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#305 : Que le Spectacle Commence

Gisborne est de retour mais il n'est pas revenu seul, il est accompagné par la Garde du Prince Jean et il dispose d'une arme secrète. Cette fois-ci, il est bien déterminé à capturer Robin.
Alors que la bande tente de leur échapper, Petit Jean est séparé du groupe et se retrouve dans un cirque de gladiateurs. Robin, de son côté, fait une rencontre. Qui peut bien être la demoiselle en détresse qu'il a sauvée ?

Popularité


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Titre VO
Let the Games Commence

Titre VF
Que le Spectacle Commence

Première diffusion
25.04.2009

Première diffusion en France
23.04.2010

Photos promo

Robin (Jonas Armstrong) avec Tuck (David Harewood) et Isabella (Lara Pulver)

Robin (Jonas Armstrong) avec Tuck (David Harewood) et Isabella (Lara Pulver)

Bertha et Walt (Denise Black et James Buckley) avec Jean

Bertha et Walt (Denise Black et James Buckley) avec Jean

Bertha (Denise Black) et les jeunes orphelins qu'elle a recueillis

Bertha (Denise Black) et les jeunes orphelins qu'elle a recueillis

Bertha (Denise Black) traverse Nottingham

Bertha (Denise Black) traverse Nottingham

Moment de complicité pour Petit Jean et Walt (Gordon Kennedy et James Buckley)

Moment de complicité pour Petit Jean et Walt (Gordon Kennedy et James Buckley)

Jean (Gordon Kennedy) assis aux côtés du jeune Walt (James Buckley)

Jean (Gordon Kennedy) assis aux côtés du jeune Walt (James Buckley)

Isabella s'interpose pour sauver Robin de l'épée de Gisborne (Richard Armitage)

Isabella s'interpose pour sauver Robin de l'épée de Gisborne (Richard Armitage)

Isabella (Lara Pulver) empêche Gisborne de tuer Robin (Jonas Armstrong)

Isabella (Lara Pulver) empêche Gisborne de tuer Robin (Jonas Armstrong)

Isabella de Gisborne (Lara Pulver) sait manier l'épée

Isabella de Gisborne (Lara Pulver) sait manier l'épée

Gisborne (Richard Armitage) et ses soldats

Gisborne (Richard Armitage) et ses soldats

Quel est le plan ?

Quel est le plan ?

Bertha (Denise Black)

Bertha (Denise Black)

Plus de détails

Réalisateur : Patrick Lau
Scénariste : Lisa Holdsworth

Cast secondaire
Denise Black ... Bertha
James Buckley ... Walt
Matt Devere ... garde
Mike Kelly ... trésorier / homme du Shérif

Une belle et noble jeune femme, Isabella, galope à travers la forêt, poursuivie par de dangereux cavaliers. Pour gagner du temps, elle laisse son cheval et cache quelques objets dans une tronc creux. Alors que ses poursuivants sont sur le point de l'attraper, Robin des Bois se porte à son secours, mais non sans qu'elle ait montré ses capacités à se défendre seule. Elle se présente comme une servante qui faisait diversion pour permettre à sa maîtresse de fuir son mari. Robin lui offre sa protection jusqu'à Nottingham.

Gisborne revient triomphalement de la cour du Prince Jean. Doté d'une impressionnante troupe de soldats d'élite, d'une arme secrète et des instructions de son nouveau maître de tuer Robin des Bois, Gisborne est méprisant envers le Shérif qui vient le voir dans son camp installé dans la forêt - il n'a plus besoin du soutient et des conseils du simple Shérif de Nottingham, et lui rappelle qu'il a toujours une dette envers le Prince Jean.

Poursuivi par Gisborne, les hors-la-loi et Isabella se séparent. Les hommes de Gisborne les encerclent, les poussent dans une direction bien précise et les forcent à se regrouper.

Pendant ce temps, le Shérif a des problèmes pour récupérer les taxes dues au Prince. Petit Jean trouve refuge auprès de Bertha de Bath, la directrice d'un groupe de gladiateurs qui fait route à travers la forêt vers Nottingham.

Nos héros arrivent dans une clairière où les attend Gisborne avec son arme secrète: un lion! Isabella sauve le gang en lançant de la poudre qui gêne les soldats et le lion. Tuck, Robin et Isabella partent pour le camp de Gisborne, les autres vont chercher des armes au camp.

Arrivée en ville, Bertha est convoquée par le Shérif. En effet, elle n'avait plus le droit de revenir à Nottingham. Elle explique qu'on disait qu'il n'était plus Shérif. En échange de 200 couronnes avant la fin de la journée, il accepte de les laisser en vie, elle et sa troupe. Ne pouvant réunir la somme, Bertha lui propose la mort d'un des hors-la-loi.

Pendant ce temps, Petit Jean sauve la vie d'un des enfants voyageant avec Bertha, Walt. Dans la forêt, Robin, Tuck et Isabella combattent Gisborne et ses hommes. Pour sauver la vie de Robin, Isabella s'interpose entre lui et Guy. Ce dernier la reconnaît, la jeune femme avoue alors au hors-la-loi qu'elle est la soeur de Gisborne. Robin et Tuck s'échappent, laissant le frère et la soeur s'expliquer.

Isabella est venue à Nottingham pour demander la protection de son frère face à son mari. Guy l'a mariée alors qu'elle avait 13 ans à un homme qui s'est révélé cruel et méchant avec elle. Isabella lui jure qu'elle ne savait pas qui était Robin sinon elle ne l'aurait pas suivi. Gisborne accepte de la protéger et de la pardonner contre la promesse de ne plus revoir Robin.

Au camp, Kate exprime sa colère envers Isabella tandis que Robin la défend. A Nottingham, Bertha et ses enfants prennent les paris. Elle indique à Petit Jean qu'il doit perdre son combat. Robin rend visite à Gisborne et lui demande de quitter sa forêt. Alors qu'il refuse, les hors-la-loi détournent l'attention et permettent ainsi à leur leader de libérer le lion. Ils partent ensuite à la recherche de Petit Jean.

À Nottingham, le combat de gladiateurs a commencé. Petit Jean prend rapidement l'avantage mais, au signal de Bertha, il fait semblant de perdre. Walt, vendu à un homme par Bertha car il a découvert qu'elle prévoyait d'exécuter son nouvel ami, se libère et prévient le hors-la-loi à temps. Petit Jean tente de s'enfuir avec les enfants et combat les gardes du Shérif pendant que Bertha est faite prisonnière. Le reste du gang arrive à temps pour les aider à sortir de la ville. Ils conduisent ensuite les enfants dans un orphelinat près de Locksley.

Gisborne, qui a réussi à échapper au lion, avoue à sa soeur qu'il l'a mariée contre une grosse somme d'argent. Humilié, il rentre au château de Nottingham affronter le courroux du Shérif avec sa petite soeur.

Plus tard, cette dernière retourne dans la forêt récupérer ce qu'elle avait laissé derrière elle. Elle y trouve Robin. Tout deux s'expliquent, elle lui raconte son histoire mais Robin ne veut rien entendre, elle lui a menti. Robin part, la laissant seule après avoir dérobé la bourse qu'elle était venue rechercher.

FORÊT DE SHERWOOD

Une femme, richement vêtue, galope à vive allure dans la forêt. Elle est poursuivie par deux cavaliers, tout de noir vêtu. La jeune femme longe la rivière, s’arrête et descend de son cheval. Elle retire un petit coffret en bois et un petit sac de sa sacoche puis donne une claque sur la croupe de l’animal qui prend la fuite. Elle en profite pour se cacher derrière un arbre. Ses deux poursuivants passent devant elle sans la voir. Après avoir vérifié que les deux hommes avaient bien continué leur chemin, elle se rend à la rivière et cache le coffret et le petit sac dans le tronc creux d’un arbre mort, couché près de la rivière. C’est alors qu’elle entend un cheval hennir légèrement. Elle se retourne et aperçoit ses deux poursuivants. L’un est sur son cheval tandis que l’autre est debout près d’elle, tirant sur une corde pendant à sa ceinture. La jeune femme se met debout et, résignée, s’avance vers les deux hommes.

La jeune femme, tendant ses poignets : « Je suppose que résister ne mènerait à rien. »

Sans répondre, l’homme lui attrape violement les poignets mais n’a pas le temps de les lui entraver que la jeune femme se débat, le frappe à l’entrejambe et le fait basculer par-dessus elle. L’homme tente de se relever mais elle lui envoie un coup de pied au visage. L’homme s’écroule sur le dos. La jeune femme en profite pour lui voler son épée puis tente de s’enfuir. Mais le second poursuivant, après avoir maîtrisé son cheval, attaque la jeune femme. Le premier homme se relève et vient à la rescousse de son comparse que la jeune femme a fait tomber de son cheval. Il l’attrape alors par derrière en lui tenant les bras, lui faisant lâcher son épée.

La jeune femme : « Non… Non… Non. »

L’homme lui attache les mains derrière le dos.

La jeune femme : « Pitié ! Non… Vous savez ce qu’il me fera, je vous en prie. »

L’homme la pousse devant lui sous la menace de son épée. C’est alors qu’une flèche vient sectionner la corde que l’homme tenait dans sa main. L’homme se retourne et se retrouve face à Robin. Ce dernier pare les attaques avec son unique arme, son arc, puis le frappe au visage. L’homme tombe à terre. Robin se retourne à temps pour parer les attaques du deuxième homme qui, comme le premier, se retrouve rapidement à terre. Robin se dirige alors vers le premier homme toujours au sol.

Robin : « Robin des bois. Tout le plaisir est pour toi… [L’homme, craignant que Robin ne s’en prenne encore une fois à lui, protège son visage en gardant son bras levé devant lui] Maintenant, tu vas déguerpir… [L’homme commence à se relever] ALLEZ ! »

Apeuré, l’homme s’enfuit en courant pendant que la jeune femme tente de se défaire de ses liens. Robin la rejoint.

Robin : « Attendez. Permettez ?... [Il lui délie les mains] Là. »

La jeune femme se retourne face à Robin et immédiatement séduite par Robin qui n’est pas insensible à son charme. Le hors-la-loi lui sourit.

Robin : « Alors ? Dites-moi… Pourquoi deux hommes du seigneur Thornton vous poursuivaient-ils depuis Shrewsbury ? »

La jeune femme : « Ce n’est pas après moi qu’ils en avaient. En fait, ils poursuivaient ma maîtresse. »

Robin, incrédule : « Votre maîtresse ? »

La jeune femme : « Mais oui. Je n’aurais jamais pu fait diversion dans ma mise de soubrette. J’ai fait de mon mieux pour l’aider à fuir. »

Robin : « À fuir mais quoi ? »

La jeune femme : « Son mariage. »

Robin : « Mais le seigneur a envoyé des hommes à sa recherche… D’aucun pourrait considérer ça comme un gage d’amour, non ? »

La jeune femme : « Le seigneur Thornton n’a jamais aimé ma maîtresse. Alors excusez-moi mais madame m’espère à Nottingham. »

La jeune femme se retourne mais Robin la retient.

Robin : « Whoo oh oh oh oh ! »

La jeune femme tente de le frapper avec sa main libre mais Robin la contre.

Robin, la tenant par les poignets : « Wouh… D’accord. Mais vous ne pouvez pas aller à Nottingham toute seule, c’est trop dangereux. Je vais vous y conduire… en toute sécurité… si vous me dites comment vous vous appelez. »

La jeune femme : « Isabella. »

Robin acquiesce en souriant.

Isabella, avisant ses poignets : « Mais… Faudra-t-il que nous nous tenions ainsi jusqu’à destination ? »

Robin rit et libère la main droite d’Isabella.

Robin : « Pardon. »

Isabella : « Et vous savez, en toute sincérité, j’aimerais garder l’usage de mon autre main. »

Mais un hennissement se fait entendre.

Robin : « Chut ! Venez par-là, vite. Vite. Vite. »

Il tire Isabella et se cache derrière un arbre.

Robin : « Venez. »

Robin se cache, dos à un arbre et plaque Isabelle contre lui ; juste à temps, pour voir arriver Gisborne à la tête d’une troupe de soldats arborant les couleurs du Prince Jean. Gisborne s’arrête.

Gisborne : « Nous approchons. Continuons. »

Gisborne poursuit son chemin. Une fois ce dernier parti, Robin, fronçant les sourcils, libère Isabella et retourne sur le chemin là où se tenait Gisborne quelques secondes plus tôt. Il regarde dans la direction qu’a prise le bras droit du shérif.

Robin, inquiet : « Le revoilà ! »

 

***** Générique *****

 

FORÊT DE SHERWOOD - CAMP DE GISBORNE

Gisborne a installé son campement dans la forêt, camouflé derrière une porte faite de branchages. À l’intérieur, deux tentes blanches sont dressées devant lesquelles ses hommes s’entraînent. En face, une cage en bois de couleur rouge est isolée du reste du campement. Certains soldats s’exercent à l’épée tandis que d’autres forment un mur de bouclier à la façon des romains.

Soldat : « Restez groupé… Un pas en avant… Allez. Allez. Continuez oui. »

Devant l’une des tentes, Gisborne se retourne et sourit à la vue de ses hommes qui s’entraînent.

Soldat : « Ouais en avant… Mettez-y un peu de conviction ! Plus haut les boucliers ! Et maintenant… »

Devant l’une des tentes, Gisborne regarde des cartes étalées sur une table. L’une d’elles est celle de Nottingham tandis que l’autre est celle d’une forêt traversée par une rivière. Il relève son regard en direction de ses hommes et de la cage rouge derrière eux. C’est alors que la porte de leur campement s’ouvre. Le shérif de Nottingham entre sur son cheval blanc.

Soldat : « On reprend ! »

Le groupe de soldats se séparent et forment une allée pour laisser passer le shérif. Gisborne et le shérif échangent un regard puis Gisborne reporte son attention sur les cartes devant lui. Le shérif s’approche de lui.

Soldat : « Uniquement l’épée !... Le bouclier où il est ?... Alors vous recommencez… Tout le monde… »

Le shérif : « Vous êtes encore en vie ?... [Gisborne lui sourit] Ça dû bien se passer à la cour ? »

Gisborne lui fait les gros yeux mais ne lui répond pas et préfère boire une gorgée.

Soldat : « Allez-y tous les deux ! »

Le shérif : « Le contraire me surprendrait fort [Regardant un peu partout] puisque le Prince Jean vous a procuré des hommes, des chevaux. »

Gisborne, avec le sourire : « Des nécessités. »

Il retourne vers la table.

Le shérif, le suivant : « Alors, le Prince Jean vous renvoie à Nottingham en mission sans que personne ne croit bon m’en faire part, hum ? Autant que je sache pourtant, c’est moi qui suis shérif. »

Gisborne : « Le Prince est toujours dans l’attente de ses milles couronnes. Sa patience a des limites. »

Soldat : « Foncez dans le tas maintenant ! Foncez… »

Le shérif : « Tout autant que la mienne. C’est quoi cette mission ? »

Gisborne : « Il veut que je tue Robin des bois. »

Le shérif : « Oh ! Tiens, voyez-vous ça !... [Il ricane] »

Soldat : « Remettez-vous en rang ! »

Le shérif : «… Pourtant euh jusqu’à ce jour, vous n’y êtes jamais parvenu, Gisborne bien que vous l’ayez déjà eu à la pointe de votre épée. Et cependant, c’est vous qu’il choisit. »

Gisborne : « Mais cette fois, ce sera différent. Cette fois, c’est moi seul qui commande sans l’ingérence d’un chefaillon irresponsable. »

Le shérif : « Non, vous échouerez comme ça s’est toujours produit et vous viendrez me voir en suppliant pour me demander de vous aider. »

Gisborne : « Pas cette fois. Le Prince m’a doté d’une arme à laquelle Robin ne pourra s’échapper. »

Le shérif : « C’est quoi cette arme ? »

Gisborne, souriant : « Je n’aurai plus jamais besoin de vous. Jamais. »

Le sourire aux lèvres, Gisborne quitte un shérif très soucieux.

 

FORÊT DE SHERWOOD

La bande, en l’absence de Robin, marche tranquillement dans la forêt. Kate marche en tête suivi d’Allan et Much, Tuck et Petit Jean fermant la marche.

Much, portant deux lapins morts à la ceinture : « Non moi je dis simplement que c’est moi qui les ai tués. Je pense que ça s’rait bien que quelqu’un d’autre se propose pour les cuisiner. »

Much et Allan regardent Kate.

Kate, les regardant l’un après l’autre : « Hé ! Me regarder pas comme ça ! Sous prétexte que je suis une fille. »

Allan : « Oh je crois qu’il est établi que Much est la fille. »

Much fronce les sourcils tandis que Kate s’esclaffe.

Much : « Oh attends, Allan ! Enfin, tu plaisantes ? J’suis un homme moi. Un homme de corps et d’esprit. »

Allan : « Ah ouais ? Prouve-le ! »

Robin surgit devant eux, suivi par Isabella.

Kate : « Robin ? »

Robin, arrivant près d’eux : « Restez pas là ! On a de la compagnie. »

Kate : « C’est ce que je vois. »

Petit Jean surveille leurs arrières.

Robin : « Non. Non. Notre vieil ami est de retour de la cour du Prince. »

Allan : « Quoi ? Mais je le croyais mort. »

Petit Jean revient vers le groupe car il a aperçu des soldats à cheval venant dans leur direction.

