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#207 : Donne-moi Ta Main

Alors qu'Allan commence à dévoiler quelques secrets au Shérif, Robin décide d'aider un jeune chevalier épris d'une jeune fille qui va être vendue à quelqu'un de plus riche. Donnant tout son or, contre l'avis de ses compagnons, il tente de sauver la promise et de voler le Grand Pacte de Nottingham, preuve irréfutable de la trahison du Prince Jean et du Shérif, mais son plan est déjoué du fait des précieuses informations révélées par Allan. Craignant pour la sécurité de Marian, Robin est désormais déterminé à tuer son ancien ami avant qu'il ne la trahisse.
Le secret de Marian sera-t-il dévoilé ? Allan survivra-t-il ? Les hors-la-loi pourront-ils récupérer le pacte sous le nez du Shérif ?

Popularité


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Titre VO
Show Me The Money

Titre VF
Donne-moi Ta Main

Première diffusion
17.11.2007

Première diffusion en France
12.10.2008

Vidéos

Marian rend visite à Robin dans la forêt (VO)

Marian rend visite à Robin dans la forêt (VO)

  

Marian sauve la vie d'Allan (VO)

Marian sauve la vie d'Allan (VO)

  

Marian réagit à la mort d'Edward (VO)

Marian réagit à la mort d'Edward (VO)

  

Photos promo

Gisborne tente de consoler Marian (Lucy Griffiths), dévastée par la mort de son père Sir Edward (Michael Elwyn)

Gisborne tente de consoler Marian (Lucy Griffiths), dévastée par la mort de son père Sir Edward (Michael Elwyn)

Robin des Bois (Jonas Armstrong) ne compte pas pardonner à Allan

Robin des Bois (Jonas Armstrong) ne compte pas pardonner à Allan

Allan (Joe Armstrong) tente de s'expliquer avec Robin, en vain

Allan (Joe Armstrong) tente de s'expliquer avec Robin, en vain

Robin (Jonas Armstrong) et Allan (Joe Armstrong) se battent

Robin (Jonas Armstrong) et Allan (Joe Armstrong) se battent

Mise au point pour Robin et Allan dans les cuisines du château

Mise au point pour Robin et Allan dans les cuisines du château

Le Chanoine de Birkley poignarde Sir Edward !

Le Chanoine de Birkley poignarde Sir Edward !

Le Chanoine de Birkley (Tony Slattery) prend Robin en otage (Jonas Armstrong)

Le Chanoine de Birkley (Tony Slattery) prend Robin en otage (Jonas Armstrong)

John de York (John Hopkins) face au Chanoine de Birkley (Tony Slattery)

John de York (John Hopkins) face au Chanoine de Birkley (Tony Slattery)

Jean (Gordon Kennedy) va escorter John de York et Béatrice en lieu sûr

Jean (Gordon Kennedy) va escorter John de York et Béatrice en lieu sûr

John de York (John Hopkins) et sa fiancée Béatrice (Fernanda Dorogi)

John de York (John Hopkins) et sa fiancée Béatrice (Fernanda Dorogi)

Sous le regard de Gisborne (Richard Armitage), Marian découvre que son père est mort

Sous le regard de Gisborne (Richard Armitage), Marian découvre que son père est mort

Marian (Lucy Griffiths) demande à Robin d'épargner Allan

Marian (Lucy Griffiths) demande à Robin d'épargner Allan

Plus de détails

Réalisateur : James Erskine
Scénariste : Julian Jones

Cast secondaire
John Hopkins ... John de York
Tony Slattery ... chanoine de Birkley
Fernanda Dorogi ... Béatrice
Peter Geltz ... geôlier

Robin est déterminé à se procurer le Grand Pacte de Nottingham, seule preuve écrite à sa connaissance de la trahison du Shérif.

Quand un chevalier amoureux, John d'York croise Robin et la bande, les prie d'avoir pitié de lui et de l'aider à sauver la femme qu'il aime, Robin met au point un plan. Le chevalier est alors envoyé au château avec non seulement le peu d'argent qu'il avait, mais aussi tout l'argent de Robin. Le hors-la-loi prévoit de voler tout le contenu du coffre-fort du Shérif en utilisant l'argent de York pour localiser le trésor. Il espère également trouver le fameux Pacte.

Pendant que les hors-la-loi fouillent le château, le destin leur joue un mauvais tour: le nouveau bras droit de Gisborne, Allan conseille au Shérif de placer son argent dans une cage suspendue dans la cour même du château mais protégée par des archers. Alors que Marian rend une nouvelle fois visite à son père dans les cachots, elle surprend Allan en train de donner des informations sur les entrées secrètes du château qu'empruntent les hors-la-loi!

Plus tard, elle découvre qu'il compte révéler l'emplacement du campement.  Elle prévient Robin qui trouve qu'Allan va désormais beaucoup trop loin et devient une menace pour la sécurité de sa bien-aimée. Il décide alors de le faire taire définitivement!

Pendant ce temps, Sir Edward passe à l'action: puisque que le Pacte est une preuve irréfutable de la trahison du Prince Jean et du Shérif, il décide de faire tout son possible pour le récupérer. S'échappant du donjon en tuant son geôlier  avec la dague qu'il a dérobée à Marian,  il se rend directement dans les appartements du Shérif où il sait trouver un coffre-fort. Il y découvre le précieux Pacte et le dérobe.

Au château, Marian intervient pour  empêcher Robin de tuer Allan. Sir Edward est rejoint par le hors-la-loi, ils s'enfuient avec le reste de la bande, John d'York et sa fiancée. Malheureusement, le Chanoine de Birkley - chargé de vendre la dulcinée de York - leur barre la route et va même jusqu'à prendre en otage Robin . Il menace de le tuer  si le Pacte ne lui est pas restitué. Venant au secours de Robin, Sir Edward est  mortellement poignardé par le Chanoine et meurt dans les bras du hors-la-loi.

Quand Marian découvre la mort de son père, elle est effondrée. Gisborne essaye de tirer avantage de sa détresse: il lui dévoile à nouveau ses sentiments et tente de l'embrasser... Marian le repousse et s'enfuit dans ses appartements où Robin l'attend. La réconfortant, celui-ci lui propose de venir avec lui dans la forêt. Elle accepte...


Avis du Veilleur de Nuit : un épisode poignant qui oscille entre la lâcheté d'Allan, les sentiments de Robin, et la détresse de Marian ... Lucy Griffiths (Marian) nous prouve encore une fois son talent !

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM – La nuit
Dans les sous-sols du château, les hors-la-loi tentent de s'introduire dans une pièce. Robin tient une torche pour éclairer Will qui tapote sur la porte avec un marteau à des endroits soigneusement choisis. Tous deux chuchotent.
Robin: Dépêche-toi ! Ça y est ?
Will: J'y suis presque.
Un bruit de pas rapides qui se rapprochent se fait entendre.
Much: Chut ! Quelqu'un vient ! ... Les gardes ?
Tous font silence et se plaquent contre les murs quand Djaq fait son apparition.
Djaq: Le château s'éveille !
Much (à Robin): Partons tout de suite !
Robin: Il faut récupérer le Pacte dans la chambre forte ! L'avenir de l'Angleterre en dépend.
Petit Jean: Robin, on n'a plus le temps.
Robin soupire et commence à s'éloigner de la porte.
Petit Jean: Will !
Will se retourne, étonné puis s'écarte de la porte tandis que Petit Jean s'élance.
Robin: Doucement !
Petit Jean défonce la porte d'un violent coup d'épaule sous le regard ébahi de ses compagnons.
Petit Jean: Voilà, c'est fait.
Robin s'approche et éclaire la pièce avec sa torche.
Robin
(surpris et déçu): C'est vide ! Où est le Pacte ?
Djaq: Où est l'argent ? Et tout le reste ?
Much: Je ne sais pas mais c'est une drôle de chance que personne ne nous ait entendu ! La dernière fois, il y avait des chiens...
Il a à peine fini sa phrase que des aboiements s'élèvent dans le couloir. Les hors-la-loi tournent la tête et voient deux molosses foncer vers eux.
Much: Fuyons !
Robin (en soupirant): Oh...

***** Générique *****

FORÊT DE SHERWOOD
Petit Jean rejoint Robin, assis pensivement dans un coin du campement.
Petit Jean: Tu ne manges pas ?
Robin (en hochant la tête): Non... Jean, nous devons récupérer le Pacte. C'est une preuve de haute trahison. Montrons-le au Roi et le Shérif est fini.
Petit Jean (désolé): Robin, on ne sait pas où il est caché.
Le système d'alarme fabriqué par Will pour protéger le campement se déclenche. Il s'agit d'un astucieux mécanisme de cordes, morceaux de bambous et autres pièces de bois qui se termine par une espèce de maillet qui vient frapper une grosse casserole. Le bruit fait sursauter les hors-la-loi qui étaient en plein repas.
Much: C'est l'alarme !
La bande se lève précipitamment et se précipite aux abords du camp où un jeune cavalier richement vêtu vient d'être jeté à terre par le balancement d'une grosse masse en travers de sa route: un autre piège de Will ! L'homme roule à terre avant d'être ficelé par une corde et de se retrouver pendu par la taille à un arbre. Alors qu'il se débat, sa monture s'enfuit au galop. Les hors-la-loi sortent des buissons derrière lesquels ils étaient dissimulés et encerclent l'intrus.
Robin (enjoué): Ah! Et on dit que l'argent ne pousse pas dans les arbres!
Le jeune homme sort son poignard et tranche la corde qui le retient. Il retombe au milieu des hors-la-loi qui gardent leurs armes pointées sur lui.
John d'York (nerveusement): Je n'ai pas plus de dix shillings !
Much (ironique): Oui, c'est ce qu'ils disent tous ! Alors pourquoi résister ?
Will: Si tu dis vrai, on ne prendra qu'un dixième de ce que tu as.
Petit Jean (menaçant): Si tu mens...
Robin: ...alors on prendra tout.
John d'York: C'est la vérité !
Robin: Alors vas-y, vide ta bourse !
John d'York: J'ai besoin de chaque penny pour la femme que j'aime !
Djaq: Tu comptes t'acheter une femme !
John d'York (outré): C'est pour l'épouser ! ...(puis, tentant de s'expliquer calmement) Son père a emprunté de l'argent au Chanoine Birkley.
Robin: Oui, on connaît Birkley.
Will (pointant sa hache sur John): Là où va Birkley, le Shérif n'est pas loin !
John d'York: Son père a signé une reconnaissance de dette.
Robin (intrigué): Et il ne peut plus rembourser ?
John d'York : Comment le pourrait-il, il est mort !
Les hors-la-loi dévisagent le jeune homme, interpellés par son récit.
Much: Pitié! Vous n'allez pas le croire, c'est cousu de fil blanc !
John d'York: Le papier qu'il a signé est à l'abri, quelque part dans le château. Et Béatrice est obligée de rester au service du Chanoine jusqu'à ce que la dette soit payée. J'ai donc besoin de chaque shilling !
Robin (grave): De combien est la dette ?
John d'York: De deux mille livres.
Toute la bande éclate de rire.
Djaq: Dix shillings ne te mèneront pas bien loin !
John d'York (furieux): Je paie ce que je peux et je paierai jusqu'à ce que Béatrice soit libre !
Much: Elle est de plus en plus plaisante ton histoire.
Robin s'empare prestement de la bourse de John et recule vivement alors que le jeune homme veut la reprendre. Petit Jean se charge de le maîtriser.
Petit Jean (l'immobilisant avec son bâton): Hé, reste là ! Ne bouge pas, tu veux !
Robin (en souriant): Si par chance ton histoire est vraie, mon jeune ami...
John d'York (l'interrompant en criant): Elle est vraie !
Much: Bien sûr qu'elle est pas vraie, il ment !
Robin: Si ton histoire est vraie disais-je, et que ta bourse ne contient réellement que dix shillings, et bien c'est nous qui paieront ta dette !
Les autres hors-la-loi sont sidérés et les protestations fusent.
Tous (tour à tour): Quoi !
Will (à Robin): Imagine qu'il dise vrai !
Much: Il n'y a aucun danger !
Robin ouvre la bourse et renverse le contenu par terre. Dix petites pièces tombent sur le sol à la stupéfaction des hors-la-loi.
John d'York: Vous voyez, je vous l'avais bien dit, je n'ai que dix shillings.

