant ce temps, Kate continue de distraire Sheridan ce qui ne plaît pas du tout à Allan. Sheridan réalise alors que ses clés manquent et Kate en profite pour l'assommer.

Robin se glisse littéralement entre les pièges jusqu'au coffret dans lequel est conservée la couronne. Il s'échappe juste au moment où le Prince Jean arrive accompagné de l'archevêque qui, comme la couronne a disparu, refuse de le couronner. Robin et Tuck, caché parmi les prisonniers, attendent leur départ pour rentrer au camp.

Pour protéger la fuite de Robin, parti rendre la couronne aux fidèles de Richard, les hors-la-loi s'occupent de Sheridan. Pendant ce temps, pour réconforter le Prince et lui prouver sa bonne foi, Isabella le fait venir à Locksley. Cependant, Guy a réussi à s'échapper et tente de tuer son ancien maître. Il échoue et s'échappe, ce qui provoque l'arrestation de la jeune femme.

De son côté, Sheridan rejoint Robin à Nettlestone et un combat s'engage entre le maître et son ancien élève. Malheureusement, le hors-la-loi a lâché la couronne aussitôt récupérée par un soldat. Alors que Robin semble prendre le dessus, une troupe de soldats arrive et le maîtrise. En souvenir de leur relation, Sheridan lui laisse la vie sauve et le condamne à l'exil.

Le Prince Jean conduit Isabella au donjon et y trouve Lord Sheridan qui lui restitue sa couronne. Isabella est accusée d'avoir hébergé un opposant au Prince Jean et d'avoir favorisé sa tentative d'assassinat envers le nouveau souverain d'Angleterre. En remerciement des services rendus et pour s'être occupé de Robin des Bois, Sheridan se voit confirmer dans son poste et doit décider du sort d'Isabella.

Les hors-la-loi cherchent Robin et se disputent à propos de ce qu'ils auraient dû faire, Allan reproche à Much d'avoir protégé Kate et ainsi entraîné Sheridan sur la piste de Robin. Ce dernier, sur la route d'Hull, réussit à se libérer. Le Prince réveille l'archevêque pendant que les hors-la-loi conçoivent un plan pour empêcher le couronnement. Robin est de retour au campement, pour la plus grande joie de Kate qui se précipite dans ses bras.

A l'abbaye de Kirklees, le Prince est acclamé par la foule. Il reçoit l'onction puis les différents insignes des Rois d'Angleterre, le sceptre, le globe, le collier puis la couronne ... quand des soldats font irruption dans l'église avec le Roi Richard  Ne pouvant reconnaître les hors-la-loi, Lord Sheridan avoue la supercherie à l'archevêque qui refuse de continuer la cérémonie. Le Prince Jean veut alors se couronner lui-même quand une flèche de Robin fait tomber la couronne à terre. À la surprise générale, Gisborne apparaît bien décidé à tuer le Prince Jean.

Robin tente de l'en empêcher en prédisant la ruine de l'Angleterre et la guerre civile qui s'en suivraient. Isabella s'interpose entre son frère et son Prince. Guy tire sur le prétendant au trône qui tente de s'échapper en rampant mais Isabella se précipite pour le protéger et est blessée à sa place.

Robin tire aussitôt sur Guy et le touche à l'épaule. Alors que l'archevêque menace les combattants de damnation s'ils versent du sang dans l'église, les hors-la-loi abandonnent leurs armes et combattent à mains nues les soldats. Sous les yeux du Prince Jean, Kate récupère la couronne et avec ses compagnons, elle repart dans la forêt.

Le Prince Jean quitte Nottingham avec Sheridan ligoté et Guy reste prisonnier aux mains de sa soeur nommée nouveau Shérif de Nottingham. Elle promet la tête de Robin des Bois au Prince. Les hors-la-loi interceptent le carrosse de l'archevêque lors de son passage dans la forêt et lui remettent la couronne.

 

UN ATELIER A LONDRES EN PLEINE NUIT

Au milieu de dizaines de bougies, Deschamps, très concentré, est assis à sa table de travail. Il utilise un stylet et une loupe articulé. Derrière lui, Lord Sheridan, descend les escaliers, une bougie à la main.

Sheridan : « Où en sommes-nous, Deschamps ?... [Il s’approche] Le Prince Jean ne brille pas par sa patience. »

Deschamps garde le silence. Sheridan regarde par-dessus son épaule.

Sheridan : « Étonnant. »

Il approche sa bougie pour mieux voir le travail de Deschamps mais ce dernier lève la main pour arrêter son geste.

Deschamps : « Attention ! Pas trop prêt la chandelle. »

Sheridan retire sa bougie.

Sheridan : « Vous êtes vraiment un artiste. »

Il pose la bougie sur la table derrière lui et revient près de Deschamps.

Deschamps, satisfait de son travail : « J’ai fini. »

Sheridan : « Aussi habile au scalpel et au pinceau… que je le suis avec une dague. »

Il dégaine sa dague dans le dos de Deschamps.

Sheridan : « Vous ne sentirez rien, mon ami. »

Il attrape Deschamps par le menton et le poignarde dans le dos.

Sheridan : « Vous donnez votre vie mais vous entrez dans l’Histoire. »

Sheridan accompagne Deschamps dans sa chute. Puis il regarde l’œuvre de Deschamps à travers la loupe articulé de l’artisan.

 

FORÊT DE SHERWOOD

Kate est debout, regardant Much et Robin s’entraîner avec des bâtons. Allan a un couvercle rond entre les mains et s’amuse à projeter la lumière du soleil dans les yeux de Kate. Cette dernière essaie de s’en protéger avec sa main gauche.

Kate, agacée : « Allan ! »

Allan, ricanant : « Quoi ? »

Much attaque Robin sur le côté avec son épée.

Robin : « Bien. »

Much réitère son attaque puis Robin contre-attaque. Much pare le coup puis passe à l’offensive mais il arrête son geste avant de toucher Robin.

Robin, furieux : « Oh ! Much ! Sois sérieux ! Ne la joue pas petit bras juste parce qu’on s’entraîne. »

Much : « Je me retiens pour ne pas te faire mal ! »

Mécontent, Robin grimace.

Allan : « Tu ne risques pas de lui faire mal si tu le touches pas ! »

Much regarde Allan de travers.

Kate : « Bon, les gars ? On reprend ? »

Much acquiesce de la tête, prend son bâton à deux mains puis attaque farouchement Robin en criant. Mais avant qu’il n’ait pu atteindre son adversaire, Allan l’aveugle avec le soleil. Robin se baisse et Much finit sa course contre un arbre qu’il percute de plein fouet sous les rires d’Allan. Kate a de la peine pour lui.

Allan : « Éblouissant ! »

Much, allongé par terre : « Oh ! »

Petit Jean et Tuck arrivent en courant du haut de la colline.

Petit Jean : « Robin ?... »

Kate, s’agenouillant près de lui : « Ça va, Much ? »

Petit Jean : « On vient de voir un carrosse royal sur la route du nord. »

Robin court au-devant d’eux.

Tuck : « Avec les armoiries du roi, pas celles du prince. »

Robin, se tournant vers le reste de la bande : « On y va. »

Petit Jean : « Il se dirige vers Nottingham. »

Kate, prenant le bras de Much : « Allez-toi, debout ! »

Allan vient lui donner un coup de main.

Kate : « Allez ! »

Allan, prenant l’autre bras de Much : « Allez, debout. »

Robin, avant de rejoindre Tuck et Petit Jean : « Relevez-le ! »

Kate et Allan remettent Much debout.

Kate : « Allez, Much ! Viens ! »

Kate rit légèrement tout en courant pour rejoindre Robin.

 

NOTTINGHAM

Sheridan est à la tête d’un cortège de soldats qui transporte un cercueil sur leurs épaules. A côté de lui, un soldat tient deux chiens en laisse. Ils traversent la place du marché et arrivent devant les portes de la cour du château. Portant leurs capuches, les hors-la-loi sont soigneusement cachés derrière la foule.

Much, ébahi : « C’est Sheridan ! »

Kate : « Qui, tu dis ? »

Tuck, murmurant : « Le gardien de la couronne. »

Robin, murmurant : « Autrefois c’était le maître d’armes favori du roi… Il m’a formé. »

Le Prince Jean arrive en courant de la cour du château. Il aperçoit le cercueil et feint le chagrin.

Le Prince Jean, mettant la main sur sa bouche : « Oh… »

Les soldats déposent le cercueil sur le sol.

Le Prince Jean : « Non ! [Il s’agenouille et se couche à la tête du cercueil] Non. Non. [Il pleurniche] Non…. Non. »

Isabella se tient derrière Sheridan.

Sheridan : « Peuple de Nottingham !... C’est à vous qu’échoit la tristesse… et également l’immense honneur… d’être les premiers à apprendre… le décès de notre bon Roi Richard. »

Il baisse la tête alors que la foule et les hors-la-loi sont sous le choc.

Sheridan, relevant la tête : « Le cœur de lion a connu une fin glorieuse… en combattant… les infidèles. »

Mais Robin ne semble pas convaincu. Sheridan avance vers le Prince Jean qui lui tend le bras. Il l’aide à se relever.

Le Prince Jean, larmoyant à la foule : « Merci à vous de votre sympathie… et de votre amour. »

Robin fixe méchamment le prince.

Le Prince Jean : « L’Archevêque de Canterbury est en route afin de venir bénir la dépouille de mon frère. Et bien que les circonstances ne soient pas telles que je les aurais souhaitées mais dans le but d’assurer la stabilité et la sécurité de l’État… il va également procéder à mon couronnement. »

Le Prince Jean retourne lentement vers la cour du château.

Sheridan : « LE ROI EST MORT !... LONGUE VIE AU ROI ! »

Il se retourne et s’agenouille face au prince, aussitôt imité par la foule et les soldats.

La foule : « Longue vie au roi ! Longue vie au roi ! »

Petit Jean, s’agenouillant : « A genou. »

La foule : « Longue vie au roi ! »

Les hors-la-loi s’agenouillent sauf Robin qui résiste.

Petit Jean, le forçant à s’agenouiller : « A genou ! Mets-toi à genou ! »

La foule : « Longue vie au roi ! »

Robin s’exécute mais n’est pas ravi des circonstances.

Le Prince Jean à lui-même : « Longue vie à moi. »

Un léger sourire se dessine alors sur ses lèvres.

 

***** Générique *****

 

DANS UNE RUELLE DE NOTTINGHAM

Robin fait les cents pas pendant que Tuck joue avec sa croix.

Tuck : « Si c’est ça la volonté de Dieu, je m’interroge sur son jugement. »

Much : « C’était un grand roi et un grand homme. »

Robin, tournant le dos à la bande : « Tais-toi, Much ! »

Much : « Je suis navré, Robin. »

Robin, se retournant et virulent : « Il n’est pas mort ! C’est impossible ! »

Petit Jean, jetant un regard vers les soldats : « Robin, les soldats... »

Robin : « S’il était mort, je le saurais. Je le sentirais, Jean. »

Petit Jean : « Je sais. »

Tuck : « Ce Sheridan, tu lui fais confiance ? »

Robin, perplexe : « C’était l’un des meilleurs hommes du roi. Mais là, il semble qu’il est rallié le Prince Jean. »

Tuck : « Nous partageons ta peine, Robin. »

Robin : « Il faut que je vois son visage… Je veux en avoir le cœur net. »

Robin se retourne et s’en va. Petit Jean et Tuck échangent un regard inquiet avant de suivre Robin.

 

ABBAYE DE KIRKLEES

Quatre croisés se tiennent debout à chaque coin du cercueil, lui tournant le dos. Le Prince Jean montre la dépouille de son frère à l’Archevêque. Sheridan se trouve derrière le religieux.

L’Archevêque : « Son corps est remarquablement conservé après un mois de mer. »

Le Prince Jean : « Ces maures, ce sont des maîtres embaumeurs de génie. »

L’Archevêque regarde le Prince Jean avec suspicion puis il contourne la tête du cercueil tandis que Sheridan s’avance à côté d’eux. Le Prince Jean craint que l’Archevêque ne les croie pas.

L’Archevêque, se signant : « Requiescat in pace. »

Le Prince Jean à l’Archevêque : « Merci. Désormais, il est auprès de Dieu. »

Le Prince Jean regarde l’Archevêque jusqu’à ce que celui-ci regarde encore une fois le défunt. Le Prince Jean et Sheridan échangent alors un regard complice.

L’Archevêque : « Pourquoi n’en ai-je rien su avant ? »

Il regarde alors Sheridan.

Sheridan : « Le porteur du message est venu me trouver à Londres alors que la dépouille devait arriver le lendemain. Je lui ai fait jurer le secret et puis j’ai pris la route de Hull en pleine nuit pour l’accueillir… [L’archevêque, toujours attentif, passe derrière Sheridan] avant de courir prévenir le Prince Jean. »

Le Prince Jean : « Et il a eu raison à mon avis. Certains pourraient tirer profit de cet interrègne pour servir leurs propres desseins. »

L’Archevêque : « Je vais consulter le conseil du royaume. »

Le Prince Jean : « Je suis l’héritier légitime, non ? »

L’Archevêque prend son temps avant de répondre. Il jette un coup vers Sheridan.

L’Archevêque, regardant le prince : « En effet. »

Sheridan et le Prince Jean échangent un regard. L’Archevêque revient vers eux et longe le cercueil.

L’Archevêque : « Mais auparavant… Il faut qu’a eu lieu des funérailles nationales à Londres. »

Le Prince Jean, longeant l’autre côté du cercueil : « Et elles auront lieues. J’y veillerai personnellement. Londres était le siège du pouvoir de mon frère, après tout… [Il fait face à l’Archevêque] Cependant, le pouvoir, vous le savez, repose sur un équilibre fragile entre le nord et le sud. Et maintenant que la triste nouvelle est connue, le moindre retard pourrait briser cet équilibre. Voilà pourquoi je propose d’installer mon siège à Nottingham, la nouvelle capitale de l’Angleterre. »

Le Prince Jean regarde Sheridan et lui fait un signe de tête, l’invitant implicitement à intervenir auprès de l’Archevêque.

Sheridan, s’approche par derrière de l’Archevêque : « Et la requête n’ayant pas été contestée, je n’ai pas vu d’obstacles à prendre la couronne avec moi. Ainsi tout est en place. »

L’Archevêque regarde le Prince Jean qui arque les sourcils dans l’attente d’une réponse.

L’Archevêque : « Eh bien soit. »

Sheridan : « Nous allons descendre sa dépouille dans la crypte. »

 

ABBAYE DE KIRKLEES

Deux gardes patrouillent dans la cour de l’Abbaye. Lorsque l’un des gardes lui tourne le dos, Tuck sort de l’ombre et souffle dans sa sarbacane. Le projectile atteint le soldat dans le cou. Petit Jean se précipite pour le rattraper avant qu’il ne tombe à terre. Il le tire à l’abri des regards. L’autre garde arrive dans le coin opposé puis retourne sur ses pas. Robin, Much et Allan sortent alors de l’ombre. Robin tire une flèche dans le dos du soldat. Petit Jean l’attrape et l’emmène rejoindre son camarade. Allan, Robin, Much et Kate courent à l’entrée de la crypte. Ils sont rejoints par Tuck.

Robin, murmurant : « Allan. »

Allan s’attèle à ouvrir la porte pendant que les autres font le guet. Il parvient à ouvrir la porte.

Allan : « Bonne chance. »

Robin entre le premier. Kate et Much se présentent en même temps. Much lui fait signe d’entrer la première. Elle s’exécute. Much échange un regard avec Allan avant de disparaître à son tour dans le bâtiment. Tuck referme la porte. Petit Jean, Tuck et Allan gardent l’entrée.

 

INTERIEUR DE LA CRYPTE

Robin et Kate, munis chacun d’une bougie et Much, d’une lanterne, descendent l’escalier conduisant à la crypte. Much s’arrête et frémit à la vue des squelettes.

Much : « Oh !... Y’a plein de morts là-dedans. »

Kate soupire.

Robin : « C’est fait pour, Much ! Bon, on y va ? »

Ils continuent leur chemin.

Much à Kate : « Tu peux me donner la main si tu as peur. »

Kate : « Merci… [Much lui serre trop fort la main] Mais arrête Much, tu me fais mal ! »

Robin se trouve devant le cercueil du roi.

Robin à Much : « Viens. Aide-moi à l’ouvrir. »

Much fait le tour du cercueil et pose sa lanterne. Robin se place à la tête, Much au pied. Robin lui fait un signe de tête pour savoir s’il est prêt. Ils ouvrent le cercueil. Robin lève les yeux au ciel et soupire. Il se prépare mentalement. Much arrive avec sa lanterne et Kate avec sa bougie. Robin enlève le linceul recouvrant le corps.

Robin, triste : « C’est bien lui. »

Much acquiesce lentement.

Much : « Alors c’est vrai ? »

Kate approche sa bougie près du visage du roi.

Robin : « Kate, regarde ce que tu fais ! »

Kate : « Attends ! »

Elle approche sa bougie de l’oreille du roi sous les regards dégoutés de Robin et Much. Mais l’oreille du roi commence à fondre.

Much, dégouté : « Ah !… Oh ! Seigneur ! »

Kate : « C’est de la cire. »

Robin : « Pardon ? »

Kate : « C’est une statue de cire à l’effigie du roi Richard. »

Robin regarde Kate puis le roi et sourit de soulagement.

Robin : « Je le savais... Je savais qu’il était vivant ! »

 

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le Prince Jean fait tourner un noble, ayant les yeux bandés, sur lui-même devant une immense carte de l’Angleterre suspendue sur un mur de la salle. Le prince arrête le noble face à la carte.

Le Prince Jean : « Planter le drapeau dessus et la ville est à vous. »

Le Prince Jean se recule pendant que le noble avance vers la carte. Il tape dans ses mains incitant ses convives à faire de même. Le noble plante son drapeau sur la carte. Le Prince Jean s’approche.

Le Prince Jean : « Ah… C’est Swindon. Je vous le laisse volontiers. [Il attrape le noble et le jette dans la foule] Venez à qui le tour ? Londres est encore à prendre mais Nottingham est intouchable. Vous ne voudriez pas que notre nouvelle capitale soit aux mains d’un ivrogne ? »

La foule rit. Le Prince Jean attrape une grappe de raisin sur la table. Isabella s’approche de lui.