Kate : « Et elle sort d’où, elle ? »

Petit Jean : « Robin ! »

Robin : « Venez par-là ! »

Tuck : « Vite. Vite. Vite. »

La bande s’enfuit en courant tandis que les soldats du Prince Jean les poursuivent jusqu’à une prairie.

Isabella, courant avec Robin : « Qu’est-ce qu’on va faire ? On peut pas les distancer ! »

Robin : « Ne craignez rien !... Il n’en est pas question. »

Tuck arrive au bord d’un petit ravin.

Tuck, sautant dans le vide : « Suivez-moi ! »

Petit Jean et Much le suivent. Allan et Kate arrivent à leur tour.

Allan, tenant Kate par la main : « Tiens-moi bien ! »

Allan et Kate sautent tandis que Robin et Isabella se présentent à leur tour.

Isabella, s’arrêtant au bord du vide : « Non, on ne peut pas ! »

Robin, sautant avec Isabella : « Mais si on peut ! »

Leurs poursuivants arrivent au bord de la ravine mais ne peuvent pas les suivre. Gisborne s’approche et aperçoit, en contrebas, les hors-la-loi qui s’enfuient.

Robin, aidant Isabella à se relever : « Allez, vite !... Vite ! »

Gisborne tend la main à un soldat près de lui qui lui remet une carte. Il l’étudie quelques instants.

Robin, disparaissant derrière un bosquet en contrebas : « SALUT GISBORNE ! »

Gisborne, imperturbable : « Nous y sommes. Que l’arme soit en position. »

 

DANS LA FORÊT EN CONTREBAS

La bande, Kate en tête, court à travers la forêt.

Robin : « Allez ! Allez ! »

Tuck, Much, Allan et Isabella suivent Kate. Robin ferme la marche, s’assurant que personne ne les suit. Mais Isabella, épuisée, tombe à terre.

Robin, lui tendant la main : « Debout ! »

Il la remet sur ses pieds et l’entraîne avec lui à la suite du reste du groupe. Tuck s’arrête alors au pied d’un escarpement rocheux.

Petit Jean, continuant son chemin : « Je vais voir si la voie est libre. »

Le reste de la troupe arrive près de Tuck et se repose quelques instants.

Petit Jean, revenant vers eux : « Non, ils resserrent leur étau. »

Robin : « On leur facilite trop la tâche. Il va falloir qu’on se sépare. »

Much, inquiet : « On va pas se séparer ? Faut qu’on reste ensemble ! »

Robin : « Écoutez-moi ! Nous sommes poursuivis par l’élite des gardes du Prince Jean. »

Tuck : « Ils les prennent très au sérieux. »

Robin, frappant la poitrine de Tuck : « Je vais leur servir de lièvre. »

Puis il commence à s’éloigner.

Much : « Quoi ? »

Robin, revenant vers eux : « Je me débrouillerai. Vous allez à Nottingham. Je vous rejoindrai. Sortez de la forêt dès que vous pourrez. »

Kate : « Nottingham ? T’as perdu la tête ? »

Robin : « C’est le dernier endroit où ils chercheront. Et Kate, je veux que tu t’assures qu’Isabella arrive à bon port. »

Kate regarde Much qui acquiesce.

Robin : « Kate, s’il te plaît… Pour moi. »

Kate acquiesce de la tête.

Robin, tapant sur l’épaule de Tuck : « Bonne chance. »

Puis il s’en va en courant.

Much : « Robin, attends ! »

Tuck : « Écoutez ! Kate et Isabella, vous allez prendre la route vers le nord. Allan, Much vers l’ouest par les marais. »

Petit Jean : « Tuck, je vais vers l’est. »

Tuck : « Oui, parfait. Je vais au sud. Allez. Allez. »

Kate à Isabella : « Suivez-moi. »

La bande se sépare alors qu’au-dessus d’eux, les soldats d’élite du Prince Jean apparaissent tout autour d’eux.

 

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Les marchands ont été rassemblés dans la grande salle. Ils chuchotent entre eux jusqu’à ce que la porte s’ouvre pour laisser entrer le shérif, retirant ses gants.

Un soldat : « Les marchands sont là conformément à vos instructions, Sir. »

Le shérif : « Oui c’est ce que je vois en effet. Merci… [Il traverse le groupe de marchands] d’être venu malgré un aussi bref délai. »

Il s’installe derrière une petite table sur laquelle est posé un grand livre ouvert.

Le shérif : « J’ai pensé régler la question du paiement de vos taxes de bonne heure et de bonne humeur ce mois-ci… [Il s’assoit] A moins bien sûr que l’un de vous y voit un inconvénient. »

Les deux soldats près de lui dégainent leurs épées. Les marchands se regardent les uns les autres mais ne répliquent pas.

Le soldat : « Approchez avec votre contribution. »

L’un des marchands s’avance et place une petite bourse d’argent dans la main du soldat. Le soldat resserre la main pour la soupeser. La bourse est à moitié vide.

Le shérif : « Les affaires sont en régression en ce moment, dirait-on. Sûrement hum ? Parce que vous n’oseriez pas me rouler ? Parce que… »

Le soldat : « Si vous roulez le shérif, vous roulez le Prince Jean. »

Le marchand retourne près des siens et se mettent à discuter entre eux. Le shérif se relève et marche vers eux.

Le shérif : « Qu’est-ce à dire ?... [Il se tient au milieu des marchands] Vous avez l’audace d’émettre un doute sur ma relation avec le Prince Jean, hum ? Parce que votre sort est entre mes mains, hum ? Je n’ai qu’un mot à dire dans la bonne oreille, voire un murmure dans la bonne direction. »

Il attrape l’un des marchands par le col.

Le shérif : « C’EST MOI QUI SUIS VOTRE SHERIF ! »

 

FORÊT DE SHERWOOD

Robin court à travers la forêt alors que les soldats du Prince Jean sont derrière lui en ligne et marchent lentement entre les arbres. De leur côté, Kate et Isabella marchent d’un pas rapide tandis que le tonnerre commence à gronder. Elles s’arrêtent lorsqu’elles aperçoivent des soldats au loin. Kate dégaine son arme.

Kate : « Les hommes de l’élite noire. »

Les deux femmes s’avancent puis tournent sur elles-mêmes avant de se mettre dos à dos.

Kate : « Il en vient de partout... Pourquoi ils n’attaquent pas ? »

Isabella : « Vous préfèreriez ? »

Kate attrape la main d’Isabella.

Kate : « Continuons ! »

Elle entraîne Isabella derrière elle et retourne sur ses pas. Les soldats, cachés derrière les arbres, se montrent subitement et continuent leur lente avancée.

 

De son côté, Tuck se retrouve nez à nez avec un groupe de soldats.

Un soldat : « Boucliers… Formation ! »

Les soldats se serrent les uns contre les autres et forment un groupe compact derrière leurs boucliers.

Un soldat : « Attention !... On ouvre et on ferme ! »

Les boucliers laissent passer les lances des soldats. Tuck s’attend à ce que les soldats passent à l’attaque mais les soldats rentrent alors leurs lances et replacent les boucliers, reformant un groupe compact et bien protégé. Étonné, Tuck commence à reculer face à la passivité des soldats puis rebrousse chemin. Les soldats ne tentent pas de l’arrêter.

 

DANS LA GRANDE SALLE DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le soldat, chargé de la collecte des taxes, met une pièce dans un coffre sous l’œil scrutateur du shérif, assis sur sa chaise.

Le shérif : « Tu n’as donc jamais appris à compter ? »

Plume à la main, le soldat lève les yeux avec angoisse.

Le shérif : « Où ce cache mon trésorier ? »

Le soldat : « Vous l’avez tué, Sire. »

Le shérif donne brutalement un coup de pied dans le coffre. Apeuré, le soldat se lève de sa chaise et regarde les pièces se répandent sur le sol.

Le shérif : « N’IMPORTE QUI PEUT VOIR QUE C’EST LOIN DE FAIRE LE COMPTE !... Des années de loyaux services. Ça mérite infiniment plus que des pièces ou que… des hors-la-loi morts, oui ou non ? »

Le soldat garde le silence. Le shérif lui donne un coup de pied dans les jambes.

Le shérif : « C’EST OUI OU C’EST NON ? »

Le soldat : « Oui, Sire. Bien sûr, Sire. »

Le shérif : « Apparemment, non… Très bien… Je ferais preuve d’allégeance avec de l’or… Tu viens avec moi. Prends mon livre. »

Le shérif quitte la pièce. Le soldat ferme le livre sur la table, le prend avec lui et suit le shérif.

Le shérif : « Nous allons nous enrichir. »

 

SUR LA PLACE DU MARCHE DE NOTTINGHAM

Le shérif et son soldat marchent à travers la foule.

Le soldat : « C’est jour de marché, Sire. C’est toujours bondé les jours de marché. »

Le shérif : « Oui, c’est ce que je constate. [Se frottant les mains] Donc il faut passer à l’action… [Pointant du doigt un homme dans la foule] Alors toi ! »

Le shérif s’approche d’un couple ayant deux bovins.

Le shérif : « Un bœuf et une vache, c’est bien ça ? »

L’homme : « Oui, Sire. »

Le shérif : « Ça fera deux couronnes… [Au soldat] Eh bien, ne reste pas là les bras croisés, prends-les ! »

Le soldat : « Oui, Sire… [Au villageois] Deux couronnes. Allez dépêchez-vous. »

Le shérif regarde autour de lui.

Le shérif, à une tierce personne : « Stop ! Combien de chèvres as-tu là ? »

Le shérif s’éloigne du soldat et des deux villageois.

Le shérif : « Au moins dix ! »

 

FORÊT DE SHERWOOD

Sous la pluie, Petit Jean se faufile entre les arbres et entend le bruit d’armes qui s’entrechoquent.

Une femme : « Non ! »

Petit Jean approche et voit une femme, armée de deux épées, se battant contre deux hommes en même temps. Cinq jeunes garçons, assis dans une carriole, assistent au combat. Finalement, la femme se retrouve à terre. Petit Jean intervient aussitôt. Il vient facilement à bout des deux hommes.

Petit Jean : « Y’a pas de blessés ? »

Il se penche, attrape la femme par le bras et l’aide à se remettre debout.

La femme : « Non ! »

Sans avertissement, elle donne un coup de poing au visage de Petit Jean. Ce dernier lui lance un regard étonné avant de s’effondrer.

La femme : « À part toi, peut-être. »

Quelques minutes plus tard, Petit Jean se relève en restant assis par terre. Assis à sa hauteur, un jeune garçon le regarde en souriant puis touche du doigt l’endroit où la femme l’a frappé.

Le garçon : « Ça te fait mal ? »

Petit Jean : « Très. Oui. »

Puis Petit Jean reporte son attention sur le reste de la troupe. Le reste des enfants est toujours dans la carriole à côté de laquelle la femme pose une attèle au bras de l’un des hommes qui l’a attaquée tandis que l’autre se fait les muscles en soulevant un morceau de bois derrière la nuque.

Petit Jean, se remettant debout : « J’ai cru que t’étais attaquée ? »

La femme : « Non… J’entraînais mes hommes. Quoi qu’à vous voir, toi et Gizmo… »

La femme serre le bandage pendant que les garçons aident leur camarade à monter dans la carriole.

La femme : «… peut-être que je devrais changer d’occupation. »

Petit Jean, se frottant la joue : « Je regrette. »

La femme : « T’en fais pas. Ça été un bon entraînement pour Titus. »

La femme se présente devant Petit Jean en écartant les bras.

La femme : « Bertha de Bath. »

Petit Jean acquiesce de la tête par politesse, ne connaissant pas du tout ce nom.

Bertha, avec insistance : « Bertha du Circus Maximus… Célèbre de l’Ouest à l’Est de l’Angleterre. »

Petit Jean secoue négativement la tête.

Bertha, mettant ses manches sur ses hanches : « Tu connais pas ? »

Petit Jean : « Je ne connais que ma région… que ma forêt. »

Soudain, ils entendent le hennissement d’un cheval. Au loin, ils aperçoivent les hommes du Prince Jean.

Petit Jean : « Il faut que je file. »

Bertha : « Pourquoi ? »

Petit Jean : « Ce sont les hommes du Prince Jean. Ils sont à ma recherche. »

Petit Jean veut partir mais Bertha le retient à agrippant son bâton.

Petit Jean : « Je t’en prie. Je suis un hors-la-loi. L’un des hommes de Robin des bois. S’il me capture, je suis… »

Bertha, le coupant : « C’est exactement ce qu’ils feront si tu t’enfuies. »

Elle se tourne vers la carriole.

Bertha : « Donne. »

L’un des enfants lui donne un vêtement sale.

Bertha : « Aie confiance. »

Petit Jean : « Euh mais je… »

Bertha pousse Petit Jean derrière Titus et Gizmo tandis que trois cavaliers, arborant les couleurs du Prince Jean, arrivent près d’eux. Bertha accroche le vêtement sur la tête de Petit Jean, couvrant le nez et la bouche de Petit Jean.

Petit Jean : « Ça ne marchera jamais ! »

Bertha : « Tais-toi et baisse la tête. »

L’un des soldats donne son bouclier et ses rênes à son comparse, descend de cheval puis s’avance vers Bertha. Il retire son casque, laissant apparaître un masque noir au niveau des yeux.

Bertha : « Soldat, en quoi puis-je vous être utile ? »

Le soldat d’élite : « Ton nom et raison de ta présence, ici, dans la forêt. »

Bertha : « Ah d’accord ! Droit au but alors, hein ?... À votre aise... [Écartant les bras] Je suis Bertha. Oui, Bertha du Circus Maximus… [Elle se tourne vers sa troupe] Voici mes gladiateurs, ma petite bande de commis. Et nous nous rendons à Nottingham. »

Le soldat inspecte les visages de toute la bande et particulièrement celui de Petit Jean qui garde la tête baissée.

Le soldat d’élite : « Qu’est-ce qu’il a, lui ? »

Le soldat fait un pas vers Petit Jean mais Bertha pose sa main sur son torse.

Bertha, inquiète : « C’est un lépreux. »

Petit Jean se met à tousser. Inquiet, le soldat regarde Bertha puis commence à reculer.

Le soldat d’élite : « Passe ton chemin. La forêt n’est pas recommandée pour vous aujourd’hui. »

Il retourne vers son cheval.

Bertha : « C’est vrai. C’est bien l’impression que j’ai eue mais je vous remercie du conseil. »

Le soldat d’élite remonte sur son cheval, reprend son bouclier et s’éloigne avec ses hommes. Bertha rejoint Petit Jean qui baisse le tissu couvrant son nez et sa bouche.

Bertha, mettant sa main sur l’épaule de Petit Jean : « Allons-nous-en, hein ? »

Petit Jean acquiesce de la tête.

 

FORÊT DE SHERWOOD

Robin court à vive allure dans la forêt, arc à la main. Il s’arrête contre un arbre pour reprendre son souffle et voir où en sont les soldats derrière lui. Quand, soudain, une flèche vint se planter dans l’arbre à quelques centimètres de son visage.

Robin, déterminé : « Je vois. »

Il regarde dans son carquois et n’aperçoit plus qu’une seule flèche.

Robin, prenant la dernière flèche : « Quelle plaie ! »

 

FORÊT DE SHERWOOD

Bertha et Titus s’affairent autour de l’un des deux chevaux qui tirent la carriole de la troupe.

Bertha, caressant le cheval : « On va s’occuper de toi. »

Titus, penché sur le pied avant du cheval : « Ça va le ralentir un peu. »

Bertha : « Y manquait plus que ça. »

Frustré, elle se dirige vers Petit Jean qui discute avec l’un des gamins de Bertha.

Bertha : « Ça risque de prendre du temps. Ouvre l’œil qu’on n’est pas de surprise. »

Petit Jean acquiesce tandis que Bertha rejoint les autres gamins sous la surveillance de Gizmo.

Bertha : « Ça va ? »

Le gamin, près de Petit Jean, le fixe avec insistance.

Petit Jean, agacé : « Quoi ? »

Le gamin : « Est-ce que t’es un géant ? »

Petit Jean : « Non. Est-ce que t’es un gladiateur, HEIN ? »

Petit Jean lui grogne dessus. Le gamin s’enfuit en riant.

Petit Jean à Bertha : « Ils sont tous à toi ? »

Bertha : « Wouf !... Pas de naissance. »

Ils rient tous les deux.

Le gamin : « Elle nous a sauvés. »

Bertha : « Mais… Walt ! Ne dis pas de bêtises. »

Walt : « Si, c’est vrai… On n’avait plus personne. On s’rait mort de faim sans elle. »

Bertha : « Oui. Ça suffit comme ça ! Je les trouve sur mon chemin, en voyage, à mendier ou bien à voler. J’en recueille autant que je peux… [Elle s’avance vers Petit Jean] Je les nourris, je les habille. Je fais ce que ferait n’importe qui. »

Petit Jean : « Si seulement c’était vrai. »

Bertha : « Hé ! Tu peux nous aider peut-être. »

Petit Jean : « Comment ? »

Bertha : « Dans le spectacle à Nottingham, combats pour nous… [Se tournant vers les enfants] Oui, tu es costaud ! »

Les enfants approuvent bruyamment.