De retour au campement, Robin fait pivoter une lourde pierre et commence à fouiller parmi un amas d'objets de valeur.
Petit Jean (furieux): Robin, qu'est-ce que tu fabriques ! C'est tout ce qu'on a !
Will (dubitatif): Alors maintenant on prend aux riches pour donner aux...
Petit Jean (en colère): aux riches !
Will: Voilà, c'est ça...
Robin: C'est pour qu'il épouse sa douce et tendre Will ! Voyez ça comme un cadeau de mariage !
Il lance un coffret en bois à Djaq et un gros sac de pièces à Will.
Djaq: Quoi ?
Much: On peut pas offrir plutôt une fourchette à griller le pain comme tout le monde ?
Will (protestant): On n'aura plus un sou !
Robin: Va vite remplir le fond du coffre de sable. On suit le coffre à la trace et on tombe sur le Pacte... (puis, un grand sourire aux lèvres alors que ses compagnons doutent) Écoutez, croyez-moi ! J'ai un plan !

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Allan montre au Shérif et à Gisborne un des passages empruntés par les hors-la-loi pour entrer au château.
Allan: Celui-ci, c'est le préféré de Robin. Il offre un accès direct au château, mais une simple grille en fer condamnerait l'ouverture.
Le Shérif (pensif et intéressé): Hum, fermez cet accès... (puis souriant en tapant sur l'épaule d'Allan) et offrons une promotion à ce jeune homme, c'est un héros. Cette idée est aussi bonne que celle de vider la chambre-forte.
Le Shérif s'éloigne, Gisborne sur ses talons, et Allan commence à leur emboîter le pas lorsque Marian surgit de derrière une porte et le menace avec l'un de ses stylets qu'elle retire de son chignon.
Marian (agressive): À quoi tu joues?
Allan (sidéré): Quoi? Mais à rien!
Marian: Tu es en train de dévoiler tous les petits secrets de Robin! C'est toi qui a conseillé au Shérif de vider la chambre-forte?
Allan: Je dois me battre pour garder la vie sauve Marian.
La jeune femme appuie la pointe de son arme contre sa gorge.
Marian: Tu ne crois pas si bien dire. Arrête tout de suite, ou je jure devant Dieu Allan, je te tuerai!
La porte se rouvre et Gisborne apparaît. Marian a juste le temps de cacher son stylet.
Gisborne: Un problème ?
Allan et la jeune femme prennent un air détaché.
Allan: Non.
Marian: Non !
Allan (en souriant): Je... Je faisais connaissance.
Gisborne lui indique alors la porte ouverte.
Gisborne: Entre !
Allan s'empresse de le rejoindre.

Dans la cour du château, John d'York vient d'arriver, escorté par les hors-la-loi qui ont revêtu de longs manteaux et portent des chapeaux. Pendant qu'ils attendent vers une charrette lourdement chargée, le Chanoine Birckley vient à la rencontre du jeune noble en affichant un large sourire puis il l'étreint.
Chanoine: John d'York ! Mon fils adoré ! Quel bonheur de vous voir ! ... Combien m'apportez-vous cette semaine ?
John d'York: Le tout.
Il se retourne vers les hors-la-loi et leur adresse un signe de tête pendant que le Chanoine est sidéré.
John d'York: Mes porteurs ont là de quoi solder la dette. Je viens chercher ma promise.
Chanoine (embarrassé): Oh... c'est parfait ! Le Shérif en sera proprement enchanté. Dites à vos hommes de remettre l'argent aux gardes et restez là je vous prie... Quant à moi, je vais annoncer la nouvelle au Shérif.
Robin respire un grand coup puis retire discrètement un petit bouchon à la base du coffre, laissant s'échapper un petit filet de sable. Les gardes saisissent le précieux chargement et commencent à s'éloigner. Petit Jean s'approche de Robin et lui glisse à voix basse.
Petit Jean: J'espère que tu sais ce que tu fais Robin...
Robin (en souriant): Aie confiance!

Les hors-la-loi entreprennent de suivre discrètement le coffre en suivant la piste laissée par le sable. Le Chanoine rejoint le Shérif qui se trouve avec Gisborne et Allan.
Chanoine: Monseigneur !
Le Shérif: Quoi donc ?
Chanoine: Je pense que nous avons un problème. Venez !
Le Chanoine précède le Shérif jusqu'à l'endroit où les gardes ont déposé le coffre apporté par les hors-la-loi.
Allan: C'est pas pour faire le malin mais je ne vois pas où est le problème.
Chanoine: C'est le remboursement d'un prêt.
Le Shérif: Alors, quel est le problème ?
Chanoine: Il s'agit du prêt consenti au père de Béatrice. York attend dehors.
Le Shérif: York ? Il est trop tard, nous avons vendu la fille à Durham. En outre, vous m'aviez assuré qu'il n'avait rien. Où a-t-il trouvé une telle fortune ?
Chanoine: Monseigneur je ne saurais dire mais tout est là, les intérêts, tout ! Que dois-je lui répondre ?
Le Shérif: Faites preuve d'initiative, hum ! Dites-lui que malheureusement Dieu en a décidé autrement.
Chanoine: Bien Monseigneur.
Le Chanoine se retire et part rejoindre John d'York qui attend anxieusement dans un corridor du château. Une jeune femme apparaît derrière le jeune noble et l'interpelle derrière la grille qui les sépare.
Béatrice (surprise): John !
John d'York (radieux): Béatrice !
La jeune femme lui adresse un tendre sourire.
Béatrice : Que faites-vous ici ?
John d'York: Ah, je suis venu pour vous sauver. J'ai payé votre dette, nous allons pouvoir nous marier. Venez !
Folle de joie, la jeune femme s'engage dans un couloir qui mène au corridor où se trouve son bien-aimé quand elle est interceptée par le Chanoine accompagné de deux gardes.
Chanoine: Emmenez-la !
John d'York (outré): Que faites-vous ! Que se passe-t-il ? Laissez-la tranquille !
Béatrice (désespérée): John !
John d'York: Où emmènent-ils Béatrice ?
Chanoine (froidement): L'argent, tout n'est pas payé, il en manque.
John d'York: Non c'est faux ! Chaque penny ! Tout le capital est là !
Chanoine: Mais pas les taxes pour remboursement anticipé.
John d'York: Les taxes ! Quoi !
Chanoine: Il manque encore cinq cents livres.
John d'York: Cinq cents livres ? Ce n'est pas ça qui m'empêchera de l'épouser.
Chanoine: Vous n'avez pas l'air de comprendre ce qu'implique une dette. Tant que j'ai le papier, elle reste la propriété de l'Église.
Le Chanoine fait demi-tour et s'éloigne à grands pas, mettant fin à la discussion alors que deux gardes bloquent le passage pour empêcher John d'York de le suivre. Le jeune noble est catastrophé.

Pendant ce temps, Allan regarde attentivement le coffre qui contient le paiement de la dette de Béatrice.
Allan: Je sais où il a eu cette fortune, ces caisses appartiennent à Robin.
Le Shérif (intéressé): Comment le sais-tu ?
Allan
: Parce que je les ai volées ! Euh... parce que je les reconnais.
Gisborne: Pourquoi Robin donnerait-il de l'argent à un chevalier ?
Allan: Jamais il ne ferait ça... à moins qu'il pense le récupérer.
Le Shérif: Bien, il va être cruellement déçu, n'est-ce pas ? Nous allons mettre ce trésor dans ta fameuse cage à oiseau.
Excité à cette idée, le Shérif frappe dans ses mains, grandement satisfait.
Le Shérif: L'heure est venue de lever le voile !
Gisborne: Monseigneur, cette cage, est-ce que c'est sage ?
Le Shérif (désignant Allan): Il me semble que c'est l'idée de votre homme et c'est du génie.
Gisborne: Votre fortune là où tout le monde peut la voir ?
Le Shérif: Là où tout le monde peut voir si Robin tente de la voler, et l'avantage est justement là.

Les hors-la-loi voient passer le convoi de soldats qui transportent le précieux coffre et empruntent un corridor.
Robin (à Much): Laisse-moi passer...
Much (incrédule): Où est-ce qu'ils vont ? Au lieu d'aller à gauche ils sont partis à droite, ça mène directement à l'extérieur.
Petit Jean (avec un regard désapprobateur): Robin !
Les hors-la-loi se précipitent à la suite des soldats et arrivent dans la cour du château où la foule est réunie.
Petit Jean: Oh non ! Ça c'est pas bon !
Will: Ils vont bien nous mener au Pacte !
Much: Oh non, nous revoilà au point de départ !
Robin: Chuuuut...
Much: Qu'est-ce que c'est que ça ?
Il vient de découvrir en même temps que ses compagnons une lourde charge recouverte par un large étendard que des soldats sont en train de hisser péniblement en hauteur au dessus de la porte. Au son des trompettes, Le Shérif fait une entrée théâtrale comme il les affectionne.
Le Shérif: Peuple ! Mon très cher peuple, nous sommes rassemblés ici aujourd'hui pour que vous puissiez découvrir ma merveilleuse cage à oiseau !
Marian traverse la foule pour venir se placer juste à côté de Robin qui découvre la surprise du Shérif lorsque le soldat fait glisser l'étendard. Des murmures étonnés se propagent tandis que le Shérif émet un petit rire satisfait puis applaudit.
Le Shérif: Ah !
Marian chuchote tandis que Robin garde les yeux rivés sur la cage, le visage fermé.
Marian (inquiète): Que fais-tu ici ?
Robin: J'essaie de trouver le Pacte.
Le Shérif: Les finances de Nottingham ! Le trésor de notre communauté exposé devant vos yeux à tous! Par là, je démontre une fois encore mon engagement permanent à gouverner dans la transparence. Ah, ah! ...(il désigne ensuite le coffret contenant la dette de Béatrice)... Quant à ceci, il s'agit de la dernière contribution aux finances de Nottingham. J'ai été informé par une personne de confiance que cet argent provenait des coffres de Robin des Bois en personne !
Il ricane tandis que la foule s'exclame. De son côté, Robin regarde avec attention et dépit la cage à oiseaux du Shérif que les soldats sont en train de remplir avec l'argent des hors-la-loi.
Much (en soupirant): Dites adieu à notre fortune.
Will: Il y a des archers partout. C'est malin.
Le Shérif: Alors, si par hasard vous croisez Robin des Bois, et qu'il vous demande: 'Avez-vous vu mon argent ?' Vous pourrez lui dire: 'La réponse, mon ami, se balance au gré du vent !'
Il rit, imité par quelques personnes tandis que Robin contemple froidement la scène.
Marian: C'est Allan qui a eu cette idée. Il a révélé au Shérif tous vos passages secrets pour entrer et sortir du château.
Le Shérif (à voix basse, à Allan): Voilà un excellent plan mon jeune ami !
Marian (inquiète): Ils sont en train de sceller toutes les sorties. Vous devez vous en allez maintenant !
Robin se tourne vers elle, inquiet à son tour.
Robin: Mais si Allan révèle au Shérif qui tu es !
Marian: Jamais il ne fera ça, je l'ai contraint au silence.
Robin se mort les lèvres, contrarié, il craint toujours pour la sécurité de Marian. Soudain, John d'York surgit en haut d'une tour, un arc à la main.
John d'York: Stop ! C'est mon argent !
Le Shérif recule prudemment en découvrant l'archer.
Marian (surprise): Que fait cet homme ?
John d'York: Je veux ma fiancée !
Marian: Il est fou !
Robin: Oh oui ! Car il est amoureux !
John d'York: J'ai payé sa dette et vous avez eu votre argent. C'est vous les voleurs ! Vous et le Chanoine !
Le Shérif attrape une femme noble à ses côtés et s'en sert lâchement de bouclier pour se protéger.
John d'York: Pas Robin des Bois !
Il décoche sa flèche en direction du Shérif sous les cris apeurés de la foule mais la flèche ne va pas bien loin et bientôt des ricanements moqueurs s'élèvent. Robin soupire et lève les yeux au ciel en constatant dans quelle fâcheuse posture se trouve son nouvel ami.
Le Shérif (en hurlant, furieux): Gardes ! Pendez-le !
John d'York (incrédule): Quoi !
Alors que le Shérif et Gisborne se retirent, les soldats se dirigent vers la tour au sommet de laquelle se trouve John d'York. Robin grimace puis s'élance au pied de la tour.
Robin: Suis-moi Jean !
Tous deux se précipitent pour ramasser l'étendard qui couvrait la grande cage à oiseaux.
Petit Jean: Much ! Prends l'autre coin !
Much obéit aussitôt, imité par Will. Les hors-la-loi tendent le tissu en hauteur entre eux en dessous de John d'York.
Robin (en criant): John ! Saute !
John d'York hésite puis regarde les soldats courir vers lui sur les chemins de ronde.
Robin : Vite ! Saute ! ... Allez !
Après une dernière hésitation, le jeune noble saute du haut de la tour et atterrit sur l'étendard sans se faire mal.
Petit Jean: Fuyons !
Robin (à John): Viens !
Much: Fuyons ! Vite !
Les hors-la-loi s'élancent vers la sortie du château, John d'York sur leurs talons. Béatrice apparaît alors à une fenêtre de l'étage du château.
Béatrice (désespérée): John ! ... John...
Much (à John): Oh viens ! Il faut partir !
Il attrape le jeune homme par la manche et l'entraîne à sa suite alors que les soldats se lancent à leur poursuite. Dans une rue de Nottingham, les fuyards se cachent derrière les grandes étoffes tendues d'un marchand, leurs poursuivants passent sans les voir.
Petit Jean (en colère): Nous avons perdu toute notre fortune !
Djaq: Et nous n'avons pas le Pacte !
Robin, essoufflé, ne sait que répondre pour se justifier. Much s'en prend alors à John d'York.
Much (en colère): À quoi songeais-tu ! Tu aurais pu tous nous faire tuer !
Will: Tu lui as dit que l'argent nous appartenait ?
John d'York: Non ! Bien sûr que non ! C'est le Chanoine, il m'a dit qu'il en manquait et que je devais payer une taxe pour remboursement anticipé.
Robin: Je crois bien que... nous devrions discuter avec ce Chanoine.
John d'York (acquiesçant): Je sais qu'il confesse les filles de l'auberge à midi tous les jours.