Isabella au Prince Jean : « Alors dites-moi, où un roi voudrait-il planter son drapeau ? »

Le Prince Jean, méchamment : « Dans l’œil d’une flatteuse. »

Mangeant son raison, le Prince Jean fait le tour de la table. Isabella, surprise par sa réponse, le suit quand même.

Isabella : « En fait, je tenais à vous féliciter moi-même, Votre Altesse. »

Le Prince Jean, acerbe : « Je n’en attendais pas moins de votre part. »

Il attrape une autre grappe de raisin.

Isabella : « Et bien sûr, à vous présenter mes condoléances pour votre frère… [Elle se retrouve face à lui] Et vu les lourdes responsabilités nationales qui vont peser sur vous, j’imagine que vous aurez besoin des services loyaux et variés que moi seule serais en mesure de vous offrir en qualité de shérif. »

Le Prince Jean : « Le même genre de services que ceux que vous avez offerts à Robin des bois ? »

Isabella : « Euh non ! »

Le Prince Jean, mangeant un raisin : « Ou que votre frère m’a offert ? »

Il quitte Isabella et se dirige vers la table de victuailles.

Isabella : « Robin et Guy ne comptent pas pour moi. Si l’occasion se présente, j’aimerais vous le prouver. »

Le Prince Jean : « Mais faites donc ! Prouvez-le-moi. Et peut-être euh vous rangerai-je parmi les autres candidats au titre de shérif ? »

Isabella, fronçant les sourcils : « Quels autres candidats ? »

Le Prince Jean, regardant la foule : « Ah ! Sheridan !... [Celui-ci s’incline] mon roc en ses temps troubles. Oh oui. »

Sheridan rejoint le Prince Jean. Ce dernier le prend par les épaules et le presse contre lui.

Le Prince Jean : « N’est-ce pas que vous m’aimez ? »

Sheridan : « Absolument, Votre Altesse. »

Le Prince Jean ricane.

Sheridan : « Peut-être devrions-nous profiter de cette petite diversion pour achever notre travail à l’Abbaye cette nuit pendant que l’Archevêque dort ici ? »

Le Prince Jean : « Hum… [Il met un raisin dans sa bouche et lui montre Isabella] Connaissez-vous Lady Isabella, la sœur de Guy de Gisborne ? »

Isabella sourit par politesse. Sheridan lui prend la main.

Sheridan : « Vous me voyez enchanté. »

Il embrasse la main d’Isabella.

Isabella : « Je n’en doute pas une seconde. »

Le Prince Jean : « Méfiez-vous, Sheridan. Le sang d’un hors-la-loi palpite dans ses veines. »

Isabella n’apprécie pas du tout sa remarque mais le Prince Jean s’en va. Sheridan se penche sur elle et, tout en tenant sa main, l’embrasse sur les deux joues à la grande surprise d’Isabella. Elle retire prestement sa main.

 

EXTERIEUR DE LA CRYPTE DE L’ABBAYE DE KIRKLEES

Tuck imite le bruit d’un oiseau pour prévenir Petit Jean et Allan, faisant le guet devant la porte de la crypte. Allan ouvre la porte et siffle pour prévenir Robin, Much et Kate d’un danger.

 

INTERIEUR DE LA CRYPTE

Robin, Much et Kate entendent le sifflement d’Allan.

Much : « Où est-ce qu’on se cache ? »

Robin : « Replace le couvercle. Le couvercle ! »

Robin pousse légèrement Much qui va se placer au pied du cercueil.

Robin : « Chut ! »

Il souffle ensuite sur la bougie.

 

EXTERIEUR DE LA CRYPTE

Petit Jean et Allan sont devant la porte de la crypte pendant que Tuck fait le guet au coin du bâtiment. Allan siffle à nouveau mais Petit Jean ferme précipitamment la porte.

Petit Jean : « Par ici, viens ! »

Il tire Allan vers le coin du bâtiment à l’opposé de celui de Tuck. Des sabots se font entendre. Les hors-la-loi se cachent dans la pénombre. Le Prince Jean et Sheridan, à cheval mais escortés par six hommes à pied, arrivent devant la crypte.

Le Prince Jean : « Allumez le bûcher dans la clairière, là-bas. »

 

INTERIEUR DE LA CRYPTE

Robin : « Bon, on va faire les morts… »

Kate : « Quoi ? »

Robin, faisant signe à Much : «… Viens ici. »

Robin conduit Much à un caveau.

Robin : « On enlève le couvercle. »

Much, effrayé : « Oh non, pas ça ! Par pitié ! »

Frustré, Robin baisse la tête.

Much : « On est obligé ? »

Robin : « Sauf si tu veux qu’on te mette dedans pour de bon ! Allez, ouvre ! »

Much souffle sur sa lanterne et la pose sur le sol. Kate attend près d’un autre caveau pendant que Much entre dans le sien.

Le Prince Jean, chantant : « Richard ! »

Kate : « Robin !... [Robin l’a rejoint et tente d’ouvrir le caveau] On n’a pas le temps ! Tu vas venir avec moi. »

Tenant une lanterne, le Prince Jean descend les escaliers, suivi de Sheridan. Kate souffle aussitôt sur sa bougie.

Le Prince Jean : « Ri-chard. Ri-Ri riquiqui. Riquiqui. »

Much est dégouté de voir un crâne à côté de son visage. Il secoue la tête en fermant les yeux.

Le Prince Jean : « Nous sommes revenus te chercher… [À côté du cercueil ouvert] Te voilà, mon frère… [À Sheridan] Vous savez ? Je crois que je préfère celui-ci à l’original… Déjà, il ne ment pas celui-là. Il ne joue pas de double-jeu… Et il ne vole pas la place de son frère sur le trône de son père… ou dans le cœur de sa mère… [Il se penche au-dessus de la statue et murmure] J’ai vécu trop longtemps dans ton ombre, mon frère... À mon tour de briller dans la lumière pendant que tu vas brûler dans les flammes de l’Enfer ! »

Furieux, il frappe violemment, et à plusieurs reprises, le visage de la statue. Dans le caveau où il est caché avec Kate, Robin veut dégainer son arme mais Kate l’en empêche.

Robin : « Kate, c’est la seule preuve… »

Kate, lui mettant sa main sur la bouche : « C’est beaucoup trop dangereux. »

Le Prince Jean s’arrête. Il respire fortement en regardant les dégâts qu’il a causés sur la statue. Sheridan, à ses côtés, le regarde avec inquiétude.

Le Prince Jean : « Ce n’est rien. Nous n’avons plus besoin de son cadavre de toute façon. L’Archevêque a vu assez de la beauté de mon frère pour proclamer la nouvelle sans en douter. »

Sheridan, évitant le regard du prince : « Dans ce cas, nous devrions procéder à la suite sans attendre. »

Le Prince Jean : « Vous n’avez aucune arrière-pensée, hein, Sheridan ? »

Sheridan, regardant le prince : « Non, aucune. »

Le Prince Jean : « Vous semblez nerveux… [Il passe son bras dans le dos de Sheridan] »

Sheridan : « Euh non. »

Le Prince Jean : « Gardes ! [Il passe derrière Sheridan] Prenez le cercueil. »

Les gardes arrivent pour prendre le cercueil.

Le Prince Jean à Sheridan : « Si quelqu’un vous demande où est la dépouille, elle est partie à Londres pour les funérailles nationales voulues par l’Archevêque… »

Dans leur caveau, Kate retire sa main de la bouche de Robin. Se sentant impuissant, Robin repose sa tête en écoutant attentivement les propos du prince.

Le Prince Jean : «… et lorsqu’on découvrira qu’il n’y a pas de dépouille… [Il prend la lanterne posée sur le cercueil] il sera trop tard. »

Il quitte la crypte.

 

MANOIR DE LOCKSLEY

Isabella entre avec un candélabre dans les mains. Une servante la suit puis ferme la porte.

Isabella : « Et puis qu’est-ce que ce Sheridan connait de Nottingham ! »

Elle pose le candélabre sur la table et se frotte la joue en repensant au baiser que lui a donné Sheridan.

Isabella : « Cette vieille baderne bornée ! »

Gisborne, sortant de l’ombre derrière elle : « Bonjour, ma sœur. »

Isabella attrape un couteau sur la table devant elle et, sans se retourner, donne un coup de couteau par-dessus son épaule à Gisborne, juste derrière elle, le blessant ainsi à la main. Criant de doubleur, il pousse violement Isabella sur la table. Elle glisse le long de la table et se retrouve contre le mur. Gisborne dégaine son épée et frappe sur la table, là où se trouvait sa sœur quelques secondes plus tôt.

Isabella : « Guy, doucement. Attends, s’il te plaît. »

Gisborne : « Pour que tu me trahisses encore ! »

Il avance vers Isabella. Elle le fuit.

Isabella : « Tu n’as eu que ce que tu mérites. »

Gisborne l’attrape par les cheveux.

Isabella : « Non ! »

La servante, effrayée, recule. Gisborne coince Isabella contre un poteau, la tenant par la gorge, son épée pointée sur elle, prête à l’embrocher.

Gisborne : « Et maintenant… À ton tour, d’avoir ce que tu mérites. »

Isabella, calme : « Alors tue-moi. Tu l’as déjà fait quand je n’étais qu’une enfant de toute manière. »

Gisborne : « C’est ça ta dernière pensée avant de mourir ? »

Isabella : « Oui… Vas-y. Finissons-en. Abrège nos souffrances à tous les deux. »

Gisborne charge sa sœur mais au lieu de la poignarder, il plaque son épée contre sa gorge.

Isabella : « Mais vas-y ! »

Gisborne ne fait rien. Il regarde sa sœur sans rien dire. Elle lève alors les yeux vers lui.

Isabella : « Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? »

Gisborne baisse les yeux, l’air coupable.

Isabella : « On peut peut-être changer tout ça ? »

Gisborne lève les yeux sur elle. Son regard a changé.

Isabella : « Le Roi Richard est mort. Le Prince Jean est sur le point de se faire couronner. »

Gisborne, incrédule : « Qu’est-ce que tu dis ? »

Isabella : « C’est la vérité. Je peux t’aider. »

Gisborne : « Comment veux-tu m’aider ? »

Isabella : « En plaidant ta cause. Mais pour ça, tu as besoin de moi en vie. Tue-moi et tu tues ta dernière chance auprès du nouveau roi. Laisse-moi la vie et nous pourrons tous les deux obtenir ce que nous voulons. »

Gisborne la regarde en réfléchissant puis commence à s’écarter lentement d’elle.

 

INTERIEUR DE LA CRYPTE

Robin et Much aident Kate à sortir du caveau où elle s’était cachée avec le chef des hors-la-loi.

Robin : « Il faut qu’on les empêche de le brûler. »

Much : « Comment ? Ils sont je ne sais pas combien. »

Robin, arquant les sourcils : « Il nous faudrait une cape. »

Ne comprenant pas, Much fronce les sourcils.

 

CLAIRIERE PRES DE L’ABBAYE

Deux soldats surveillent le cercueil se consommant sur un bucher. Des chevaux hennissent. Les soldats se retournent. Le Prince Jean et Sheridan les rejoignent. Restant sur leurs chevaux, ils tournent autour du bucher.

Le Prince Jean : « Bien… Bien. »

Sheridan : « Veillez à ce que tout brûle et qu’il ne reste rien. »

Les soldats : « A vos ordres. »

Le Prince Jean et Sheridan s’en vont. Les deux soldats se dirigent vers un banc à proximité du feu.

Soldat 1 : « On va s’assoir. »

Soldat 2 : « Ouais. T’as raison. »

Ils s’assoient sur le banc.

Soldat 1 : « Allez… Au moins, il fait chaud. »

Soldat 2 : « Ouais. On est pas mal. »

Ils réchauffent leurs mains. Derrière eux, un gémissement lent et lugubre se fait entendre.

Soldat 1 : « T’as entendu ? »

Soldat 2 : « Ouais. »

Les deux soldats se regardent puis se retournent. Ils se retrouvent alors devant un gigantesque squelette, recouvert d’une cape, se dirigeant vers eux et criant d’une façon très aigue. Les soldats s’enfuient en hurlant.

Soldat 1 : « Dépêche-toi ! »

Le squelette se déshabille. Il s’agit en fait de Kate, montée sur les épaules de Much. Le reste de la bande les rejoint pour les aider à se départir de l’immense cape.

Much : « Tuck ! »

Tuck, prenant Kate dans ses bras : « Je suis là. »

Il l’aide à descendre des épaules de Much à son grand soulagement. Robin se précipite sur le cercueil.

Petit Jean, à l’autre bout du cercueil : « Prêt ! »

Robin accroche un linge à la poignée brulante du cercueil.

Robin et Petit Jean : « Un… deux… trois. »

Les deux hommes le soulèvent et le posent au sol près du bucher. Ils l’ouvrent. La statue de cire est méconnaissable. La cire a complétement fondu sur les os du squelette.

Kate : « On arrive trop tard. »

Much : « On peut encore prévenir l’Archevêque, lui dire la vérité. »

Robin, frustré : « Sauf qu’il pense avoir vu le corps. Ça va être notre parole contre la leur ! »

Tuck : « On ne le laissera pas prendre le pouvoir. Il faut qu’on l’en empêche. Qu’on l’assassine s’il le faut. »

Robin : « Si on l’assassine, Tuck, on risque une invasion ! Voire une guerre civile ! »

Tuck : « Mais c’est de la trahison ! »

Robin : « Je sais ! Et j’en suis aussi horrifié que toi. Mais en l’absence de Richard, le Prince Jean est notre seul chef ! »

Tuck : « C’est très bien tant qu’il reste prince. Mais en tant que roi, il pourra promulguer des lois. Dire ce qu’il veut, faire ce qu’il veut, dépenser ce qu’il veut. »

Robin : « Donc, si vous êtes d’accords, on va l’empêcher d’être roi. »

Petit Jean : « Et comment ? »

Robin réfléchit quelques secondes.

Robin : « Eh bien pour qu’un couronnement se fasse, il faut une couronne. On est d’accord ?... Donc nous allons voler la couronne. »

 

QUARTIER DU SHERIF AU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le Prince Jean tient la couronne entre ses mains. Il la regarde avec attention. Sheridan se tient à ses côtés.

Le Prince Jean : « Comment avez-vous pu résister en l’ayant sous les yeux tous les jours, hein ? »

Sheridan : « C’est que je ne suis qu’un soldat. Pas un roi. »

Le Prince Jean : « Moi, grâce à votre aide, je vais en être un très bientôt. »

Il sourit légèrement à cette idée.

Le Prince Jean, tenant la couronne à Sheridan : « Vite. Vite. Enfermez-la. Je me méfie de moi… [Sheridan récupère la couronne en s’inclinant] Je dois attendre que l’heure soit venue… [Sheridan emporte la couronne] Quand le monde entier me verra enfin rayonner dans le rôle auquel je suis destiné. »

Sheridan s’approche d’un coffre en bois dont le couvercle est ouvert. Il place la couronne au centre du coffre sous le regard envieux du Prince Jean puis referme le couvercle.

 

MANOIR DE LOCKSLEY

Le lendemain matin, Gisborne est assis à table. Il verse de l’eau dans une coupe tout en mangeant du pain.

Isabella, descendant les escaliers : « Tu as bien dormi ? »

Gisborne, portant la coupe à sa bouche : « Oui mais que d’un œil. »

Isabella, se tirant une chaise : « Si on travaille ensemble maintenant, il va falloir apprendre à baisser la garde. »

Elle s’apprête à s’assoir lorsqu’elle voit la blessure à la main de Gisborne. La servante apporte un bol et une boite en bois qu’elle dépose sur la table.

Isabella : « Ça doit faire mal. »

Gisborne : « Une égratignure. C’est rien. »

Isabella : « Montre. »

Isabella lui tend la main afin qu’il lui montre sa main blessée. Gisborne soupire mais obéit.

Gisborne : « Alors ? »

Isabella examine sa blessure.

Gisborne : « Comment puis-je retrouver la faveur du nouveau roi ? »

Gisborne boit une gorgée pendant qu’Isabella rapproche le bol que la servante avait posé sur la table.

Isabella, attrapant un morceau de tissu : « J’ai décidé de plaider ta cause auprès de lui. »

Étonné, Gisborne lève les yeux sur elle.

Isabella : « À une condition… [Elle regarde Gisborne] j’ai besoin que tu me présentes des excuses. »

Gisborne : « Tu veux des excuses ?... Et pourquoi ? »

Isabella : « Tu sais très bien pourquoi. »

Gisborne : « Isabella, si je n’avais pas arrangé ton mariage, nous croupirions tous les deux je ne sais où en France sans un sous et sans une terre à notre nom. »

Isabella : « Plutôt ça que d’être avec cet homme. »

Gisborne : « Non ! Si tu n’as pas su faire ce qu’il fallait pour profiter de ta chance, tant pis. »

Isabella fronce les sourcils et prend une petite fiole dans la boite en bois que la servante avait posée sur la table.

Gisborne : « En fait, c’est grâce à moi s’il nous reste encore un peu d’espoir… »

Isabella vers le contenu de la fiole sur la blessure de Gisborne.

Gisborne : «… alors au lieu de perdre du temps, je propose qu’on réfléchisse à ce que tu vas dire au prince. »

Isabella replace la fiole dans la boîte et nettoie la blessure avec le morceau de tissu.

Isabella : « Je me disais que… je pourrais t’administrer une drogue et te livrer au prince. »

Gisborne : « Qu’est-ce que tu dis ? »

Isabella : « J’étais disposée à te pardonner mon frère… mais tu ne mérites pas mon absolution. »

Soudain, Gisborne se sent mal. Il gémit légèrement et regarde dans sa coupe s’il n’y avait pas de poison à l’intérieur.

Isabella : « Oh, non, non, non. Ce n’est pas ce que tu as bu… [Gisborne fait tomber sa coupe puis lève les yeux vers elle] C’est par ta blessure ! »

Gisborne s’effondre sur la table en gémissant.

Isabella : « Directement dans ton sang, c’est mieux. »

Alors que la servante descend les escaliers, Isabella prend la fiole entre ses mains.

Isabella : « Racines de valériane concentrée… »

Gisborne est affalé sur la table, les yeux ouverts et le teint pâle.

Isabella : « De quoi assommer un cheval... Je vois mal Lord Sheridan penser à une chose pareille. »

Baissant le regard sur son frère, elle sourit.

 

AUBERGE TRIP INN

Sheridan boit et rit en compagnie de compagnons de beuveries. Allan, déguisé en serveur, tire le rideau et hoche rapidement la tête en direction de Robin, assis dans un salon particulier, à l’écart, puis il s’adresse à Sheridan.