Petit Jean : « Ça vous aiderait pas beaucoup. Ça vous f’rait tous courir un grand danger. »

Bertha : « Non mais on cachera ton visage. Et puis c’est bien toi qui as mis Gizmo dans l’état où il est. »

Petit Jean, soupirant : « Non, je regrette. »

Bertha : « Je ne peux pas annuler la représentation. Ou si je l’annule, ce s’ra un long hiver glacial pour nous tous. »

Petit Jean, regardant les enfants : « Bon, d’accord. Je reste avec vous. »

Les enfants applaudissent.

Bertha : « Oui. »

Petit Jean : « Jusqu’à ce que mes amis arrivent à Nottingham. »

Bertha retourne près des enfants, montés dans la carriole.

Bertha : « On est sauvé. »

Petit Jean, s’isolant et inquiet : « Si mes amis parviennent à Nottingham. »

 

FORÊT DE SHERWOOD

Allan court devant Much dans la forêt puis les deux hommes tombent nez à nez avec Kate et Isabella.

Kate : « Je croyais que vous alliez vers l’Ouest ? »

Much, essoufflé : « C’est ce qu’on a fait. Vous, vous deviez aller vers le Nord ? »

Kate : « Ouais, on essaie mais partout on tombe sur l’élite noire. »

Allan aperçoit du mouvement près d’eux. Il s’apprête à sortir son épée lorsqu’il reconnait Tuck, courant jusqu’à eux.

Allan : « Il doit y avoir des centaines d’hommes. »

Tuck, essoufflé : « Exact. Et ils semblent savoir exactement où nous allons. »

Robin arrive à son tour au pas de course.

Robin : « Ou bien où ils veulent qu’on aille... Ils nous mènent comme du bétail. »

Much : « Comme un troupeau. »

Robin : « Comme des agneaux, oui… vers l’abattoir. Ils s’amusent à nous traquer. Ils ont épuisé notre arsenal. Il ne me reste plus qu’une flèche ! »

Kate : « Alors qu’est-ce qu’on va faire ? »

Robin, regardant derrière lui : « Maintenant, il n’y a plus qu’une seule solution… [Il leur fait un signe de tête, les invitant à le suivre] Dépêchons-nous, vite ! »

Le reste de la bande le suit. Ils courent un petit moment puis Robin s’arrête.

Robin : « C’est Gisborne… [Faisant demi-tour] Par ici. »

Mais Isabella ne bouge pas, les yeux rivés vers Gisborne.

Kate : « Allez ! Venez ! »

Mais ils ne peuvent pas aller bien loin. L’élite noire commence à les encercler.

Robin, faisant demi-tour : « Allez ! »

Kate : « Et maintenant ? »

Robin : « Suivez-moi ! »

Kate : « Vite. Vite. Vite. »

Les soldats repoussent les hors-la-loi vers Gisborne qui se trouve dans une clairière. Les hors-la-loi sortent alors des sous-bois où ils aperçoivent Gisborne, assis tranquillement sur son cheval, devant la caisse rouge en bois et accompagné de ses soldats.

Robin : « T’as l’air en forme, Gisborne… Pour un trépassé. »

Gisborne : « Ta mort à toi, je te le certifie, sera bien réelle et non un bruit qui court. »

Robin : « T’as dû faire forte impression sur le Prince Jean ? »

Gisborne : « Une meilleure impression que toi, c’est vrai. »

Gisborne fait faire demi-tour à son cheval et s’éloigne. Son porte-drapeau le suit, laissant le champ libre devant la caisse rouge au-dessus duquel se tient un soldat, une corde à la main.

Much, inquiet : « Oh ! Y’a quoi là-dedans ? »

Robin : « Comment veux-tu que je sache ? Tiens-toi prêt sans t’énerver. »

Much : « Comment veux-tu que je me tienne prêt si je ne sais pas ce que je dois affronter. »

Kate : « Alors tiens prêt à toutes éventualités ! »

Robin s’aperçoit que Gisborne se met à l’abri. Les soldats, derrière lui, serrent les rangs. Cela ne présage rien de bon pour les hors-la-loi. Le soldat, au-dessus de la cage, tire sur la corde qui permet d’ouvrir la cage. Un lion en sort et se met à rugir. Effrayé, la bande recule en criant. Robin attrape sa dernière flèche et arme son arc.

Allan : « Dites-moi que je rêve ! »

Much : « T’es prêt pour ça, toi ? »

Gisborne, au loin : « Le moyen idéal pour en finir avec les inconditionnels de Richard cœur de lion, non ? Il n’a pas mangé depuis quatre jours. Je voulais qu’il soit prêt pour vous. »

Le lion s’arrête et fixe la bande. Les soldats de l’élite noire se mettent à frapper sur leurs boucliers avec leurs lances et leurs épées à un rythme régulier. Le lion s’avance. La bande souhaite reculer mais les soldats derrière eux les menacent avec leurs lances. Les soldats, derrière le lion, se mettent en marche.

Robin : « Restez groupé. »

Isabella : « Robin, votre réputation d’archer est justifiée ? »

Robin : « Oui, évidemment ! »

Isabella sort deux petits sachets de son sac à main tandis que le lion rugit ce qui fait crier Much.

Allan : « Calme-toi ! Il sent que tu as peur, tu sais ? »

Much : « Oh c’est vrai, ça ? »

Tuck à Isabella : « Vous avez une idée ? »

Le gang recule. Isabella donne à Tuck un petit sachet.

Isabella : « Lancez ça aussi loin que vous pourrez. Robin, éclatez le sac en l’air. »

Robin, acquiesçant tout en fixant le lion : « Ouais. »

Robin : « Tuck, tu t’occupes de l’autre ? »

Tuck : « Oui. »

Isabella : « Couvrez-vous les yeux. Et il ne faut pas en inspirer. »

Tuck : « A trois. Vous y êtes ?... Un… deux… trois ! »

Isabella lance son petit sachet. Robin le transperce avec sa flèche. Le sachet explose au-dessus des gardes. Une fine poudre blanche tombe lentement sur les soldats et le lion. Gisborne se protège en couvrant son nez et sa bouche avec un mouchoir. Tuck lance, à son tour, un sachet au-dessus des soldats se trouvant derrière eux, dans le sous-bois, puis lance immédiatement son couteau qui perce le sachet au-dessus des gardes et une poudre blanche tombe là-aussi sur eux. Dans la clairière, le lion, incommodé, se couche en rugissant.

Gisborne : « FAITES-LE RENTRER DANS SA CAISSE ! »

Tuck : « Allez ! On court ! »

Les chevaux des soldats s’affolent tandis que les gardes toussent à cause de la poudre blanche.

Gisborne : « Cavaliers avec moi ! »

Gisborne et deux soldats se lancent à la poursuite des hors-la-loi qui passent en courant à proximité de ceux qui leur bloquaient toute retraite dans les sous-bois avant d’être neutralisés par la poudre blanche.

Robin, courant à côté d’Isabella : « Bien joué ! »

Much en tête, la bande court à travers la forêt mettant le plus de distance possible entre eux et les soldats de l’élite noire.

Robin, s’arrêtant : « Attendez. Attendez… [Attendant qu’Isabella soit à sa hauteur] Où est-ce qu’une soubrette a pu se procurer des bombes à la moutarde ? »

Isabella : « Est-ce si important ? »

Tuck, passant près d’elle : « Sans aucun doute. »

Isabella : « Je crois que le mot que vous cherchez c’est merci. »

Robin : « Bon, il faudra pas longtemps pour que Gisborne se ressaisisse… [Tendant son arc et son carquois à Much] Retourne au camp pour nous réarmer, d’accord ? Tuck, avec moi. »

Tuck : « Oui. »

Robin et Tuck font demi-tour.

Much : « Et où est-ce que tu vas ? »

Robin : « Au camp de Gisborne. Pour voir ce qu’il nous réserve. Pour savoir si et en quoi, il est vulnérable. »

Allan : « Attends. Où est Jean ? Pourquoi il n’est pas tombé dans leur piège comme nous autres ? »

Robin, frustré et épuisé, se penche en avant.

Tuck : « Il y a deux réponses possibles à la question. La première, il est peut-être à Nottingham. La seconde… »

Much, le coupant : « Je ne veux pas connaître la seconde. »

Robin à Much : « Retourne au camp pour nous réarmer, d’accord ? »

Isabella à Robin : « Je vous accompagne. »

Tuck : « Oui, il me semble que c’est une bonne idée. »

Robin : « Absolument. L’emplacement du camp est secret... [Pointant Isabella] Vous n’avez pas à savoir où il est. »

Robin s’en va vers le camp de Gisborne.

Tuck, montrant le chemin à Isabella : « Avec le plus grand respect. »

Isabella, mécontente : « C’est ça ! »

Isabella suit Robin. Après un coup d’œil en direction du reste de la bande, Tuck suit Isabella.

 

SUR LA PLACE DU MARCHE DE NOTTINGHAM

Le Circus Maximus arrive en ville. Les jeunes garçons, faisant tournoyer des fanions de couleur rouge et blanc, devancent Titus et Gizmo, tous deux torses nus. Pendant que Gizmo exhibe ses muscles devant les demoiselles en jouant avec son épée, Titus porte Walt sur ses épaules. Derrière eux, Bertha conduit la carriole avec Petit Jean marchant à ses côtés, lui aussi torse nu et portant un tissu couvrant son nez et sa bouche.

Toujours sur les épaules de Titus, Walt, clamant à la foule : « Bertha du Circus Maximus ! Gentes dames et messieurs, c’est votre jour de chance ! Le Circus Maximus de Bertha est dans vos murs ! Venez parier sur un grand combat qui restera dans toutes les mémoires ! »

Bertha : « Oooh ! »

Bertha arrête la carriole. Titus dépose Walt sur le sol puis gonfle ses biceps. Gizmo plante son épée sur une table et bombe le torse. Bertha se penche vers Petit Jean en regardant Gizmo.

Bertha : « Les donzelles en sont toutes folles. »

Un jeune garçon ramasse l’argent qu’un villageois a parié.

Walt : « N’hésitez pas à sortir votre argent ! Lequel des deux gagnera ! »

Plus loin, le shérif est au côté de son soldat, collectant les taxes.

Le shérif : « Amène-la-moi immédiatement ! »

Le soldat s’exécute.

 

DANS LA GRANDE SALLE DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Attendant Bertha, le shérif est debout devant une petite table au fond de la salle. Celle-ci, escortée par deux gardes, entre dans la pièce par l’entrée se trouvant sous la mezzanine. Bertha s’incline exagérément devant le shérif.

Le shérif : « Te fatigue pas, Bertha. »

Bertha relève la tête en fronçant les sourcils.

Le shérif : « Pas de courbettes entre vieilles connaissances. »

Bertha, se relevant : « Vaizey ? »

Le shérif : « Shérif… Vaizey. Ne nous exemptons pas de toutes formalités. Bon, la dernière fois que nous nous sommes parlé, je t’ai dit que si jamais je te revoyais à Nottingham, c’est moi-même qui te tuerais pourtant… te voilà. »

Bertha, haussant les épaules : « Pour ma défense, je croyais que vous n’étiez plus shérif. »

Shérif : « Pourquoi ne le serais-je plus ?... D’où tu sors ça ? »

Bertha, essayant de retrouver son aplomb : « J’ai ouï-dire qu’on vous avait proposé un avancement intéressant. »

Shérif : « Malheureusement pour toi, il n’en est rien. »

Il ricane en se retournant. Croyant l’entretien terminé, Bertha s’incline et commence à se retirer mais le shérif claque des doigts.

Le shérif : « Pas si vite. »

Bertha s’arrête et se tourne vers le shérif.

Le shérif : « Je suppose que tu es là pour soulager les villageois de leur bourse. »

Bertha : « Je vais là où je trouve des spectateurs. »

Le shérif : « Tu vas partout où des hommes sont prêts à engager des paris… sur des combats truqués. »

Bertha, s’avançant vers le shérif et offensée : « Truqués ? C’est pas vrai ! Mes combats sont loyaux ! »

Le shérif s’avance vers elle en ricanant.

Le shérif : « Tâchons d’éviter d’en venir aux insultes, Bertha. »

Bertha, soupirant : « Combien vous voulez ? »

Le shérif, montrant deux doigts : « Disons deux cent couronnes. »

Stupéfaite, Bertha ouvre de grands yeux. Le shérif retourne près de la table.

Le shérif : « Tu pourras garder l’excédent. » 

Bertha, s’esclaffant : « Je ne gagne jamais ça en un jour ! Il n’y aura pas d’excédent. »

Le shérif : « Ça, c’est ton problème. »

Il s’assit sur la table.

Bertha : « La moitié, ça va ? »

Le shérif, faisant signe aux gardes : « Dans ce cas, tu n’auras qu’une demie corde au cou. »

Les gardes s’avancent vers Bertha qui lève la main pour les arrêter.

Bertha : « Attendez… [Elle s’avance tout prêt du shérif] Et si je réglais ce dû avec… [Flirtant avec le shérif tout en plaçant ses mains sur lui] une chose plus précieuse que des pièces d’argent. »

Le shérif, enlevant les mains de Bertha : « Il n’existe rien de tel. »

Le shérif fait signe aux gardes de s’approcher.

Bertha, aux abois : « Pas même l’un des hors-la-loi de Robin des bois ? »

Le shérif lève deux doigts pour arrêter les soldats.

Bertha : « Me croiriez-vous si je vous disais que je peux le faire tuer sur la place du marché aux environs de quatre heure face à la foule ? »

Le shérif, intéressé : « Tu pourrais le faire ? »

Bertha : « Ça peut valoir cent couronnes à vos yeux ? »

Le shérif : « Certes, oui. »

 

SUR LA PLACE DU MARCHE DE NOTTINGHAM

Petit Jean se fait très discret en se cachant contre le mur d’une maison et regardant l’installation du cirque sur la place : Walt s’amuse à jeter des pierres tandis que derrière lui, Titus et Gizmo s’emploient à élever un immense poteau à l’aide d’une corde.

Titus : « Encore un peu. »

Gizmo : « Tu tires sur la droite. »

Titus : « Prêt. »

Gizmo : « Ouais. Vas-y tire ! »

Les deux hommes tirent sur la corde pour élever le poteau lorsqu’un des enfants percute, en jouant, le bras blessé de Gizmo. Celui-ci lâche la corde en hurlant de douleur. Petit Jean s’aperçoit que le poteau va tomber sur Walt.
Il se précipite sur Walt et tombe au sol avec le gamin dans ses bras ; le poteau s’écrasant à côté d’eux.

Petit Jean, se rasseyant : « Walt, rien de casser ? »

Walt, impressionné : « Tu sais que tu m’as sauvé la vie ? »

Petit Jean tente de se remettre debout mais son pied glisse sur le sol et se retrouve assis par terre.

Petit Jean : « Quoi ?... C’est une bosse que t’aurais eu. »

Walt : « Non, j’ai failli être écrasé. »

Petit Jean, s’esclaffant : « Mais non, petit ! »

Bertha est revenue du château.

Bertha : « Les enfants ? »

Tous les enfants, à l’exception de Walt, court la rejoindre. Tout en surveillant Petit Jean, Bertha les envoie alors de l’autre côté de la place.

Walt : « Maintenant, c’est moi qui dois te sauver la vie en retour. »

Bertha : « Allez, venez ! Je dois vous parler. »

Petit Jean : « Non. Non. C’est inutile. »

Walt : « Si, j’suis obligé ! »

Petit Jean regarde le gamin un moment puis il soupire.

Petit Jean : « Marché conclu. »

Avec fierté, Walt serre la main de Petit Jean en souriant. De l’autre côté de la place, Bertha réunit tous les enfants autour d’elle. Walt les rejoint en courant.

Walt : « Qu’est-ce que j’ai raté ? »

Bertha : « Oh ! [Aux enfants] On va truquer le combat d’aujourd’hui. »

Petit Jean rejoint Titus.

Bertha : « Donc je veux que vous preniez le plus de paris que vous pourrez sur notre nouveau gladiateur. »

Walt, déçu : « Oh ça veut dire que c’est lui qui va perdre aujourd’hui ? »

Bertha, l’attrapant par l’épaule : « Et tu veux pas crier plus fort encore ? »

Walt : « Oh mais ça c’est pas juste ! »

Bertha : « Pour l’amour du ciel, Walt ! [Reprenant son calme] C’est lui qui gagnera demain. Voilà, au travail et mettez bien toutes les chances de notre côté. Oust ! Oust ! »

Bertha à Titus : « Hé ! »

Titus rejoint Bertha pendant que les enfants se dispersent. Petit Jean se couvre le visage. 

Enfants : « Venez parier messieurs dames !... Faites vos jeux ! Qui sera vainqueur ?... Jouez si vous voulez gagner ! Vous avez une chance sur deux de gagner ! »

Bertha : « On a eu un requête spéciale… [Walt revient vers Bertha mais elle ne le voit pas] pour le combat de tout à l’heure. Notre nouveau gladiateur n’a droit qu’à un seul et unique combat. À la fin, je veux que tu l’achèves. [Elle fait mine de se trancher la gorge] »

Bertha et Titus acquiescent de la tête.

Walt : « Non ! »

Bertha se retourne et, furieuse, attrape le garçon par l’oreille.

Bertha : « Est-ce que tu sais ce que l’on fait au petit goret trop curieux ? »

Walt, grimaçant de douleur : « Aie, arrête. Ça fait mal ! »

Bertha : « Eh bien on les emmène au marché ! »

Bertha emmène Walt par l’oreille en dehors de la place.