Gisborne rejoint le Shérif, il affiche une mine sombre et est suivi par Allan.
Gisborne: Ils se sont enfuis !
Le Shérif (sarcastique): Quelle surprise, non ? Non... (puis, hors de lui)... Robin des Bois parvient toujours à s'enfuir et j'en ai plus qu'assez !... (il se retourne vers Allan et ajoute calmement) Cette fois-ci, c'est nous qui irons à lui.
Allan: Écoutez, comme je l'ai dit à Giz je...
Le Shérif : Giz !!!
Allan (mal à l'aise): Je peux pas vous révéler où vit Robin.
Le Shérif (menaçant): Dis-moi, de quel côté es-tu, hein ?
Allan: Même si je vous le disais, il peut avoir déménagé.
Le Shérif : Nous le découvrirons le moment venu. Je veux le voir mort
Allan: Oui, mais s'il n'a pas déménagé il aura fait installer des pièges un peu partout. J'ai peur que ce soit trop dangereux...
Le Shérif : Oui, et bien ne t'en fais pas pour ça, hein l'ami ! C'est toi qui ouvriras la marche.
Gisborne, le regard glacial, pousse Allan pour qu'il avance. Tous deux s'éloignent avec le Shérif.

Dissimulée dans le corridor, Marian n'a rien perdu de la conversation. Elle se dirige directement dans les geôles pour y retrouver son père.
Sir Edward: Marian !
Marian: Père !
Sir Edward: Chut, chut, chut, chut...
La jeune femme reprend à voix basse.
Marian (angoissée): Père ! Robin a de gros problèmes. Allan va conduire Gisborne jusqu'au campement. Il faut que je trouve un moyen de sortir du château pour le prévenir mais le Shérif a fait condamner toutes les issues ! Je ne sais pas quoi faire !
Sir Edward: Marian, tu as envie de finir dans un cachot comme moi ?
Marian: Non ! Mais je dois prévenir Robin !
Sir Edward: Est-ce qu'il vaut tous les risques que tu prends pour lui ?
Marian (outrée): Oui !
Sir Edward: Il ne peut rien changer.
Marian: Si, si, il le peut ! Il va s'emparer du pacte des traîtres et le porter au Roi Richard. Les jours du Shérif sont comptés.
Sir Edward: Est-ce que Robin sait où il est dissimulé, ce pacte ?
Marian: Non... mais il le trouvera.
Sir Edward: Quelle paire de... de doux rêveurs !
Marian (protestant): Des rêveurs ? Parce que nous ne sommes pas faibles comme vous ?
Sir Edward: Comment oses-tu ?
Marian: C'est vous qui avez causé tout ça ! Vous avez laissé le Shérif s'emparer de votre poste, vous l'avez laissé faire sans rien dire !
Sir Edward: Tu sais que c'est faux !
Marian: Et vous condamnez Robin... alors que vous devriez nous aider... Je n'ai pas de temps à perdre avec ces sottises.
Marian commence à s'éloigner mais Edward la retient. Ce faisant, il subtilise le stylet qu'elle avait dissimulé dans ses cheveux.
Sir Edward: Marian !
Marian: Vous savez j'ai parfois honte de vous père.
Marian part précipitamment. Edward la regarde s'éloigner avec tristesse.
Sir Edward: Marian !
Le geôlier lui lance un regard narquois.

AUBERGE DE NOTTINGHAM
Robin et John d'York arrivent à l'auberge pour avoir une petite conversation avec le Chanoine. Quand Robin s'approche avec son chapeau bien enfoncé sur la tête, l'ecclésiastique ne le reconnaît pas.
Chanoine: Que veux-tu ?
Robin : Je suis venu pour la confession.
Chanoine: Oh ! Bien mon fils.
Robin (en relevant la tête) : La vôtre !
Il se décale laissant apparaître John d'York qui se trouvait derrière lui. Le Chanoine blêmit lorsqu'il voit le jeune noble pointer son épée vers lui.
John d'York (vivement) : J'ai payé la dette de Béatrice ! Où est le document ?
Chanoine : Mais je ne l'ai pas voyons !
John d'York : Est-il dans la cage à oiseaux ?
Robin : Non, n'est-ce pas ? C'est trop exposé pour des papiers.
Chanoine : Comment voulez-vous que je le sache !
Robin se met à rire.
Robin : Vous n'avez pas l'air de saisir. Il n'y a pas que mon ami qui cherche à savoir où le Shérif dissimule ses documents.
Chanoine : Tout comme Dieu est mon confident, je vous jure que j'ignore où il les cache !
Robin (menaçant) : Moi je le jure devant vous, si vous ne nous dites pas ce que vous savez, Dieu ne sera plus seulement votre confident, ce sera votre voisin le plus proche !
John appuie sa lame contre la gorge du Chanoine qui panique.
Chanoine : Si vous promettez de ne pas me faire de mal, je vous dirai la vérité.
John et Robin échangent un regard puis le fiancé de Béatrice acquiesce.
John d'York : C'est promis.
Chanoine : Voilà, je ne sais absolument pas où le Shérif dissimule ses papiers mais cela n'a aucune importance, une autre personne a déjà remboursé la dette.
John d'York (sidéré) : Quoi ! Qui donc ?
Chanoine : Le Comte de Durham. Il doit épouser Béatrice samedi prochain. Le Shérif a passé un marché.
John d'York : Béatrice ne me ferait jamais ça ! C'est moi qu'elle aime !
Chanoine : C'est pourquoi nous ne lui avons rien dit !
Il fait mine de s'en aller mais John le retient par la manche.
John d'York (outré) : C'est immoral !
Chanoine : Secouez-vous ! L'argent a la capacité de rendre l'immoral moral et Durham paye bien plus que ce dont vous pourriez rêver ! Après tout, c'est un beau brin de fille...
John est envahi par la colère et sort son poignard.
Chanoine : Vous avez promis devant Dieu de ne pas me faire de mal.
Frustré, le jeune noble range son arme tandis que Robin s'approche.
Robin (froidement) : Lui a promis...
Il décoche une bonne droite à l'ecclésiastique qui tombe en arrière et dévale l'escalier.
Robin (satisfait) : ... mais moi, non !
John d'York (reconnaissant) : Je te remercie.

DANS LA COUR DU CHÂTEAU
Il règne beaucoup d'agitation dans la cour du château. Debout près d'un chariot, Allan n'est pas tranquille.
Un soldat : Les hommes de Gisborne à l'arrière ! La cible, c'est le campement de Robin des Bois ! A cheval ! Dépêchez-vous, allez !
Gisborne s'avance pour rejoindre Allan quand Marian l'interpelle.
Marian : Faites-moi une faveur !
Gisborne (sèchement) : Non.
Marian : S'il vous plait ! Je dois voir un médecin ! C'est mon père, son état a empiré.
Gisborne : Marian, vous connaissez les règles concernant votre assignation.
Marian : Mais je serai avec vous, et puis je rentrerai directement. Je vous en prie, s'il vous plaît !

FORÊT DE SHERWOOD
Robin rejoint la bande en courant, John d'York sur ses talons.
Robin: Rassemblez-vous, vite ! Nous avons du travail !
Will: Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
John d'York : Le Shérif a vendu Béatrice au Comte de Durham, il faut la délivrer !
Much : Et comment ? Allan a bloqué tous nos accès au château !
Robin acquiesce, contrarié, puis il se retourne vers John.
Robin: Ne t'inquiète pas , on trouvera un moyen. Venez !
Tous regagnent le campement et s'équipent avec leurs armes. Much tend une épée à John.
John d'York : J'ai une dette envers vous tous.
Robin : On fait notre travail.
John d'York (pensif) : Tu ne sais pas ce qu'elle représente pour moi...
Robin (souriant): J'imagine. Tu ne dors plus à force de penser à elle, tu espères la voir à chaque fois que tu passes un coin de rue.
Surpris, John le dévisage.
John d'York : Tu connais ce sentiment ?
Robin (souriant davantage): Non, j'imagine c'est tout !

NOTTINGHAM
La petite expédition destinée à surprendre les hors-la-loi dans leur campement se met en route. Gisborne suit à pied le chariot en escortant Marian qui a finalement réussi à le convaincre de la laisser sortir du château.
Marian : C'est ici, merci. Je vous suis redevable une fois encore.
Gisborne : Marian, je n'approuve pas la façon dont le Shérif traite votre père... (puis, prévenant) Voulez-vous que j'attende pendant que vous voyez le médecin ?
Marian : Non, je ne voudrais pas vous retarder. Merci.
Gisborne (fermement) : Rentrez directement.
Il enfourche sa monture et s'en va rejoindre ses hommes. Marian jette un coup d'œil alentours et avise un cheval attaché dans la rue. Elle le vole, bien décidée à prévenir les hors-la-loi du danger qui les guette.

FORÊT DE SHERWOOD
C'est au grand galop qu'elle traverse la forêt de Sherwood, empruntant un chemin différent de celui choisi par Allan, ce qui lui permet de prendre de l'avance sur les soldats. Quand elle arrive près du campement, l'ingénieux système d'alarme mis au point par Will se déclenche.
Robin : Allons voir !
Il s'élance suivi par ses compagnons et découvre Marian, prise au piège, en train de gigoter suspendue à un arbre.
Marian (en criant) : Robin !
Robin (un grand sourire aux lèvres) : Oui mon amour !
Marian (en colère) : Fais-moi descendre tout de suite ! Vous êtes en danger !
Robin : Mais tu es si belle suspendue à ton arbre !
La jeune femme n'arrête pas de s'agiter, incapable de se libérer sous les regards moqueurs des hors-la-loi.
Marian (furieuse) : Tu vas me le payer Robin de Locksley !
Robin (radieux) : Sincèrement, tu es parfaite quel que soit l'angle !
Will fait descendre la jeune femme qui retrouve bientôt la terre ferme. Aussitôt, elle se précipite vers Robin et lui assène rageusement un coup de poing dans le ventre. Le hors-la-loi se plie en deux sous le choc, alors que ses compagnons grimacent, compatissants à sa douleur.
Marian (fâchée) : Et tu me trouves comment sous cet angle ? Écoute- moi ! Je me suis trompée, Allan est hors contrôle ! Il conduit Gisborne et ses hommes ici en ce moment même !
Djaq (sidérée) : Allan ?
Les hors-la-loi se dévisagent, prenant conscience de la gravité de la situation. Alors que ses compagnons se préparent, Robin raccompagne Marian jusqu'au chemin. John d'York suit à quelques pas derrière, tenant la monture de la jeune femme.
Robin : Tu devrais rester ici avec nous.
Marian : Je ne peux pas vivre dans la forêt.
Robin : Pourquoi ?
Marian (en riant) : Ma foi, parce que le vert ça ne me sied pas !
Robin (soupirant en lui faisant face) : C'est à cause de ton père, c'est ça ?
Marian : Je ne peux pas l'abandonner, et on ne doit pas me trouver ici avec vous.
Robin la dévisage puis esquisse un sourire.
Robin : Ce que j'ai dit tout à l'heure...
Marian : Quoi ?
Robin (désignant le sommet des arbres) : Quand tu étais là-haut... j'ai dit que je te trouvais belle... (Marian lui sourit)... Je le pensais.
Il la dévore des yeux tandis que John s'approche avec le cheval de Marian.
Marian : Et je pensais moi aussi ce que j'ai dit : un jour tu devras payer Robin de Locksley !
Ils échangent un sourire puis Marian enfourche sa monture et s'éloigne.
John d'York (ironique, à Robin) : ''Tu l'imaginais'', hein ? ... Menteur !
Le reste de la bande les rejoint.
Much : On a tout dispersé.
Il tend à Robin son arc et son carquois.
Robin : Attendons Allan et Gisborne sur le petit chemin et donnons à Allan l'accueil qu'il mérite. C'est la guerre. Venez !