Allan, invitant Sheridan à passer derrière le rideau : « Un salon particulier ? »

Sheridan : « Une autre tournée pour mes amis. Ils ont soif. »

Légèrement ivre, il tapote l’épaule d’Allan avant d’entrer dans le salon particulier. Il pose sa main contre le mur pour ne pas tomber. Au fond de la pièce, Robin portant une cagoule s’adresse à lui.

Robin : « Bonjour, maître. »

Il soulève sa capuche. Sheridan, surpris, pose ses deux mains sur la table.

Sheridan : « Robin de Locksley. »

Robin : « Ch-Ch-Chut… [Restant assis, Robin se rapproche de Sheridan] Je vous prie de m’excuser pour le décor… [Il sourit]… mais je ne suis pas dans les petits papiers des gardes. »

Sheridan s’assoit à la table.

Sheridan : « Donc, c’est bien vrai… [Il rit] On m’a parlé de ta vie de sauvage. »

Robin : « J’ai songé que ce serait bien de boire à la santé… de notre défunt roi… [Il glisse une coupe devant Sheridan] Je suppose que vous avez dû être aussi affecté que moi par la nouvelle. »

Sheridan : « Absolument… [Il prend la coupe] Seulement, nous devons regarder vers l’avenir. »

Il trinque avec Robin puis ils boivent une gorgée.

Sheridan : « Tu ne vas pas me causer le moindre ennui, n’est-ce pas ? »

Robin : « Comment ça ? »

Sheridan : « J’ai aussi entendu dire que tu avais causé quelques soucis au prince. »

Robin ricane.

Sheridan, souriant : « En qualité de nouveau shérif de Nottingham, je ne peux pas tolérer ce genre de choses. »

Robin : « Donc euh… Le nouveau shérif, ça va être vous ? »

Sheridan, plantant violement sa dague entre le pouce et l’index de Robin : « Et des plus stricts avec ça ! »

Il rit bruyamment. Robin rit en se moquant de lui. Sheridan reprend sa dague.

Robin : « Un travail sans beaucoup de joie. Ça ne ressemble pas au Lord Sheridan, gardien de la couronne, que je connais. »

Sheridan : « La couronne est encerclée par des hors-la-loi. Là où les hors-la-loi craignent tous d’aller. »

Sheridan ricane. Robin hausse les sourcils pendant qu’Allan les surveille de derrière le rideau.

Robin : « Bon. Si vous êtes content avec le prince, je ne vois pas quels problèmes je pourrais avoir. »

Allan cède sa place à Kate.

Sheridan : « Au Roi Jean ! »

Il trinque avec Robin. Kate entre alors dans le salon particulier.

Kate, feignant l’ivresse : « Alors ? C’est une petite fête privée ou c’est ouvert à tous ? »

Robin : « Kate, je t’avais dit t’attendre dehors ! On a à discuter. »

Kate ricane et vient à côté de Sheridan.

Robin : « Je vous prie de m’excuser. »

Sheridan, attrapant le bras de Kate : « Non. Non. C’est rien… [Ne lâchant pas Kate] Je vous en prie. »

Allan assiste à la scène depuis derrière le rideau.

Sheridan : « Garçon ! »

Allan se présente aussitôt.

Allan : « M’sieur ? »

Sheridan : « Hydromel. »

Kate : « Vous. Vous allez me faire tourner la tête. »

Sheridan a les yeux rivés sur le décolleté de Kate.

Robin : « Kate, c’est une conversation privée ! »

Pendant ce temps, Allan commence à couper la ficelle qui retient les clés à la ceinture de Sheridan.

Robin, pointant la sortie : « Je t’ai dit d’attendre dehors ! »

Ivres, Sheridan et Kate continuent de ricaner. Puis Kate, chancelante, s’assoit brusquement près de Robin renversant sa coupe.

Sheridan : « Oh ! Tu es mouillé Locksley. »

Allan a fini son travail : Il a récupéré les clés de Sheridan.

Robin : « Excusez-moi. Je vais aller nettoyer ça. Je reviens. »

Il se relève en regardant Allan.

Sheridan à Kate : « Eh bien… Ravissante. »

Kate : « C’est vrai ? »

Allan donne les clés à Robin.

Kate : « Oh merci. »

Sheridan : « Vous êtes délicieuse, vous êtes à croquer. »

Allan quitte le salon en surveillant attentivement Sheridan et Kate.

 

ENTREE DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Petit Jean conduit un cheval tirant une charrette jusqu’à l’entrée de la cour du château. Il s’arrête devant le garde pendant que Much attend derrière.

Petit Jean, pointant du doigt la rose sur la tête du cheval : « Des roses, camarade… pour le couronnement. »

Le soldat : « C’est bon. »

Le soldat prend le cheval par l’encolure et le tire à l’intérieur de la cour.

Petit Jean, faisant demi-tour : « Merci beaucoup. »

Il rejoint Much qui, un brin d’herbe dans la bouche, scrute les environs.

 

À l’intérieur de la cour, Tuck et Robin, cachés sous les roses, sortent de la charrette.

Tuck : « Attention, ça pique. »

 

DANS UN COULOIR DU CHÂTEAU

Robin et Tuck marchent dans un couloir jusqu’à ce qu’ils entendent le Prince Jean. Ils courent se cacher.

Le Prince Jean : « Voilà, j’ai choisi pour thème à mon couronnement… »

Robin : « Vite. »

Robin et Tuck sautent sur un petit muret, délimitant le couloir, et se cachent derrière une colonne pendant que le Prince Jean et l’Archevêque arrivent sur eux.

Le Prince Jean : «… de l’ombre à la lumière. Et je veux que tous les gardes portent des boucliers miroitants pour refléter l’éclat de mon pouvoir au loin. »

L’Archevêque : « Je me demande si cette opulence est appropriée quand le peuple crève de faim. »

Le Prince Jean : « Je lui offre un modèle vers lequel aspirer, monsieur l’Archevêque… [L’Archevêque se montre sceptique] Bon d’accord. Je veux bien transiger au lieu des diamants, mettons des rubis. »

Les deux hommes s’éloignent de la cachette de Robin et Tuck. Ces derniers sortent de l’ombre.

Tuck, montrant le prince : « C’est encourageant de voir qu’il a mis le doigt sur les vrais problèmes. »

Robin : « Si tu étais Sheridan, où est-ce que tu cacherais la couronne ? »

Tuck : « Tu le connais mieux que moi. »

Robin : « Apparemment non. »

Tuck : « Voyons Robin, fais-toi confiance. »

Robin, réfléchissant : « Qu’est-ce qu’il m’a dit ?... ‟Encerclée par des hors-la-loi… là où les hors-la-loi craignent tous d’aller.″ [Robin et Tuck se regardent l’un l’autre] C’est… »

Robin et Tuck : « Les cachots ! »

Robin : « On y va ! »

Robin saute du petit muret et se dirige vers les cachots.

 

CACHOTS DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le geôlier marche le long des cellules en agitant un morceau de viande. Les prisonniers tendent les bras à travers les barreaux pour tenter de s’en emparer.

Le geôlier, les narguant : « Tiens. » 

Un prisonnier : « J’en veux ! J’en veux ! »

Il pose la viande sur la table mais le sifflement d’une flèche se fait entendre. Le geôlier se fige puis s’écroule sur la table, la tête dans son assiette et une flèche dans le dos. Robin et Tuck entrent.

Robin : « Tuck, prends-lui ses clés. »

Tuck : « J’y vais. »

Les prisonniers : « Aidez-nous… Monseigneur… Sortez-nous de là. »

Sous l’œil intéressé des prisonniers, Tuck s’empare des clés du geôlier pendant que Robin enlève son carquois. Ayant trouvé les clés, Tuck ouvre les portes d’une des cellules à l’intérieur de laquelle se trouve le coffre en bois contenant la couronne. Mais il est protégé par un système de fils tendus à travers la pièce. Robin regarde le dispositif puis vers le geôlier.

Robin : « Attends. »

Il se dirige vers la table du geôlier.

Robin, tapant l’épaule du geôlier : « Désolé, vieux. »

Il prend le morceau de viande et retourne près de Tuck. Ce dernier est surpris de le voir avec ce pilon. Robin touche un des fils avec le pilon et une flèche vint le transpercer.

Robin, regardant le pilon : « Ça risque d’être un peu plus long que prévu, on dirait. »

 

AUBERGE TRIP INN

Riant bêtement, Kate et Sheridan reposent bruyamment leurs pintes sur la table. Sheridan essuie sa bouche avec sa main.

Kate, ivre : « Un autre ? »

Sheridan : « Non, il faut que j’y aille. Je dois procéder aux préparatifs du couronnement. »

Sheridan se lève en chancelant. Kate bondit jusqu’à lui.

Kate : « Non ! »

Sheridan : « Où est Robin ? »

Kate, reprenant son comportement d’ivrogne : « Attends, je te laisserai t’en aller que si tu réussis à me battre au bras de fer. »

Les deux compères rient.

Kate : « Oh allez ! T’as vu ces gros muscles. Tu ne crains rien contre quelqu’un de mon gabarit. »

Elle s’assoit et se prépare à l’affronter au bras de fer.

Sheridan, toujours debout : « Ma foi… [Il agrippe sa main et s’assoit lentement près d’elle] si tu insistes… Oh ! Oh ! »

Kate se sert de ses deux mains pour gagner. Sheridan la laisse faire et tombe sur elle. Tous les deux se mettent à rire. Allan arrive sur ses entrefaites.

Allan : « Hé !... [Il attrape Sheridan et l’écarte de Kate] Lâchez-la, vous ! »

Sheridan, poussant Allan : « Ne me touche pas ! »

Kate : « Allan ! »

Allan : « Un plan est un plan, Kate. Mais là, il va trop loin. »

Sheridan fait face à Allan, la main sur son épée, prêt à dégainer.

Sheridan : « Un plan ? Quel plan ?... [Il palpe sa ceinture] Mes clés ! Locksley ! »

Kate attrape une pinte et la brise sur le crâne de Sheridan.

Sheridan, avant de s’effondrer : « Oh ! »

Kate à Allan : « Sauvons-nous ! »

Allan donne un coup de pied dans les côtes de Sheridan, couché par terre, se tenant la tête avant de quitter l’auberge avec Kate.

 

CACHOTS DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Robin a retiré sa veste puis est passé derrière le premier fil. Il enlève sa ceinture et la donne à Tuck avant d’attaquer la prochaine étape.

Robin, se tournant vers le coffre : « Bon, allez. »

Il se frotte les mains, crache dedans puis se frotte à nouveau les mains. Il commence par ramper sur la pierre afin de passer les premiers fils devant lui. Il roule sur lui-même puis se relève et enjambe le fil suivant. Il se met sur le ventre comme pour faire des pompes puis sautillent légèrement afin de se déplacer horizontale vers la gauche. Il se relève, enjambe le fil suivant puis fait une roulade avant de se retrouver devant le coffre. Faisant attention aux fils qu’il l’entoure, Robin se remet lentement debout, tout en admirant le coffre de bois, devant lui. Tuck jette un coup d’œil sur le côté pour vérifier qu’il n’y a pas de danger puis reporte son attention sur Robin. Robin sort les clés de Sheridan, en choisit une qu’il glisse dans une fente se trouvant en haut à droite du panneau avant du coffre. Il tourne la clé et la partie centrale du panneau avant s’ouvre.

Tuck : « Robin ! Allez, dépêche-toi ! »

Robin se retourne vers Tuck, impatient. Robin glisse ensuite sa main dans l’ouverture en restant attentif à ce qu’il touche. Il retire sa main et aperçoit un scorpion noir marcher sur le dos de sa main. Il secoue la main pour s’en débarrasser mais touche un fil derrière lui. Plusieurs flèches sont tirées à travers la pièce.

Tuck : « Attention ! »

Robin se retourne et lui jette un regard consterné.

Robin : « Merci ! »

Tuck sourit. Robin choisit alors une seconde clé qu’il glisse dans une fente sur le côté gauche du coffre. Un petit panneau, à côté de la serrure, glisse en arrière. Robin veut y glisser la main mais il a un petit moment d’hésitation. Il sourit, réfléchit quelques secondes puis se persuade de continuer. Il y glisse la main rapidement et attend de voir ce qu’il se passe. La section centrale du panneau du haut se soulève lentement. Prudemment, Robin soulève le couvercle. À l’intérieur de la cavité, il trouve la couronne royale mais au milieu d’une dizaine de scorpions.

Robin : « Alléluia. »

Tuck sourit. Prudemment, Robin écarte quelques scorpions et s’empare de la couronne. Il se retourne vers Tuck et lui présente la couronne tout en faisant comiquement une révérence.

Sheridan, proche des cachots : « LA COURONNE ! ARRÊTEZ-LE »

Tuck et Robin cherchent du regard l’endroit où se trouve Sheridan puis Robin fonce devant lui, coupant tous les fils. Des flèches traversent alors la pièce. Robin parvient à toutes les éviter puis Tuck et lui s’enfuient. Le Prince Jean arrive peu de temps après. Il entre par une porte débouchant directement à côté du coffre en bois. Il constate avec stupeur que le coffre est ouvert. Horrifié, il s’approche du coffre. L’Archevêque le suit de près avec un rictus de satisfaction. Puis vient ensuite Sheridan.

Le Prince Jean : « Oh !... Oh ! Robin des bois ! »

L’Archevêque, à côté du prince : « Il ne peut y avoir de couronnement sans la couronne. »

L’alarme du château retentit. L’Archevêque, plutôt satisfait, se retourne et s’éloigne.

Le Prince Jean, le suivant et gémissant : « Attendez. Je suis sûr qu’on peut en fabriquer une, s’il le faut. J’en connais chaque détail par cœur. »

L’Archevêque : « Cette couronne fut faite pour le couronnement d’Édouard le Confesseur. Elle ne peut être remplacée. »

L’Archevêque quitte les cachots. Le Prince Jean, impuissant, s’arrête à la grille d’entrée.

Le Prince Jean, gémissant : « Sheridan. »

Sheridan : « Je vais la récupérer. Locksley a fait partie de mes élèves. »

Isabella, le sourire aux lèvres, descend les escaliers conduisant aux cachots.

Le Prince Jean : « Qu’est-ce que vous attendez, espèce de vieil imbécile ! Rapportez-moi cette couronne avant le couronnement ou j’aurai votre tête ! »

Sheridan s’en va en grognant.

Isabella : « Sire, j’ai une excellente nouvelle pour vous. »

Le Prince Jean : « Eh bien, j’espère ! »

Le Prince Jean quitte à son tour les cachots suivi d’Isabella. Une fois certain qu’ils sont partis, Robin et Tuck sortent de leur cachette. Ils s’étaient cachés derrière un groupe de prisonniers dans une des cellules des cachots. Robin sourit.

Tuck : « Je n’ai jamais bien compris ce que tu lui trouvais. »

Robin : « Non ?… C’est bon, les amis. [Il ouvre la porte de la cellule et donne les clés à l’un des prisonniers] Vous pouvez sortir maintenant. »

Un prisonnier : « Merci. »

Robin, tapotant l’épaule du prisonnier : « Bonne chance. »

Robin et Tuck sortent de la cellule.

 

CAMP DES HORS-LA-LOI

Kate fait les cents pas tout en se recoiffant.

Allan, gentiment : « Kate ! »

Kate : « Écoute, si Robin se fait prendre, ce sera ta faute ! »

Allan : « J’ai cru que t’étais en danger. »

Kate : « Je maitrisais parfaitement la situation. »

Petit Jean, faisant le guet depuis l’observatoire : « Ils sont là ! »

Il descend de la plateforme au moment où Robin et Tuck arrivent en courant.

Much : « C’est bon ? »

Tuck : « On a la couronne. »

Robin soulève fièrement un sac de jute. Toute la bande saute de joie.

Tuck : « Mais ils nous suivent avec des chiens. »

Robin : « Je dois prendre un cheval à Nettlestone… [Secouant le sac] et rapporter cette couronne à Londres. »

Robin passe devant Petit Jean et se dirige au fond du campement.

Petit Jean : « Londres ? »

Robin, revenant sur ses pas : « Le roi doit encore avoir des fidèles là-bas… Je reviens. »

Il quitte le camp.

Tuck : « On se charge des gardes ! »

Kate : « Bonne chance ! »

 

FORÊT DE SHERWOOD

Sheridan, tenant deux chiens en laisse, conduit une escouade de gardes à pied et à cheval.

Sheridan : « J’ai enduit la couronne d’un parfum spécial. »

La voix de Much : « Sheridan ! »

Portant un manteau à capuche, Much sort de derrière un arbre en tenant un sac de jute à la main.

Sheridan, dégainant son épée, aux soldats : « Attrapez-le ! »

Much s’enfuit en courant. Allan arrive sur les hauteurs.

Allan : « Un peu d’hydromel, monsieur ? »

Sheridan : « Suivez-le sac ! »

Tuck sort à son tour de derrière un arbre et lève un sac de jute.

Tuck : « Oui mais lequel ? »

Sheridan : « Les deux. »

Kate, sortant de derrière un arbre et levant un sac de jute : « Hé ! C’est ça que vous cherchez ? »

Sheridan : « Il y en a encore un ! »

Petit Jean, se montrant à son tour : « Hé ! Le vieux ! »

Petit Jean ricane et s’enfuit.

Sheridan, furieux : « Arrêtez-les tous ! »

Les soldats s’éparpillent dans toutes les directions.

 

MANOIR DE LOCKSLEY

Une servante entre dans la chambre où Gisborne, inconscient, est bâillonné et attaché solidement au lit. La servante se rend jusqu’à la fenêtre et regarde à l’extérieur puis se tourne vers le prisonnier. Elle sourit. Elle se penche sur lui mais Gisborne ouvre brusquement les yeux et arrive à l’attraper à la gorge.

 

FORÊT DE SHERWOOD

Allan court, poursuivi par deux soldats à pied. Il passe à côté d’un arbre derrière lequel Tuck s’est caché. Lorsque les deux premiers soldats sont passés, Tuck sort de sa cachette et fait face à deux autres soldats.

Tuck, levant son sac de jute : « La couronne ! La couronne ! »

Tuck part dans une autre direction que celle prise par Allan. Il est poursuivi par les deux soldats. Il passe à son tour à côté de Much, caché derrière un arbre. Much tourne la tête du côté de Kate, cachée elle aussi à proximité.