 

DANS LE CAMP DE GISBORNE DANS LA FORÊT DE SHERWOOD

Tuck, Robin et Isabella s’approchent discrètement du camp.

Isabella : « Pourquoi est-ce que Gisborne vous poursuit ? »

Robin : « Parce que je suis un hors-la-loi. »

Tuck : « C’est une longue histoire. »

Ils arrivent aux portes du campement grandes ouvertes et jettent un coup d’œil à l’intérieur.

Robin : « Il doit être là depuis un moment. »

Tuck : « Ouais. Il pourrait y rester longtemps. Il a choisi une bonne position. Il n’y a qu’une seule issue, facile à défendre. »

Robin : « Mais personne ne l’a défend là, c’est vrai. Où est Gisborne ? »

Gisborne, derrière eux : « Là où j’ai toujours été… [Gisborne dégaine son épée] Là où personne ne m’attend. »

Robin s’attaque à Gisborne avec son poignard tandis que Tuck et Isabella se défendent contre les deux hommes que Gisborne avaient avec lui. Soudain, Gisborne fait tomber Robin à terre. Désarmé, ce dernier est à sa merci. Gisborne lève son épée au-dessus de sa tête afin de l’achever mais au moment où il abaisse sa lame, cette dernière est contrée par celle d’Isabella.

Isabella : « Guy ! Non ! [Gisborne et Isabella se regardent l’un l’autre] Mon cher frère. »

Robin, toujours à terre, regarde, incrédule, Gisborne et Isabella.

Gisborne, étonné : « Isabella ! »

Profitant de la distraction de Gisborne, Robin frappe Gisborne qui se retrouve à terre. Isabella aide Robin à se relever.

Isabella : « C’est mon frère. »

Tuck passe en courant près de Robin. Il l’attrape au passage et les deux hommes s’enfuient dans la forêt.

Gisborne, se remettant debout : « RATTRAPEZ-LES ! »

Sans dire un mot, Isabella se dresse sur son passage. Gisborne s’arrête, regarde en direction de Robin puis, frustré, il fixe sa sœur.

 

Quelques minutes plus tard, Gisborne, en colère, rentre dans sa tente.

Gisborne : « Je le tenais ! »

Isabella : « Guy, explique-moi ! »

Gisborne : « À la pointe de mon épée. JE LE TENAIS ! »

Furieux, il renverse une table basse puis se tourne vers sa sœur.

Gisborne : « Que fais-tu ici, Isabella ? »

Isabella : « C’était trop dur. J’en ai eu assez. »

Gisborne : « Et quoi ? Tu as fichu le camp ?… [La pointant du doigt] Vous êtes unis par les liens sacrés du mariage. »

Il lui tourne le dos.

Isabella : « Je n’étais qu’une fillette. J’avais treize ans. Si tu savais de quelles odieuses façons, il a osé me traiter. Guy, je suis ta sœur. Tout ce que je demande, c’est une protection. »

Gisborne : « Tu t’en es déjà assuré une, semblerait-il. De la part de Robin des bois ? »

Isabella : « J’avais pas idée de sa véritable identité. J’avais besoin d’aide. [Se précipitant vers lui] Et c’est maintenant à toi, mon frère, que je l’a demande. »

Gisborne : « Ah oui ? Et si je te renvoyais à tes pénates et à ton mari ? »

Isabella : « Dans ce cas, pour la deuxième fois de ma vie, tu me condamnerais à une existence de malheur et c’est sciemment cette fois que tu le ferais. Guy, je ne crois pas que tu savais quel mal tu causais en m’offrant au seigneur Thornton… [Gisborne s’éloigne de sa sœur] Tu en as conscience aujourd’hui. Tu dois certainement éprouver comme une obligation envers moi. Un sentiment de loyauté, de devoir ? »

Gisborne, se retournant face à Isabella : « De loyauté ? Comment oses-tu parler de loyauté quand tu as, par deux fois, été la complice de Robin des bois. »

Isabella : « Une belle erreur de ma part. Que jamais plus je ne commettrais. Donne-moi une chance. Laisse-moi regagner ta confiance et ton respect mais de grâce… Ne me renvoie pas à mon horrible mari. »

Gisborne réfléchit un moment tout en avançant près d’elle.

Gisborne : « Fort bien. Tu peux rester. »

Isabella le remercie en le saluant de la tête mais Gisborne lui relève le menton.

Gisborne : « Mais si je te vois encore en compagnie de Robin, c’est moi qui te ramènerais à Shrewsbury personnellement. »

Isabella : « Tu as ma parole. »

Gisborne quitte la tente.

 

CAMP DES HORS-LA-LOI

Robin passe devant Kate.

Kate : « J’en étais sûre. Je le savais qu’il fallait se méfier d’elle. »

Robin : « Kate, concentre-toi sur le plan. Tu entends ? »

Kate : « La sœur de Gisborne, tu te rends compte ? J’en reviens pas que tu sois tombé dans le panneau. »

Tuck : « Kate, le plan ! »

Much : « Moi, il me plait pas beaucoup. »

Tuck : « Toi, rien ne te plaît. »

Robin met sa ceinture.

Much : « Robin ne va quand même pas entrer dans le camp de Gisborne, tout seul, sans aucun moyen de défense contre l’élite noire et contre un chat… géant. »

Tuck : « Si on monte à l’assaut du camp, on tombera tous comme des mouches. Robin doit faire semblant de se rendre. »

Allan : « C’est loin d’être l’un de tes meilleurs plans, sans rire. P’t être que si on attendait… »

Tuck, le coupant : « Attendre quoi ? Qu’Isabella révèle tout ce qu’elle sait sur nous ? »

Robin : « Elle n’en fera rien… [Mais le reste de la bande est dubitatif] Vous entendez ? Je sais qu’elle n’en fera rien. »

Allan lui tourne le dos et s’éloigne de quelques pas.

Tuck : « C’est un bon plan… »

Allan se retourne face au groupe.

Tuck, s’avançant vers Robin : «… Robin ne sera pas seul bien longtemps. »

Il se tourne vers Allan.

Tuck : « Allan, en route. »

 

CHEZ UN MARCHAND DE NOTTINGHAM

Bertha tient Walter par un bras.

Bertha : « Il a peut-être l’air petit mais il est costaud et très intelligent dans son genre. »

Le marchand : « Le genre a créé des ennuis. »

Bertha : « Oh il est pas si malin, ne t’inquiète pas et puis il sait bien tenir sa langue et puis t’as qu’à la lui couper s’il t’ennuie. »

Elle lui sourit. Le marchand prend l’enfant par le menton et l’examine.

Le marchand : « Je t’en donne dix couronnes. »

Bertha : « Non. Arrête de plaisanter. J’en veux vingt couronnes. »

Le marchand, regardant Bertha : « Hé jamais de la vie. »

Bertha : « Va pour 15… »

Le marchand grogne de mécontentement.

Bertha : « Treize, c’est ma dernière offre. »

Le marchand : « C’est bon. Marché conclu. »

Le marchand prend Walt par le bras et donne des pièces à Bertha.

Walt : « Je t’en prie ! Ne me vends pas ! Je te jure que je lui dirai rien. Je tiendrai ma langue. »

Bertha, ne le regardant pas : « J’aimerais tellement pouvoir te croire. »

Elle quitte le marchand.

 

SUR LA PLACE DU MARCHE DE NOTTINGHAM

Titus et Gizmo s’entrainent à l’épée sous le regard de Petit Jean et des parieurs.

Enfant : « Lequel des deux va gagner d’après vous ? »

Les enfants empochent l’argent des villageois.

Enfant : « C’est tout ? »

L’homme le frappe légèrement à la tête.

Enfant : « Bon d’accord ! »

Bertha : « Bon le spectacle va bientôt commencer, messieurs. Et… »

Titus et Gizmo s’approchent de Bertha et Petit Jean.

Bertha : « Notre ami le shérif sera là. Alors faites en sorte de lui offrir ce qu’il veut voir. »

Petit Jean : « C’est-à-dire ? »

Bertha : « Un combat… sans aucune réserve. Du panache, du sang… »

Petit Jean : « Je veux pas lui faire du mal. »

Titus ricane.

Bertha : « Lui, il va rien lui arriver. C’est toi qui perdras ce combat. »

Petit Jean : « Quoi ? Et pourquoi ? »

Bertha : « Pourquoi selon toi ? [Elle regarde autour d’eux] Le shérif, il veut que le combat soit truqué pour empocher les paris. Si jamais ça ne lui rapporte pas suffisamment, il nous fera tous pendre. Tout ce que tu as à faire, c’est d’être attentif à mon signal. Dès que tu le verras, tu te jettes à terre et tu restes à terre couché. »

Petit Jean : « Je reste à terre. »

Bertha : « Si tu fais ça, le shérif aura ce qu’il souhaite avoir. Si jamais tu ne le fais pas, nous ne sortirons pas de ce château en vie. »

Petit Jean, soupirant : « Ben dis donc. On peut pas dire que tu me laisses tellement le choix. »

Bertha lui tape amicalement le bras puis le laisse s’éloigner. Titus se rapproche d’elle et serre fortement le tissu qui protégera sa main durant le combat.

 

DANS LE CAMP DE GISBORNE DANS LA FORÊT DE SHERWOOD

Robin arrive seul à la porte du campement. Il est accueilli par une horde de soldats qui le tiennent en respect avec leurs lances. Isabella est la première à l’apercevoir.

Gisborne, tournant le dos : « Ça va être l’heure de relever la garde. »

Isabella fait quelques pas en dehors de la tente.

Isabella : « Robin ? »

Gisborne se retourne et voit Robin marchant jusqu’à lui, levant les mains et entouré par ses soldats. Gisborne fait signe à ses hommes de s’écarter. Robin met ses mains derrière sa tête et admire le camp de son ennemi.

Gisborne : « Bienvenue. »

Robin : « Mum. Ouah. Cette installation me plaît, Gisborne. »

Gisborne : « Je ne m’attendais pas à ta visite. »

Robin ricane.

Robin : « Moi, ça me parait difficile à croire... [A Isabella] Alors vous lui avez fait votre rapport ? »

Gisborne : « Tu n’auras plus d’autres conversations avec ma sœur. Désormais, elle a choisi son camp. »

Robin : « Aucun doute là-dessus. »

Isabella relève la tête. Robin baisse nonchalamment les bras.

Robin : « Alors… Veux-tu entendre mes demandes ? »

Gisborne, amusé : « Tes demandes ? [Il se croise les bras sur sa poitrine] Bien sûr. Je suis tout ouïe. »

Robin : « C’est très simple, en fait. Décampe de ma forêt. »

Gisborne : « Ouais, c’est très raisonnable comme requête. Laisse-moi réfléchir… [Pointant du doigt Robin] Tuez-le. »

Gisborne s’en retourne vers sa tente. Ses gardes s’avancent alors vers Robin, lances en avant.

Robin : « Maintenant ! »

Robin s’enfuit en courant tandis qu’un filet s’abat sur le groupe de soldats qui menaçaient Robin. Ce dernier grimpe sur la cage rouge en bois. Les soldats tentent de l’atteindre avec leurs lances mais ils échouent. Robin parvient à libérer le lion, semant la panique parmi les soldats.

Gisborne, tirant Isabella vers lui : « GARDES ! »

Robin et Isabella se regardent quelques instants puis le hors-la-loi saute de la cage et se dirige vers la porte.

Gisborne : « ROBIN ! »

Isabella court vers la sortie, son frère à ses trousses.

Isabella : « Robin ! »

Mais la porte s’abaisse juste entre Isabella et Robin, laissant la jeune femme à l’intérieur.

Robin : « Il va enfin pouvoir se caler l’estomac… Hein, Gisborne ? »

Robin à Allan et Tuck, à l’extérieur du camp : « Vite… »

Tuck ramasse l’arc de Robin. Allan s’occupe de son carquois et les trois hommes s’enfuient en courant.

Robin : « Il faut trouver Jean. »

 

SUR LA PLACE DU MARCHE DE NOTTINGHAM

Gizmo, portant un masque de taureau, s’adresse à la foule pendant que les enfants prennent les derniers paris.

Gizmo : « Approchez ! Approchez ! Le spectacle va commencer ! »

Enfant : « N’hésitez pas ! C’est lui qui prend les paris. »

Il laisse un petit peu de temps à la foule pour se rassembler.

Gizmo : « Et on applaudit bien fort Bertha qui nous vient de Bath ! »

Gizmo pointe son épée en direction de la carriole. Bertha en sort en arborant un air sérieux. Petit Jean la suit de près. Elle cherche du regard le shérif qui acquiesce de la tête. En sortant de la carriole, Petit Jean aperçoit le shérif puis se retourne pour cacher son visage derrière un masque de lion.

Homme : « Allez-y ! Il est encore temps. Ça a pas encore commencé. »

Gizmo aide Bertha à monter sur le ring.

Bertha : « Gentes dames et messieurs… [Regardant vers le shérif puis s’inclinant] Cher hôte invité d’honneur… Aujourd’hui, soyez sûr que nous allons vous enchanter ! Vous pensiez peut-être que l’art des combats de gladiateurs était révolu. Mais non ! [Elle fait claquer l’un des fouets qu’elle tienne dans ses mains] Vous allez assister maintenant à un combat exceptionnel à l’épée. Faites le meilleur des accueils à nos gladiateurs ! »

Titus et Petit Jean, masqués tous les deux, montent sur le ring sous les applaudissements des spectateurs.

Bertha : « Ces hommes vont combattre uniquement pour la gloire… »

S’impatientant, le shérif lève les yeux au ciel.

Bertha : «… et pour vos applaudissements ! »

La foule les acclame.

Le shérif, lui faisant signe de se dépêcher : « Allons, pressons. Pressons ! »

Bertha : « Alors… [Elle quitte le ring] Sans plus de cérémonie… Gladiateurs, prêts ? »

Petit Jean et Titus frappent chacun sur leur bouclier avec leur épée, indiquant qu’ils sont prêts.

Bertha, faisant claquer son fouet : « Allez-y ! »

Titus attaque le premier. Petit Jean le pare avec son bouclier. Titus le frappe à l’estomac avec son pied puis repasse à l’attaque avec son épée. Petit Jean semble en mauvaise posture. Bertha regarde le shérif en souriant voyant que Titus a le dessus. Mais Petit Jean se reprend et frappe Titus dans le dos avec son bouclier. Titus est envoyé dans les cordes.

 

Pendant ce temps, près de là, le marchand tire Walt par le bras.

Walt : « Oh mais non ! »

Le marchand : « Allez ! Y’a pas à discuter ! »

Walt : « Je veux pas ! Je veux pas vous suivre ! Laissez-moi ! »

 

Le combat entre Titus et Petit Jean continue.

 

Le marchand : « T’es à moi, maintenant ! Alors tais-toi ! »

Walt mord le marchand et s’enfuit vers la place du marché.

 

Bertha, à elle-même : « Voilà, c’est ça. Continue ensuite tu t’écrouleras. »

Titus attaque Petit Jean qui pare le coup sans difficulté avec son bouclier.

 

DANS LE CAMP DE GISBORNE DANS LA FORÊT DE SHERWOOD

Gisborne quitte le camp, laissant derrière lui ses hommes blessés. Isabella court après lui.

Isabella : « Guy, que fais-tu de tes hommes ? Tu ne vas pas les abandonner ? »

Gisborne : « C’est un fardeau pour moi. »

Isabella : « C’est pour ça que tu m’as donné au seigneur Thornton ? J’étais un fardeau pour toi aussi ? »

Gisborne garde le silence et continue d’harnacher son cheval.

Isabella : « Pourquoi tu me réponds pas ? Tu me dois au moins d’être sincère ! »

Gisborne : « Je ne te dois rien. J’agis au mieux, c’est tout. »

Isabella : « Pour qui ? Pour toi ? [Gisborne s’occupe de son cheval] Tu n’as fait que m’expédier en enfer [Gisborne se tourne vers elle] et j’exige de savoir pourquoi ? »

Gisborne : « Tu es vraiment sotte. Tu ne comprends rien à ce monde. »

Isabelle : « Oh si je comprends parfaitement. Je veux juste l’entendre de ta bouche. Pourquoi m’as-tu offerte à cet homme ?... »

Gisborne garde le silence.

Isabella, en colère : « Je te demande pourquoi… »

Gisborne, la coupant : « Parce qu’il m’a offert un bon prix, voilà pourquoi ! »

Isabella est en état de choc.

Gisborne : « Alors ?... Tu as toujours besoin de ma protection ? »

Isabella verse une larme.

Isabella, baissant les yeux : « Tu sais bien qu’oui. » 

Gisborne monte sur son cheval et tend la main à sa sœur. Isabella lui donne sa main.

 

SUR LA PLACE DU MARCHE DE NOTTINGHAM

Le combat entre Petit Jean et Titus continue. Petit Jean frappe Titus dans le dos et ce dernier finit dans les cordes sous les applaudissements de la foule. Titus contre-attaque mais Petit Jean le repousse en lui donnant un coup de pied dans la poitrine. Titus recule jusqu’à la corde. Bertha, inquiète, regarde en direction du shérif qui fronce les sourcils, n’aimant pas la tournure que prennent les évènements. Petit Jean frappe Titus qui perd son bouclier.