Les hors-la-loi ne tardent pas à rejoindre Gisborne et Allan qui progressent dans la forêt. Dissimulés derrière des arbres, ils les observent. Le convoi s'arrête sur ordre de Gisborne qui s'adresse à Allan.
Gisborne : Bien, comme le Shérif l'a dit, tu prends la tête.
Allan : Mais, on n'y est pas encore ! (Gisborne lui lance un regard noir et lui fait un signe de tête pour qu'il avance). Bon d'accord.
Gisborne (aux soldats dans le chariot) : Gardes, restez là !
Allan avance au pas, suivi par Gisborne. Ils se sont à peine éloignés que les hors-la-loi attaquent silencieusement le chariot qui se retrouve rapidement sous une pluie de flèches. Une fois le conducteur mort, les chevaux avancent spontanément et rattrapent Gisborne qui, attiré par le bruit, se retourne et vocifère.
Gisborne : Je vous avais ordonné d'attendre !
Il découvre avec effroi que ses hommes ont été tués.
Gisborne : Robin des Bois ! (puis, se tournant vers Allan) Je croyais qu'on y était pas encore !
Allan (affolé) : C'est la vérité !
Gisborne (rageusement) : Quelqu'un l'a prévenu !
Robin ajuste son arc et tire en direction d'Allan. Il le manque et la flèche vient se planter dans le tronc d'un arbre.
Allan (paniqué) : C'est Robin !
La monture de Gisborne s'emballe, rue et jette son cavalier à terre. Il se relève promptement et dégaine son épée près à combattre. Allan arrive au galop.
Allan (en criant) : Guy ! Guy ! Montez !
Il tend son bras vers lui et l'aide à monter en croupe. Les deux hommes s'éloignent rapidement tandis que les hors-la-loi arrivent sur le chemin.
Will : Ils sont partis !
Robin : Gisborne sait qu'on nous a prévenu ! Il va faire pression sur Allan pour savoir qui.
Djaq : Allan ne trahirait jamais Marian.
Will : Si bien sûr !
Robin (froidement) : Allan ne trahira personne, on va s'en assurer.

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Les hors-la-loi et John d'York ont revêtu les uniformes des soldats qu'ils ont tués dans la forêt. Ils arrivent devant le château en conduisant le chariot et sont interpellés par les deux gardes.
Robin : Levez la herse vite, on a des blessés !
Le garde : Gisborne a dit que vous étiez tous morts !
Robin : Tu trouves qu'on a l'air morts ? Ouvre, je te dis !
Les gardes soulèvent la herse et les hors-la-loi entrent dans la cour du château. Alors que ses compagnons gardent les uniformes de soldats, Robin enlève le sien et donne ses instructions.
Robin : Allez jusqu'au donjon, trouvez la fille et faites-la sortir.
Much : Et vous ?
Robin (grave) : Je vais m'occuper d'Allan.
Djaq sursaute en entendant sa réponse. Elle se tourne vers lui les yeux remplis d'inquiétude.
Djaq (suppliante): Robin, non !
Robin pose une main sur son épaule et plonge ses yeux dans les siens.
Robin : Djaq, je sais que tu l'aimais bien mais on doit absolument le stopper dans notre intérêt à tous.
Much lui tend son épée et le chef des hors-la-loi lui donne une tape amicale sur l'épaule.
Robin : Bonne chance !
Much : Merci.
Petit Jean : Prêts ?
Alors que Robin s'éloigne, Djaq acquiesce tristement et met son casque sur sa tête.

Allan s'approche dans un couloir du château. Alors qu'il passe devant l'escalier qui descend aux cuisines, il entend un sifflement. Il s'arrête et, intrigué, il scrute la pénombre. Un autre sifflement se fait entendre. Allan fait un pas en avant et Robin surgit devant lui.
Allan (surpris) : Robin ?
Robin : Tu pensais tomber sur ton nouvel ami Gisborne, Allan.
Allan : Écoute, je ne veux pas que tu te fasses de fausses idées. Je n'ai pas eu le choix mais... tu sais bien que jamais je ne l'aurais mené jusqu'au campement. Jamais ! Je t'aime Robin ! Robin, je vous aime tous !
Robin (sarcastique) : Comme c'est touchant. Mais tu sais ce qu'on dit... ''L'amour fait mal.''
Il ne lui laisse pas le temps de répondre et lui envoie son poing en pleine figure. Puis Robin sort son épée, aussitôt imité par Allan et le combat s'engage. Robin se jette sur son ancien compagnon qui chute dans l'escalier avant de se relever juste à temps pour parer un coup d'épée du chef des hors-la-loi.
Allan : Ne fais pas ça Robin !
Mais Robin est ivre de rage et n'a aucune intention de s'arrêter avant d'en avoir fini avec Allan. Le duel se poursuit sans aucune concession. Allan parvient à se glisser derrière une table.
Allan : Attends ! Si on parlait !
Robin (rageusement) : Ouais, t'as raison, parlons ! Tu peux commencer par me dire où le Shérif cache ses documents.
Dans un mouvement de colère, Robin renverse tout ce qui se trouve sur la table. Les yeux exorbités, Allan est terrifié par la rage qui anime son ancien ami.
Allan (paniqué) : J'en sais rien ! Je lui ai juste conseillé de vider sa chambre forte.
Robin : Tu dois bien savoir où il a caché le Pacte !
Allan : Je te jure que je l'ignore... (Robin se rapproche, le regard noir). Peut-être dans ses appartements, il y a un coffre. Fais-moi confiance !
Robin (ulcéré) : Te faire confiance ! Ah non, je ne crois pas !
Il engage à nouveau le combat.
Allan : Je t'ai dit que je ne te trahirais pas !
Robin : Tu l'as déjà fait ! La prochaine fois, ce sera Marian !
Fou de rage, il fond sur son adversaire.
Allan : Je ne suis pas un Judas.
Robin (froidement) : Et moi je ne suis pas Jésus.

Alors que le combat se poursuit dans les cuisines, Marian arrive à son tour dans le couloir où se trouvait Allan quelques minutes auparavant. Gisborne la rejoint, essoufflé.
Gisborne : Marian !
Marian : Que vous est-il arrivé ?
Gisborne : Rien, un incident dans les bois, trois fois rien. Comment va Sir Edward ?
Marian : Je m'apprêtais justement à lui rendre visite. Je lui dirai que vous avez pris de ses nouvelles. C'est gentil...
Gisborne (en soupirant) : Marian, vous ne me connaissez pas...
La jeune femme aperçoit Robin et Allan en train de se battre dans l'escalier qui mène aux cuisines. Elle pose en hâte sa main sur l'épaule de Gisborne pour l'empêcher de se retourner. Surpris, le bras-droit du Shérif la dévisage.
Marian : Guy ! Mon père, je préférerais aller le voir seule.
Gisborne (déçu) : Oui, bien sûr.
Il s'éloigne. Pendant ce temps, dans les cuisines, c'est à coup de poings que Robin et Allan règlent leurs comptes. Le chef des hors-la-loi parvient à prendre le dessus. Alors que son adversaire est allongé à terre, épuisé, il le roue de coups puis sort son poignard.
Robin (en appuyant sa lame contre la gorge d'Allan) : C'est fini.
Allan (terrifié) : Pitié ! J'veux pas mourir.
Robin (glacial) : C'est pourtant la seule manière qu'il te reste de m'échapper.
Marian dévale les escaliers et rejoint les deux hommes.
Marian : Épargne-le Robin !
Surpris par son arrivée soudaine, il se tourne vers la jeune femme, les yeux remplis de tristesse.
Robin : Non, je regrette.
Marian s'agenouille et pose ses mains sur les siennes.
Marian (suppliante) : S'il te plaît, fais-le pour moi !
Robin : Marian, c'est pour toi que je dois le tuer, pour te protéger !
Elle prend son visage entre ses mains et l'oblige à la regarder.
Marian (doucement) : Robin ! Robin s'il te plaît ! Si tu m'aimes vraiment, tu dois le laisser partir.
Robin (avec passion) : Oui je t'aime ! Et c'est pour ça que je ne peux pas lui laisser la vie sauve ! Parce qu'un jour il fera quelque chose qui t'enlèvera à moi !
Allan : Jamais non !
Marian (en se rapprochant de Robin) : Aie pitié ! Ne salis pas nos mains avec son sang...
Robin relâche Allan en soupirant. Il se recule et s'assoit sur le sol, anéanti. Marian s'est emparé de son poignard et elle aide Allan à se redresser. Il commence à ramper péniblement vers l'autre côté de la pièce pour sortir. Soudain, Marian lance rageusement le poignard de Robin qui vient se planter dans un sac de grains juste à côté d'Allan qui se retourne vers elle.
Marian (en colère) : C'est à moi que tu dois la vie ! Ne l'oublies jamais et ne me trahis pas !
Allan (encore sous le choc) : C'est juré.
Il quitte la cuisine laissant Robin et Marian seuls, assis côte à côte à même le sol. La jeune femme soupire puis esquisse un sourire.
Marian (avec douceur) : Il t'en a fallu du temps pour me l'avouer...
Robin : T'avouer quoi ?
Marian : Tu sais bien...
Il se met à rire.
Robin : Je devais être à demi-inconscient.
Marian : Prends garde, tu vas l'être complètement si tu ne fais pas attention.
Il se relève lentement.
Robin : Je crois que je sais où est caché le Pacte.

Pendant ce temps, les hors-la-loi se dirigent d'un bon pas vers la chambre où est retenue Béatrice. Much se place face au garde et relève son casque.
Le garde : Oui ?
Much : Nous devons escorter la prisonnière jusqu'au Comte de Durham.
Le garde ouvre la porte et les fait entrer.
John d'York (avec une grosse voix) : Venez ma chère, votre futur mari attend !
La jeune femme a un mouvement de recul mais John relève brièvement mon casque lui révélant son visage.
John d'York (en chuchotant) : C'est moi ! (Béatrice ne peut s'empêcher de pousser un petit cri de joie) Chut !
Les hors-la-loi entourent la jeune femme et s'engagent à nouveau dans le couloir.

Marian arrive dans les geôles portant un plateau-repas pour Sir Edward.
Marian : Père ! Père, je vous ai apporté à manger.
Sir Edward ne répond pas. Marian n'aperçoit à travers les grilles de la cellule qu'une silhouette allongée qui lui tourne le dos, enveloppée dans une couverture. Elle s'agenouille et dépose son plateau.
Marian : Je vous demande pardon pour ce que j'ai dit.
N'obtenant pas de réponse, elle s'éloigne en soupirant sans voir que la silhouette à laquelle elle s'adressait n'était pas son père endormi mais le geôlier, tué avec le stylet que Sir Edward lui avait pris.