Kate, murmurant : « Vas-y ! »

Much s’en va en courant, laissant Kate toute seule. Sheridan et un autre soldat arrivent, sans faire de bruit, derrière elle. Sheridan l’attrape par derrière et lui prend son sac qu’il donne au soldat. Ce dernier met sa main dans le sac et hurle de douleur. Il retire sa main prise dans un piège à souris.

Kate : « Vermine ! »

Kate se débat mais Sheridan la plaque contre un arbre pendant que le soldat se débarrasse du piège.

Sheridan : « Où est la couronne, hein ? »

Kate : « Quelle couronne ? »

Sheridan l’attire vers lui, met son bras autour de son cou et dégaine son poignard qu’il pointe sur les côtés de la jeune fille.

Kate : « Ôtez vos sales pattes de là ! »

Affolé, Much accourt vers eux.

Much, levant son sac dans les airs : « Sheridan ! »

Sheridan : « Donne-moi la couronne ou cette ribaude est morte ? »

Kate, offensée : « Ribaude ? »

Much entend le grognement des chiens.

Much, tournant la tête sur le côté : « Des chiens. »

Un soldat avec deux chiens en laisse arrive près d’eux.

Much : « Euh… »

Kate : « Dépêche-toi, cours ! »

Much, voulant se montrer brave : « Non !... [Désignant son sac qu’il tient toujours en l’air] Elle est là ! »

Le soldat, à la main blessée, attrape le sac et l’ouvre. Sheridan jette un coup d’œil vers les chiens qui aboient.

Sheridan : « Attendez. Les chiens ! »

Le soldat sort une poignée d’orties du sac de Much et hurle de douleur. Kate se libère en donnant un coup de coude à Sheridan.

Kate, s’enfuyant : « Viens vite, Much ! »

Much, donnant un coup de pied au soldat : « Frotte avec des feuilles d’oseille. »

Kate et Much s’enfuient en courant. Le soldat veut les poursuivre.

Sheridan, plié en deux par la douleur que Kate lui a infligée : « Laissez-les ! Il nous faut Robin des bois ! »

Les chiens sautent en grognant. Sheridan se relève et marche vers le soldat qui tient les chiens en laisse.

Sheridan : « Lâchez-les chiens ! Ils ont flairé la trace. Suivons-les ! »

Il se dirige vers les soldats tenant les chevaux par la bride.

 

MANOIR DE LOCKSLEY

Isabella conduit le Prince Jean dans la chambre où elle retient Gisborne, prisonnier.

Isabella : « Je tenais à vous offrir un cadeau très personnel pour votre couronnement. »

Elle contourne le lit sans le regarder.

Le Prince Jean, entrant : « Et donc vous m’entraînez dans votre chambre à coucher ? »

 Isabella : « Je vous donne mon frère… [Elle retire le drap recouvrant une personne et fièrement] Guy de Gisborne. »

Mais à sa place, se trouve la servante, ficelée et bâillonnée. Isabella est sous le choc. Pendant ce temps, Gisborne sort de l’ombre et se rue sur le Prince Jean. Il le prend par derrière et pointe une dague sur sa poitrine.

Isabella : « Oh !... Guy ! »

Gisborne, reculant vers la sortie : « Bouge pas ! »

Isabella : « GARDES ! »

Deux soldats entrent dans la pièce.

Gisborne aux gardes : « Mettez-vous dans le coin ! »

Les gardes obéissent.

Gisborne : « Regarde ce que tu me fais faire, Isabella. Vous m’avez trahi... »

Gisborne pousse le Prince Jean sur le poteau du lit où il se cogne le nez.

Gisborne : «… Tous les deux ! »

Le Prince Jean : « Oh…Oh. »

Gisborne s’enfuit par la porte et renverse l’étagère du couloir, bloquant ainsi les soldats dans la chambre.

Isabella : « Ça va, Sire ? »

Le Prince Jean : « Gardes ! Arrêtez-la !... [A Isabella] Si je suis défiguré pour mon couronnement… »

Les soldats prennent chacun un bras d’Isabella. Le Prince Jean s’en va.

Isabella : « Sire ! »

 

ECURIES DE NETTLESTONE

Robin sort de la forêt en courant, suivi par deux cavaliers. Ils se cachent sous le préau d’un bâtiment. Les deux soldats passent devant lui sans le voir. Robin dégaine son épée. Sheridan passe alors le coin du bâtiment, l’épée à la main, suivi du soldat et ses deux chiens.

Robin : « Les idiots. »

Robin quitte sa cachette et retourne vers la forêt. Sheridan court derrière lui sans faire de bruit et veut lui prendre le sac des mains. Mais Robin sent le coup venir et, d’un geste rapide, il se retourne et place son épée sur le cou de Sheridan. Mais ce dernier fait de même et place son épée sur le cou de Robin. Soudain, Robin pousse l’épée de Sheridan qui fait un tour sur lui-même et ramène son épée sur Robin. Pour l’éviter, Robin le bloque avec son bras tenant le sac. Ce dernier s’envole et finit dans l’herbe. Le soldat, venu avec Sheridan, amène les deux chiens sur le sac qu’ils reniflent avec intérêt. Robin et Sheridan ont repris leur position initiale : Épée contre la gorge de l’adversaire.

Robin : « Vous les avez bien dressés. »

Sheridan : « Mieux que toi. »

Sheridan attaque Robin sur le côté mais Robin se baisse et la lame de Sheridan lui passe au-dessus de la tête. Robin pointe sa lame en direction de Sheridan pour le tenir en respect. Il se déplace autour de Sheridan.

Robin : « Vous m’avez appris à aimer le roi. Pas à mentir à son sujet. »

Sheridan : « J’ai donné les plus belles années de ma vie au roi et tu sais ce qu’il m’a offert en échange ? »

Au lieu d’attendre la réponse de Robin, Sheridan attaque Robin. Ce dernier contre son attaque et passe à l’offensive puis lui donne un coup de pied. Sheridan bloque l’attaque de Robin en lui prenant son bras d’épée, lui tord le bras et place son épée sous le cou de Robin.

Sheridan, avec rancœur : « Eh oui, la retraite. Trop vieux pour entraîner ses chevaliers et tout juste bon à… surveiller ses joyaux ! »

Robin parvient à se dégager.

Robin, faisant les cents pas devant Sheridan : « Il vous a confié la couronne parce qu’il vous aimait. »

Sheridan : « Dans ce cas, pourquoi ne m’a-t-il pas gardé à ses côtés ? »

Sheridan attaque Robin et le combat reprend. Soudain, Sheridan passe habilement son épée dans le dos, change de mains puis avec ses deux mains abat son épée sur Robin. Ce dernier, a genou, pare difficile le coup avec son épée, la tenant également à deux mains.

Sheridan : « Est-ce là l’attaque d’un vieillard ? »

Robin fait glisser la lame sur le côté puis frappe Sheridan dans l’estomac. Puis il le frappe de nouveau. Sheridan s’écarte en se penchant pour reprendre son souffle. Robin marche autour de lui comme un prédateur autour de sa proie.

Robin : « Donc c’est ça le fond de l’histoire ?... [En colère] Vous avez bradé votre pays par pure vanité ! Pour flatter votre égo ! »

Sheridan : « Si le roi se souciait de son pays, il s’rait ici mais il n’y est pas ! »

Sheridan attaque de nouveau Robin qui pare le coup sans difficulté mais Sheridan utilise son autre main pour tenter de le poignarder. Robin lui prend le bras et le renverse par terre violement. Robin se penche au-dessus de lui.

Robin, plaçant sa lame sous la gorge de Sheridan : « Votre temps est révolu, vieux maitre ! »

Sheridan : « Non. Non, pas encore. »

Robin redresse la tête et voit arriver des soldats, armés d’arbalètes pointées sur lui. Puis deux hommes, armés d’épée, se jettent sur lui pour le séparer de Sheridan.

Sheridan : « Laissez-le. Il est à moi… [Se couchant sur le côté] tout comme la couronne. »

Sheridan se relève à bout de souffle.

Sheridan : « Par respect pour un excellent élève, je ne tuerai pas. Mais jamais tu ne reverras l’Angleterre… [Aux gardes] Emmenez-le à Hull et mettez-le sur un navire, un aller-simple… [A Robin] Adieu, Locksley »

Robin fusille Sheridan du regard avant que les gardes ne l’emmènent.

 

CACHOTS DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Deux gardes précèdent le Prince Jean dans les escaliers menant aux cachots. Le prince tire Isabella par une chaîne.

Le Prince Jean : « Prenez des renforts et fouillez les bois autour de Locksley. Je veux la peau de Gisborne. »

Isabella : « Sire, je veux la même chose que vous. Je vous en prie, laissez-moi une chance. »

Le prince pousse Isabella devant et lui fait passer la grille d’entrée des cachots.

Le Prince Jean : « Trop tard. Vous avez épuisé toutes vos chances. Bienvenue dans votre nouveau foyer. »

Isabella, se retournant vers le prince : « Je vous en prie, Sire. Tout le monde peut se tromper. »

Mais le Prince Jean ne l’écoute pas. Son attention est attirée par Sheridan, se tenant silencieusement debout et portant la couronne entre ses mains.

Isabella, tournant le dos à Sheridan : « Voyez Lord Sheridan, par exemple. »

Le Prince Jean, soupirant : « Oh, Sheridan… [S’avançant vers lui] Sheridan, comment ai-je jamais pu douter de vos capacités ? »

Il prend la couronne dans ses mains.

Sheridan, baissant la tête : « Votre Altesse... [Regardant Isabella] Lady Isabella. »

Le Prince Jean : « Ne lui prêtez pas attention. C’est un prisonnier d’État pour trahison et complicité avec son terroriste de frère Gisborne dans sa tentative d’assassinat contre le nouveau roi d’Angleterre. »

Il regarde avec adoration la couronne.

Sheridan : « Un crime très grave. »

Il s’avance vers Isabella.

Le Prince Jean, le suivant : « Pour lequel, elle sera punie aussi lourdement que vous serez récompensé. »

Sheridan : « Peut-être a-t-elle besoin de la main ferme d’un homme pour l’encourager à faire amende honorable. »

Le Prince Jean, jouant la comédie : « Oui mais où trouverai-je un homme prêt à faire un tel sacrifice ? »

Sheridan : « Je suis toujours à votre service, Votre Altesse. »

Tout sourire, le Prince Jean lui tend les clés des chaînes d’Isabella.

Le Prince Jean : « Elle est tout à vous. »

Isabella : « Je vous en prie, Sire. »

Le Prince Jean, regardant Isabella : « Sinon elle pourrira ici toute seule. »

Sheridan libère Isabella pendant que le Prince Jean regarde avec adoration la couronne royale.

Sheridan : « Oh et… J’ai pris la liberté de régler l’affaire de Robin des bois. »

Isabella regarde Sheridan avec colère.

Sheridan : « J’espère que ça ne vous ennuie pas. »

Le Prince Jean, comblé : « Vous ferez un excellent shérif de Nottingham, Sheridan. »

Il jette un coup d’œil amusé à Isabella avant de s’éloigner avec la couronne sous le regard haineux de la jeune femme.

 

ECURIES DE NETTLESTONE

Petit Jean sort des écuries et retourne vers ses compagnons attendant devant le bâtiment.

Petit Jean : « Le garçon d’écurie dit que tous les chevaux sont là. Aucun ne manque. »

Tuck : « Robin n’a pas réussi. »

Kate : « Tu aurais dû t’enfuir, Much. »

Much : « Il tenait un couteau sous ta gorge ! »

Allan : « Elle se débrouille très bien toute seule. »

Much, se rapprochant d’Allan : « Ah c’est ça, oui. C’est pour ça que t’as mis les pieds dans le plat, tout à l’heure à la taverne, hein ? »

Allan : « J’y suis allé parce que j’ai eu peur pour elle. »

Much : « Tu y allé pour faire le fier, oui. »

Allan : « Qu’est-ce que tu dis ? »

Petit Jean n’apprécie pas la discussion. Tuck regarde Petit Jean.

Much, face à Allan : « Moi ce que j’ai fait, je l’ai fait parce que je tiens à elle ! »

Allan : « Moi, je tiens à elle ! »

Much : « Non ! Toi tu n’aimes que toi-même ! »

Allan : « C’est ce que tu penses ! »

Much : « Ah ouais ! »

Petit Jean : « Arrêtez ! »

Tuck : « Ça suffit ! Robin est peut-être mort et vous vous chamaillez comme deux gamins. »

Allan et Much s’arrêtent puis se tournent vers Tuck.

Tuck à Kate : « Abrège un peu leur souffrance. »

Kate : « Il a raison. Vous deux, vous voulez tout le temps me protéger mais j’en ai plus qu’assez… Nous devons nous concentrer sur notre mission. »

Tuck : « Bien. Si Robin n’a pas réussi, c’est que Sheridan a la couronne. Et si Sheridan a la couronne, le Prince Jean peut avoir son couronnement ce que nous ne pouvons pas laisser faire. »

Kate : « Qu’est-ce qu’on fait pour Robin ? »

Much fixe Tuck du regard.

 

ROUTE VERS HULL

Deux soldats conduisent une voiture fermée à l’intérieur de laquelle Robin est bâillonné et attaché, pieds et poings liés. Elle file à toute allure à travers les bois.

Soldat 1, se retournant vers la voiture : « Silence ! »

À l’intérieur, Robin donne des coups de pied dans la porte arrière. Il parvient à casser deux planches de la porte.

Soldat 1 : « Arrête. »

L’autre garde arrête les chevaux. À l’intérieur, Robin replié sur lui-même, défait la corde attachée à ses chevilles. Pendant ce temps, les deux gardes descendent de la voiture. Ils dégainent leurs épées et se dirigent vers l’arrière du véhicule en donnant des coups d’épée dans le chariot entre la bâche et les panneaux de bois. Ils arrivent à l’arrière. L’un d’eux met la main sur la porte arrière.

Soldat 1 : « Ouvre. »

L’autre garde acquiesce et ouvre précipitamment la porte. Ils regardent à l’intérieur mais la voiture est complètement vide. Ils ont à peine le temps de se retourner que Robin les assomme tous les deux avec la planche de la porte arrière qu’il avait réussi à enlever précédemment. Une fois certain qu’ils étaient hors d’état de nuire, Robin jette la planche par terre et s’en va en courant.

 

CHAMBRE DE L’ARCHEVEQUE

L’Archevêque est paisiblement endormi lorsque des bruits de pas se font entendre. Soudain, le Prince Jean tire les rideaux de son lit à baldaquin.

Le Prince Jean : « On se réveille. Debout, l’Archevêque. Pas de repos pour les méchants… [L’Archevêque ouvre les yeux puis le prince, souriant] nous avons un couronnement à faire… le mien. »

Le Prince Jean marche jusqu’à la fenêtre.

Le Prince Jean : « À moi tout seul ! Et personne pour m’en empêcher. »

L’Archevêque grimace.

 

CAMP DES HORS-LA-LOI

Un plan de l’abbaye a été grossièrement réalisé sur le sol du campement. Muni d’un bâton de bois, Tuck pointe certains points du plan.

Tuck : « Là, les portes de l’abbaye. Nous devons entrer ici, là et là… On prend l’autel d’assaut… [Petit Jean s’agenouille face à Tuck] Le premier qui a la couronne s’enfuit. Les autres se débrouillent pour la suite… [Much acquiesce de la tête] Il peut avoir la couronne mais tant qu’elle n’est pas sur sa tête, il ne s’ra pas roi. »

Allan, acquiesçant : « Mm. »

Much : « Et eux… Quand on dit prendre d’assaut, tu crois que cinq, ça suffit ? »

La voix de Robin : « Six, c’est mieux ? »

Petit Jean et Much se retournent et voient Robin entrer dans le campement. Les hors-la-loi sont ravis de le voir. Kate, tout particulièrement, se précipite dans ses bras et l’embrasse sur la joue. Robin l’étreint avec affection sur le regard blessé de Much. Robin se dirige vers le fond du campement. À son passage, Tuck lui tape amicalement sur l’épaule.

Petit Jean : « Ah pitié ! Dis-nous que tu as un meilleur plan que… [Pointant le plan par terre]… celui-là. »

Robin : « J’en ai un… »

Il revient vers ses compagnons, muni de son épée, de son arc et de son carquois.

Robin : «… Il va nous falloir des boucliers… les mêmes que ceux que le Prince Jean veut pour ses gardes… [Il regarde Allan et lui fait un clin d’œil] Ça va être éblouissant, Allan. »

Allan, fronçant les sourcils : « Hein ? »

 

ABBAYE DE KIRKLEES

À l’extérieur de l’abbaye, la foule est en liesse et applaudit à tout rompre le Prince Jean qui se dirige, à pied, vers l’entrée de l’Abbaye en souriant et en levant les bras. Il marche dans une allée bordée de chaque côté par une rangée de gardes aux boucliers étincelants. Il se retourne, dos à l’abbaye en levant les bras vers le ciel.

Le Prince Jean : « Est-ce que vous m’aimez ? »

La foule, en applaudissant plus fort : « Ouais !!!! »

Le Prince Jean ferme les yeux de plaisir. Après le prince, Sheridan escorte Isabella tel un gentilhomme avec sa dame mais Isabella ne semble pas ravie de la situation.

Sheridan à Isabella : « Souriez ! »

Le Prince Jean : « Je n’ai pas entendu. Redites-le. Est-ce que vous m’aimez ? »

La foule, en applaudissant plus fort : « Ouais !!!! »

Le prince sert quelques mains de gens dans la foule.

Le Prince Jean : « Merci. »

Il passe devant un soldat sans faire attention à lui mais il s’agit en réalité de Gisborne, qui le regarde avec haine. Le Prince Jean rejoint les membres du clergé, l’attendant à la porte de l’abbaye puis entre dans le bâtiment.

 

INTERIEUR DE L’ABBAYE

Le Prince Jean, feignant l’humilité tout en étant ravi, entre dans l’abbaye suivi par les membres du clergé puis ceux de la noblesse. Les rayons du soleil traversent de larges fenêtres et illuminent tout l’intérieur du bâtiment. Le sol est couvert de pétales de roses.

Le Prince Jean, tout en marchant : « Merci. »

Gisborne suit le prince en se déplaçant parallèlement à lui à travers la foule puis s’arrête près d’un moine. Le Prince Jean continue jusqu’à l’autel où l’Archevêque, en tenue de cérémonie, l’attend avec une certaine méfiance. Le prince s’arrête devant lui pendant que Sheridan et Isabella s’installent sur le côté. Le prince pose un regard doux et attentif sur l’Archevêque. Deux pages enlèvent le manteau de fourrure du prince. En chemise blanche, le prince se tourne vers l’assemblée pendant qu’un autre page apporte une coupe à l’Archevêque.