Bertha, marchant autour du ring : « Mais non, imbécile ! C’est toi qui dois perdre. »

Petit Jean évite l’épée de Titus puis le frappe avec son bouclier, renvoyant Titus dans les cordes. Au même moment, Walt tente de traverser la foule.

Walt : « Laissez-moi passer ! »

Sur le ring, Petit Jean voit Bertha agité son doigt tout en lui adressant un regard noir. Petit Jean incline la tête. Bertha lance des coups d’œil en direction du shérif puis hoche la tête. Petit Jean comprend qu’il doit perdre. Il baisse la tête en affaissant les épaules.

Walt : « Écartez-vous ! »

Résigné, Petit Jean se redresse et ne se défend pas lorsque Titus lui lance un violent coup de poing au visage. Petit Jean tombe à genoux.

Les enfants : « Oh, non ! »

Walt : « Mais laissez-moi passer ! »

Petit Jean, à genoux, regarde en direction de Bertha qui serre le poing tout en hochant la tête. Titus ramasse une épée et un bouclier lorsque Walt monte sur le ring.

Walt : « Attention, il va te tuer ! Non ! »

Walt se met entre Titus et Petit Jean. Petit Jean pousse le gamin sur le côté et donne un coup de pied sur les jambes de Titus qui tombe à la renverse. Le hors-la-loi se relève et lui envoie un coup de pied au visage, l’assommant d’un seul coup. Petit Jean se retourne vers Walt et Bertha. Cette dernière tient le garçon par le bras.

Walt : « Elle lui a dit de te tuer. Je l’ai entendu. C’est pour ça qu’elle m’a vendu ! »

Furieux, Petit Jean enlève son masque.

Petit Jean, regardant Bertha : « QUOI ? »

Bertha : « Il exagère. Il se fait des idées. Tu sais ce que c’est ! »

Le shérif se relève de son fauteuil, visiblement mécontent de la tournure des évènements.

Walt : « NON ! Je dis la vérité pour te sauver la vie comme tu as sauvé la mienne. »

Le shérif, pointant du doigt Bertha : « Je t’avais dit ce qu’il t’arriverait si tu te moquais de moi !... [Montrant Petit Jean] Tuez cet homme ! Arrêtez tous les autres ! » 

Les soldats arrivent en courant sur la place.

Petit Jean, sautant du ring : « Suivez-moi les garçons ! Vite !  »

Le shérif : « Arrêtez-le ! »

Gizmo tente d’arrêter Petit Jean mais ce dernier l’envoie au tapis avec un bon coup de poing.

Le shérif : « AUX ARMES ! »

Petit Jean, attrapant Walt par la taille et marchant aux côté de Bertha : « Tu as vendu ce petit ? »

Bertha : « C’était la seule solution ! Le shérif avait dit que… »

Petit Jean suit Bertha dans les ruelles de la ville, tenant toujours Walt par la taille, les autres enfants les suivant derrière.

Walt : « Non ! C’est faux. Elle m’a vendu parce que je l’ai entendu demander de te tuer ! »

Petit Jean : « Quoi ? »

Walt : « Elle voulait que ce soit Titus qui s’en charge. »

Bertha s’arrête.

Bertha : « Non, tu ne me comprends pas. Si je ne faisais pas ce que le shérif m’avait demandé, il allait tous nous tuer. »

Petit Jean s’arrête et dépose Walt sur le sol. Des soldats font irruption derrière Bertha, bloquant leur sortie.

Le shérif : « Voilà un excellente idée. »

Le shérif sort d’un bâtiment, fait un petit signe en direction des enfants puis se dirigent vers Bertha qui fait demi-tour pour s’enfuir mais un soldat s’interpose.

Le shérif : « Alors, hum ?… Jusqu’où avais-tu l’intention d’aller, Bertha ? On avait un accord. »

Petit Jean : « Il est annulé. Vous ne toucherez pas à ces enfants. »

Le shérif : « Non, moi, je veux uniquement l’argent des parieurs. Elle peut garder celui de son commerce d’esclaves. »

Petit Jean, fixant Bertha : « Quoi ? »

Le shérif : « Oh ! Je suppose qu’elle a dû te raconter qu’elle trouvait ces gosses dans la rue et qu’elle les recueillait tant cela lui brisait le cœur. »

Bertha, d’une petite voix : « Oh mais regarde-les bien. Ils sont en bonne santé. Ils mangent à leur faim. »

Le shérif : « Oui. En bonne santé, ils sont vendus beaucoup plus chers. C’est son métier depuis de longues années. Ce sont des enfants abandonnés, trouvés dans la rue qu’elle fait grossir un petit peu et qu’elle fourgue en fin de saison. »

Petit Jean : « C’est vrai ? »

Bertha fait la moue sans répliquer tandis que le shérif ricane.

Le shérif : « Oui mais pas cette année. Jetez-la aux cachots ! »

Le garde l’emmène.

Bertha : « Non ! »

Le shérif, plissant le front et montrant les enfants : « Oh euh… Arrêtez ces drôles. »

Le shérif s’en va.

Petit Jean, prêt à combattre : « LES TOUCHEZ PAS OU VOUS ME LE PAIEREZ ! »

Le shérif, s’en allant : « Que quelqu’un tue ce braillard ! »

Un soldat attaque alors Petit Jean. Ce dernier s’en débarrasse facilement mais d’autres gardes arrivent sur lui tandis que les enfants se réfugient contre le mur du bâtiment. Mais rapidement les soldats acculent Petit Jean contre une palissade en bois.

Petit Jean, aux enfants : « FILEZ ! »

Walt : « Venez les gars ! »

Walt conduit les autres enfants vers la sortie de la ville. C’est alors qu’ils croisent Robin et le reste de la bande courant en sens inverse.

Robin, arc prêt à tirer : « Je peux pas te laisser une minute, Jean ! »

Tuck et Kate regroupent les enfants près de la porte de la ville. Robin, Much et Petit Jean assurent leurs arrières en menaçant les soldats qui voudraient s’en prendre à eux.

Robin, aux gardes devant lui : « Reculez ! Reculez ! »

Un garde attaque Allan. Le hors-la-loi repousse l’attaque et recule avec le reste de la bande vers la sortie.

Robin : « Autrefois, les enfants étaient en sécurité à Nottingham ! »

Le shérif, se protégeant derrière un de ses soldats : « C’est ce que disent les hors-la-loi ! »

Kate conduit les enfants hors de la ville.

Le shérif : « Mais pour une fois Robin, je suis heureux de te voir. Ça veut dire que Gisborne a raté l’occasion de pouvoir crier une victoire une fois encore. »

Robin, arc bandé, recule encore. Tuck referme la porte de la ville.

Le shérif : « RATTRAPEZ-LES ! »

Les enfants courent sur le pont de la ville en direction de la forêt pendant que Petit Jean bloque l’accès de la ville de l’extérieur. À l’intérieur, les soldats tentent en vain de forcer la porte. À l’extérieur, toute la bande court rejoindre les enfants dans la forêt. À l’intérieur, le shérif frappe les soldats qui tentent en vain d’ouvrir la porte.

Le shérif : « OUVREZ-LA !... OUVREZ-LA ! »

Le shérif donne un coup de pied dans les fesses d’un de ses gardes qui donnent, à son tour, un coup de pied dans les fesses d’un comparse. Furieux, le shérif lui redonne un coup de pied dans les fesses.

 

À L’ORPHELINAT PRES DE LOCKSLEY

Les hors-la-loi discutent avec les enfants.

Much, montrant son épée à un garçon : « Quand tu seras grand, tu auras la même. »

Kate : « On viendra te voir de temps en temps. Vous serez en sécurité avec eux. »

Derrière le bâtiment, Petit Jean est avec Walt et la femme s’occupant de l’orphelinat.

Petit Jean, serrant la main de la femme : « Merci à vous. »

Il ébouriffe les cheveux de Walt puis s’en va.

Walt, le rattrapant : « Jean ! »

Walt se serre contre Jean.

Walt : « J’aimerais que tu me gardes avec toi. »

Petit Jean, s’agenouillant à sa hauteur : « Je comprends... Mais c’est pas une vie pour un enfant... Je dois aider d’autres personnes qui ont des ennuis. C’est la mission que je me suis promis d’accomplir… Je pourrais pas le faire si je dois veiller sur toi. »

Robin s’approche de la femme tandis que le reste de la bande et les enfants arrivent derrière lui.

Walt : « Mais c’est moi qui pourrais veiller sur toi… [Se tournant vers Robin] Je lui ai sauvé la vie. »

Robin lui sourit gentiment.

Petit Jean, secouant la tête : « Walt… »

Walt : « Mais est-ce que je te r’verrais ? »

Petit Jean, se relevant en soupirant : « Je l’espère. »

Walt et Petit Jean se serrent la main.

Tuck à un autre garçon : « Bonne chance... Prends soin de ton frère. »

 

À L’ENTREE DE LA VILLE DE NOTTINGHAM

Les gardes ouvrent la porte. Gisborne se tient debout, tenant son cheval par la bride ; Isabella se trouve derrière lui.

Le shérif, tout sourire : « Que puis-je pour vous ? »

Gisborne baisse la tête.

Le shérif : « C’est la honte qui vous fait baisser la tête, Gisborne… Il vous a échappé encore une fois et [Pointant du doigt Isabella] c’est ça ! C’est cette fille qui vous a distrait. »

Le shérif s’en retourne dans la ville.

Gisborne : « C’est ma sœur. »

Surpris, le shérif se retourne. Isabella avance de quelques pas puis lui fait une révérence.

Le shérif : « Oh ! Oh ! Milles excuses. Vous étiez occupé à jouer à la famille modèle… [S’avançant vers Gisborne] Hum ? Votre haut niveau d’incompétence n’aura jamais de cesse de m’ébahir, Gisborne, hum ? Chaque fois que je crois que vous avez touché un nouveau sommet, voilà que vous arrivez et que vous me stupéfiez d’avantage. Eh bien, peut-être que cette fois, le Prince Jean voudra se remémorer POURQUOI IL M’A MIS AUX COMMANDES ! »

Le shérif regarde Gisborne un petit moment puis Isabella, qui baisse la tête, et s’éloigne. Le frère et la sœur se regardent puis Gisborne tire son cheval à l’intérieur de la ville ; Isabella sur ses talons.

 

***** Épilogue *****

 

FORÊT DE SHERWOOD

Isabella est retournée à l’endroit où elle a rencontré Robin la première fois, et où elle avait caché des objets de valeur lui appartenant dans un tronc d’arbre. Malheureusement pour elle, ils n’y sont plus. Isabella se relève et se retrouve face à Robin, tenant un petit sac à la main.

Robin : « C’est ça que vous cherchez ? »

Elle se précipite sur lui pour le lui reprendre.

Isabella : « C’est à moi ! »

Robin lui attrape le bras mais Isabella se débat et recule tout en restant face à lui.

Robin, secouant la tête : « C’est pas à votre maîtresse ? Si j’avais su que vous étiez la sœur de Gisborne… »

Isabella, l’interrompant et hargneuse : « Vous m’auriez éliminé ? Et ce, après que je vous ai sauvé la vie ? »

Robin, furieux : « Vous avez fait un choix lorsque vous m’avez menti ! »

Isabella, sur le même ton : « Parce que vous croyez que j’ai le choix ? On décide de mon destin à ma place depuis que je suis une enfant. »

Isabella s’éloigne. Robin la suit.

Robin : « Vous saviez qu’il nous poursuivait et vous n’avez rien dit. »

Isabella : « J’ignorais que c’était lui. Je ne savais pas… »

Robin l’attrape en plaçant ses deux mains de chaque côté de son visage et la plaque contre un arbre.

Robin : « C’EST VOTRE FRERE ! »

Isabella : « Je ne l’avais pas revu depuis l’âge de treize ans. Quand je m’en suis rendu compte, ça me… ça m’a fait un choc. Croyez-moi, je vous en prie. »

Robin : « Non… C’est la dernière chose que j’ai envie de faire. Parce que vous m’avez menti depuis notre première rencontre. Vous savez ? Je vous préférais en domestique bafouée. »

Isabella : « Moi aussi. Mieux vaut ça que d’être une pauvre jeune sœur bafouée vendue à son mari comme du gibier. Je ne pouvais pas vous dire que j’étais Lady Thornton… [Elle agrippe les mains de Robin] Vous êtes Robin des bois. Je sais ce que vous faites aux nobles. »

Robin, sincère : « Je ne refuse jamais mon aide à une personne en détresse. »

Isabella : « Tant mieux. Car c’est ce que je suis précisément. »

Robin caresse le visage d’Isabella avec son pouce puis baisse la tête un moment avant de la regarder à nouveau droit dans les yeux.

Robin : « Au revoir, Isabella. »

Isabella arrive à toucher la joue de Robin mais celui-ci la lâche et commence à reculer.

Robin : « Et merci pour ce don généreux. »

Robin s’éloigne dans la forêt. Isabella fait un pas dans sa direction puis se ravise et le regarde partir sans rien dire.

 

***** Fin de l'épisode *****

Ce script a été réalisé par Allthingsrobin sur le site Hood Winked.
This transcript was made by Allthingsrobin on Hood Winked.

 

SHERWOOD FOREST. BY THE RIVER.

On a path by the river, Isabella races on horseback. Two riders in black, with a crest of three yellow circles on their chests, are following her just as quickly. Isabella slows her horse, dismounts, takes a jewellery box and a purse out of the saddlebags, slaps the horse away and disappears behind a tree. The riders go past, suspecting nothing. Isabella spins around the tree as they pass, keeping out of sight. After they’re gone, she steps quickly across the path to a hollow log and sets the box and purse inside. She’s pulling vines out to cover them when she hears a whinny behind her. She turns her head to look and sees one of the men standing, the other still on his horse. The standing man pulls out a short length of rope. Isabella gets to her feet, thinks a moment, then lets out her breath and raises her eyebrows briefly. She holds her hands out together and steps forward.

ISABELLA : I suppose I should just come quietly.

The man slaps the rope on top of her wrists and Isabella raises her arms to throw off the rope, then kicks the man in the stomach and flips him over her back. She kicks him down again, pulls his sword out and approaches the man on horseback. The horse rears. She blocks his sword twice and then pulls him off the horse. The first man runs up and grabs her from behind and pulls her hands behind her.

ISABELLA : No ! No ! [Isabella grunts as the rope is pulled tightly around her wrists] Please, no.

The man pushes her forward, picks up his sword and holds it to her back, the length of rope in his other hand.

ISABELLA : You know what he’ll do to me.

Robin, who has been watching out of sight the entire time, lets an arrow fly and it cuts the rope. The man turns on Robin. Robin blocks twice with his bow as Isabella runs out of the way a few steps behind them. Robin punches the first man and turns to the second. He turns the man’s sword aside with his bow, then sideslaps him with it. Robin turns back to the first man.

ROBIN : Robin Hood. The pleasure’s all yours. [The first man shields his eyes to look at Robin] I think it’s time you were on your way. [The man gets up, staring at Robin] Now !

The men run off. Isabella tries to pull her hands free.

ROBIN, Comes over to Isabella :Here, allow me. [Robin unties her hands] There you are.

Isabella turns around and is immediately entranced by Robin. Robin sees it and smiles.

ROBIN : So, tell me, why would two of Squire Thornton’s men pursue you all the way from Shrewsbury ?

ISABELLA : It wasn’t me they were after. They were in pursuit of my mistress.

ROBIN, Chuckles silently, Disbelieving : Your mistress ?

ISABELLA : Well, I would hardly be much of a decoy in my maid’s apron. I was helping her escape.

ROBIN : Escape from what ?

ISABELLA : Her marriage.

ROBIN : But the squire sent men after her. You know, some might consider that an act of love, wouldn’t they ?

ISABELLA : Squire Thornton has never loved my mistress. [Robin hangs his head] Now if you’ll excuse me, my mistress awaits me in Nottingham.

Isabella turns to go, but Robin catches her right arm.

ROBIN : Whoa, wh-wh-wh-wh-wh-whoa !

Isabella raises her left fist to hit him, but he catches it and chuckles.

ROBIN : Whoa ! All right. You can’t just go to Nottingham alone ; it’s too dangerous. [Switches to a more gentle grip on her wrists] I’ll take you there... safely, if you tell me your name.

ISABELLA : Isabella.

Robin nods and smiles. They stand there a moment, then Isabella flares her fingers.

ISABELLA : Will it be necessary for us to hold hands throughout ?

Robin laughs, then lets go of her left wrist.

ROBIN : I’m sorry.

Robin stands still, a bit entranced by her beauty as well.

ISABELLA : In all seriousness, I would like the use of my other arm.

A horse neighs in the distance.

ROBIN : Sh-sh. Come ! Quick, quick, quick, quick ! [Robin pulls Isabella behind the tree] Come here, come here.

Robin pulls Isabella’s back to him and wraps his arm around her. Gisborne leads a line of Prince John’s Black Elite troops, all on horseback, down the path. Gisborne stops.

GISBORNE : We’re close. Keep moving.

Gisborne turns to his right and continues on. Robin frowns, releases Isabella and steps into the path, watching where Gisborne has disappeared.

ROBIN, Mutters : He’s back.

 

OPENING CREDITS

 

SHERWOOD FOREST. GISBORNE’S CAMP.