Sir Edward s'introduit dans les appartements du Shérif. Celui-ci est profondément endormi sur son lit et ronfle tout en tenant un trousseau de clés dans sa main. Le père de Marian referme soigneusement la porte grinçante derrière lui et s'avance dans la pièce sur la pointe des pieds. Avec moult précautions, il récupère le trousseau puis il se dirige vers le mur au fond de la pièce. Là il décroche un tableau et décèle une pierre laissant apparaître un coffre-fort. Le Shérif s'agite dans son sommeil et sa main cherche inconsciemment le trousseau de clé qu'elle tenait. Sir Edward ouvre le coffre et commence à fouiller dans les parchemins.
Sir Edward (à lui-même en chuchotant) : Le Pacte...
Robin arrive à son tour silencieusement dans les appartements du Shérif. Sir Edward sursaute en découvrant sa présence.
Robin (en chuchotant) : Vous l'avez ?
Sir Edward (à voix basse) : Non... (il recommence à fouiller et découvre le précieux document) Je savais qu'il serait là !
Le Shérif s'était endormi un verre à la main et celui-ci est en train de glisser. Sir Edward tressaute en comprenant que le bruit que va faire le verre en tombant va inévitablement réveiller leur ennemi. Robin a également compris le danger.
Robin : Prenez garde !
Alors que Sir Edward remet rapidement le tableau en place et se dissimule derrière une tenture à côté du lit, Robin se hisse au plafond en s'aidant des cordes des cages à oiseaux du Shérif. Le verre tombe et Vaizey se réveille brusquement. Il se rend immédiatement compte que son trousseau n'est plus dans sa main et commence à chercher à tâtons.
Le Shérif : Mes clés ! ...Mes clés, gardes ! Gardes !
Sir Edward dépose rapidement et discrètement les clés sur le lit derrière le Shérif juste avant que les gardes entrent dans la chambre.
Le Shérif (en râlant) : Mes clés, elles étaient là...
Il se retourne et les découvre sur le lit. Soupçonneux, il regarde autour de lui et aperçoit les pieds de Sir Edward qui dépassent de la tenture. Il pose un doigt sur ses lèvres, ordonnant ainsi à ses soldats de garder le silence. Robin, plaqué contre le plafond, comprend que le père de Marian va être découvert. Il voit avec effroi le Shérif prendre une épée à l'un de ses hommes et se diriger vers la tenture.
Le Shérif : Tiens, qu'avons-nous là ? Mon vieux camarade, le hors-la-loi maudit !
Alors qu'il s'apprête à transpercer la tenture de son épée, Robin se laisse tomber du plafond.
Robin : Vous me cherchez Shérif ?
Le Shérif (en hurlant) : Gardes ! Arrêtez-le, c'est Robin des Bois ! Arrêtez-le !
Mais Robin est plus rapide que les gardes et se précipitent hors de la pièce, les entraînant à sa suite. Fou de rage, le Shérif s'élance derrière eux et quitte ses appartements. Mais Robin ne va pas très loin, il se dissimule dans un recoin du corridor laissant ses poursuivants s'éloigner pour tenter de le rattraper. Le sourire aux lèvres, le hors-la-loi fait demi-tour et retrouve Sir Edward dans la chambre du Shérif, occupé à lire le Pacte.
Robin : Edward !
Sir Edward : Robin !
Robin (ravi) : Vous vous êtes évadé de votre cachot ?
Sir Edward (radieux) : Il paraît que l'Angleterre a besoin d'aide! J'ai trouvé le Pacte !
Robin : Venez, vite ! Par ici !
Il l'entraîne hors de la pièce et tous deux se mettent à courir dans le couloir. Il règne beaucoup d'agitation dans le château.
Un soldat : Robin des Bois est dans le château ! Fermez toutes les issues ! Ordre du Shérif ! Fouillez chaque couloir, il faut le trouver !
Robin regarde alentours à la recherche d'une issue quand un groupe de soldats s'approche. Immédiatement, il reconnaît ses compagnons.
Robin : Much !
Much (surpris) : Oh !
Robin : Ravi de vous voir mes amis !
Much relève la visière de son casque et découvre Sir Edward à côté de Robin.
Much : Edward !
Spontanément, il lui serre chaleureusement la main, heureux de le voir sain et sauf.
Robin : Je vous présente un nouveau membre !
Petit Jean : Messire, mettez-vous là.
Sir Edward : D'accord. Allons-y
Petit Jean serre à son tour la main de Sir Edward et le place à côté de Béatrice tandis que Robin se met à l'arrière de l'escorte.
Robin : Allons-y !
Le petit groupe arrive dans la cour du château.
Much : Quelle chance ! La herse est levée !
Un soldat (au loin) : Tous les soldats au rassemblement ! Fermez l'entrée principale ! Fermez les accès !
Une lignée d'une douzaine de soldats se positionne entre les hors-la-loi et la sortie.
Much (à Robin) : Maître, qu'est-ce qu'on fait ?
Robin : Avance.
Le Chef des soldats : Personne ne doit entrer ou sortir du château.
Much (en levant la main) : Halte ! ... (il relève sa visière et fait face au chef des soldats qui vient de l'interpeler) Les gars, laissez-nous passer !
Le Chef des soldats : Personne ne doit sortir. Tous les accès doivent être fermés.
Much : Nous devons escorter la prisonnière jusqu'au Comte de Durham.
Le soldat examine longuement Béatrice puis adresse un signe de tête à ses hommes qui s'écartent et libèrent le passage.
Much (satisfait) : Merci.
Le petit groupe s'apprête à avancer quand le Shérif surgit en haut des escaliers en hurlant.
Le Shérif : Emparez-vous de lui ! Arrêtez-le !
Aussitôt, les soldats reprennent leurs positions devant la herse et sortent leurs épées.
Un soldat (au loin) : Robin des Bois !
Le Chef des soldats (à Much) : Bien essayé l'ami !
Le Shérif (en criant) : Navré de devoir t'interrompre Robin des Bois !
Robin : Ne vous excusez pas ! ... (il ajuste son arc) Comme dit le dicton ... (il décoche rapidement trois flèches qui viennent transpercer les sacs de pièces d'or disposés dans la cage à oiseaux au dessus du Shérif) 'A quelque chose malheur est bon'.
Une pluie de pièces commence à tomber de la cage, se répandant sur le perron du château.
Le Chef des soldats : C'est jour de paye les gars !
Les soldats abandonnent leurs postes pour se précipiter en haut de l'escalier afin de ramasser les pièces.
Robin (à ses compagnons) : Dépêchez-vous de sortir !
Le Shérif (furieux, aux soldats) : Ça suffit ! Arrêtez ! Gardes ! Obéissez tout de suite ! Ne touchez pas à mon argent !
Les hors-la-loi passent sous la herse en courant.
Robin : Séparez-vous ! Vous connaissez le point de rencontre ! Et débarrassez-vous de ces uniformes !
Le Shérif (en distribuant des coups de pieds à ses soldats) : Imbéciles ! Laissez ça !
Robin ajoute une nouvelle fois son arc et tire. Sa flèche vient sectionner la corde qui retenait la herse et celle-ci se ferme, empêchant les soldats de sortir du château.

Sir Edward est resté auprès de Robin qui l'entraîne dans Nottingham.
Robin : Courez !
Le Chanoine Birkley, arborant un joli coquard, les voit s'éloigner en courant. Robin, Sir Edward, John d'York et Béatrice arrivent bientôt vers un puits entouré de draps étendus qui sèchent. A l'abri des regards, le hors-la-loi s'inquiète de ses compagnons.
Robin : Tout le monde va bien ?
Tous trois acquiescent en reprenant leurs souffles.
Robin : Tant mieux.
Le Chanoine surgit de derrière un drap, agrippe Robin et place un poignard contre sa gorge.
Le Chanoine : Et où pensiez-vous aller je vous prie ?
Robin : Birkley !
Le Chanoine : Cette jeune fille restera ici, sa place est auprès du Comte de Durham.
John d'York (se plaçant devant Béatrice) : Non, sa place est auprès de moi.
Le Chanoine (menaçant Robin) : Dites-lui adieu ou bien dites adieu à votre ami !
Robin : Surtout, ne l'écoutes pas !
Le père de Marian avait observé la scène sans rien dire, mais soudain, il se jette sur le Chanoine, écartant le poignard et poussant Robin.
Sir Edward : Robin, fuyez !
Le Chanoine et Sir Edward s'empoignent.
Le Chanoine : Tu commets une erreur vieil homme, je vais te tuer !
Robin encoche une flèche et ajuste son arc.
Robin : Laissez-le Birkley ! Un homme d'Église ne doit pas tuer !
Petit Jean arrive à son tour sur les lieux, bientôt suivi par Much, Will et Djaq.
Le Chanoine : Toi Robin, tu es un homme de guerre, tu ne sais pas tuer !
Robin tire et sa flèche atteint le Chanoine en plein cœur. Il s'effondre et meurt aussitôt.
Robin (avec amertume) : Ah oui, vraiment...
Edward se retourne lentement, le visage déformé par la douleur. Le Chanoine a eu le temps de le poignarder en pleine poitrine. Robin se précipite immédiatement vers lui, imité par ses compagnons.
Robin : Edward ! Non ! ... Allongez-le.
Alors que Much soutient le vieil homme, Djaq se penche vers lui pour l'examiner.
Robin (fou d'inquiétude):Djaq ?
Djaq : N'enlevez pas le couteau ! Je vais préparer mes instruments.
Elle s'éloigne rapidement, Will sur ses talons.
Robin (à Petit Jean) : Jean ! Mets John et Béatrice en sécurité ! Allez !
Les deux jeunes gens sont atterrés de voir Sir Edward gravement blessé. Jean prend John d'York par l'épaule.
Petit Jean : Par ici ! Vite !
Tous trois s'éloignent rapidement.
Much (désolé) : Messire Edward...
Sir Edward (faiblement, à Robin) : Il faut me laisser...
Robin (avec détermination) : Il n'en est pas question Messire !
Sir Edward : Je vais ralentir votre fuite.
Robin (à Much) : Sauve-toi. Fuis !
Much : Bien.
Les voix des soldats qui crient en cherchant les hors-la-loi se rapprochent. Much parti, Robin soutient Sir Edward qui agonise.
Sir Edward : Je n'ai jamais tout à fait compris les sentiments de ma fille pour vous.
Robin (ému): C'est probablement que je ne les mérite pas.
Sir Edward : Non, je crois qu'en fait vous en êtes digne.
Robin hoche la tête en guise de remerciements, les yeux remplis de larmes. Le père de Marian lui tend le Pacte qu'il n'a jamais lâché.
Sir Edward : Il vaut mieux que vous preniez le Pacte.
Robin (submergé par l'émotion) : Je ne veux pas que vous sacrifiiez votre vie pour moi.
Sir Edward : Pour l'Angleterre... Robin, écoutez-moi. Pour Marian, nous perdre tous les deux serait insupportable, elle en mourrait !
Robin : Edward ! Edward ,ça n'arrivera pas !
Sir Edward : Vous allez lui passer un message de ma part... (Robin acquiesce) ... Dites-lui... Dites-lui... que c'est bien de rêver.
Robin : Je lui dirai.
Reconnaissant, Sir Edward sourit à Robin et prend ses mains dans les siennes, chaleureusement. Il s'éteint ensuite, apaisé. Robin lève ses yeux remplis de larmes vers le ciel puis il ramasse son arc et part en courant alors que les soldats investissent la petite place où le père de Marian vient de mourir.

Gisborne arrive à son tour et écarte un des draps.
Gisborne : Qui est là ?
Il s'approche et découvre le corps sans vie du père de Marian. Consterné, il s'agenouille à ses côtés.
Gisborne : Edward... (puis il réalise soudain les implications de cette macabre découverte) ... Marian... (il se met alors à crier) Gardes !
Une dizaine de soldats le rejoignent et examinent les lieux. Ils ne tardent pas à découvrir le corps du Chanoine.

Prévenue par Gisborne, Marian arrive sur la place en courant, affolée. Le bras-droit du Shérif la suit, gardant respectueusement un peu de distance quand elle se précipite vers Sir Edward.
Marian (désespérée) : Père ! Père ! Père, réveillez-vous. Réveillez-vous, je vous en supplie ! Père ! Père ! ... (puis, hystérique) Que s'est-il passé ?
Gisborne s'approche de la jeune femme en larmes, bouleversé devant l'ampleur de son chagrin. Marian se relève soudain et l'agrippe, le secouant pour avoir des réponses.
Marian (pleurant et criant) : Que s'est-il passé ? Dites-moi, que s'est-il passé, pourquoi est-il mort ?
Gisborne : Je ne sais pas. Écoutez-moi, Marian ! ... (il tente de la calmer) ... Le Shérif pense qu'il a aidé Robin des Bois...
Marian (l'interrompant et le repoussant violemment) : Non !
Gisborne : ... à voler un document très important !
La jeune femme s'agenouille à nouveau et prend le visage de son père entre ses mains.
Marian (en hurlant) : Non, non c'est faux ! ... Non ! Non ! ... (en larmes, elle ajoute doucement) Pardon... Je suis désolée...
Gisborne (très touché par sa détresse) : Marian.
Sans l'écouter, Marian continue à parler à son père.
Marian : Je vous demande pardon. Père, pardonnez-moi.
Gisborne (en s'approchant) : Marian...
Marian : S'il vous plaît, laissez-moi seule.
Il recule un peu alors qu'elle dépose un tendre baiser sur le menton de Sir Edward.
Marian : Je vous demande pardon. Père, pardonnez-moi.
Guy s'agenouille à ses côtés.
Gisborne (avec douceur) : Marian, venez...
Marian (en hurlant) : Laissez-moi ! Ne me touchez pas !
Elle le repousse avec violence.
Marian : Ne me touchez pas !

Elle s'enfuit en courant, le visage inondé de larmes, et Gisborne s'élance à sa suite. Il la rattrape dans le corridor qui mène à la chambre de la jeune femme.
Gisborne : Attendez ! Attendez ! ... (il lui barre le passage en se plaçant devant sa porte)... Écoutez-moi, je pense que vous n'êtes plus en sécurité ici.
Marian : Pourquoi ?
Il lui montre le stylet que lui avait dérobé Sir Edward.
Gisborne : C'est à vous n'est-ce pas ? C'est avec ça que le geôlier a été assassiné.
Marian : Je m'en moque !
Gisborne (prévenant) : Mais le Shérif ne s'en moquera pas, lui! Quand il apprendra que c'est avec votre arme qu'on a tué son geôlier, il vous fera pendre.
Marian est sous le choc de ce nouveau coup dur.
Marian (désespérée) : Non !
Gisborne s'approche alors de la jeune femme.
Gisborne (avec douceur) : Laissez-moi prendre soin de vous... vous protéger. J'ai toujours eu de l'affection pour vous... (il la prend dans ses bras et caresse ses cheveux)... Mes sentiments pour vous, j'ai cru qu'ils avaient disparu mais c'est faux... (il dépose un tendre baiser sur son front)... Ils sont plus forts que jamais...
Gisborne embrasse le front de Marian, puis sa joue. La jeune femme sort brusquement de sa torpeur et le repousse.
Marian : Oh non !
Elle se précipite vers sa chambre et Gisborne comprend qu'il s'est montré trop empressé.
Gisborne : Pardonnez-moi. C'était un geste déplacé... mais avec le temps...