 

L’Archevêque est devant le Prince, qui est face à la foule, les bras écartés du corps. Il fait une croix avec son pouce trempée dans l’huile dans chaque paume du prince.

L’Archevêque : « Tout comme les rois, les prêtres et les prophètes ont reçu les saintes onctions et comme le prêtre Zadok oignit le roi Salomon… »

Il fait une croix sur le torse et le front du Prince Jean qui ferme les yeux.

L’Archevêque : «… reçoit à ton tour l’onction sacrée… »

 

Plus tard, le Prince Jean est assis sur son trône. Devant lui, un homme lui remet le sceptre qu’un page portait sur un coussin.

L’Archevêque : «… Le sceptre souverain… pour rendre la justice et mettre un terme à l’injustice grandissante… »

 

Plus tard, le Prince Jean est debout. Sheridan place sur ses épaules le manteau royal.

L’Archevêque : «… Reçoit le manteau de la vertu et la dalmatique du Salut… »

 

Plus tard, le Prince Jean est assis sur le trône. L’archevêque est derrière lui, tenant au-dessus de sa tête la couronne royale.

L’Archevêque : «… La couronne du défenseur de la foi. Béni, Seigneur, ainsi que nous t’en implorons, cette couronne et par là, sanctifie ton serviteur, Jean. »

Alors que le Prince Jean exulte de joie, les yeux fermés, l’Archevêque descend lentement la couronne sur sa tête. Mais au moment où l’Archevêque allait poser la couronne sur sa tête, la porte de l’abbaye s’ouvre avec fracas.

La voix de Tuck : « Ohhhh ! »

Une lumière aveuglante envahit alors l’abbaye.

La voix plus grave de Tuck : « Je suis le Roi Richard... »

Trois hommes, portant des boucliers étincelants, pénètrent dans le bâtiment, aveuglant tout le monde.

La voix de Tuck : «… Roi d’Angleterre… »

Derrière les trois boucliers qui s’agenouillent, deux autres apparaissent.

La voix de Tuck : «… Duc de Normandie et d’Aquitaine. »

Sheridan, pointant les boucliers : « Vous devriez être en Terre Sainte. »

La voix de Tuck : « La statue de cire est vivante ! »

Sheridan sursaute et regarde le Prince Jean.

L’Archevêque au Prince Jean : « Que signifie tout ceci ? »

Sheridan se rue au pied de l’Archevêque et s’accroche à sa robe.

Sheridan : « C’est le prince qui l’a voulu ainsi, Monseigneur. Il m’a ordonné de faire fabriquer un mannequin du roi pour faire croire à sa mort. Pardonnez-moi, Sire. »

Le Prince Jean, poussant Sheridan à terre : « Vous allez vous taire, vieille baderne ! [Regardant l’assemblée] Nous allons finir ce couronnement. »

L’Archevêque : « Impossible ! »

Le Prince Jean se tourne vers lui.

L’Archevêque : « C’est une trahison ! »

Le Prince Jean, prenant la couronne des mains de l’Archevêque et le poussant en arrière : « Je serai roi ! »

Il place la couronne au-dessus de sa tête. Les deux boucliers du haut s’écartent l’un de l’autre. Profitant de l’ouverture, Robin tire alors une flèche, frappant la couronne. Elle échappe des mains du prince. Le Prince Jean reconnait alors la silhouette se tenant entre les boucliers.

Le Prince Jean : « Locksley ! »

Toute l’assemblée se tourne vers les boucliers. Soudain, le soleil se cache. Les hors-la-loi se découvrent.

Le Prince Jean : « Vous vous êtes fait passer pour le roi ? »

Robin s’avance bandant toujours son arc en direction du Prince Jean.

Robin : « Oui, en effet. Comme vous, Prince Jean. »

Le Prince Jean : « Arrêtez cet homme ! »

Robin : « Vous pouvez faire ce que vous voulez. Mais tous les gens qui sont ici connaissent la vérité. »

L’Archevêque : « Et moi aussi. »

Le Prince Jean se tourne vers lui.

L’Archevêque : « Jamais je ne vous sacrerai roi. »

Le Prince Jean, gémissant : « Où est ma couronne ? »

Derrière deux rangées de moines, une main gantée de cuir noir exhibe la couronne du prince.

Gisborne, se montrant : « C’est ça que vous cherchez ? »

La foule est inquiète. Robin jette un coup d’œil vers Gisborne. Celui-ci marche vers l’allée centrale avec la couronne dans une main et une arbalète dans l’autre.

Gisborne : « Et si on organisait plutôt des funérailles nationales. »

Il lève son arme et la pointe vers le Prince Jean. Ce dernier, apeuré, recule.

Robin : « Gisborne ! »

Gisborne tourne la tête vers lui.

Robin : « Ne fais pas ça ! [L’Archevêque regarde Robin] Je sais qu’il le mérite. Mais en l’absence d’un chef, l’Angleterre pourrait bien plonger et s’enfoncer dans la guerre. »

Gisborne : « Qu’est-ce que l’Angleterre a fait pour moi ? »

Isabella : « Mon frère… »

Gisborne : « Ne crains rien. Je vais te tuer aussi après ce que tu m’as fait. »

Isabella : « Je sais, oui. »

Sheridan pousse Isabella vers le Prince Jean. Elle vient se placer devant le prince. Ce dernier se cache derrière elle.

Isabella : « Mais il va te falloir choisir lequel tu préfères voir mourir : Le Prince Jean ou moi. Car même si je hais Robin des bois, il aime son pays… et il ne te laissera pas le temps de tirer deux fois. »

Pendant ce temps, le Prince Jean rampe sur le sol pour se mettre à l’abri. Gisborne tourne la tête vers Robin qui est prêt à tirer. Puis il reporte son attention sur le Prince Jean rampant sur le sol. Ce dernier s’arrête en voyant que Gisborne va lui tirer dessus. Voyant que la cible de son frère était le Prince Jean, Isabella court se mettre entre lui et Gisborne. Gisborne tire. La flèche atteint alors Isabella au bras droit. Elle crie avant de s’écrouler sur le Prince Jean. Robin tire à son tour et atteint Gisborne, dans le dos, qui s’écroule aussitôt. Il réussit à ramper jusqu’à la base d’un pilier.

Isabella, fusillant son frère du regard : « Empêchez-le de s’enfuir ! »

Gisborne rampe sur le sol et s’enfuit.

Robin à sa bande : « Tenez-vous prêts ! »

Ils se regroupent autour de Robin pendant que les gardes les encerclent.

L’Archevêque : « Arrêtez !... Qui verse le sang dans la maison du Seigneur est voué à la damnation éternelle ! »

Les combattants réfléchissent quelques secondes. Robin dépose alors son arc sur le sol et le fait glisser plus loin. Les autres hors-la-loi déposent leurs armes sur le sol tout comme les soldats. Puis ils se battent à mains nues avec, pour certain hors-la-loi, un bouclier étincelant. Dans la bagarre, la couronne glisse sur le sol. Rampant parmi les combattants, le Prince Jean se dirige vers elle.

Tuck, se mettant sur le chemin du Prince Jean : « Si Dieux avait voulu que vous portiez cette couronne… [Le Prince Jean lève les yeux vers lui], il vous l’aurait donnée. »

Tuck donne un coup de pied dans la couronne qui glisse vers un pilier de l’abbaye.

Kate, s’emparant de la couronne et excitée : « Robin, je l’ai ! Je l’ai ! »

Robin vient vers elle.         

Kate : « Je l’ai ! »

Robin, s’enfuyant avec Kate : « Viens. »

Le reste de bande les suit sous les acclamations de la foule.

Le Prince Jean, levant le bras vers eux : « Rattrapez-les ! »

L’Archevêque, baissant le bras du prince : « Laissez-les partir au contraire ! »

Robin s’arrête à la porte et jette un regard vers le prince.

Le Prince Jean, grimaçant : « Mais… »

Robin sourit et la porte de l’abbaye se referme.

 

***** Épilogue *****

 

COUR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Des soldats transportent les coffres princiers vers son carrosse sous le regard résigné du Prince Jean qui descend les escaliers, suivi d’Isabella, souriante malgré son bras en écharpe. Un des gardes fait tomber le contenu du coffre qu’il portait.

Le Prince Jean, le frappant : « C’est fragile !... Oh ! »

Depuis sa cage, Gisborne, prisonnier, regarde la scène.

Le Prince Jean : « Voilà ce qui arrive quand on emploie des incompétents. »

Le prince arrive à la porte de sa voiture. À l’intérieur, Sheridan est bâillonné et attaché, pieds et poings liés.

Le Prince Jean à Isabella : « J’espère que vous ne ferez pas la même erreur… Shérif. »

Sheridan grogne.

Isabella : « N’ayez crainte, Sire. Le temps que vous reveniez, j’ai l’intention d’avoir Robin des bois sous les verrous, auprès de mon frère… [Gisborne grogne] ou dans un cercueil. »

Elle sourit.

 

FORÊT DE SHERWOOD

L’Archevêque s’en retourne à Canterburry dans une voiture décapotable. Robin se plante au milieu de la route.

Robin, s’avançant vers la voiture : « Vous êtes suffisamment loin. »

Le reste de la bande le suit.

L’Archevêque, se levant : « Qu’est-ce que ça veut dire ? »

Il descend de la voiture et va à la rencontre des hors-la-loi. Ces derniers se mettent en ligne devant lui. Robin lui sourit gentiment et acquiesce de la tête puis toute la bande s’agenouille respectueusement devant l’Archevêque, Kate tendant la couronne devant elle. L’Archevêque sourit.

L’Archevêque : « Relevez-vous. »

Les hors-la-loi se remettent debout.

Robin, malicieux : « Vous savez quoi ?... [Il s’appuie sur son arc posé à la verticale sur le sol] J’ai l’impression que c’est la première fois qu’on arrête un carrosse pour le remplir d’or. »

L’Archevêque rit. Kate s’avance vers lui et lui remet la couronne royale.

L’Archevêque : « Merci, Robin des bois. L’Angleterre a une dette envers vous. »

Robin, sérieux : « Alors veillez à ce que le Prince Jean la paie. »

L’Archevêque leur sourit puis retourne vers sa voiture. Juste avant de monter, il se retourne pour leur dire un dernier mot mais il constate que la route est déserte. Il regarde les alentours mais les hors-la-loi ont bel et bien disparu. 

 

***** Fin de l’épisode *****

Ce script a été réalisé par Allthingsrobin sur le site Hood Winked.
This transcript was made by Allthingsrobin on Hood Winked.

 

LONDON. WORKSHOP. NIGHT.

Amid several candles, Deschamps sits at a table concentrating on his work. He uses a stylus while looking through a magnifying glass mounted on a stand. An old man, Lord Sheridan, with a candle in hand, comes downstairs.

SHERIDAN : What progress, Deschamps ? [Sheridan approaches the work table] The Prince is not a patient man.

Deschamps studies his work, silent. Sheridan looks over Deschamps shoulder.

SHERIDAN : Uncanny.

Sheridan holds his candle closer, but Deschamps puts his hand to it, not looking at it or Sheridan.

DESCHAMPS : Not so close with the candle.

Deschamps pulls his hand back.

SHERIDAN : You are indeed an artist.

Sheridan turns and sets the candle down out of harm’s way.

DESCHAMPS : It is finished.

SHERIDAN : As skilful with a scalpel and brush... as I am with a dagger. You shall feel no pain, my friend.

Deschamps suddenly realises what Sheridan has said, but it’s too late. Sheridan holds Deschamps’ chin with his left hand and stabs his side with the other.

SHERIDAN : You give your life for a place in history.

Deschamps slumps to the floor, guided silently by Sheridan. Sheridan rises and looks through the magnifying glass at Deschamps’ work.

 

SHERWOOD FOREST.

Kate stands on a rise watching Much and Robin practise. Allan has a shiny tin round lid in his hands and he’s reflecting the sun’s light into Kate’s face. Kate holds her hand up to shield her eyes.

KATE, Admonishingly : Allan !

ALLAN, Chuckles. Feigned innocence : What ?

Meanwhile, Much and Robin are practising with branches. Much swings his down and Robin blocks.

ALLAN : Good.

Much stabs at Robin and Robin jumps back, raising his arm.

ALLAN, Impressed : Ohh !

Robin attacks. Much blocks, then swings back across, but stops before he hits Robin.

ROBIN : Much ! Come on ! You don’t go easy just because you’re training !

MUCH : I’m trying not to hurt you.

Robin grimaces and turns away, flustered.

ALLAN : You’re not going to hurt him if you never hit him, are you ?

Much glares at Allan.

KATE : Well, come on, boys.

Much, with both hands on the “hilt” shakes his branch up and down, looking at Robin. He comes at him with everything and a roar, swinging largely in front of him. Just as he’s approaching Robin, Allan reflects the sun in his eyes and Robin ducks the blow. Much’s momentum carries him face first into a tree. He falls backwards, dazed. Kate is shocked. Allan laughs, totally amused.

ALLAN : Blinding !

MUCH, Dazed : Oh !

Little John and Tuck run over the hill.

LITTLE JOHN : Robin ?!

Kate rushes to Much.

KATE : Are you all right ?

Robin jogs over to Little John.

LITTLE JOHN : We’ve just seen a royal carriage on the North Road.

TUCK : Carrying the King’s insignia, not the Prince’s.

ROBIN, Turns to Kate and motions : Let’s go.

LITTLE JOHN : It’s heading for Nottingham.

Kate pulls on Much’s arm.

KATE : Much, come on. Time to go.

MUCH : Huh ?

Allan comes over.

ALLAN : Come on, up.

ROBIN : Get him up !

Kate and Allan pull Much to his feet.

ALLAN : Yes...

KATE : Come on ! Come on !

Kate giggles.

 

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.

Sheridan solemnly leads a procession of Crusaders who are carrying a coffin draped in white with a red cross through the streets. The gang watch from the shadows behind the crowd gathering.

MUCH : It’s Sheridan.

KATE : Who ?

TUCK : Keeper of the Crown.

ROBIN : He used to be the King’s favourite trainer of knights. [Leans his head back on the wall, perplexed] He trained me.

Prince John runs out of the castle gate with a anguished look of grief as the coffin is lowered to the ground. Sheridan goes to stand near the gate.

PRINCE JOHN : Oh ! No ! [Kneels at the coffin’s head, feigning devastation and sobbing] No, no, no, no. [Puts his face to the coffin.]

The Crusaders stand back.

PRINCE JOHN : No.

Isabella stands behind Lord Sheridan, watching.

SHERIDAN : People of Nottingham, it is to your great sadness, but also to your great honour, that you are the first to know... of the death of King Richard. [Hangs his head.]

Robin’s lips are pressed together tightly, not wanting to believe. Little John is upset at the news. Allan, Kate and Much have looks of disbelief.

MUCH, Mouths : What ?

Tuck hangs his head.

SHERIDAN : The Lionheart met his glorious end in battle with the infidel.

Robin shifts his feet, his eyes darting everywhere. Sheridan steps forward and grasps Prince John’s hand, which is stretched out behind him. Sheridan helps him up.

PRINCE JOHN, Addressing people : I thank you for your sympathy... and for your love.

Robin lowers his chin, glaring at Prince John.

PRINCE JOHN : The Archbishop of Canterbury is on his way to bless my brother’s body and though these are not the circumstances I would have wished for, in the interests of stability and national security, he will also oversee my coronation.

The Prince walks slowly back to the gate. Robin continues glaring. The gang stare in disbelief.

SHERIDAN : The King is dead. Long live the King !

Sheridan turns towards Prince John and kneels, head down.

The Crusaders and the townsfolk do also, chanting three times : Long live the King !

LITTLE JOHN, Kneels, to Kate : Kneel.

Kate and Allan kneel. Robin remains standing. Little John pulls on his cloak.

LITTLE JOHN : Get down, get down !

Robin reluctantly kneels, his face showing clearly he’s not happy about it, but he relents, not wanting to draw attention. Little John looks around to see if anyone noticed.

PRINCE JOHN to himself : Long live me.

 

OPENING CREDITS

 

AN ALLEY.

The gang gather in the alley. Robin paces. Tuck fiddles with his cross.

TUCK : If this is God’s will, then I have to question his judgement.

MUCH : Well, he was a great king and a good man.

ROBIN, Stops in front of Much : Don’t, Much.

MUCH : I’m sorry, Robin.

ROBIN, Angrily : He’s not dead ! He can’t be !

LITTLE JOHN, Gently, quietly, glancing back and forth between Robin and the guard : Robin, the guards...

ROBIN, Voice lower : John, I’d know if he was dead. I’d feel it !

LITTLE JOHN, Whispers : I know.

TUCK : This Sheridan, is he a man you trust ?

ROBIN, Confused look : He used to be one of the King’s best. But now, obviously, he’s gone with Prince John.

TUCK : We all share your grief, Robin.

ROBIN : I need to see his face. [Thinks] I need to know for sure.

Robin turns and leaves. Tuck looks at Little John. Little John shakes his head, then follows Robin.

 

KIRKLEES ABBEY. SANCTUARY. NIGHT.

Four Crusaders stand at each corner of the coffin with their backs to it. Prince John lifts the shroud as the Archbishop comes over to look.

ARCHBISHOP : His body is in remarkable condition for a month at sea.

PRINCE JOHN : The Moors, they’re masters of embalming.

The Archbishop eyes Prince John suspiciously. He walks around the head of the coffin and Sheridan steps up to it. Prince John clenches his jaw, looking at the Archbishop.

ARCHBISHOP, Crosses self : Requiescat in pace.

PRINCE JOHN, Looks at the Archbishop : Thank you. He’s close to God now.

Prince John stares at the Archbishop until the Archbishop looks down at the body again, then the Prince steals a glance at Sheridan.

ARCHBISHOP, Looks at Sheridan : Why did I not hear of this sooner ?

SHERIDAN : The advanced messenger came to me in London only a day before the body was due to arrive. I swore the man to secrecy before meeting it at Hull in the dead of night [The Archbishop turns away and passes Sheridan] and coming to the Prince forthwith.

PRINCE JOHN : And rightly so, I believe. There are those who would take advantage of any interregnum to further their own ends.

ARCHBISHOP : I shall consult with the Royal Council.

PRINCE JOHN : I am the rightful heir, am I not ?

The Archbishop looks him up and down, then looks to his left at Sheridan, then back at the Prince.