In the forest, surrounded by tall camouflaged partitions, Gisborne has made a place to assemble and train his new troops. In front of two large tents, some soldiers are practising a shield turtle ; others are dueling with swords or spears. In the back is an enormous red crate.

SERGEANT : Keep together, lads ! Move slowly. Slowly forward. Tighter ! Close grouping ! [In the tent, Gisborne turns around, smiling] Right ! Come on ! Put some energy into it ! Shields higher... and... now !

Gisborne looks over his maps. One is of Nottingham and the area surrounding it. Another is a map of the forest and the river. He looks up at the troops and the red crate behind them.

SERGEANT : Move in closer together !

The gate suddenly opens and the troops form a turtle facing it, then they separate neatly to reveal the Sheriff walking in on his white horse. He and Gisborne exchange long looks, then Gisborne bends back down over his maps, unfazed. The Sheriff dismounts and walks over to him.

SHERIFF : You’re still alive. [Gisborne smirks at the Sheriff, holding a piece of parchment] Things must have gone well at court.

Gisborne tilts his head while rolling his eyes, then puts down the parchment, picks up a cup and drinks. The Sheriff peers into Gisborne’s tent.

SHERIFF : Well, they can’t have gone that badly, not for Prince John to provide you with men, horses...

GISBORNE : Necessities. [Turns back to maps.]

SHERIFF, Stepping back to face Gisborne : So... Prince John sent you back to Nottingham with a mission, and yet nobody saw fit to tell me. The last time I checked, I was still the sheriff.

GISBORNE : The Prince is still waiting for his thousand crowns. His patience wears thin. [Starts for the tent to get another map.]

SERGEANT : Protect yourself, come on !

SHERIFF : As indeed does mine. What’s the mission ?

Gisborne returns with the map.

GISBORNE : He wants me to kill Robin Hood.

SHERIFF : Oh-hoo. I’m sure he does. [Chuckles] But you’ve, er, you’ve never managed it before, Gisborne, hm ? Although you did once have him at your sword point, and yet still he bested you !

GISBORNE : Well, this time it will be different. This time I will command the mission without incompetent, illconceived interference from others.

SHERIFF : No. You will fail like you’ve always failed before and then you will come back and beg me for my patronage.

GISBORNE : Not this time. The Prince has furnished me with a weapon not even Hood can escape.

SHERIFF : What weapon ?

GISBORNE, Smiles : Oh, I will not have need of you ever again. [Turns and leaves, still smiling.]

The Sheriff frowns, wondering if there’s something more to plan involving him.

 

SHERWOOD FOREST.

The gang, minus Robin, walk into the forest. Much, following Kate and Allan, carries a rough bow and two dead rabbits.

MUCH : All I’m saying is I shot them. It’d be nice if someone else offered to cook them.

Much and Allan look at Kate. Kate looks back at each in turn.

KATE : Don’t look at me. Just because I’m the girl.

ALLAN : Ah, I think it’s established Much is the girl around here.

Much frowns and Kate scoffs.

MUCH : Hang on, Allan. What is this about ? I am a man in mind and body.

ALLAN : Yeah ? Prove it.

KATE, Sees Robin approaching : Robin !

Robin and Isabella run out of the trees.

ROBIN : Turn back ! We’ve got company !

MUCH : What ?

KATE : So I see.

Little John looks back the way they came.

ROBIN : No. Our old friend. He’s back from the Prince’s court.

ALLAN : What ? I thought he was dead ?

KATE : So what’s the reason for her ?

LITTLE JOHN, Running back, having seen troops : Robin...

ROBIN : Come on ! This way !

TUCK : Go, go, go, go, go !

The Black Elite ride after them. They chase Tuck, Little John, Much, Allan, Kate, Robin and Isabella through a meadow.

ISABELLA : What are we doing ? We can’t outrun them !

ROBIN : Don’t worry. We’re not going to.

TUCK : Follow me !

Tuck jumps into a short ravine. Little John and Much follow. Allan and Kate hold hands and jump.

ALLAN : Hold on !

Robin and Isabella approach the edge, and Isabella balks.

ISABELLA : We can’t !

ROBIN : Yes, we can ! Jump !

Robin and Isabella, holding hands, jump into the ravine. The horsemen slow and stop at the edge, unable to follow. Gisborne goes to the front and watches them run along the bottom. Isabella slips and Robin pulls her back up.

ROBIN : Quickly ! Come on ! Come on !

Gisborne holds out his hand to a man, who gives him a map. Gisborne studies it.

ROBIN : See ya, Gisborne !

GISBORNE, Unperturbed : It’s time. Get the weapon into position.

 

Kate leads them through the forest.

ROBIN : Go, go !

Tuck, Much, Allan and Isabella follow. Robin comes last, checking behind him frequently. Isabella, exhausted and not watching where she’s going, falls into a low spot.

ROBIN : Come on, come on.

Robin bends down, helps her up and they run through the tall rocks. Tuck stops by a rock wall as Little John runs ahead.

LITTLE JOHN : I’ll see if the road’s clear. [The rest stop with Tuck. Little John comes back] No, they’re closing in.

ROBIN : Right. We’re making it too easy for them. We have to split up.

MUCH : Split up ? We should stick together !

ROBIN : Listen to me. We’ve got Prince John’s elite guards after us.

TUCK : They’re taking us seriously.

Robin slaps Tuck’s chest.

ROBIN : I’ll lead them away. [Turns to go.]

TUCK : Yeah.

MUCH : What ?!

ROBIN, Turns back : I’ll be fine. Just go to Nottingham. I’ll meet you there. Get out of the forest as quick as you can.

KATE : Nottingham ? Are you mad ?

ROBIN : That’s the last place that they’ll look. And, Kate, I need you to make sure Isabella gets there safely. [Kate looks at Much] Kate, please... for me. [Kate nods.] Good luck.

Robin slaps Tuck’s shoulder and runs off.

MUCH : Robin, wait !

TUCK : Listen, listen, listen. Kate, Isabella, go north, take the cliff road. Allan, Much, go west through the marshes.

LITTLE JOHN : Tuck, I’ll go east.

TUCK : Good man. I’ll go south. Go, go !

KATE to Isabella : Follow me.

The gang go their separate ways as soldiers appear on the rocks above them and all around them.

 

NOTTINGHAM CASTLE. GREAT HALL.

The merchants have been assembled, and they’re whispering amongst themselves when the door under the balcony squeaks open and the Sheriff enters, taking off his gloves.

TREASURER : The merchants are here as per your instructions, sir.

The Sheriff walks through the people.

SHERIFF : Yes, I can see that. Let’s get on with it. [Addressing merchants] Thank you for coming on such short notice. [Stands behind the table with a ledger] I thought we would get the boring business of paying our taxes out of the way nice and early this month. [Lays gloves down on table and looks up] Unless of course... [sits]... anybody has a problem with that.

The Treasurer draws his sword. The merchants look at each other.

TREASURER : Step forward with your contribution.

One merchant comes forward and places a purse in the Treasurer’s outstretched hand. The Treasurer squeezes it, and it’s nearly empty.

SHERIFF : Business is very slow these days, very slow. Must be, hm ? Because you would not short-change me, would you ? Because...

TREASURER : If you short-change the Sheriff you short-change Prince John.

The merchants all turn to leave, some muttering.

SHERIFF : What was that ? [Stands and comes around the table] Hm ? You dare to cast aspersions on my relationship with Prince John, hm ? Because your fate is in my hands, hm ? A word in the right ear, a whisper in the right direction.

The Sheriff grabs the merchant’s collar.

SHERIFF, Roars : I am still the sheriff !

 

SHERWOOD FOREST.

Robin runs. Soldiers steadily march behind him.

 

Isabella and Kate walk quickly. Thunder crashes. They stop when they see soldiers. Kate draws her sword.

KATE : Black Elite.

The ladies step forward a bit, and stand backs together.

KATE : There’s more of them. Why aren’t they attacking ?

ISABELLA : Would you prefer if they did ?

Kate grabs her hand.

KATE : Let’s go !

They run off to the right of their original direction. The soldiers come out from behind a tree each.

 

Tuck checks behind him, then turns forward again to face a band of soldiers.

SERGEANT : Shields ! Together !

The soldiers form a shield turtle.

SERGEANT : Right, lads, shields up !

The shields open, then close. Tuck stares, ready for them to attack, but they do nothing more. Tuck turns around to find another way.

 

NOTTINGHAM CASTLE. GREAT HALL.

The Treasurer puts a coin into a wooden bowl. The Sheriff is watching, sitting in his chair.

SHERIFF : Do you even know how to count ?

The Treasurer looks up anxiously, quill in hand.

SHERIFF : Where the hell is my treasurer ?

TREASURER : You killed him, sir.

The Sheriff kicks the money chest off the table. The Treasurer stands up at attention.

SHERIFF : Anybody can see that that is nowhere near enough ! [Advances on the Treasurer, Quietly] Years of loyal service. That’s worth more than coins and dead outlaws, isn’t it ?

The Treasurer remains silent. The Sheriff kicks the Treasurer in the shins.

SHERIFF : Isn’t it ?!

TREASURER : Yes, sir ! It is, sir !

SHERIFF : Apparently not. Very well. I shall pledge my allegiance in gold. Come with me. Bring that book.

The Sheriff leaves. The Treasurer closes and takes the book from the table and follows.

SHERIFF : We’re going to make money.

 

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.

The Sheriff and the Treasurer press through the crowd.

TREASURER : It’s market day, sir. It’s always congested on market day.

SHERIFF : Yes, yes, you’re quite right. [Puts hands together eagerly with a clap] So, something needs to be done. [Points] There, you !

The Sheriff approaches a couple with two cows.

SHERIFF : Two cow family, are we ?

MAN : Yes, sir.

SHERIFF : That’ll be two crowns. [to Treasurer] Well, don’t just stand there, man, take the money.

TREASURER : Yes, sir. [to man] Two crowns.

The Sheriff turns.

SHERIFF : Stop ! How many goats have you got there ? [Steps aside.]

The cow man is still searching his pockets.

TREASURER, Holding out a purse : Where’s your two crowns ?

 

SHERWOOD FOREST. THUNDERSTORM.

Little John sneaks through the trees in the rain. Five boys in a wagon watch a woman fight two men with swords. The woman is knocked on her back and Little John intercedes. He blocks and punches Gizmo in the stomach with his staff. Titus is also hit in the stomach, and then upside the head. Little John looks around.

LITTLE JOHN : Anyone hurt ?

He sees the woman at his feet and pulls her up.

BERTHA : No.

Bertha punches Little John in the jaw with her left fist and he falls over backwards, dazed.

BERTHA : But you are.

A few minutes later Little John slowly sits up.

LITTLE JOHN : Oh !

Walt sits at his side, smiling. Little John sighs and looks away. Walt pokes the bruise on his cheek.

WALT : Does that hurt ?

LITTLE JOHN : Yes !

Little John looks up and sees Bertha wrapping Gizmo’s arm. Titus is lifting a small log up and down behind his head. Little John sighs.

LITTLE JOHN : I thought you were being attacked. [Gets up.]

BERTHA : No. I was training my men, although watching you and Gizmo...

Bertha pulls the splint tight as the boys help Walt into the wagon.

BERTHA : ... maybe I’m out of a job.

LITTLE JOHN, Rubbing his cheek : Oh, I’m sorry. I didn’t—

BERTHA : Don’t worry. You’ve got Titus training hard. [Steps to Little John and spreads her arms wide, presenting herself] Bertha of Bath.

Little John nods and looks away, not knowing the name.

BERTHA, Impatiently : Of Bertha’s Circus Maximus... famous from Huddersfield to Haltemprice ?

Little John shakes his head.

BERTHA, Puts hands on hips, In disbelief : Where you been ?

LITTLE JOHN : Here, mainly.

Bertha frowns and a horse neighs in the distance. They both look in that direction and see Black Elite approaching.

LITTLE JOHN : I’ve got to go.

BERTHA : Huh ?

LITTLE JOHN : That’s Prince John’s men. They’re looking for me.

Bertha thinks quickly. As Little John turns to go, Bertha grabs his staff.

LITTLE JOHN : Please ! I’m an outlaw, one of Robin Hood’s men. If they capture me—

BERTHA : Which is exactly what they will do if you run. [Turns to wagon and Walt hands her a dirty piece of white cloth] Here, trust me.

LITTLE JOHN : I don’t—

Bertha pushes him behind Titus and Gizmo. The horsemen stop. Bertha ties the cloth over Little John’s nose and mouth.

LITTLE JOHN : This is not going to work.

BERTHA : No-no-no-no. Keep your head down.

The sergeant hands off his shield, dismounts and approaches Bertha. Bertha smiles grandly and slyly, a hand on one hip.

BERTHA : How can I help you, officer ?

ELITE GUARD : Name... and purpose in this forest.

BERTHA : I see, straight to business, is it ? Suit yourself. [Arms out] I’m Bertha, of Bertha’s Circus Maximus. [Turns to the right] These are my gladiators... [turns to the left]... my little band of helpers, and we’re on our way to Nottingham.

The guard looks over all the faces, and shows interest in Little John’s. Little John keeps his head down.

ELITE GUARD : What’s wrong with him ? [Steps forward.]

Bertha puts a hand to the guard’s chest.

BERTHA : He’s a leper.

Little John coughs. The guard looks at Bertha, then steps back, repulsed.

ELITE GUARD : Begone, woman. The forest is no place for you to be today. [Walks back to his horse.]

BERTHA : I was getting that impression already, but thank you for the advice.

The guard mounts, takes back his shield and they all leave. Little John pulls down the cloth.

BERTHA, Whispers to men : Let’s get out of here.

Little John nods.

 

SHERWOOD FOREST.

Robin runs. He stops by a tree to catch his breath. He looks behind him and sees the Black Elite still closing in. An arrow whistles and and sinks into the tree trunk right by his head.

ROBIN, Determined : All right. [Looks back at his quiver with a single arrow in it] Damn. [Pulls out the arrow.]

 

SHERWOOD FOREST.

Bertha pats a horse pulling the wagon.

TITUS, Looking at the horse’s back foot : This is going to slow him down a bit.

BERTHA : This is all we need. [Frustrated sigh.]

Bertha turns to Little John, with Walt.

BERTHA : This could take a while. Keep an eye out for company.

Walt stares at Little John.

LITTLE JOHN, Annoyed : What ?

WALT : Are you a giant ?

LITTLE JOHN : No. Are you a gladiator ?

Little John immediately growls at Walt, who laughs and runs off.

LITTLE JOHN, to Bertha : Are they all yours ?

BERTHA : Er... not by birth.

They both chuckle.

WALT : She saved us.

BERTHA : Eh, Walt, don’t be silly.

WALT : She did ! None of us had anyone. We’d have starved to death.

BERTHA : Hey ! That’s enough ! [Turns to Little John] I find them on my travels, begging or thieving. I take in as many as I can. I feed them, I clothe them. I’m only doing what anyone else would.

LITTLE JOHN : I wish that was true.

BERTHA : Hey, you could help us.

LITTLE JOHN : How ?

BERTHA : When we get to Nottingham, fight for us. [Turns to the boys] Yeah ? In the show.

The boys cheer.

LITTLE JOHN : No, that wouldn’t be helping you. That would just put all of you in more danger.

BERTHA : We’d disguise you again. It was you that put Gizmo out of action.

LITTLE JOHN, Sighs : No, I can’t.

BERTHA : I can’t cancel the show. [Puts on a pitiful face] Or if I do it will be a long cold winter for us all.

LITTLE JOHN, Looks at the boys, sighs : All right. I’ll stay with you. [Bertha laughs and the boys cheer] Until my friends make it to Nottingham.

Bertha turns to the boys. Little John turns around.

LITTLE JOHN, Mutters : If my friends make it to Nottingham.

 

SHERWOOD FOREST.

Allan and Much run into Kate and Isabella. Allan gasps as he almost crashes into Kate.

KATE : I thought you were heading west !

MUCH : We were. You’re meant to be heading north.

KATE : We’re trying, but there’s Black Elite at every turn.

Allan sees movement coming at him. He’s about to draw his sword when he recognises Tuck running at him.

ALLAN : There must be hundreds of men.

TUCK : Yeah, there are, and they seem to know exactly where we’re going.

Robin runs in.

ROBIN : Or where they want us to go. [The gang are silent, confused] We’ve been herded !

MUCH : Like sheep.

ROBIN : Like lambs... to the slaughter. They’ve been tracking us, they’ve exhausted our arsenals. I’ve one arrow left !

KATE : So how do we get out of here ?

ROBIN, Looks behind him : Well, there’s only one way left to go. [Jerks his head to the left] Come on. Quickly.

Isabella, Tuck, Allan and Kate take off after Robin. Much looks behind him, then follows. They run a short way and Robin stops.

ROBIN : It’s Gisborne. This way.

At the name of “Gisborne,” Isabella’s eyes widen and she stands staring in that direction. Robin turns around but can only go a few steps before he sees the soldiers closing in. Kate turns around.

KATE : What now ?

The elite guards are quickly closing in. Robin faces Gisborne again.

ROBIN : Come on.

He stops when he catches up Isabella.

KATE : Where now ?

MUCH : Back that way !

Kate pushes Isabella forward.

KATE : Go, go, go, go !