Marian rentre dans sa chambre sans lui répondre. Adossé au mur du corridor, Gisborne ferme les yeux, méditant son erreur. Aussitôt la porte refermée, Marian découvre Robin appuyé contre une poutre de sa chambre, le visage grave. En larmes, la jeune femme porte la main à sa bouche, pour étouffer les sanglots qui ne cessent de l'envahir.
Robin : J'étais avec lui quand il est mort... (il secoue la tête)... Je suis désolé.
Marian s'avance lentement vers le hors-la-loi mais s'effondre à genoux à mi-chemin. Folle de douleur, elle éclate en sanglots. Robin la rejoint aussitôt, s'agenouille face à elle et la prend dans ses bras.
Robin (tentant de l'apaiser) : Chut...
Elle s'accroche désespérément à son cou puis retrouve un peu de force pour le regarder.
Marian (en pleurant) : C'est de ma faute, je lui ai dit qu'il était faible.
Robin : Ton père est mort en héros. Il a trouvé le Pacte, pour l'Angleterre !
Marian : Il est mort en croyant que sa fille n'était qu'une entêtée.
Robin (en secouant la tête) : Non ! Il m'a prié de te transmettre un message... (Marian ravale ses larmes et le dévisage)... Il a dit que c'était bien de rêver.
Le hors-la-loi dépose un baiser sur les mains de la jeune fille puis l'attire contre lui. Elle s'accroche à nouveau désespérément à son cou, cherchant du réconfort.
Robin : Viens vivre avec moi dans la forêt ! ... (il se recule doucement et plonge ses yeux dans les siens) ... J'ai une monture qui attend.
Marian hoche la tête en signe d'assentiment. Robin effleure sa joue puis se relève en lui tendant la main.
Robin : Allez, viens !
Il accroche sur l'une de ses flèches, une corde faite de lambeaux de draps noués ensemble qu'il avait préparés en attendant la jeune femme. Puis il ajuste son arc et tire à travers la fenêtre de la chambre. Saisissant la main de Marian, il l'incite à le suivre. Tous deux utilisent la corde de fortune pour descendre le long de la paroi du donjon. Les deux jeunes gens prennent alors place sur la monture que Robin avait préparée pour leur fuite. Marian noue ses bras autour de la taille du hors-la-loi, ils échangent un regard déterminé avant de s'élancer dans les rues de Nottingham.

***** Épilogue *****

FORÊT DE SHERWOOD
Les hors-la-loi et Marian sont réunis dans une clairière où Robin procède à l'union de John et Béatrice.
Robin : Toi John d'York, promets-tu d'honorer et de protéger cette femme tant que Dieu vous prêtera vie ?
John d'York : Je le promets.
Robin : Alors moi, Robin de Locksley, légitime Seigneur de Locksley du Comté de Nottingham, je vous déclare mari et femme ! ... (les deux époux échangent un regard rempli d'amour et de joie)... Tu peux embrasser la mariée.
John ne se fait pas prier et les jeunes mariés échangent un baiser sous les applaudissements de leurs amis. Puis tous félicitent chaleureusement les deux nouveaux époux entre embrassades et poignées de mains. Robin a rejoint Marian qui, tant bien que mal, essaie de faire bonne figure malgré son chagrin. Il l'attire doucement contre lui dans un geste à la fois tendre et protecteur, et dépose un baiser dans sa chevelure.

Juchés sur un cheval, les jeunes mariés sont sur le point de partir.
John d'York (reconnaissant, à Robin): Merci !
Tous deux échangent une franche poignée de main. Much arrive alors avec un cadeau.
Much : Et une fourchette à griller le pain !
John d'York (en l'acceptant) : Merci à tous !
Il s'éloigne lentement avec son épouse, sous les applaudissements de Much, Robin et Marian, et les pétales de fleurs lancées par Will et Djaq.
Much : Bonne chance !
Robin (pris d'un doute) : Dis-moi, tu as désarmé le piège, n'est-ce pas Will ?
Avant que Will ait le temps de répondre, l'alarme retentit dans la forêt. Le jeune homme se précipite, aussitôt imité par ses compagnons.

***** Fin de l'épisode ***** 

Ce script a été réalisé par Allthingsrobin sur le site Hood Winked.
This transcript was made by Allthingsrobin on Hood Winked.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR CORRIDOR. NIGHT.

Will has a chisel wedged in the side of the strong room’s door. He taps on it with the butt end of his hand axe, shifts it to a new place, and taps again. Robin stands impatiently next to him, holding a torch to light his work. Little John and Much wait behind a pillar across from them.

ROBIN : Come on. [Will continues shifting and tapping] How much longer?

WILL : I’m almost through.

The gang hear footsteps approaching quickly.

MUCH : Shh. Someone’s coming.

Will stops and they all press against the door, wall or a pillar.

LITTLE JOHN : Guards.

Djaq comes running down the corridor and holds up her hand to Much and Little John charging at her. Will resumes his work.

DJAQ : The castle’s waking up.

MUCH, Firmly to Robin : Time to go. Now.

ROBIN : We have to get the pact from the strong room. England’s future depends on it.

LITTLE JOHN : Robin, no time.

Robin relents. He jerks his head at the door and steps back from it.

LITTLE JOHN : Will.

Will looks back and sees Little John about to charge at the door, lowers his tools and steps out of the way.

ROBIN : And quietly.

Little John roars loudly and charges. The door falls down with an echoing crash. Robin winces.

LITTLE JOHN : There you go.

Will hides his smile as Little John steps away. Robin holds the torch up inside the empty room.

WILL : It’s empty.

Robin takes a step inside.

ROBIN : Where’s the pact ?!

DJAQ : Where’s everything ?

MUCH : I don’t know, but what I do know, it’s a good job nobody’s heard us. Last time there were dogs.

A dog is heard howling. Another can be heard barking and snarling. Two dogs turn the corner and run down the corridor. Robin looks back at them.

MUCH : Run ?

Robin squints his eyes closed, turns his head and sighs heavily, exasperated at all their work for nothing.

 

OPENING CREDITS

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Robin sits away from the others with a st to his chin thinking. Will drinks, holding bread in his other hand. Much feeds a baby goat. Djaq sits with him, eating. Little John brings his plate and squats down next to Robin.

LITTLE JOHN : You’re not eating?

ROBIN, Stares out for a moment before answering : No. John, we have to go back and get that pact. It’s proof of treason. We show that to the King and the Sheriff ’s history.

LITTLE JOHN, Sighs loudly : Robin, we’ve no idea where it’s hidden.

Just outside the camp, a rock falls through a pipe into a basket. The weight slaps a stick into a large copper platter, which rings like a gong.

MUCH : The alarm !

They all put down their plates and grab their gear.

 

NEAR THE UPPER ROAD.

John of York, on a white horse and carrying a leather pouch in his hands, slowly makes his way over a rough spot in the path, unaware he has tripped an alarm. A large sack concealed with tree branches swings down and knocks him off his horse, which runs off. From behind a camouflaged partition, the gang watch him roll downhill and be hoisted into the air by a rope around his middle. York flails and drops his pouch as he hangs helplessly, the pouch swinging from a chain round his wrist. Robin delightedly bursts out of his hiding place with the gang right behind him.

ROBIN, Chuckling : Ah-ha ! Who said money doesn’t grow on trees ?

Robin ducks under York and grabs the pouch. York reaches up with his knife and cuts the rope. He falls to his feet and jerks the pouch back by its chain before Robin can react.

LITTLE JOHN : Oh-ho-ho-ho !

ROBIN/MUCH/DJAQ : Whoa ! Oi !

The gang and their weapons surround York, who spins round, desperately brandishing his knife.

YORK : I’ve no more than ten shillings.

Little John laughs heartily.

MUCH : Oh, here we go. Then why resist ?

WILL : If you tell the truth, we’ll only take a tenth.

Little John taps York’s buttocks with his staff. York looks back at him.

LITTLE JOHN : Lie...

ROBIN : ... and we’ll take it all.

YORK : It’s the truth!

ROBIN : Then why not show us ?

Little John slaps at York’s arm.

YORK : I need every penny for the woman I love.

DJAQ : You’re going to buy a woman ?

YORK : To marry her ! [Breathing quickly] Her father borrowed money from Canon Birkley.

ROBIN : Yeah, we know Birkley.

Will puts his broadaxe in York’s face.

WILL : Yeah, wherever Birkley goes the Sheriff ’s not far behind !

Little John taps York’s hip with his staff and York spins round.

YORK : Her father signed a bond of debt.

ROBIN : And now he can’t pay ?

YORK : Not easily, no. He’s dead.

Robin frowns, thinking, putting his hands on his hips.

MUCH, Sees Robin : Oh, please, you’re not going to believe this.

YORK : The bond is locked away in the castle. And Beatrice remains in service to the Canon until her father’s debts are paid. That’s why I need every shilling !

ROBIN : How much is the debt?

YORK : £2000.

The gang all laugh.

DJAQ, Smiling flippantly : Ten shillings won’t get you very far.

YORK, Defiantly : I pay what I can ! I’ll keep paying until Beatrice is free.

MUCH : This gets better and better.

As York looks at Much, Robin dashes forward and grabs the pouch, pulling York with it, but Little John puts his staff around his chest, pulls him back, grabs its other end and knocks York’s knife away.

ROBIN : If your story is true, my friend...

YORK : It is true.

MUCH : Of course it isn’t true.

ROBIN : If your story is true, if you really do have only ten shillings... [opens the pouch]... then we will pay off your debt.

WILL/DJAQ : What ?

WILL : Whoa, whoa. What happens if it’s true ?

MUCH : It isn’t !

Robin dumps the pouch’s contents out onto the ground: ten silver coins. Djaq’s face falls.

YORK : You see ? I told you. Ten shillings.

Will and Much are stunned.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Robin moves a large stone from the opening of their cache and pulls out a box. Djaq, Little John, Much and Will follow him into the camp.

LITTLE JOHN : What are you doing ?

MUCH : That’s all our money !

Djaq holds the stack of boxes Robin has handed to her.

WILL to Little John : So we’re robbing from the rich to give to the...

LITTLE JOHN : ... rich.

WILL : Right.

ROBIN, Looking back at them under his arm resting on a low-lying thin log : It’s to help him marry his sweetheart, Will. [Robin turns a bit to face them] Think of it as a wedding present.

Robin tosses Will a sack of coins.

DJAQ : What ?

MUCH : Can’t we just give him a toasting fork like everyone else ?

WILL, Throws the sack on the floor : We’ll be broke !

ROBIN to Will : Go and fill the bottom of a chest with sand. [Pointing emphatically at Will] We follow that money, we find the pact. [The gang look at the sack on the floor] Look, trust me ! I have a plan !

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE DOOR TO THE SEWER DUMP.

The Sheriff, Allan and Gisborne stand by the sewer dump. A servant comes and pours rubbish down the opening.

ALLAN : Robin’s favourite, this one. Leads from outside straight into the castle. [Tracing the outside of the door with his finger] You know, a simple iron grille in there would fix that.

SHERIFF : Hm. [Clicks his finger to a guard] Bars on there. [to Gisborne] Upgrade this young man to leather. He’s a hero. [Pats Allan’s shoulder and chuckles] That idea is almost as good as emptying the strong room.

The Sheriff, Gisborne and the guards leave. Allan is about to follow when Marian closes the door in front of him, pulling her curved jewelled knife from her hair and pointing it at him.

MARIAN, Quietly, sternly : What are you doing ?

ALLAN : What ? I’m not doing anything.

MARIAN : You’re giving away all Robin’s secrets. You advised the Sheriff about the strong room.

ALLAN : Look, I’m fighting for my life here, Marian.

Marian holds her knife to Allan’s throat.

MARIAN : Yes, you are. Stop now or I swear I will kill you.

The door opens suddenly and Marian quickly hides the knife at her hip. She and Allan both step away from each other as Gisborne glances between them.

GISBORNE : Something wrong ?

ALLAN, Nonchalantly : No.

MARIAN, Shakes her head nonchalantly : No.

ALLAN, Chuckling : Just, er, meeting the locals.