ARCHBISHOP : Indeed.

There is a long pause during which the Prince and Sheridan exchange glances.

ARCHBISHOP : But first... [walks the length of the coffin]... there will need to be a state funeral in London.

PRINCE JOHN, Walks along the other side : And there shall be one. I shall see to it myself. London was my brother’s seat of power, after all. But... power, as you know, is finely balanced between the north and south, and now that the tragic news is out, any delay could cause that balance to shift, which is why I propose making my seat, Nottingham, the new capital of England.

Prince John looks at Sheridan and makes a slight jerk of the head towards the Archbishop.

SHERIDAN, Stepping up to the Archbishop : As the claim in uncontested, I saw no barrier in bringing the crown with me. Everything is in place.

The Archbishop looks at Prince John, who raises his eyebrows expectantly.

ARCHBISHOP : So be it.

SHERIDAN : We’ll move his body to the crypt.

The Archbishop nods in agreement.

 

KIRKLEES ABBEY. CRYPT. EXTERIOR. LATER THAT NIGHT.

Two guards are on patrol outside the crypt. Tuck comes around a corner and blows a dart at the guard’s neck. The guard grabs his neck with a grunt and collapses. Little John catches him and pulls him back behind the corner. The second guard turns around at the other corner and starts marching back. Robin comes out from behind the corner with an arrow nocked. He aims and shoots the guard in the back. Little John catches him and drags him out of sight as well. Robin, Much, Allan, Kate and Tuck go to the door. Robin keeps an eye out for trouble.

ROBIN : Allan.

Allan reaches for the lock and picks it in no time.

ROBIN : Good lad.

Robin goes through the door, then Much and Kate try to go through at the same time and stop. Much lets Kate go first, then nods at Allan and pulls the door closed behind him. Allan, Tuck and Little John stand watch.

 

INTERIOR.

Robin and Kate, with candles, and Much with a lantern, make their way downstairs to the crypt. Much stops and shudders at the sight of the skeletons.

MUCH : Ah ! [Whispers] There’s bodies down here !

Kate scoffs.

ROBIN : That’s the idea, Much. Come on.

They continue down the stairs.

MUCH to Kate : You can hold my hand if you get scared.

KATE, Wide-eyed, but not scared enough to accept : Thanks. [Much walks at Kate’s side and pulls her hand up in his] Much, get off me !

Much lets go as Robin stops at King Richard’s coffin.

ROBIN to Much : Come on. Help me get it off.

Much walks around to the other end and sets his lantern down on its edge. Robin nods to Much to ask if he’s ready, then pushes his end sideways as Much pushes on his end. Robin stands looking down at the shrouded body.

ROBIN : All right.

Robin looks up, sighs, resolves himself. His fingers touch the shroud and his left hand recoils. Robin tries again, lifts up and folds back the cloth. He sighs, disappointed.

ROBIN : lIt’s him.

Much nods slightly, saddened by the news.

MUCH : It’s true.

Kate holds her candle to the King’s face.

ROBIN : Kate, be careful.

KATE, Impatiently : Wait !

Kate holds the candle closer. Robin watches as Kate holds the candle to the King’s ear. Much is disgusted, thinking flesh should burn soon.

MUCH : Oh, God... Eugh !

Robin tilts his head, trying to get a good look in the dim light, as the ear starts to melt.

KATE : It’s wax !

ROBIN : What ?!

Robin reaches out with a finger to touch the corpse’s face.

KATE, Happily, smiling : It’s a waxwork made to look like King Richard.

Robin looks at Kate, amazed, then they both laugh in relief. Robin looks at Much.

ROBIN : I knew it ! [Confidently] I knew he was still alive !

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GREAT HALL.

Prince John spins a blindfolded nobleman in front of a large banner-map of England hanging from the ceiling. Several large pins are stuck in it. The Prince stops the man, facing the map.

PRINCE JOHN : Wherever you stick the pin, the city’s yours.

Prince John steps back and the nobleman steps forward. Prince John begins a rhythmic clap. The nobleman feels for the map, then plunges the pin in. Prince John looks at the pin as the nobleman turns around.

PRINCE JOHN : Ah... Swindon. Rather you than me. [Prince John pushes the new owner of Swindon into the crowd] Come on ! Who’s next ? London’s still up for grabs, but Nottingham’s out of bounds. Don’t want our prospective new capital in the hands of drunkards, do we ?

Everyone laughs. Prince John takes a grape from the table.

ISABELLA to Prince John : So tell me, where would a King desire to put his pin ?

PRINCE JOHN, Spitefully : In a flatterer’s eye.

Prince John walks around the table eating the grape and Isabella follows.

ISABELLA : I actually wanted to give you my personal congratulations, Your Highness.

PRINCE JOHN, Sneering : I’m sure you do. [Takes another grape.]

ISABELLA : And of course, my condolences for your late brother. [Comes around to face him] And in the light of your increasing national responsibilities, I imagine you’ll need the loyal and varied services that only I could offer you as a potential sheriff.

PRINCE JOHN : Same sort of services as you offered Robin Hood ?

ISABELLA : Hm ? [Recovers herself] No.

PRINCE JOHN, Puts a grape in his mouth : Or your brother offered me ? [Walks past Isabella to the table and picks up more grapes.]

ISABELLA : Robin and Guy mean nothing to me. Given the opportunity, I would love to prove that to you.

Prince John tosses and catches a grape.

PRINCE JOHN : Well, why don’t you prove it anyway.

ISABELLA : Hm ?

PRINCE JOHN : And maybe I’ll... consider you along with the other candidates for sheriff.

ISABELLA, Frowns : What other candidates ?

PRINCE JOHN, Turns around to Sheridan behind him, Brightly : Ah ! Sheridan... [Sheridan bows slightly] ...my rock in these troubled times.

Prince John puts his arm around Sheridan’s shoulders, then wraps the other around for an embrace.

PRINCE JOHN : You do love me, don’t you ?

SHERIDAN : With all my heart, sire.

Prince John chuckles.

SHERIDAN : Perhaps you should use this distraction to finish our night’s business at the abbey, while the Archbishop sleeps here ?

PRINCE JOHN : Hm. [Puts a grape in his mouth] Have you met the Lady Isabella, Guy of Gisborne’s sister ?

Isabella smiles slightly. Sheridan takes her hand.

SHERIDAN : Enchanted.

Sheridan kisses Isabella’s hand.

ISABELLA, Flatly : I’m sure.

PRINCE JOHN : Beware, Sheridan, she shares blood with an outlaw.

Isabella slightly glares at the Prince, but the Prince leaves. Sheridan kisses Isabella’s cheek, then the other, pulling at her skin each time. Isabella deliberately pulls her hand from his grip.

 

KIRKLEES ABBEY. CRYPT. EXTERIOR. NIGHT.

Tuck whistles a low bird call. Little John and Allan go to the door. Allan opens it a bit and echoes a higher-pitched whistle through it.

 

INTERIOR.

Robin looks at Much.

MUCH : Where do we hide ?

ROBIN : Get the lid on ! Get the lid on !

Robin slightly pushes Much forward and blows out his candle. Much quickly goes to the foot of the coffin and he and Robin slide the lid into place.

ROBIN : Sh-sh-sh.

 

EXTERIOR.

Allan whistles again. Little John impatiently reaches around him and pushes the door closed.

LITTLE JOHN : This way, come on !

Little John pulls Allan back around the corner ; Tuck goes around the opposite corner. Prince John and Sheridan, on horseback, and six footsoldiers approach. The Prince turns his horse around.

PRINCE JOHN : Set the bonfire in the clearing over there ! [Points, dismounts.]

 

CRYPT.

ROBIN : It’s time to play dead. [Motions] Come here. [Robin leads Much to a sarcophagus] Get this lid off.

MUCH, With disbelief and fright : Oh, come on, please ! [Robin bows his head, flustered] Do we have to ?

ROBIN, Urgently : Unless you want to be put in one yourself, I’d say yes. Now get it open !

Much blows out his lantern. Kate waits by a larger sarcophagus as Prince John comes down the stairs.

PRINCE JOHN, Singsong : Richard !

KATE, Whispers urgently : Robin ! [Robin goes to Kate] There’s no time. You’re going to have to get in with me.

Kate blows out her candle as Prince John nears the bottom of the stairs, holding out a lantern.

PRINCE JOHN, Singsong : Oh, Richard ? Dicky, Dicky, Dicky ?

Much sees the skull next to his face, closes his eyes and grimaces, shaking his head slightly.

PRINCE JOHN : We’ve come back for you. [At the coffin] Brother, there you are. [Chuckles slightly] You know, I think I prefer this one to the real thing. At least this one doesn’t lie and double deal and steal his brother’s place on his father’s throne... or in his mother’s heart. [Bends to Richard’s face, Whispers] I’ve been in your shadow too long, brother. It’s my turn to step into the light while you burn in the pits of hell !

Prince John repeatedly punches the wax cheek with his ringed fist. In the sarcophagus, Robin starts to raise his sword but Kate grabs his arm.

ROBIN : Kate, that’s the only evidence !

Kate puts her hand over Robin’s mouth.

KATE : Shh. It’s too dangerous.

The Prince stops, revealing a hole in the waxwork’s cheek. Prince John breathes heavily. Sheridan glances sideways at him, stunned.

PRINCE JOHN : It’s all right. We have no further use for the body. The Archbishop has seen enough of my brother’s beauty to proclaim it to the world, no doubt.

SHERIDAN, Flatly, staring at the wax face : Then we should proceed with the plan forthwith.

PRINCE JOHN : You’re not having second thoughts, are you, Sheridan ?

SHERIDAN, Looks at Prince John : Certainly not.

PRINCE JOHN : You seem nervous. [Prince John puts his hand on Sheridan’s back and stares in his eyes] Guards ! [The guards thump noisily to the coffin] Take the coffin.

Prince John steps around Sheridan.

PRINCE JOHN : If anybody asks where the body is, it’s gone to London for a state funeral at the Archbishop’s request. [Kate takes her hand off Robin’s mouth. Robin lies back, flustered] By the time anybody finds out that there is no body, it’ll be too late.

Prince John picks up his lantern and leaves, his footfalls echoing loudly.

 

LOCKSLEY MANOR. MAIN ROOM. NIGHT.

Isabella enters holding a candelabra of four lit candles. A maid follows her in and closes the door behind her.

ISABELLA : I mean, what does Sheridan know about Nottingham anyway ? [Isabella sets the candelabra down on the table] Stupid old fool.

Isabella disgustedly brushes her cheek where Sheridan kissed her, then takes a deep breath. Gisborne steps out from the shadows behind her.

GISBORNE : Hello, sister.

Isabella doesn’t turn around but grabs a knife from the table and plunges it over her shoulder. Gisborne tries to grab it but the knife cuts the back of his hand instead. He yells and pushes Isabella into the table. She slides along it and stumbles to the wall as Gisborne draws his sword and slams it onto the table.

ISABELLA, Arms out, pleading : Guy, please, please, just wait.

GISBORNE : What, for you to betray me again ? [Advances on Isabella.]

ISABELLA : You got what you deserved.

Isabella steps to the other side of the table, but Gisborne pulls her back by her hair. A maid enters and is frightened by the scene. Gisborne pushes Isabella into a post, his hand on her throat and his sword pointed at her.

GISBORNE : And you... will get what you deserve.

ISABELLA, Stands calmly : So kill me. You did as much to me when I was a child anyway.

GISBORNE, Shakes his head : Is that to be your dying thought ?

ISABELLA : Yes.

Gisborne stands a bit straighter, lowering his sword point slightly.

ISABELLA : Go on. End it now. Put us both out of our misery.

Gisborne charges at her, but lays the sword blade against her throat instead of stabbing her.

ISABELLA : Come on ! [Gisborne does nothing. Isabella looks up at him] What’s wrong with you ? [Gisborne blinks as he remembers what he did to Marian, looks a bit lost and hangs his head] Look, maybe we change things. [Gisborne looks up] King Richard is dead. Prince John is due to be crowned.

GISBORNE, With disbelief : What ?

ISABELLA : That’s right. I can help you.

GISBORNE : How can you help me ?

ISABELLA : I can speak for you. But for that, you need me alive. Kill me, and you kill your last chance back with the new king. Let me live, and we both get what we want.

Gisborne stares at her, thinking, then slowly backs off.

 

KIRKLEES ABBEY. CRYPT. INTERIOR.

Much and Robin help Kate out of the sarcophagus.

ROBIN, Hand to forehead : We have to stop them destroying that thing.

Much dusts himself off.

MUCH : How ? There could be loads of them.

Robin raises his eyebrows, a sneaky idea in his head.

ROBIN : We need a cloak.

Much frowns, puzzled.

 

CLEARING NEAR THE ABBEY.

Horses neigh as Prince John and Sheridan approach the bonfire. The coffin is on top of the blaze.

PRINCE JOHN : Good, good.

The Prince and Sheridan circle the fire on their horses.

SHERIDAN : Make sure you destroy everything.

GUARD 1 : Yes, sir.

The horses neigh. The two guards mutter to themselves and sit to watch the fire as Prince John and Sheridan return to Nottingham.

GUARD 1 : Oh, well. At least we’ll be warm.

GUARD 2 : Yeah.

GUARD 1 : I’ve had worse jobs.

The guards hold their hands over the fire to warm them. Behind them, Little John moans low. The guards look at each other.

GUARD 1 : Did you hear that ?

GUARD 2 : Yeah.

They look behind them. A tall black cloak with a skull in the hood and skeletal hands poking out the sides is coming towards them. Much and Kate yell wickedly as the guards scream and run off.

GUARD 1 : Quick ! Run ! Run !

Kate pulls the skull off her face as Much throws open the cloak.

MUCH : Tuck !

ROBIN : John.

TUCK, Going to Much : Yeah, yeah.

Tuck helps Kate down as Robin and Little John go to either end of the coffin.

LITTLE JOHN : Ready ?

Robin wraps a cloth around the metal handle.

ROBIN : One... two... three.

Robin and Little John lift the coffin off the fire and set it down on the ground. They shift the lid off to reveal a skeleton with wax dripping off the bones.

KATE : We’re too late !

MUCH : No, we can still tell the Archbishop. Tell him the truth.

ROBIN, Frustratedly : He already thinks he’s seen the body. It’ll be our word against theirs !

TUCK : We can’t let the Prince take power like this. We have to stop him. Assassinate him if we have to.

ROBIN : If we assassinate him, Tuck, we risk invasion ! Civil war, even !

TUCK : But this is treason !

ROBIN : I know ! And I hate him as much as you do, but while Richard’s away, Prince John is our only leader !

TUCK : That’s all very well while he’s prince, but when he’s king, he can make new laws, say what he wants, do what he wants, spend what he wants.

ROBIN : Well, then, we stop him becoming king, don’t we ?

LITTLE JOHN : How ?

Robin thinks out loud.

ROBIN : Well, for a coronation to take place, you need a crown. Am I right ? [The gang are silent and look at Tuck, Decisively] Well then, we steal his crown.

 

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF’S QUARTERS.

Prince John holds the crown in his hands, inspecting it as Sheridan watches.

PRINCE JOHN : How did you control yourself looking after it every single day, hm ?

SHERIDAN : I am but a soldier, not a king.

PRINCE JOHN : But with your help, I will be one soon.

The corners of his mouth quiver and he holds the crown out to Sheridan.

PRINCE JOHN : Quick ! Quick ! Lock it away. I don’t trust myself. [Sheridan takes it and bows his head] I shall wait until the time is right... [Sheridan goes to a large wooden box on the table] ... when all the world will see me shine in the role to which I am destined.

Sheridan places the crown in the centre section of the box and closes the lid.

 

LOCKSLEY MANOR. MAIN ROOM. THE NEXT MORNING.

Gisborne sits at the table and pours water into a goblet while chewing. Isabella comes downstairs.

ISABELLA : How did you sleep ?

GISBORNE, Picks up the goblet : With one eye open.

ISABELLA, Chuckles, pulling out a chair : If we’re going to work together, we must learn to lower our guard.

A maid sets a box on the table. Isabella sees the cut on the back of Gisborne’s left hand. She inhales sharply.

ISABELLA : Looks painful.

GISBORNE, Flexes his hand : It’s a scratch. I’ll be fine.

ISABELLA, Gently : Here.

Isabella holds her hand out, palm up. Gisborne looks at it as the maid goes upstairs. He relaxes and puts his hand in hers.

GISBORNE : So... [Isabella examines his cut] How am I to get back into the new king’s favour ?

Gisborne drinks as Isabella reaches for a bowl and picks up a cloth. She sighs.

ISABELLA : I’ve decided to speak to him for you. [Gisborne looks up] On one condition. [Isabella looks at Gisborne] I need you to apologise.

GISBORNE, Puzzled : Apologise ? [Looks away briefly, frowns] What for ?

ISABELLA : You know what for.

GISBORNE : Isabella, had I not arranged your marriage, we would still be living in some godforsaken corner of France without a penny or acre to our name.

ISABELLA : Better that than to have been with him.

GISBORNE : No ! It is not my fault that you failed to make the best of your chance. [Isabella frowns and picks up a bottle from the box, thinking] In fact, it’s down to me that we’re still in with a chance of anything.

Isabella pours a bit of the bottle’s contents onto Gisborne’s wound.

GISBORNE : So instead of wasting time, I say we work out exactly what it is you’re going to say to the Prince.

Isabella replaces the bottle in the box and works the liquid into Gisborne’s cut with the cloth.

ISABELLA : I was thinking... maybe I should just drug you and hand you in to him myself.

GISBORNE : What ?

Isabella drops Gisborne’s hand and crosses her arms.

ISABELLA : I was willing to forgive you, brother... but you don’t deserve my absolution.

Gisborne looks disoriented, groans and tips the empty cup towards him to look inside.

ISABELLA : Oh, no, no. It’s not your drink. [Gisborne looks up and Isabella shoves his hand away] It’s your wound. [Gisborne’s head nods forward and he slumps to the table with a groan] Straight into your bloodstream.

Isabella pulls Gisborne’s hair aside, then picks up the bottle as the maid comes downstairs.

ISABELLA : Concentrated valerian root. [Gisborne’s head lies on the table, his face pale] Enough to knock out a horse. I doubt Lord Sheridan would have thought of that one. [Smiles.]

 

NOTTINGHAM TOWN. THE TRIP TO JERUSALEM INN.

Sheridan laughs drunkenly. Allan, dressed as a barman with apron and tray, pulls aside a curtain and nods quickly at Robin waiting inside, then speaks to Sheridan.