The Black Elite close in, walking shield to shield. The gang run towards Gisborne, Much at the rear walking backwards with his sword out. The guards form a turtle and slowly advance. The gang exit the trees to a large clearing where Gisborne and more troops await them. Gisborne sits quietly on his horse, a flagbearer and the red crate behind him.

ROBIN : Looking well, Gisborne... [Isabella whips around to look at Gisborne] ...for a dead man.

Robin glances at Isabella, who is still staring at Gisborne.

GISBORNE : Be assured that your death will be real... not rumoured.

ROBIN : You must have made quite an impression on Prince John.

GISBORNE : A better impression than you have.

Gisborne turns his horse around, as does the flagbearer. The red crate, with a square door, stands alone, with a guard on top holding a rope handle.

MUCH, Uneasily : What’s he got in there ?

ROBIN, Flustered : How should I know ? Just ready yourself.

MUCH : How can I ready myself if I don’t know what I have to be ready for ?

KATE : Then just be ready for anything !

The gang wait, shifting their feet while the troops clear to the side. Robin checks behind him, and the turtle are still there. The guard pulls up the rope to open the square door. A lion quickly crawls out and roars. The gang jump back and yell in surprise. Robin pulls his last arrow out again and nocks it, holding his bow down.

ALLAN : What the hell... ?

MUCH : Are you ready for that ?

GISBORNE : Seemed a rather apt way to dispatch such virulent supporters of the Cœur de Lion. He hasn’t been fed for days ! I wanted him ready for you !

The lion has stopped and is staring at the gang. The guards start to bang their swords and spears against their shields in a rhythm. The lion steps forward ; the gang retreat a step or two. The turtle open and close their shields with a clatter to let the gang know they’re still there. The other troops begin to close in behind the lion, still beating their weapons against their shields. The lion paces.

ROBIN : Just stay together.

ISABELLA : Robin, are you as good a shot as they say you are ?

ROBIN, Not bragging, but annoyed : Of course I am.

Isabella pulls out two small cloth bags. The lion roars. Much yells.

ALLAN : Calm down ! They can smell fear, you know.

MUCH : Oh, really ?

TUCK to Isabella : What are you thinking ?

The gang take small steps backwards. Isabella hands a bag to Tuck.

ISABELLA : Throw this as far away from us as you can. Robin, you hit it in the air.

Robin nods, eyes on the lion.

ROBIN : Tuck, can you take the other ?

TUCK : Yeah.

ISABELLA : Now everyone cover your eyes. Don’t breathe this in.

TUCK : On three. Ready ?

ISABELLA : Yeah.

TUCK : One... two... three !

Isabella throws her bag up. Robin shoots it and the bag explodes into a fine powder which drifts down onto the troops and the lion. Gisborne pulls a black handkerchief out and puts it to his face. Tuck throws his bag at the turtle, then quickly draws his knife from his sleeve and throws it at the bag, and it explodes over the turtle. The lion turns around ; the guards cough and fall to the ground.

GISBORNE, Muffled : Get it back in the damn box!

The lion falls to ground, roaring.

TUCK : Go, go !

MUCH : Run !

Some horses rear and the soldiers try to rein them in.

GISBORNE to two soldiers : You men, with me.

Gisborne and the two soldiers start their horses forward as the gang run coughing past the incapacitated turtle.

TUCK : Mustard powder !

ROBIN to Isabella : Nice work !

Much leads them back through the forest. After they are a safe distance away, Robin stops them.

ROBIN : Wait, wait, wait ! [Stops and turns to Isabella] And where exactly does a maid find mustard bombs ?

The gang stop running.

ISABELLA : Does it really matter ?

TUCK, Passing Robin and Isabella : I think it does.

ISABELLA : I believe the words you are looking for are “thank you.”

Robin walks over to Much.

ROBIN : Right, it won’t take long for Gisborne to regroup. [Robin hands his bow to Much] You need to go back to camp and rearm, all right ? [Motions to Tuck] Tuck, with me.

TUCK : Yeah.

MUCH : Where are you going ?

ROBIN : To Gisborne’s camp, to see what else he’s got, to see if and where he’s vulnerable.

ALLAN : Hang on. Where’s John ? Why didn’t he get rounded up with the rest of us ?

Robin bends over, frustrated and exhausted.

TUCK : Well, there’s two possible answers to that. One, he might have made it to Nottingham, and the other—

MUCH, Interrupts : I don’t want to know the other one.

ROBIN : Much, just go back to the camp and rearm, all right ?

ISABELLA : I should come with you.

TUCK : Yeah, I think that would be a good idea.

ROBIN : I agree. The camp should be on a need-to-know basis and... [points at Isabella]... you don’t need to know. [Leaves back towards Gisborne’s camp.]

TUCK, Holding arm out for Isabella to go first : With the greatest respect.

ISABELLA : Settled.

Isabella follows Robin. Tuck glances back at Allan before leaving, too.

 

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.

The boys are twirling colourful ribbons and some let them sail into the crowd. Bertha drives the wagon in behind them, with Little John walking shirtless and with the cloth over his face next to it. Walt is on Titus’ shoulders, announcing to all :

WALT : Bertha’s Circus Maximus ! Ladies and gentlemen, it’s your lucky day ! Bertha’s Circus Maximus is in town ! Place your bets here to add some extra excitement !

Bertha stops the wagon. Titus puts Walt down. Gizmo places the point of his short sword onto a table and stands with his chest out. Bertha leans over to Little John, looking at Gizmo.

BERTHA : The ladies love him.

WALT : Get going and show me your money ! Place your bets ; be a winner !

The Sheriff, already in the marketplace collecting new taxes, sees Bertha.

SHERIFF to Treasurer : Bring her to see me.

The Treasurer steps forward.

 

NOTTINGHAM CASTLE. GREAT HALL.

Bertha enters under the balcony, escorted by two guards. The Sheriff is standing in front of the table, waiting. Bertha bows with a flourish.

SHERIFF : No need for that, Bertha.

Bertha looks up, frowning.

SHERIFF : I don’t expect it from old acquaintances.

BERTHA : Vaizey ?

SHERIFF : Sheriff... Vaizey. Let’s not dispense with all formalities. Now, the last time we spoke, I told you that if I ever saw you in Nottingham again, that I would kill you, but... here you are.

BERTHA, Shrugs slightly : In my defence, I heard you were no longer sheriff.

SHERIFF : Why shouldn’t I be ? Who told you that ?

BERTHA, Trying to recover gracefully : I was told you’d moved on to better things.

SHERIFF : Well, unfortunately for you, it was a lie. [Chuckles.]

Bertha bows and starts to turn to leave.

SHERIFF, Snaps his fingers : Not so fast. I assume you’re here to alleviate the locals of their purses.

BERTHA : I go where the audiences are.

SHERIFF : No, you go where men are prepared to gamble... on your fixed fights.

BERTHA, Steps to Sheriff, Offended : Fixed ? My fights are for real.

SHERIFF, Chuckles : Let’s not insult each other, Bertha.

BERTHA, Quick sigh : How much do you want ?

SHERIFF, Holds up two fingers : Two hundred crowns.

Bertha’s jaw drops in amazement. The Sheriff turns to walk around the table.

SHERIFF : Anything else you make you can keep.

BERTHA, Scoffs : I can’t make that in a day ! There won’t be anything over.

SHERIFF : That’s your problem. [Sits at the table.]

BERTHA : I can give you half.

SHERIFF, Calmly : Then I shall only half hang you.

The guards step forward. Bertha puts her hand up.

BERTHA : Wait. [Goes to the Sheriff] I could settle the debt with... [flirts with the Sheriff, placing her hand on him]... something better than money.

SHERIFF, Throws off her hand : There’s no such thing.

The Sheriff nods to the guards and they approach again.

BERTHA, Thinking quickly : What about one of Hood’s outlaws ?

The Sheriff holds up two fingers and the guards stop.

BERTHA : What if I told you I could have him killed in your market square for all to see this afternoon ?

SHERIFF, Thinks greedily : You can really do this ?

BERTHA : Would it be worth a hundred crowns to you ?

SHERIFF : Yes.

 

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.

Little John watches Walt from around a corner, out of sight of any guards, as Titus and Gizmo set up a large pole for the ring. Walt is throwing rocks at an unseen target.

TITUS : Who’s got the rope ? It has to go over there.

GIZMO : Right, then.

TITUS : You ready ?

GIZMO : Ready.

TITUS : Right. Heave !

The men pull the rope to raise up the pole, then one of the boys, playing, falls into Gizmo’s sore arm. Gizmo immediately drops the rope and howls in pain. Little John sees the pole falling right onto Walt, runs in and snatches Walt away. They fall to the ground and the pole slams down next to them.

TITUS : That was close. Someone give me a hand over here !

Little John sits up with a groan.

LITTLE JOHN : Walt, are you hurt ?

WALT, Awed : You saved my life !

Little John tries to stand, but his foot slips out from under him and he sits down hard.

LITTLE JOHN : What ? Oh. I saved you from a sore head.

WALT : No, I was nearly dead.

LITTLE JOHN, Scoffs : Very well.

Bertha arrives from the castle.

BERTHA, Solemnly : Children ?

All but Walt come to her and she sends them to the side of the marketplace.

WALT : Now I have to save your life in return.

LITTLE JOHN : No, no. There’s no need.

WALT : No, I have to !

Little John looks at the boy’s bright face and sighs.

LITTLE JOHN : All right.

Walt smiles and they shake hands, one exaggerated shake, then Walt goes over to Bertha.

WALT : What did I miss ?

Bertha sighs and shakes her hands in frustration.

BERTHA : Oh ! [Quietly to the boys] We’re rigging tonight’s fight.

In the background, Little John goes over to Titus.

LITTLE JOHN : (What are you playing at ?)

BERTHA : So I want you to take as many bets as you can on our new gladiator.

(Little John tugs on the rope.)

LITTLE JOHN : (That should be tighter.)

WALT : Awww, does that mean he’s going to be the loser ?

Bertha grabs Walt’s shoulder.

BERTHA : Why don’t you say that a bit louder ?

WALT : Does he have to ?

BERTHA : Oh, for heaven’s sake, Walt ! [With a smile, calmer] He can win next time. Right, off you go. [Calls after them] And make sure you give good odds ! Go, go, go !

TITUS : (It has to go over there.)

BERTHA to Titus : Hey ! [Motions for him to come.]

Little John pulls the cloth back over his face.

BOYS : Place your bets here ! Place your bets ! Be a winner ! Place your bets here !

BERTHA, Quietly to Titus : We’ve had a special request... [Walt comes back to Bertha, but she doesn’t see him] ...for tonight’s fight. Our new attraction appears for one... night... only. At the end of the fight, I want you to kill him. [Motions with her fingers across her throat.]

Titus and Bertha nod.

WALT : No !

Bertha grabs Walt by the ear.

BERTHA : You know what they do to little pigs with big ears ?

WALT : You’re hurting me !

BERTHA : They take them to market !

Bertha leads Walt off by the ear.

 

SHERWOOD FOREST. GISBORNE’S CAMP.

Tuck, Isabella and Robin sneak around the outside of the camouflaged partitions.

ISABELLA : Why is Gisborne after you ?

ROBIN, Frustrated : Because I’m an outlaw.

TUCK : It’s a long story.

Robin and Tuck peek between partitions.

ROBIN : Looks like he’s been here a while.

TUCK : Yeah, and he could be here a lot longer. He’s picked a good position. Only one way out, easy to defend.

ROBIN : Well, there’s no-one defending it now ! I mean, where’s Gisborne ?

Unbeknownst to Robin, Gisborne and two guards are standing right behind him.

GISBORNE : Where I’ve been all along... [Gisborne draws his sword. Robin jumps around in front of Isabella to face him, drawing his knife] ...one step ahead.

Robin and Gisborne circle each other, giving themselves room away from the partitions, then fight. Tuck and Isabella each take on a guard. Isabella kicks hers and takes his sword. Tuck uses his cross to block a sword. Robin charges Gisborne. Gisborne grabs Robin’s arm and takes his feet out from under him. Robin falls backwards to the ground. Isabella sees him and rushes over to defend him. Gisborne holds his sword over his head with both hands and brings it down, but Isabella thrusts her sword in its path and blocks Gisborne’s with a ringing clang.

ISABELLA : Guy ! Non ! [Gisborne and Isabella stare at each other] Mon frère doux.

Robin stares incredulously at them both.

GISBORNE, Stunned : Isabella !

Robin takes advantage of Gisborne’s distraction, kicks him in the groin, then after he’s doubled over, kicks him in the ribs to knock him to the ground. Isabella helps Robin up.

ISABELLA : He’s my brother.

Tuck runs past Robin and grabs him by the hand to pull him away. They run into the forest.

GISBORNE, Gets up : Get after them !

ISABELLA : No.

Isabella steps in front of Gisborne, blocking his way. Gisborne stops, glances ahead at Robin, then glares at Isabella.

 

Once back at his tent, Gisborne lets his temper flare.

GISBORNE : I had him !

ISABELLA : Guy, just tell me !

GISBORNE : At the point of my sword ! [Pushes over a table and its contents clatter to the ground] I had him ! [Turns to Isabella] Why are you here, Isabella ?

ISABELLA : I could not endure another day.

GISBORNE : So what ? You just walked away ? [Points at her] You were joined in holy matrimony ! [Turns away.]

ISABELLA : I was only a thirteen-year-old girl. If you have any idea what he has done to me... [Gisborne faces her] Guy, I’m your sister... all I ask for is for protection.

GISBORNE : Well, it seems you’ve already received that from Robin Hood.

ISABELLA : I knew nothing of his true nature. I was in need of help, the help I’m asking from you now.

GISBORNE : Really ? And what if I were to send you back to your husband ?

ISABELLA : Then you’d be condemning me to a life of misery for a second time. Only this time you’d be doing it knowingly. Guy, I don’t believe you knew the damage you were doing when you sent me to Squire Thornton, [Gisborne turns away] but now you do. Surely you must feel some obligation towards me, a sense of loyalty, duty ?

GISBORNE, Faces Isabella : Loyalty ? How can you speak of loyalty [points at Isabella] when you have twice aided and abetted Robin Hood ?

ISABELLA : A mistake, and one I will not make again. Give me a chance and I will earn back your trust and your respect but please... do not send me back to my husband.

GISBORNE, Thinks a moment, then steps to face her, Quietly : Very well. You may stay.

ISABELLA : Thank you.

Gisborne puts a finger under Isabella’s chin and holds her face up to him.

GISBORNE : But if I find you in Hood’s company again, I will drag you back to Shrewsbury myself.

ISABELLA : You have my word.

Gisborne leaves.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Robin picks up the water flask.

KATE : I knew, I knew there was something off about her !

ROBIN : Just concentrate on the plan, all right ?

KATE : I mean, Gisborne’s sister ? I can’t believe you fell for it !

Robin leans his arms on the rope ladder, peering through it.

TUCK : Kate, the plan.

MUCH : Well, I’m not happy about it.

TUCK : When are you ever ?

Robin puts on his belt.

MUCH : Robin cannot just walk into Gisborne’s camp... alone, with no means of defence against Black Elite and a massive cat !

TUCK : If we storm in there, we’ll be shot down in a moment. Robin has to look like he’s surrendering.

ALLAN : It’s not one of your better plans, is it ?

Robin, finished with his belt, leans on the ladder again and looks at Allan with wide and impatient eyes.

ALLAN : You know, maybe if we wait—

TUCK, Interrupts : Waited for what ? Isabella to divulge everything she knows about us ?

ROBIN : She wouldn’t. [Everyone looks at Robin in disbelief] All right ? I know she wouldn’t.

Allan turns and walks a few steps.

TUCK : It’s a good plan.

Allan turns around to face in again.

TUCK : Robin won’t be undefended for long. [Turns to Allan] Allan, let’s go.

 

NOTTINGHAM TOWN. A MERCHANT’S SHOP.

Bertha has Walt with her.

BERTHA : He may look small, but he’s strong and he’s very smart.

MERCHANT : Sounds like trouble to me.

BERTHA : Not too smart, no need to worry about an impertinent tongue, though you could always have it cut out. [Smiles.]

The merchant puts his hand on Walt’s chin to look at him closely.

MERCHANT : Give you ten crowns.

BERTHA : No, I’m thinking twenty crowns.

MERCHANT, Looks at Bertha : Not likely.

BERTHA : Fifteen. [The merchant grunts] Thirteen, final offer.

MERCHANT : All right. Deal.

The merchant takes Walt’s arm.

WALT : Please don’t sell me ! I won’t say anything to him ! [The merchant places the coins on Bertha’s outstretched hand] I’ll keep quiet !

BERTHA, Quietly : I wish I could believe that. [Leaves.]

 

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.

Titus and Gizmo practise their swordplay. Little John is watching the boys among the bettors.

BOYS : Come on ! Place your bets here !

MAN 1 : Tuppence to win !

MAN 2 : Come here and I’ll go up to thruppence !

BOY : Is that all you’ve got ?

The boy is slapped up the head.

BERTHA : Nearly show time, lads ! [Bertha sits next to Little John] And... we got the Sheriff watching. [Little John’s eyes widen] Let’s make sure we give him what he wants.

LITTLE JOHN : What’s that ?

BERTHA : A fight... the near death. Blood, guts...

LITTLE JOHN : Hey, I don’t want to hurt him.

Titus laughs.

BERTHA : Don’t worry, you won’t. You’ll be losing this bout.