GISBORNE, Looks at Allan and points at the door : In !

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

Canon Birkley comes down the side steps to greet York.

BIRKLEY, Happily : John of York, my dear son... [Birkley hugs York] How wonderful to see you. How much are you paying me this week ?

YORK, Proudly : The lot.

Birkley’s face falls. York turns to indicate behind him where the gang, dressed in overcoats and hats, surround a handcart with a large box, with protruding poles to carry it. On it sits a chest, open to reveal its treasure.

YORK : My porters have the money to pay the bond. I’m here to claim my bride.

BIRKLEY, Distressed but trying to sound happy : Oh... good ! The Sheriff will be... er... delighted. Have your men give it to the guards [Robin quietly pulls the plug out of the chest] and you wait through there and I’ll give the Sheriff the good news.

York looks back at Robin and nods. Robin sighs through rounded lips and the gang step back from the cart and let the guards take the box, which leaves a thin trail of sand.

LITTLE JOHN : I hope you know what you’re doing, Robin.

ROBIN, Smugly : Trust me, John.

Robin smiles, watching the chest.

 

INTERIOR CORRIDOR.

The guards carry the chest down the corridor, leaving a trail of sand. The gang quietly follow it inside.

 

INTERIOR CORRIDOR.

Birkley finds the Sheriff.

BIRKLEY : My lord.

SHERIFF, Irritably : What ?

BIRKLEY : We have a problem. [Sweeps his arm out to invite the Sheriff to follow.] Please.

Birkley walks on and the Sheriff follows.

 

SHERIFF ’S QUARTERS.

The Sheriff picks up and tosses back some coins from the chest, which has been set on a table.

ALLAN : I’m not being funny, but it doesn’t look like a problem.

BIRKLEY : Ah, it’s the repayment of a loan.

SHERIFF : So what’s the problem ?

BIRKLEY : It’s the bond on the girl, Beatrice. York is waiting outside.

SHERIFF : York ? It’s too late. We’ve agreed to sell her to Durham. Anyway, you told me he had nothing. Where did he get this money from ?

BIRKLEY : My lord, I couldn’t say, but it’s all there. The interest, everything. What do I tell him ?

SHERIFF : Well, use your initiative, hm ? Tell him it was an act of God.

Sarcastically crosses himself.

BIRKLEY, Nods and leaves : My lord.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR CORRIDOR.

York is waiting impatiently for Birkley to return. He watches two guards walk down the corridor. Behind him, Beatrice sees him through an ornate wooden partition and rushes to him.

BEATRICE, Whispers : John !

YORK : Beatrice !

Chuckles quietly in delight at seeing her.

BEATRICE : What are you doing here ?

YORK : I’ve come to save you. I’ve paid off the bond. We’re to be together. Come round.

Beatrice hurries around the pillars to the corridor, but Birkley steps in front of her and points at her.

BIRKLEY to the soldiers : Take her.

Two soldiers take Beatrice away and two more stand between York and Birkley.

YORK : What are they doing ? What’s going on ?

York points at Beatrice and the guards cross their halberds in front of him.

YORK : You leave her alone !

BEATRICE : John !

YORK : What are you doing to Beatrice ?

BIRKLEY : The money. It’s not all there.

YORK : It is there ! Every penny. All the capital, all the interest.

BIRKLEY : But not the early redemption charges.

YORK, Chuckles slightly with disbelief : The early... what?

BIRKLEY : It’s another five hundred.

YORK : Five hundred. [Sighs] I’ll marry her without the bond.

BIRKLEY : Do you not understand how debt works ? While I have the bond, she is Church property. [Turns and leaves]

York turns away angry and confused.

 

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF ’S QUARTERS.

The Sheriff, Gisborne and Allan are looking at the chest of money.

ALLAN : I know where he got this from. These boxes belong to Robin.

SHERIFF : How do you know ?

ALLAN : Well, ’cause I ni—’cause I know. [Almost says “nicked them.”]

GISBORNE : Why would Robin Hood give money to a knight ?

ALLAN : Well, he wouldn’t, unless, er, he thought he could get it back.

SHERIFF : Well... let’s disappoint him, shall we? We’re going to put it in your little birdcage. [Claps his hands excitedly] It’s time for the unveiling.

 

INTERIOR CORRIDOR, OUTSIDE THE SHERIFF ’S QUARTERS.

GISBORNE : My lord, this cage. Is it wise ?

SHERIFF : It was your man’s idea. [to Allan] It’s genius !

GISBORNE : All that money where everyone can see it ?

SHERIFF : Where everyone can see if Robin Hood’s going to steal it. That is the point.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR CORRIDOR.

The gang hide behind the pillars as several soldiers bring the money from the Sheriff ’s quarters down the corridor. They step out and peer around the pillars to see where they’re going. Robin’s eyes widen.

MUCH, Whispers : Where are they going? They should have gone left. They’ve gone right ! [Robin looks at Much] Right leads back outside !

LITTLE JOHN, Admonishingly : Robin !

The gang run to follow. Robin shakes his head, flustered, before following.

 

COURTYARD.

The soldiers bring out the money chest through the tower door and head for the main doors. The gang come out, Little John first. Little John sees the crowd in the courtyard and holds out his arms to stop the others.

LITTLE JOHN : Whoa, whoa ! This is not good.

WILL : It’s meant to be leading us to the pact !

MUCH : We’re back where we started.

ROBIN, Coming out of the tower door and stepping between them : Shh.

Much sees the birdcage, shrouded in one of the Sheriff ’s banners, hanging over the main doors.

ROBIN : What’s that ?

A fanfare plays and the Sheriff steps out of the main doors with his arms outstretched. Allan and Gisborne stand behind him on either side.

SHERIFF : People ! My [gently slaps his heart] dear people.

Robin steps forward into the rear of the crowd and Marian sidles up behind him.

SHERIFF : We are gathered here today to witness the unveiling of my marvellous birdcage !

A guard pulls off the banner. The crowd “ooh” and “ah” as the Sheriff claps and laughs.

MARIAN, Whispers in Robin’s ear : What are you doing ?

ROBIN : We’re trying to find the pact.

The birdcage is lowered. The gang watch, perplexed.

SHERIFF : Nottingham’s exchequer. Our community chest. There for all to see, demonstrating once again my commitment to open government. [The birdcage lands on the top of the steps] Hmm ? [The crowd murmur] And this... [The soldiers start loading treasure into the birdcage] ...this latest addition to our fund, I have been reliably informed, has come from the coffers of Robin Hood himself !

The crowd “oh” as Sheriff laughs and claps.

MUCH : There goes our money.

Will looks up at the battlements where a line of archers have their weapons drawn.

WILL : Archers all around. Clever.

The birdcage is raised.

SHERIFF : If you happen to see Robin Hood, and he asks you, “Have you seen my money?” you can say to him, “The answer, my friend, is blowing in the wind !”

The crowd laugh as the cage stops over the Sheriff ’s head.

MARIAN : It was Allan’s idea. He’s informed the Sheriff of all the ways in and out of the castle.

SHERIFF to Allan : A good scheme I think, Allan.

MARIAN : They’re sealing off the exits. You have to get out now.

ROBIN : But what if Allan tells them about you ?

MARIAN : He won’t. I’ve silenced him.

Robin bites his lip as he absorbs all Marian has told him. Then York appears at the top of the tower behind them with a bow and arrow pointed at the Sheriff.

YORK : Stop !

The crowd murmur and look up. The Sheriff, who was headed into the east corridor, also stops and looks up.

YORK : That’s my money !

MARIAN : What’s that man doing ?

YORK : I want my bride !

MARIAN : Is he mad ?

ROBIN, Chuckling : Yes. He’s in love.

YORK : I’ve settled the debt and you’ve got your money. You’re the thieves ! You and the canon ! [The Sheriff sidles over and grabs a woman as a shield] Not Robin Hood !

York draws the arrow’s tip past the bow and it flips harmlessly out of the string to the ground. Robin sighs as the crowd laugh.

SHERIFF : Guards ! Hang him !

YORK : What ?

The guards scramble upstairs as the Sheriff and Gisborne head into the east corridor.

ROBIN, Thinks for a brief moment : Come on, John.

Robin and John run to grab the fallen banner.

LITTLE JOHN : Much, grab a corner !

The gang run to the base of the tower, each grabbing for a corner of the banner.

ROBIN to York : John !

York looks down as the gang stretch the banner taut.

ROBIN, Motioning down with his arm : Jump !

York is hesitant to jump and sees the archers heading towards him.

ROBIN : Jump !

More archers head towards him from the other side.

MUCH : Now !

Seeing no other way out, York jumps and falls into the banner as women scream. The gang deftly dump him onto his feet.

MUCH : Run !

ROBIN : Come on !

MUCH : Run !

The gang and York run to the castle gate with soldiers in pursuit, but Beatrice, in the tower window over the main doors, sees York.

BEATRICE : John ! [York stops and looks back] John ?!

Much grabs York by the back of his jacket.

MUCH : Come on !

The soldiers follow them into town.

 

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.

The gang and York run through the marketplace to the stalls, which are divided by curtains. They dash inside and Little John puts his finger to his lips at some men sitting nearby. Robin and Little John pull the curtain closed behind them. The guards run past and Little John opens the curtains.

LITTLE JOHN : We’ve lost all our money !

DJAQ : And we don’t have the pact.

Robin is staring angrily at York.

MUCH to York : What were you playing at in there ? You could have got us killed.

WILL to York : What happened ? Did you tell him it was our money ?

YORK : No, of course not. The canon told me it wasn’t enough. He says I have to pay early redemption charges.

ROBIN, In disbelief : You know what ? We need to have a little chat with this canon.

YORK : I hear he takes confession from the tavern girls every lunchtime.

Robin smirks.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR CORRIDOR.

Gisborne marches angrily down the corridor, Allan following. Gisborne sheathes his sword. They meet the Sheriff.

GISBORNE : They got away.

SHERIFF : Surprise, huh ? Not. Hood always gets away and I’m getting rather [roars in Gisborne’s face] tired of it ! [Looks at Allan] This time, we go to him.

The Sheriff walks past Allan, who turns around.

ALLAN : Look, like I said to Giz, I...

SHERIFF, Stops and mouths questioningly : Giz ?

ALLAN : ... I can’t tell you where Robin lives.

SHERIFF, Turns around and steps to Allan : Whose side are you on, Allan ?

ALLAN, Swallows : Well, even if I did tell you, he might’ve moved on.

SHERIFF : Well, we’ll find out, won’t we ? I want him dead.

ALLAN : Yeah, but if he hasn’t moved on, he’ll have set all sorts of traps up. Just be too dangerous.

SHERIFF, Puts his hand on Allan’s shoulder : Yes, well, don’t you worry about that, eh, dear boy ? [Turns around] We’ll send you in first. [Leaves.]

Gisborne pushes Allan forward. Marian, unbeknownst to the Sheriff and Gisborne, has been standing, hidden, behind the ornate partition and has heard everything. Fearful for Robin, she hurries off in the opposite direction.

 

NOTTINGHAM CASTLE. DUNGEONS.

The Jailer is making his rounds, walking between the steps and Edward’s cell. Marian hurries down the stairs to her father after he passes and grabs the bars.

EDWARD : Marian !

MARIAN : Father.

EDWARD : Sh-sh-sh.

MARIAN, Checks that the Jailer is out of earshot, then whispers : Father, Robin is in trouble. Allan is leading Gisborne to the camp. I need to find a way to get out of the castle and warn him, but the Sheriff has blocked every exit. I don’t know what to do.

EDWARD : Marian, you want to end up in a cell like me ?

MARIAN, Surprised at his attitude : No. But I must warn Robin.

EDWARD : Is he worthy of all these risks you take for him ?

MARIAN : Yes !

EDWARD : He can’t change anything.

MARIAN : Yes, he can. He is going to get the traitor’s pact and show it to the King. The Sheriff ’s days are numbered.

EDWARD : And does Robin know where it is ? This pact ?

MARIAN : No... [A moment of silence] But he’ll find it.

EDWARD : The pair of you... you’re dreamers !

MARIAN : Dreamers ?! Because we are not weak like you?

EDWARD : How dare you !

MARIAN : You caused all this ! You allowed the Sheriff to walk in and take your job and you stood there and did nothing.

EDWARD : That is not true.

MARIAN : And you condemn Rob—[Takes a deep breath] You should be helping us. I don’t have time for this.

Marian jerks the bars and then turns to leave, but Edward reaches through and grabs the back of her head.

EDWARD : Marian !

MARIAN : I’m ashamed of you sometimes.

Marian stares at Edward for a moment, then turns and leaves. Edward tries to hold her back and instead pulls out the curved jewelled knife from her hair.