ALLAN : Private room, sir ? [Gestures inside.]

SHERIDAN, Drunkenly : Another round for my drinking friends.

Sheridan pats Allan’s shoulder, then stumbles in, putting his hand to the wall to catch himself, not noticing Robin, who is seated in the far corner, a hood over his head.

ROBIN : Hello, master. [Lifts off his hood and sits back smugly.]

SHERIDAN, Leans heavily on the table : Robin of Locksley.

ROBIN : Shh. [Slides to the near end of the bench] I do apologise for our surroundings... [smiles slightly]... but I’m not really a favourite with the guards.

Sheridan sits.

SHERIDAN : So it’s true. [Laughs] I heard tell of your feral existence.

ROBIN : I thought it only right to raise a toast... [nods at his cup]... to our late King. [Robin pushes another cup towards Sheridan] I know you would have been as... [looks at Sheridan for his reaction]... distraught as I was with the news ?

SHERIDAN, Instantly acting : Oh, indeed. [Picks up his cup] But we must look to the future. [They knock cups and drink] You’re not going to cause me any problems, are you ?

ROBIN : What do you mean ?

SHERIDAN : Well, I also hear that you’ve been making trouble for the Prince. [Robin laughs] And as the new Sheriff of Nottingham [Robin reacts slightly to that bit of news] I can’t allow that to happen.

ROBIN, Holds his hand palm up : So... [puts his hand to his cheek]... you’re to be the new sheriff, are you ?

SHERIDAN, Proudly : Mm, and a very strict one at that !

On the word “strict” Sheridan suddenly slams a knife point into the table between Robin’s thumb and forefinger. Robin doesn’t flinch, but stares open-mouthed at his hand as Sheridan laughs loudly. Robin opens his eyes and mouth wide and sarcastically laughs, too.

ROBIN : All work and no play ? That doesn’t sound like Lord Sheridan, the great Keeper of the Crown, to me.

SHERIDAN : The crown is surrounded by outlaws... [glances at Robin]... where outlaws fear to tread.

Allan steps in the door. Robin raises his eyebrows at him, then Allan leaves.

ROBIN : Well, if you’re happy with the Prince, then... what problems can I possibly have ?

Kate comes to the door as Allan leaves.

SHERIDAN, Raises his cup : To King John !

They knock cups again and drink. Dressed as a serving maid, Kate steps in to Sheridan’s right, feigning drunkenness.

KATE : So, is this a private party, or can anyone join in ?

ROBIN, Points to Kate, Sternly : I told you to wait outside.

Sheridan sees her.

SHERIDAN : Mmm.

Kate goes around Sheridan to his other side.

ROBIN : We’re talking in here.

Kate giggles and drunkenly holds out her cup.

ROBIN to Sheridan : I’m sorry about this. I apologise.

Sheridan takes Kate’s arm.

SHERIDAN : No, no, no, please... [looks in Kate’s eyes]... please. Service !

Allan steps in the door.

ALLAN : Sir !

SHERIDAN : Er, mead !

Kate points at Sheridan.

KATE : You will make me tipsy.

Sheridan stares at the breasts in his face.

SHERIDAN : Oh !

ROBIN : Kate, this is private.

Behind Sheridan, Allan cuts at Sheridan’s belt.

ROBIN, Points outside, Sternly : I told you to wait outside.

Kate ignores him.

ROBIN, More firmly : I told you to—

Kate falls into Robin and spills her drink in his lap.

SHERIDAN : Oh !

KATE, Giggling : Oh !

SHERIDAN : All wet, Locksley.

Allan cuts through the belt and takes the keys.

ROBIN : I’ll go and clear this up. [Nods at Sheridan] I’ll be back.

Allan waits as Robin stands.

SHERIDAN to Kate : Delicious.

Allan hands the keys to Robin as he passes.

KATE : Why, thank you.

SHERIDAN : Mm. Could eat you.

Allan puts the knife back on the table and stares jealously at Kate, then leaves. Kate giggles.

 

NOTTINGHAM CASTLE. GATE.

Little John leads a horse pulling a cart to the gate and stops at the guard. Much waits behind him. Little John points to a rose stuck in the halter behind the horse’s ear.

LITTLE JOHN : Roses, mate... for the coronation. [The guard nods and lets the cart in.]

LITTLE JOHN, Waves : Thanks very much.

Much looks around, a wheat stalk in his mouth. Little John stands with him

In the courtyard, Tuck and Robin lift up the cloth coveringthem and look around.

 

EAST EXTERIOR CORRIDOR.

Robin and Tuck walk down the corridor, then hear Prince John coming.

PRINCE JOHN : Now, I want the theme of my coronation

Tuck and Robin jump up onto the plinth of a column in the cloister as Prince John and the Archbishop walk down the north corridor.

PRINCE JOHN : to be “out of the darkness, into the light.” And I want all the guards with mirrored shields [Tuck and Robin shimmy around to the back of the column] to reflect the glory of my leadership far and wide.

They turn the corner into the east corridor.

ARCHBISHOP : I wonder if this opulence is appropriate while people starve.

PRINCE JOHN : Well, I’m giving them something to aspire to, Archbishop. [The Archbishop gives him a fatherly disapproving look] Oh, very well. I’ll compromise. I’ll use rubies instead of diamonds.

The Archbishop shakes his head in disbelief as they walk past the cloister. Tuck peeks out ; Robin peeks out behind him.

TUCK, Sighs : Good to see he’s got his finger on the big political issues of the day.

ROBIN : If you were Sheridan, where would you hide the crown ?

TUCK : Well, you know him better than I do.

ROBIN : Well, apparently not.

TUCK : Come on, Robin. Trust yourself.

ROBIN, Thinks : Oh, what did he say ? “Surrounded by outlaws where outlaws fear to tread.” [Robin and Tuck look at each other] It’s the

ROBIN/TUCK : dungeons !

ROBIN : Come on.

Robin jumps off the plinth and heads for the dungeon door.

 

NOTTINGHAM CASTLE. DUNGEONS.

The Jailer holds a roast goose leg in his hand and taunts the prisoners, who are reaching though the bars, with it.

JAILER : Here. [Chuckles.]

A bowstring twangs and an arrow whistles. The Jailer falls forward, into a table loaded with food, with an arrow in his spine. The prisoners gasp. Robin and Tuck enter.

ROBIN to Tuck : Pick up his keys.

Robin takes off his quiver as Tuck finds the keys and unlocks the door to a cell behind them, where a large wooden box sits at the back. Robin and Tuck look at a series of strings which criss-cross the cell, then look at each other. Robin looks back at the jailer, thinking.

ROBIN : Hang on. [Robin goes to the Jailer and slaps his shoulder] Sorry, mate.

Robin takes the goose leg and holds it up to the first string at shoulder height, then nods at Tuck.

ROBIN : Ready ?

TUCK : Yeah.

Robin strikes the leg against the string, and a dart flies straight into the thick flesh.

ROBIN : This is going to take us a bit longer than we thought, isn’t it ?

 

NOTTINGHAM TOWN. THE TRIP TO JERUSALEM INN.

Sheridan and Kate slam their cups on the table. Sheridan wipes his mouth with his hand.

KATE, Laughing : Another.

A very drunk Sheridan replies.

SHERIDAN : No, I must go and help with the preparation for the coronation.

Sheridan stands uneasily. Kate jumps up.

KATE : No !

SHERIDAN : Where’s Robin ?

KATE, Feigned drunkenness : I’ll only let you go if you beat me at arm wrestling.

Kate lets her elbow slip off the table and they both laugh outrageously.

KATE : Oh, come on, look at those muscles. [Pulls on Sheridan’s arm] Now, don’t you think you can beat someone my size ? [Sits down with her arm up and ready.]

SHERIDAN, Still standing : Well... [grips her hand, then slowly sits]... if you insist. [Kate giggles and pulls on his hand with both of hers] Oh... oh...

Kate suddenly tugs harder and Sheridan is pulled into her lap. Allan comes to the door then and sees them giggling together on the bench, Sheridan on top of Kate.

ALLAN : Hey ! [Allan pulls Sheridan off Kate] Hey, get off her !

SHERIDAN : Unhand me ! [Faces Allan.]

KATE : Allan !

ALLAN : A plan’s a plan, Kate. It’s gone too far !

SHERIDAN : Plan ? What plan ? [Grabs at his belt] My keys ! Locksley !

Kate crashes her earthenware mug against the back of Sheridan’s head. He grabs the back of his head with both hands.

SHERIDAN : Oh... oh !

Sheridan falls into the table.

KATE to Allan : Let’s go !

Allan kicks Sheridan in the ribs before following Kate out.

 

NOTTINGHAM CASTLE. DUNGEONS.

Robin stands behind the first shoulder-high trip line. He takes off his sword belt and hands it under the line to Tuck, who adds it to the pile of jacket, quiver, etc., in his arms. Robin faces the box, rubs his hands together, spits on them, rubs them again. He carefully crawls up the steps, lies under the lines low to the ground, rolls over, checks for lines and rolls to sit up. He steps over one, then gets down on his stomach, springs push-up like sideways under another, then steps to the wall. Tuck sighs in relief. Robin, on hands and tiptoes, steps over a line, then another. He shuffles forward, ducks under a line, then shoulder rolls over the last one. He slowly stands up at the box, peeking over the edge. Tuck checks the door. Robin pulls out Sheridan’s keys, picks one and fits it into a slot on the front of the box. A front panel of the box slides open.

TUCK : Robin ! Come on, hurry !

Robin glances back at Tuck indignantly, then reaches into the opening and pulls out his hand. There’s a small black scorpion on it. He quickly flicks his hand to get rid of it, tripping a line behind him in the process. A dart sails across behind him.

TUCK : Careful.

ROBIN, Looks back and glares at him, Sarcastically : Thanks !

Robin gets another key and fits it into a slot on the left side of the box. A small panel in the side slides back. Robin starts to reach in, then pulls his hand back. He chuckles nervously, thinks, then scoffs. He reaches in and the centre top section rises up a couple of inches. Robin stands facing the front again, wiggles his fingers, and lifts the lid. Inside are a dozen more small scorpions amid the crown.

ROBIN, Whispers : Hallelujah.

Tuck smiles slightly. Robin gingerly reaches in, knocks a scorpion off a point, lifts it out by the points and blows and bangs on it to get the scorpions to fall off. He turns around, holding out the crown to Tuck, makes a flourish with his hands and steps back to bow slightly at Tuck, who smiles.

PRINCE JOHN, From a hidden tunnel nearby : The crown ! Stop him !

The alarm bell tolls. Tuck looks around for the source of the voice. Robin pushes his shoulder into the strings and bursts through them. Darts fly behind him. He rolls under more strings, gets up then crashes through some diagonal ones. He and Tuck run away. Prince John appears in a doorway near the box, horrified to see the lid open. The Archbishop and Sheridan are behind him.

PRINCE JOHN : What ?! Hood !

ARCHBISHOP, Stands next to Prince John with a satisfied smile : There can be no coronation without the crown.

The Archbishop turns and walks through the dungeons. Prince John follows him, whining.

PRINCE JOHN : What ? I’m sure another crown can be made if needs be. [Hand to heart] I know the design by heart.

Sheridan follows.

ARCHBISHOP, Still walking, down the steps : That crown was made for the coronation of Edward the Confessor. It cannot be replaced.

Prince John stops and watches the Archbishop leave.

PRINCE JOHN, Whining : Sheridan.

SHERIDAN : Locksley was a former student of mine. I can get it back.

Isabella comes in smiling, delighted that the Prince is unhappy with Sheridan.

PRINCE JOHN, In Sheridan’s face : What are you waiting for, you stupid old fool ? Get me back my crown before the coronation or I’ll have your head !

Sheridan leaves.

ISABELLA : Sire, I have some very good news for you.

PRINCE JOHN, Snaps at her : Someone better had !

Prince John walks out and Isabella follows. After they’ve gone, Robin and Tuck peek out from behind several prisoners crowded into the cell where they hid. Robin smiles.

TUCK : You know, I never did get what you saw in her.

Robin’s face falls a bit.

ROBIN : No... Right, chaps. [Robin pushes open the door and holds up the keys to a prisoner] You can let yourselves out.

PRISONER : Thank you.

ROBIN : Good luck.

Robin and Tuck leave.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Kate paces angrily, fixing her hair.

ALLAN, Gently : Kate...

KATE : Look, if Robin gets caught it’s your fault, Allan.

ALLAN : I thought you were in danger !

KATE : I had everything under control !

LITTLE JOHN, From up top : They’re here !

Little John climbs down from the top of the camp as Robin and Tuck run in.

MUCH : Well ?

TUCK : We got the crown.

Robin holds a cloth sack aloft.

LITTLE JOHN : Yay !

Kate jumps and giggles.

TUCK : But they followed us with dogs.

ROBIN : I have to get a horse from Nettlestone... [shakes the bag]... and get this crown to London.

Robin goes into the storage area and gets a water flask.

LITTLE JOHN : London ?

ROBIN, Stepping back : The King may still have supporters there. [Leaves camp] I’ll be back.

TUCK : We’ll take care of the guards !

KATE : Good luck !

 

In the forest, a guard with two dogs on a leash, some footsoldiers, Sheridan and two horsemen, one with a banner, walk quickly through the trees.

SHERIDAN : I coated the crown with a special scent.

Much, hiding behind a tree in his cloak, steps out in front of Sheridan.

MUCH : Sheridan !

Sheridan draws his sword as Much runs off. Allan, also in his cloak, jumps out from behind another tree.

ALLAN : More mead, sir ?!

SHERIDAN : Follow the bag !

Tuck comes out from behind yet another tree in his monk’s habit.

TUCK : Which one ?!

SHERIDAN : Both !

Kate jumps out, also cloaked.

KATE : Is this what you’re looking for ?

SHERIDAN : There’s another one !

Little John in his cloak jumps out from a tree up on a hill.

LITTLE JOHN : Oi ! Old man !

Little John laughs and runs off.

SHERIDAN, Flustered : Arrest them all !

The guards scatter in different directions.

 

LOCKSLEY MANOR. GROUND FLOOR BEDCHAMBER.

A maid comes into the room. Gisborne lies unconscious on the bed. He is gagged and his hands are tied over his head to a point on the wall. The maid walks around the bed to the window, looks out, then turns to gaze at Gisborne. She smiles, steps to the bedside and leans over. Gisborne’s eyes fly open and he grabs her throat.

 

SHERWOOD FOREST.

Allan runs. Two footsoldiers chase him. Tuck jumps out behind the two and in front of two more who had been following Allan.

TUCK : The crown ! The crown !

Tuck runs the other direction. Much, behind a tree, waits for Tuck to pass, then nods at Kate behind a nearby tree.

KATE, Mouths : Go.

Much runs off. Sheridan and another guard sneak up behind Kate. Sheridan grabs her around the waist with his right hand, snatches the sack with his left and holds it out to the guard. Kate struggles to get free. The guard reaches into the sack and something snaps loudly. The guard yells and pulls out his hand with a rattrap clapped on it.

KATE : Vermin !

Sheridan pushes her into the tree.

SHERIDAN, Sweetly : Where’s the crown ?

KATE : What crown ?

Sheridan turns her round and puts his left arm around her neck and puts a knife to her ribs.

KATE : Get your hands off me !

Much runs up with a sack.

MUCH : Sheridan !

SHERIDAN : Give me the crown or the wench will die !

KATE : Wench ?!

Much hears the dogs snarl and he looks around. The guard with the dogs comes down the hill.

MUCH, Mutters : Oh, dogs ! Er...

The dogs bark and howl.

KATE : Keep moving !

MUCH, Trying to be brave : No ! It’s here !

The guard grabs the sack as Sheridan eyes the dogs. The guard opens it.

SHERIDAN : Wait. The dogs !

The guard pulls out a vine of stinging nettles. He cries out in pain and drops the plant. Kate elbows Sheridan hard and gets away.

KATE : Run for it !

MUCH to stung guard : Grab a dock leaf !

Much kicks the guard and runs. Sheridan staggers, leans on the tree.

SHERIDAN : Leave them ! We need Hood !

The dogs jump and growl.

SHERIDAN to dog handler : Let the dogs go ! They’re picking up the scent !

 

LOCKLSEY MANOR. GROUND FLOOR BEDCHAMBER.

Isabella leads Prince John into the bedchamber.

ISABELLA, Brightly : I wanted to give you a personal coronation gift from me. [Goes to the opposite side of the bed.]

PRINCE JOHN : So you bring me to your bedchamber ?

ISABELLA : I give you my brother... [Reaches for the sheet covering the body... Proudly] Guy of Gisborne.

Isabella pulls off the sheet, revealing the maid, bound and gagged in Gisborne’s place. Isabella is shocked. Meanwhile Gisborne steps forward from his hiding place and grabs Prince John from behind, with a knife in his hand across the Prince’s chest.

ISABELLA : Guy !

GISBORNE : Get back !

ISABELLA : Guards !

Two guards run in immediately.

GISBORNE to guards : Get in the corner ! [The guards obey, seeing their Prince threatened] Look what you’ve done to me, Isabella. You betrayed me.

Gisborne pushes Prince John into the bedpost, which he takes nose first.

GISBORNE : Both of you !

PRINCE JOHN : Ow ! Ooh ! [Grabs his nose.]

Gisborne jumps out the door and pulls over a shelf onto the door frame, blocking the guards as items clatter to the floor. The guards scramble to push it back.

ISABELLA to Prince John : Are you all right ?

PRINCE JOHN : Guards ! Arrest her ! [to Isabella] If I’m disfigured for my coronation...

The guards each grab an arm. Prince John runs out.

ISABELLA : Sire !

 

NETTLESTONE. THE EDGE OF THE VILLAGE.

Robin runs in from the trees and into the doorway of the first building. Two horsemen, who were hot on his trail, gallop past him. Robin watches them go, then draws his sword. Sheridan peeks out from around the back of the same building, his sword out, and creeps forward.

ROBIN, Mutters at the passing soldiers : Idiots.

The dog handler, with quiet dogs, follows Sheridan. Robin steps out from his hiding place, sees the horsemen are not stopping, and steps out into the village, appearing not to check behind him. Sheridan silently comes up from behind and starts to reach for the sack, but Robin senses he’s there, turns around and holds his sword at Sheridan’s throat, and Sheridan simultaneously does the same. They pause a moment, then Robin steps back. Sheridan comes down with his sword and Robin pushes it down with his. Sheridan spins around, Robin catches Sheridan’s free arm coming in for a punch and brings his sword under and up to push away Sheridan’s arm. The sack goes flying. The dogs growl, go to and sniff the bag. Sheridan and Robin hold their swords at each other’s throats again.