LITTLE JOHN : What ? Why ?

BERTHA : Why do you think ? [Looking around for eavesdroppers] The Sheriff. He wants it rigged so he can clean up on the bets we take. And if we don’t make enough, he will hang us all. All you got to do is you watch out for my signal. [Wiggles her finger] You see that, you go down and you stay down.

LITTLE JOHN : Stay down.

BERTHA : If you do that, then the Sheriff gets what he wants. If you don’t, we won’t get out of here alive.

LITTLE JOHN : Well, you’re not giving me much choice, are you ?

Bertha pats his arm and he walks away.

MAN 1 : Oh, I’ll just have a penny on the little guy.

Titus steps over and and pulls tight the cloth he’s wrapping around his hand.

 

SHERWOOD FOREST. GISBORNE’S CAMP.

Robin struts in through the gate. Isabella is the first to see him and she steps out of the tent towards him.

ISABELLA : Robin.

Gisborne turns around. Robin walks in with his hands up. The guards line up on either side. Gisborne holds up his hands to the guards, then motions them to move aside. Robin puts his hands up behind his head, looking around.

GISBORNE : Welcome.

ROBIN : I like what you’ve done with the place, Gisborne.

GISBORNE : I wasn’t expecting your visit.

ROBIN, Chuckles : Well, I find that very hard to believe. [to Isabella] Given him a full report, have you ?

Isabella glares at him.

GISBORNE : There will be no further conversation with my sister. She knows where her loyalties lie.

ROBIN, Glaring at Isabella in return : I’m sure she does. [Isabella stands with her chin up. Robin swings his hands down.] So... would you like to hear my demands ?

GISBORNE, Amused : Demands ? [Chuckles and folds his arms] Please, demand away.

ROBIN : It’s quite simple, really. Get out of my forest.

GISBORNE : Yeah, that’s a reasonable request. Let me think. [Points at Robin] Kill him.

Gisborne turns away and the guards close in on Robin. Robin turns and runs to the red crate.

ROBIN : Now !

A net drops over a group of guards. Robin climbs up on the crate. Gisborne snaps back around. More guards come in the gate. Robin opens the crate’s door and the lion immediately jumps out. Gisborne pulls Isabella towards him.

GISBORNE : Guards !

The lion growls and the guards run. Robin glances at Isabella and Gisborne, then jumps off the crate and runs for the gate.

GISBORNE : Hood !

Isabella and Gisborne chase him, but the gate closes in front of them as Robin stands facing them with his arms outstretched.

ROBIN : Let’s see how many of your men he can stomach ?! Eh, Gisborne ?!

The lion paces and the guards scramble out of its way.

ROBIN to Tuck and Allan, waiting outside : Come on !

Tuck picks up Robin’s bow and Allan his quiver before running after him.

ROBIN : Let’s find John !

 

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.

Gizmo, in an artistic bull’s head, calls to the crowd as the boys shout for some last-minute bets.

GIZMO : Gather round ! It’s almost show time !

He gives the crowd a moment to assemble.

GIZMO : Put your hands together for Bertha of Bath !

Gizmo points at Bertha with his sword. Bertha comes out with a scowl, looking for the Sheriff. She catches his eye and the Sheriff nods. Little John comes out, sees the Sheriff and quickly puts on his lion mask. Bertha climbs into the ring.

BERTHA : Ladies, Gentlemen... [bows to the Sheriff]... honoured guests... [raises a finger]... Tonight, you are truly in for a treat ! You may have thought the ancient art of the gladiator was gone, but no ! [Cracks whip] Tonight... you’re in for a dazzling display of their swordplay ! Welcome our gladiators warmly !

Titus, in a bald, scowling man mask, and Little John climb into the ring to cheers and boos.

BERTHA : Tonight, they fight for nothing but pride and your applause only !

The Sheriff rolls his eyes impatiently. The crowd cheer.

SHERIFF, Rolling his fingers to hurry up, Mouthing : Let’s get on with it.

Bertha sees him and nods.

BERTHA : So... [climbs out of ring]... without further ado... Gladiators, ready ?

Titus and Little John each taps his sword against his shield once.

BERTHA, Cracks whip : Fight !

Titus attacks first. Little John blocks with his shield, his sword, and then both together and Titus kicks him in the stomach. Titus attacks again. Little John blocks with the shield and then swings his sword at Titus. Titus blocks the blow with his sword and swings his shield around, hitting Little John in the shoulder and pushing him into the rope. Little John turns to face him. Titus attacks and Little John blocks with his shield, then swings his sword, but Titus defends with his shield. Titus rams his shoulder into Little John, pushing him back into the rope again.

Bertha watches them, glancing at the Sheriff, smiling at the fact that Titus is winning.

Titus kicks Little John in the back, and the big man is thrown forward. Little John regains his balance and turns to face his adversary again. He blocks with his shield and attacks Titus, who also blocks with his shield, then parries and punches Little John in the face with his shield. Little John spins round, then punches Titus’ back with his shield, sending him into the rope. The boys cheer.

Meanwhile, in a nearby street, the merchant pulls Walt along by the arm.

WALT : Let me go !

MERCHANT : Behave yourself !

WALT : I don’t want to come ! Please !

Little John attacks with his sword, but Titus blocks with his shield, spins round and elbows Little John, who then knocks Titus’ sword away with his.

MERCHANT : You belong to me now, so shut up !

Walt bites the hand holding him and runs to the marketplace.

BERTHA, Muttering : That’s it, don’t go down just yet.

Little John, not used to fighting with a sword and shield, is learning quickly as he goes. He pushes Titus off him, blocks with his sword low, then twists it up and over. He steps back as Titus swings his sword across at him. Titus attacks and Little John blocks with his shield.

 

SHERWOOD FOREST. GISBORNE’S CAMP.

Gisborne readies his horse. Isabella catches him up.

ISABELLA : Guy, what about your men ? You can’t just leave them.

GISBORNE : They’ve failed me.

ISABELLA : Is that why you gave me to Squire Thornton ? Did I fail you, too ? [Gisborne ignores her and continues packing his saddlebag] Why won’t you answer me ? Don’t you owe me that at least ?

GISBORNE : I owe you nothing. I did what was best.

ISABELLA : For who, you ? [Gisborne turns to the horse] You did nothing but condemn me to hell and I demand to know why.

GISBORNE : You’re a foolish girl and you do not understand the world.

ISABELLA : No, I understand perfectly. I just want to hear it from you. [Gisborne looks away] Why did you give me away ? [Gisborne remains silent] I said, why did you give me—

GISBORNE, Angrily interrupts : Because he offered a fair price for you, that’s why. [Isabella is shocked] So... do you still require my protection ?

A tear falls from Isabella’s eye.

ISABELLA, Quietly : You know I do.

Gisborne mounts his horse. Isabella wipes her nose. Gisborne offers her his hand, and she places hers in his.

 

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.

Titus and Little John continue to fight, striking and blocking alternately until Little John spins round and hits Titus’ back with the sword butt, forcing Titus into the ropes. The boys cheer. Titus comes back to fight. They alternate blows and Little John kicks him in the chest. Bertha sees the Sheriff watching and frowning. Little John hits Titus with his shield and kicks him again as Bertha circles the ring to Little John.

BERTHA : No, you fool ! You’re supposed to be the loser !

Little John deflects Titus’ sword and punches him with his shield, sending him into the ropes as Walt grabs at people, trying to push through the crowd.

WALT : Let me through !

Little John roars in triumph, then sees Bertha wiggling her finger. Little John tilts his head. Bertha nods and he slumps his shoulders and hangs his head.

WALT : Let me past !

BERTHA, Nods, Hissing : Yes !

Little John stands and turns to Titus just in time for Titus’ fist to hit his jaw. Little John falls to his hands and knees.

BOYS : Ooh !

WALT : Let me through ! Out of the way !

Little John looks up at Bertha, who clenches her fist and nods. Titus stands with his sword as Walt climbs into the ring.

WALT : No ! He’s going to kill you ! No !

Walt stands between Titus and a kneeling Little John, his hands outstretched. Little John pushes Walt aside and takes Titus’ feet out from under him, then kicks him in the head, knocking him out cold. The crowd cheer. Bertha is holding on to Walt through the ropes.

WALT : She told him to do it ! I heard ! That’s why she sold me !

LITTLE JOHN, Takes off his mask, glaring at Bertha : What ?!

BERTHA : He’s exaggerating. That’s what he does. You know how he goes on !

The Sheriff stands up, visibly angry at the turn of events.

WALT : No, I’m telling the truth to save your life just like I said I would !

SHERIFF, Points at Bertha : I warned you what would happen the next time you crossed me ! [Points at Little John] Kill him ! Arrest the others !

The guards run in to obey. Little John jumps out of the ring.

LITTLE JOHN : Follow me, boys !

SHERIFF : Stop them !

Bertha pulls Walt down the steps of the ring. Little John sits and rolls under the ropes, but is stopped by Gizmo.

GIZMO : Stop !

Gizmo attacks with his sword. Little John ducks it twice, punches him then grabs Walt off the steps to the ring.

LITTLE JOHN to Bertha : You sold him ?

Bertha runs from Little John towards the town gate, but he follows her between the buildings, with the other boys trailing along.

BERTHA : I had no choice ! The Sheriff said—

WALT : No ! She sold me ’cause I heard her talking about killing you !

LITTLE JOHN : What ?!

WALT : She was going to get Titus to do it !

Bertha stops near the main town gate.

BERTHA : No, you don’t understand. If I didn’t do what the Sheriff told me, he was going to kill us all.

From seemingly nowhere, but from the building next to Bertha, the Sheriff speaks as guards line up behind her.

SHERIFF : What an excellent idea.

The Sheriff steps outside between Bertha and Little John, waving at Walt. Bertha turns to run but a guard steps up and grabs her arm.

SHERIFF : So... exactly how far did you think you’d get, Bertha ? We had a deal.

LITTLE JOHN, Firmly : The deal is off. You do not touch those children.

SHERIFF : No, no. I just want the money from the wagers. She’s welcome to the slaving money.

Little John glares at Bertha.

LITTLE JOHN : What ?

SHERIFF : Oh, I suppose she told you that she took the children off the streets out of the goodness of her heart. [Pats his heart.]

BERTHA, Pleading voice : Look at them. They’re healthy and well fed.

SHERIFF : Healthier children fetch a bigger price ! She’s been doing it for years, taking waifs, strays, off the streets, fattening them up and then selling them on at the end of the season.

LITTLE JOHN : Have you ?

Bertha, her face pitiful, shrugs slightly.

SHERIFF, Chuckles : Yes, not this year, though. Take her to the dungeons.

Two guards each grab an arm and escort Bertha away, leaving four.

SHERIFF : Oh, and, er, arrest those. [Points at the boys and turns around.]

LITTLE JOHN, Intensely, stepping in front and turning his staff to horizontal : Leave... them... be.

The Sheriff walks away.

SHERIFF : Somebody kill that man.

Little John fights off the initial attack, turning the swords away with his staff, then stands ready as they regroup. He swings his staff around, parries two swords at once, then two more from the other side, but he is surrounded, trapped against the wall.

LITTLE JOHN to boys : Run !

WALT : Come on, boys ! Run !

Walt and the boys run past the gate, which has only one door open, and right into Robin and the gang. Robin rushes in, bow with arrow nocked and drawn, as Tuck and Kate gather the boys together.

ROBIN : I leave you alone for one minute, John ! [Robin points his bow at the guards in turn] Get back ! Get back !

Much and Allan run in, swords ready, and fight off the guards. Little John takes his place next to Robin near the gate and fights off a guard.

ROBIN : It isn’t safe for children in Nottingham !

Little John fights off one more guard, then guides the boys and Kate outside. The Sheriff pulls a guard in front of him as a shield.

SHERIFF : So says the outlaw !

The boys run out the gate with Kate. Little John backs out.

SHERIFF : But for once, I’m pleased to see you, Hood. It means that Gisborne has snatched defeat from the jaws of victory once again !

Tuck, Much, Little John and Robin stand in the gate, Robin with bow still drawn. Tuck pulls the gate closed in front of them.

SHERIFF : After them !

The boys run down the bridge with Kate. Little John puts his staff in the hooks, effectively barring the gate closed. On the other side, the guards try to push it open. Robin, Much, Allan, Tuck and Little John run down the bridge.

The Sheriff kicks a guard.

SHERIFF : Open it ! [The Sheriff hits another guard in the helmet] Idiots ! Open it !

The Sheriff kicks the guard again, who kicks a third guard. The Sheriff kicks the first guard again.

 

ORPHANAGE NEAR LOCKSLEY.

The gang say goodbye to the boys.

BOY : Who will watch out for me now ?

KATE : You’re safe now. No-one’s going to hurt you. Everything’s going to be fine. Betty’s going to look after you.

Little John is with Walt and Betty at the front door. Little John shakes hands with Betty.

LITTLE JOHN : Thank you.

Little John rubs Walt’s head and leaves. Walt runs after him.

WALT : John ! [John stops and Walt gives him a big hug] I want to stay with you.

LITTLE JOHN, Sighs, kneels in front of Walt : I know, but it wouldn’t be safe. I have a job to do, Walt. Helping other people who are in trouble. I can’t do that if I’m looking after you.

Robin goes up to Betty. The gang give their last hugs to the other boys.

WALT : But I could look after you. [to Robin] I saved his life.

Robin smiles at Walt.

LITTLE JOHN : Walt... [Shakes head.]

WALT : Will I ever see you again ?

LITTLE JOHN, Stands with a sigh : I hope so.

Walt and Little John shake hands.

TUCK to another boy : Good luck. Take care of your brother.

KATE : Take care of each other.

BOY : Thank you.

 

NOTTINGHAM TOWN. MAIN GATE INTERIOR.

The gates open. Gisborne stands there with his horse and Isabella as the staff clatters to the ground.

SHERIFF, Chuckles : Can I help you ? [Gisborne hangs his head] Well might you hang your head in shame, Gisborne. [Points at Isabella] You’ve let him escape again and this, this... Is this what distracted you ?

The Sheriff turns to walk away.

GISBORNE : This is my sister.

The Sheriff turns around. Isabella politely steps forward and curtseys.

SHERIFF : Oh ! Oh, I’m so sorry. You were busy playing happy families. [Steps to Gisborne] Well, your level of incompetence never, ever ceases to amaze me, Gisborne, hm ? Every time I think you’ve plumbed a new depth, along you come and surprise me all over again ! Well, maybe now Prince John will remember why he put me in command !

The Sheriff looks at Gisborne, then Isabella, who ducks her head down to get her face out of the his. The Sheriff walks away. Isabella and Gisborne look at each other, then Gisborne pulls the horse inside. Isabella follows.

 

SHERWOOD FOREST. BY THE RIVER.

Isabella peers into the hollow log where she hid her valuables, but recoils and stands, finding the log empty. She stares at it, perplexed. Robin comes out from behind the tree where he was watching for her, holding out her purse.

ROBIN : Is this what you’re looking for ?

Isabella steps forward to grab it from him.

ISABELLA : That’s mine !

Robin throws her arm off and shakes his head.

ROBIN : Not your mistress’ ? If I’d have known you were Gisborne’s sister—

ISABELLA, Interrupts, snarling : What, you would have killed me ? And after I’d already saved you.

ROBIN, Yells : You made your choice when you lied to me !

ISABELLA : What makes you think I have a choice ? My fate has been decided for me since I was a child !

Isabella storms away but Robin grabs her arm.

ROBIN : You knew it was him chasing us and you said nothing.

ISABELLA : I didn’t know it was him !

Robin grabs her face with both hands and pushes her against a tree trunk.

ROBIN : He’s your brother !

ISABELLA : I hadn’t seen him since I was thirteen. When I realised... I was shocked. You have to believe me.

ROBIN : No. That’s the last thing I have to do, because you’ve been lying to me ever since we met. You know, I preferred you as a wronged servant.

ISABELLA : So do I. Better that than a wronged sister who was sold to a husband like a piece of meat. I couldn’t tell you I was Lady Thornton. [Puts her hand on Robin’s] You’re Robin Hood. I know what you do to nobles.

Robin makes a sorry face.

ROBIN, Sincerely : I never turn my back on someone in true need.

ISABELLA : Good. ’Cause that’s exactly what I am.

Robin rubs a thumb along her cheek and hangs his head a moment.

ROBIN : Goodbye, Isabella.

Isabella reaches out to touch Robin’s cheek, but he pulls away.

ROBIN : And thank you for the donation.

Robin walks away. Isabella takes a step forward to watch him go.

 

END OF EPISODE FIVE

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Locksley  (17.09.2018 à 08:10)

Oui Gisborne nous manquait ! De mon côté, j'ai bien aimé toutes les scènes autour de lui et Isabella, j'ai moins accroché à toute la partie gladiateurs. Je me souviens aussi d'un lion qui avait l'air bien fatigué, lol.

schumi  (13.09.2018 à 23:00)
Youpiiii revoilà gisborne!!! Quoi? Ça se voit que je ne peux pas m'empêcher d'aimer ce personnage malgré tous ces mauvais cotes? J'ai beaucoup aimé cet épisode plein d'action et petit jean fait un super gladiateur. Je ne pensais pas que bertha était aussi mauvaise quand même.. Et isabella... je ne sais pas encore que penser d'elle ? Coupable ou victime ? En tous cas ce personnage promet et semble très intéressant.

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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