ROBIN : You taught them well.

SHERIDAN : Better than you.

Sheridan swings his sword over Robin’s head. Robin ducks, then stands up. They both point their swords at the other, ready. They circle each other. Robin spins his sword over his head ; Sheridan copies. Sheridan spins and Robin does the same.

ROBIN : You taught me to love the King, not lie about him.

SHERIDAN : I gave the King the best years of my life, and do you know what he gave me in return ?

Sheridan stabs at Robin, Robin blocks and swings back ; Sheridan blocks. Robin kicks and Sheridan blocks with his hand. Robin swings and Sheridan catches his arm and swings his sword around. Robin somehow blocks and twists Sheridan’s arm down, but Sheridan holds him firmly and puts his sword to Robin’s throat.

SHERIDAN, Spitefully : Retirement. Too old to train his knights, and good for nothing but looking after his jewellery !

Robin pulls himself free. They circle each other.

ROBIN, Points at Sheridan with his sword : He entrusted you with the crown because he loved you !

SHERIDAN : Then why didn’t he keep me by his side ?!

Sheridan steps forward and swings his sword overhead. Robin parries twice, blocks twice, then swings the sword over and across with Sheridan’s. Robin blocks, then Sheridan spins the sword behind his back to his left hand and swings across in front of him. Robin ducks. Sheridan swings with both hands from overhead. Robin kneels in front, holding his sword at both ends to block.

SHERIDAN : Is that the blow of an old man ?

Robin continues to hold his sword up a moment longer, then pulls it away and punches Sheridan’s chest, then swings his hilt into Sheridan’s chest again. The old man steps back, catching his balance and his breath.

ROBIN : So that’s what this is about, is it ? [Angrily] You gave up on your country for your vanity, for your ego ?!

SHERIDAN : If the King cared about the country, he’d be here ! But he isn’t !

Sheridan charges Robin, who blocks and swings Sheridan’s sword aside. Robin shoves Sheridan’s shoulder. Sheridan falls on his back. Robin steps over him and puts his sword at his throat.

ROBIN : Your time is past, old master.

SHERIDAN : It still is my time.

Four crossbowmen and four swordsmen come out of the trees or from behind the building. Robin looks up at them and realises he is surrounded on all sides. Two swordsmen pull Robin off Sheridan.

SHERIDAN : Leave him ! He’s mine. [Sheridan rolls over and sits up] Just like the crown.

Sheridan stands, out of breath, his sword out.

SHERIDAN, Breathlessly : Out of respect for a good student, I will not kill you. [Stronger] But you shall never see England again !

SHERIDAN to guards : Take him to Hull, put him on a boat, one way. [to Robin] Farewell, Locksley !

Robin glares at Sheridan, who swings his sword quickly back and forth in his face. Robin is dragged away, still glaring at his old master.

 

NOTTINGHAM CASTLE. DUNGEONS.

A guard with a torch leads Prince John and a shackled Isabella down the stairs.

PRINCE JOHN : Send extra search parties to the forest around Locksley. I want Gisborne dead !

ISABELLA : Sire, I want the same as you. Please just give me another chance.

Prince John grabs Isabella’s arm and throws her through the gate.

PRINCE JOHN : Too late. You’ve had your chances. Welcome to your new home.

ISABELLA : Sire, please, anyone can make a mistake.

Prince John has his eyes on Lord Sheridan, who is standing quietly ahead of them with the crown in his upraised hands.

ISABELLA : Look at Lord Sheridan for example.

PRINCE JOHN, Sighing : Oh, Sheridan. [Steps forward] Sheridan, how could I ever have doubted your powers of recovery ? [Takes the crown.]

SHERIDAN, Bows his head : Your Highness. [Looks at Isabella] Lady Isabella.

PRINCE JOHN : Pay her no heed. She’s a prisoner of state for aiding and abetting her terrorist brother Gisborne in the attempted assassination of the new King of England. [Looks adoringly at the crown.]

SHERIDAN : A serious crime. [Steps towards Isabella.]

PRINCE JOHN : For which she will be punished as seriously as you shall be rewarded.

SHERIDAN : Perhaps she merely requires the firm hand of a man to encourage her to mend her ways.

PRINCE JOHN, Melodramatically : But where, where would I find such a man willing to martyr himself ?

SHERIDAN : Always at your service, Your Highness.

Prince John dangles the keys to Isabella’s shackles in front of Sheridan.

PRINCE JOHN : She’s all yours.

ISABELLA : Please, sire.

PRINCE JOHN : Or she’ll rot alone down here.

Sheridan unlocks Isabella’s cuffs.

SHERIDAN : Oh, and I took the liberty of dealing with Robin Hood.

Isabella looks up furiously at Sheridan.

SHERIDAN : I hope you don’t mind.

PRINCE JOHN : You’ll make a fine Sheriff of Nottingham, Sheridan.

Prince John looks sideways at Isabella and steps away. Isabella glares at him.

 

NETTLESTONE.

Little John runs back to the gang waiting where Robin was ambushed previously.

LITTLE JOHN : The stableboy says the horses are all accounted for.

Much sucks in his breath.

TUCK : Robin couldn’t have made it.

KATE : You should have kept moving, Much.

MUCH : He had a knife in your side !

ALLAN : She can take care of herself.

MUCH : Oh, right, so that’s, er, that’s why you, er, you stepped in in the tavern. Right.

ALLAN : I stepped in because I was worried about her.

MUCH : You stepped in because you were showing off.

ALLAN : What ?

Little John looks at Kate ; Tuck looks at Little John.

MUCH In Allan’s face : I did what I did because I care.

ALLAN : I care !

MUCH, Points at Allan : You care about yourself !

ALLAN : Is that right ?!

MUCH : Yes !

LITTLE JOHN with Tuck’s line : Stop it !

TUCK with Little John’s line : Come on ! [alone ]Robin could be dead and you’re squabbling like a couple of schoolboys !

Allan and Much stop, look at Tuck.

TUCK to Kate : Put them out of their misery, will you ?

KATE : He’s right. You know, I’m sick of you two trying to protect me. We’ve got to keep our minds on the mission.

TUCK, Quietly : Right. If Robin didn’t make it, then Sheridan has the crown. If Sheridan has the crown, then Prince John can carry on with his coronation. We can’t let that happen.

KATE : What about Robin ?

Much stares at Tuck.

 

ROAD TO HULL.

Two guards drive a wagon with a tall cloth cover over the back. It rumbles quickly through the trees.

GUARD 2, Yells back into the wagon : Shut up !

Inside the wagon, Robin, lying in the back with his hands and feet bound with rope and his mouth gagged, pounds his feet repeatedly into the rear door of the wagon. Eventually he breaks a plank free and then reaches to his feet to untie them. The guard notices the silence.

GUARD 2 : Stop !

The driver stops the horses. The guards get down and draw their swords. They stab into the wagon just above the wood sides several times while making their way to the back. They look at each other and agree to open the door. The wagon is empty. Behind them, Robin steps out from his hiding place and knocks out each one with the severed plank. His deed done, he throws the piece of wood on the ground and starts running back down the road.

 

NOTTINGHAM CASTLE. BEDCHAMBER. THE NEXT MORNING.

The Archbishop is asleep. Footsteps approach the bed and Prince John swiftly opens the bed-hangings.

PRINCE JOHN : Wakey, wakey, Archbishop. No rest for the wicked. [The Archbishop stirs sleepily] You’ve got a coronation to attend... [Looks up smugly]... Mine.

Prince John walks to the window.

PRINCE JOHN, Quietly, smiling : All mine and no-one to stop me.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Tuck has made a map of the abbey in the dirt. He points at it with a sharpened stick. Little John and Much pace beside it.

TUCK : These are the abbey doors. We need to go in here, here, and here... and storm the altar. [Little John kneels to look] First one with the crown makes it out... the rest of us deal with the consequences. [Much nods, understanding] He might have the crown, but he’s not King until that crown makes it onto his head.

Allan nods.

MUCH : Good. But doesn’t “storm” imply that there’s more than five of us ?

Robin waltzes in.

ROBIN : How about six ?

LITTLE JOHN/ALLAN : Hey !

KATE : Robin !

Kate rushes to Robin, kisses his cheek and hugs him. Robin goes to the storage area and Much stares at him as he passes, shaking his head in disbelief that Robin has managed to escape yet again. Tuck rises and steps back out of Robin’s way.

LITTLE JOHN, Slightly whimpering : Please tell us you’ve got a better plan than this one.

ROBIN, Getting his bow and sword : I have actually. [Comes back] We’re going to need shields... just like those ones Prince John wanted for his guards. [Looks at Allan] It’s going to be blinding, Allan.

Allan frowns, puzzled.

 

KIRKLEES ABBEY. SANCTUARY. EXTERIOR.

The guards have shiny shields just like the Prince wanted. They line the path to the abbey door, holding back the crowd. The people cheer and throw rose petals. Prince John revels in the attention. He turns around, his back to the abbey, arms outstretched.

PRINCE JOHN : Do you love me ?!

The people cheer louder. Prince John closes his eyes, enraptured. Sheridan escorts Isabella on his left arm. Isabella is looking up at the abbey with no expression.

SHERIDAN : Smile.

PRINCE JOHN : I said, “Do you love me ?!”

More cheers. The Prince shakes hands with the nobles lined up by the door. Clergymen wait inside the doorway. The Prince passes Gisborne, dressed as a guard, who watches him with an intense look, standing just outside the door.

 

SANCTUARY INTERIOR.

The Prince enters the sanctuary, followed by clergymen and nobles in their finest. Light pours through the tall windows and the floor is strewn with red rose petals. Gisborne slips in and slowly makes his way near the front, taking a place beside the monks near the altar. The Archbishop waits at the altar in his finest robes. Prince John stands before him, trying to look meek and humble. The procession moves to their places at the sides. Two pages remove the Prince’s fur robe. Prince John turns around to face the assemblage.

 

The Archbishop makes crosses with his thumb on Prince John’s palms, chest and forehead while he speaks.

ARCHBISHOP : As kings, priests and prophets were anointed, and as Solomon was anointed king by Zadok the priest, so be thou anointed...

 

Prince John sits on his throne. The Archbishop speaks as another man hands a sceptre to the Prince.

ARCHBISHOP : The sovereign sceptre to do justice and stop the growth of iniquity...

 

Prince John stands facing the Archbishop. Sheridan places the royal fur robe around the Prince’s shoulders and fastens it at his throat.

ARCHBISHOP : The robe of righteousness and the garment of salvation...

 

Prince John sits on the throne. The Archbishop stands behind him holding the crown far over his head.

ARCHBISHOP : The crown of the faithful. Bless, we beseech thee, this crown, and so sanctify thy servant, John.

The Archbishop slowly lowers the crown. Just before it can touch the Prince’s head, the doors burst open with a blinding light.

TUCK, Deep voice : Halt !

Three shiny shields enter ; the sanctuary is engulfed in their reflected light.

TUCK : I am King Richard...

The three shield-holders kneel, revealing two more behind them.

TUCK : ..King of the English, Duke of the Normans [The Archbishop makes his way forward] and Aquitainians.

SHERIDAN, Points at the shields : You should be in the Holy Land !

TUCK : The waxwork lives.

Sheridan gasps and quickly looks at Prince John.

ARCHBISHOP to Prince John : What is the meaning of this ?

Sheridan rushes to kneel at the Archbishop’s feet, grabbing his robes.

SHERIDAN : It was the Prince’s doing, your worship ! [Quietly] He ordered that I have a model made of the King so he could lie about his death.

The Archbishop looks at Prince John.

SHERIDAN to Prince John : I’m sorry, sire.

Prince John pulls Sheridan to the floor.

PRINCE JOHN : Shut up, you stupid old fool ! [Looks at the crowd] We will finish this coronation !

ARCHBISHOP : Impossible ! [Prince John looks at him] This is treason.

Prince John wrestles the crown from the Archbishop and pushes him back.

PRINCE JOHN : I will be King !

Prince John raises the crown over his head. The two upper shields part and Robin shoots an arrow, knocking the crown from the Prince’s hands. The crown clatters to the floor. The Prince can see the silhouette of Robin and his bow between the shields.

PRINCE JOHN : Hood !

Everyone turns to look. Suddenly, the sanctuary darkens as clouds cover the sun. Robin looks up, and pushes back his hood. The others lower their shields and push back their hoods, too. Robin steps forward, an arrow nocked in his bow.

PRINCE JOHN : You impersonate the King ?!

ROBIN : Just like you, “Prince” John.

PRINCE JOHN : Arrest him !

ROBIN : You can do what you want ! [Quieter] These people, they know the truth.

ARCHBISHOP, Boldly : And so do I. [Prince John looks at the Archbishop] I will never make you King.

PRINCE JOHN, Panicked : Where’s my crown ?

Behind two rows of monks, a black-gloved hand raises the crown and waves it a bit.

GISBORNE : Is this what you’re looking for ?

Gisborne stands up. The people gasp. Robin shifts his eyes to Gisborne. Gisborne steps between the monks.

GISBORNE : How about... a state funeral ?

Gisborne lowers the crown and simultaneously raises a crossbows in his right hand and aims it at Prince John, who gasps.

ROBIN : Gisborne ! [Gisborne turns to Robin] Don’t do it. [The Archbishop looks at Robin] I know he deserves it, but with no leader at home, England could be ripped apart, torn up by war.

GISBORNE : What has England ever done for me ?

ISABELLA : Brother...

GISBORNE : Don’t think I won’t shoot you, as well, after everything you’ve done.

ISABELLA : I know.

Sheridan pushes Isabella forward and Prince John throws himself to the floor behind her. Gisborne steps down to the floor.

ISABELLA : But you’ll have to decide which one of us you want dead the most : Prince John or me. Because as much as I hate Robin Hood, he loves his country, and he won’t give you a second shot.

Gisborne glances at Robin, who pulls his bowstring back a bit more to support Isabella’s point. Gisborne turns and aims at Prince John. Isabella glances where the crossbow is aiming and sees Prince John crouched at the Archbishop’s feet. She starts to throw herself in front of the Prince as Gisborne shoots and she takes the bolt in the arm. She screams and sails into Prince John. Robin retaliates and shoots Gisborne near the spine. Gisborne falls forward to the floor. Isabella grabs at the black-fletched bolt in her arm. Gisborne crawls away. Isabella watches him.

ISABELLA : Arrest him !

Robin glances back at his gang and they take up positions against the guards.

ARCHBISHOP : Stop ! Anyone who draws blood in the house of God will be damned for all eternity.

They all pause, then Robin sets down his bow and slides it to the side. Tuck tilts his head and smiles, pleased at the thought of hand-to-hand. Robin straightens his jacket and stands ready to fight. He smiles wickedly and motions with his hands. The gang fight with fists and shields. Robin throws a guard to the floor. Kate and Tuck each take out a guard. Gisborne slides the crown near Robin’s feet. Prince John sees it and slowly crawls out to get it. Kate punches a guard. Allan punches one. Tuck stands by the crown.

TUCK : If God had wanted you [Prince John looks up at Tuck] to have the crown, he’d have given it to you.

Prince John hurriedly grabs at the crown but Tuck kicks it away. Kate picks it up.

KATE, Overexcitedly : I’ve got it ! I’ve got it !

Robin runs to her.

ROBIN : Well, come on !

Robin takes her hand and follows Tuck, Little John, Much and Allan out the doors as the crowd cheer.

KATE : We’ve got it !

PRINCE JOHN : Quick ! Stop them !

The Archbishop shoves him down.

ARCHBISHOP : Let them go !

Robin looks back at Prince John. The Prince grimaces. Robin smiles, nods, and the doors close behind him.

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

Guards carry chests of Prince John’s belongings to his coach. One of them stumbles on the steps, and a couple boxes stacked on top of the last chest clatter to the ground.

PRINCE JOHN : Fragile ! [Slaps the guard on the shoulder.]

Gisborne watches the procession from the birdcage. The Prince walks to the coach, hand to his head.

PRINCE JOHN : This is what happens when you employ incompetents.

Isabella follows the Prince, her arm in a sling. In the coach sits Sheridan, bound and gagged.

PRINCE JOHN to Isabella : I trust you will not make the same mistake... Sheriff.

Sheridan growls through his gag.

ISABELLA : Oh, fear not, sire. By the time you return I intend to have Robin Hood in shackles alongside my brother. [Gisborne growls. Isabella glances at him] Or coffins. [Smiles.]

 

SHERWOOD FOREST. THE NORTH ROAD.

The Archbishop is returning to Canterbury in an open carriage when he encounters Robin and the gang standing in the road, blocking the way.

ROBIN, As if ambushing the carriage : That’s far enough !

The gang slowly approach the carriage after it stops.

ARCHBISHOP, Stands in the carriage : What is the meaning of this ?

The Archbishop gets out and approaches. The gang line up in front of him. Robin smiles pleasantly and nods, then he and the gang kneel to the Archbishop, Kate holding out the crown. He smiles at them and holds out his arms.

ARCHBISHOP : Stand.

They all rise to their feet.

ROBIN, A bit cheekily : You know... [leans on his upright bow]... I think this is the first time we’ve ever stopped a carriage to give gold back.

Little John and Tuck chuckle. The Archbishop laughs. Kate steps forward, holding out the crown. The Archbishop takes it.

ARCHBISHOP : Thank you, Robin Hood. England owes you a debt of gratitude.

ROBIN, Sternly : Just make sure Prince John pays it.

The Archbishop smiles at them all in turn, then goes back to his carriage. Just before he steps in, he looks back at Robin, but the road is deserted.

 

END OF EPISODE EIGHT

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... 1 semaine = 1 question . Essayons ensemble de décortiquer les mystères de cette série. Direction le forum 1 semaine = 1 question, bien sûr!

mnoandco, Aujourd'hui à 06:49

Bonne journée à tous sur la Citadelle

mnoandco, Aujourd'hui à 07:27

Oups, j'ai failli oublier : nouvelles photos à départager sur le quartier Blacklist! Merci!

HypnoBlabla

Supersympa, Hier à 22:28

C'est bien ce que je disais...

Daisy2860, Hier à 22:30

Pffff

Daisy2860, Hier à 22:30

Cc juliette11 !

Juliette11, Hier à 22:31

Ça va Daisy ?

Daisy2860, Hier à 22:31

Oui cha va et toi ?^^

Viens chatter !