EDWARD : Marian—

Edward realises he has a weapon in his hand and is immediately silent, thinking how he can use it. The Jailer walks by, staring smugly at Edward, then walks on.

 

NOTTINGHAM TOWN. THE TRIP TO JERUSALEM INN. INTERIOR.

Robin and York enter the inn and go upstairs.

 

UPSTAIRS ROOM.

Birkley flips a coin to a young woman lying on the bed. Robin, head down, meets him as he is about to go out the door.

BIRKLEY : What do you want ?

ROBIN, Meekly : I’m here to take confession.

BIRKLEY : Oh. Very good.

Robin lifts up his head and Birkley recognises him.

ROBIN : Yours.

Robin steps inside. York comes in behind him, his knife pointed at Birkley.

YORK : I’ve paid off Beatrice’s bond. Where is it ?

BIRKLEY : Well, I don’t have it.

YORK : Is it in the birdcage ?

ROBIN : It’s not, is it ? It’s too exposed up there for papers.

BIRKLEY : Well, how would I know ?

ROBIN, Chuckles menacingly : No, you don’t understand. You see, it’s not just my friend here who needs to know where the Sheriff keeps his documents.

BIRKLEY : Well, as God is my friend, I swear I don’t know where they are.

ROBIN, Steps forward : And I swear to you, that if you don’t tell us, God won’t be your friend. He’ll be your next-door neighbour.

York thrusts his knife forward.

BIRKLEY : Whoa, whoa, whoa. If you promise not to hurt me, I will tell you the truth.

Robin and York exchange glances.

YORK : I promise. [Puts away his knife]

BIRKLEY : Listen, I have no idea where the Sheriff keeps his papers, but it doesn’t matter. Somebody else has already repaid the bond.

YORK : What ? Who ?

BIRKLEY : The Earl of Durham. He will marry Beatrice on Saturday. The Sheriff ’s made a deal.

YORK : Beatrice would never marry another man ! She loves me !

BIRKLEY : That’s why we haven’t told her !

Birkley goes out the door, but York pushes him back around to face him.

YORK : That is immoral !

BIRKLEY : Oh, grow up ! Money has a way of making things moral. [Robin’s fights to restrain his temper] And Durham is paying more than you could ever dream of. [Smirking] After all, she’s a very pretty girl. [York starts to pull out his knife] At-at ! You made a promise before God not to hurt me.

York reluctantly sheathes his knife.

ROBIN, Nods : He did...

Robin punches Birkley, who falls unceremoniously down the stairs into a heap at the bottom. The crowd downstairs gasp.

ROBIN : ... I didn’t.

YORK : Thank you.

Robin nods at York.

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

Allan is holding his horse by the reins, waiting unhappily as Gisborne’s men assemble in the back of the covered wagon next to him. Gisborne is watching from the top of the steps. Marian hurries to him, coming from the dungeons.

SERGEANT : Gisborne’s men ! Get in the back ! We’re going to Hood’s camp ! Come on ! Get up there ! Get up !

MARIAN : Guy, I need a favour.

GISBORN, Curtly : No.

Gisborne goes down the steps and Marian follows.

MARIAN : I must get to a physician. My father is getting worse.

Gisborne stops and faces her.

GISBORNE : Marian, you know the rules governing your house arrest.

MARIAN : But I would be with you and then I would come straight back. [No answer] Please.

SERGEANT : A piece of gold for the head of Hood !

Gisborne thinks it over.

 

SHERWOOD FOREST.

Robin and York run to meet the rest of the gang waiting.

ROBIN : Get yourselves together. We’ve work to do.

WILL : Why ? What happened ?

YORK : The Sheriff is selling Beatrice to the Earl of Durham. We have to get her out.

Robin leans on a tree to think.

MUCH : How ? Allan’s blocked all our ways in.

ROBIN, Thinking : Yeah. [Looks at York] Don’t worry. We’ll think of something. Come on.

They all run towards the camp.

 

OUTLAWS’ CAMP.

Much pulls two swords off a peg and hands one to York, who had just slid his knife back on his belt. Little John pulls the camouflage cover over the camp.

YORK : I am truly beholden to you all.

ROBIN, Buckling on his knife belt : It’s what we do.

YORK, Putting on the sword belt : You have no idea what she means to me.

ROBIN : Let me guess. You can’t sleep for thinking of her. [York stares at him] You can’t turn a corner without hoping she’ll be there.

Robin turns around to get his bow off the peg.

YORK : You have those feelings ?

Robin smiles knowingly before turning around with a straight face.

ROBIN : I’m just guessing.

York nods, mouthing “oh” in disappointment.

 

NOTTINGHAM TOWN.

Marian and Gisborne, leading his horse, follow the wagon out of the castle gate.

MARIAN : Thank you. Once again I am in your debt.

GISBORNE : Marian, I’m not comfortable with the way the Sheriff has treated your father, or you. [Stops] You need me to wait while you go in to the physician’s?

MARIAN : No. Don’t let me keep you.

GISBORNE : Go straight back.

Gisborne mounts his horse. Marian stands and watches them leave, then sees an unattended horse nearby. She hides her smile and starts walking towards it.

 

SHERWOOD FOREST.

Gisborne and Allan lead the wagon through the forest. Marian gallops madly after them. At a fork in the road, she branches left to an upper path while Allan and Gisborne take the low road.

 

OUTLAWS’ CAMP.

The alarm gong rings. Robin stops and quickly decides to investigate.

ROBIN : Come on.

 

NEAR THE UPPER PATH.

Marian is hanging from a rope like York before her.

MARIAN, Furiously : Robin !

Robin stalks over to her, totally enjoying the situation. The gang try to suppress their giggles.

ROBIN, Brightly, mischievously : Yes, my love ?

MARIAN : Get me down ! You’re in danger !

ROBIN : But you look so good up there !

MARIAN, Trying to loosen her rope : You will pay, Robin of Locksley.

ROBIN : Honestly, you look gorgeous from any angle.

Will releases the rope and lets Marian down gently. As soon as she reaches the ground, she steps forward and punches Robin in the stomach.

LITTLE JOHN/MUCH : Ooh !

Robin doubles over.

MARIAN : And how do I look from that angle ? Listen to me. I was wrong. Allan is out of control. He’s leading Gisborne and his men here, now.

DJAQ, In disbelief : Allan ?

Robin looks at Djaq, then Marian, concerned.

 

Robin and Marian walk back along the path. York has found the horse and is leading it back to them.

ROBIN : You should stay here with us.

MARIAN : I cannot live in the forest.

ROBIN : Why not ?

MARIAN, Scoffs, looking for any excuse : Because green doesn’t suit me.

Marian stops as Robin steps in front to face her.

ROBIN : It’s your father, isn’t it ?

MARIAN : I cannot turn my back on him. And I cannot be found here.

ROBIN : What I said before...

MARIAN, Puzzled : What ?

ROBIN, Slightly embarrassed : You know... [Points up. Marian is still confused.] I said you were gorgeous. [Marian smiles, and Robin returns it as York approaches with the horse] I meant it.

MARIAN, Smiles again, then sees York with the horse : And I meant what I said. One day you will pay, Robin of Locksley.

Marian mounts the horse, smiles again, and returns up the path. York recognises the attraction between the two.

YORK : “Just guessing”? Liar.

Robin smiles slyly as they watch her disappear over the rise.Much, Djaq, Little John and Will return from camp.

MUCH : We’ve closed up the camp.

Much hands Robin his bow and quiver.

ROBIN : Let’s meet Gisborne and Allan on the low road, give Allan the welcome he deserves. This is war. Come on.

 

SERWOOD FOREST. THE LOW ROAD.

Gisborne and Allan, on horseback, lead the wagon down the road. Robin runs through the trees, leading the gang and York towards the low road. As they get nearer, they go cautiously from tree to tree, shadowing the wagon. Gisborne stops.

GISBORNE : Right, as the Sheriff said, you take the lead.

ALLAN : Well, we’re not there yet. [Gisborne glares at him] All right. [Starts his horse walking.]

GISBORNE : Guards, wait there. [Starts his horse.]

Allan and Gisborne go slowly down the road. Once they are out of sight of the wagon, Djaq, Little John and Much go in, arrows flying, and kill all of Gisborne’s men. Meanwhile Robin runs ahead to Allan and Gisborne. The horses start to pull the wagon forward and they catch up Gisborne, who stops.

GISBORNE : I told you to hang back.

Gisborne looks behind him and sees the arrow protruding from the driver’s chest. He and Allan circle back round the wagon, one on each side, and see all the dead men inside as Robin runs to the road and takes up position with an arrow nocked in his bow.

GISBORNE : Hood ! [Gisborne and Allan turns their horses around] I thought you said we weren’t near.

ALLAN : We’re not !

Robin draws and aims his bow.

GISBORNE : He knew we were coming.

Gisborne goes down the road behind the wagon and Allan continues on. Robin res, but the deadly shot hits the edge of a tree trunk before it can nd Allan’s heart. Robin shows his frustration at his bad shot and runs up to the road as Gisborne tugs too hard on the reins and his horse rears.

ALLAN : It’s Robin !

Gisborne falls off. Robin peers anxiously round a tree as the horse gallops off and Gisborne draws his sword, spinning around, looking. The gang come up, hidden behind trees and Gisborne looks around nervously. Much nocks an arrow to his bow. Allan comes running by on his horse.

ALLAN : Guy ! Guy ! Get on !

Allan pulls Gisborne up on the back of his horse and they gallop off. The gang run up to Robin.

WILL : They got away ?!

ROBIN : Gisborne knows someone warned us. He’ll squeeze Allan to find out who it was.

DJAQ : Allan would not betray Marian.

WILL : Yes, he would.

ROBIN : Allan is not betraying anyone. We’re going to see to that.

 

NOTTINGHAM CASTLE. OUTSIDE THE MAIN GATE.

Gisborne’s wagon comes down the street towards the gate. Robin, dressed as one of Gisborne’s men, is driving. He sees the portcullis is down.

ROBIN to the guards : Open up ! Injured men ’ere.

CASTLE GUARD : Gisborne said you were all dead.

ROBIN : Do we look dead ?! Open up !

The guard nods and the portcullis is raised. Robin drives the wagon through with the gang and York dressed in Gisborne’s uniforms in the back. York peeks out the side; Little John leans out the back, looking very grumpy.

 

COURTYARD.

Once inside, Robin doffs his uniform, shielded from the view of the guards at the gate by the wagon.

ROBIN to the gang and York : Go to the tower, find the girl, get her out.

MUCH, Jumps out of the wagon : And you ?

ROBIN : I’m going to find Allan.

DJAQ : Robin... don’t...

ROBIN : Djaq. [Puts a hand behind her head] I know you liked him, but he has to be stopped, for all our sakes. [Much hands Robin a sword. Puts his hand on Much’s shoulder.] Good luck. [Goes up the steps to the main doors.]

LITTLE JOHN : Ready ?

The gang and York put on their helmets and flip down the visors.

 

INTERIOR CORRIDOR (NORTH EXTERIOR CORRIDOR REDRESSED). NEAR THE KITCHENS.

Allan walks down the corridor, hears a whistle near the stairs and stops. Another whistle sounds. Allan peers into the doorway to the stairs and Robin steps out from behind the jamb. Allan steps back.

ALLAN : Robin ?

ROBIN, Quietly : Expecting to find your new friend Gisborne, Allan ? [Chuckles briefly.]

ALLAN : Listen, I don’t want you to get the wrong idea. I had no choice. I would never take him to the camp.

Robin scoffs.

Allan : I wouldn’t. I love you, Robin, all of you.

ROBIN : That’s very touching. But as they say... love hurts.

Robin punches Allan’s nose, backing him into the the wall. Robin draws his sword, swinging it at Allan, who ducks and draws his sword. Robin brings his sword overhead and Allan blocks, bringing his sword over his head with both hands. Robin immediately takes advantage of the vulnerable position and kicks him down the stairs.

 

THE KITCHENS (THE DUNGEONS REDRESSED).

Robin quickly goes down after Allan.

ALLAN, Getting to his feet : Don’t do it, Robin !

Robin swings forcefully with both hands and Allan blocks, holding his sword at both ends. The blow forces him to his knees, then he pushes Robin’s blade aside, falling to his hands. Allan gets his feet back under him and Robin jabs his elbow into Allan’s shoulder. Allan staggers back past a pillar onto another set of steps. Robin brings his sword down and Allan rolls away, then scrambles up the steps into the kitchen. Robin swings with both hands and Allan blocks, barely keeping the blade from his face. Robin swings low and is blocked, then Allan swings his blade round, taking Robin’s with it. Allan swings overhand and Robin blocks overhead with both hands, quickly jabs the hilt into Allan’s groin, then takes his feet out from under him. Allan falls up the last step onto the floor and Robin charges up the stairs. Allan crawls under a table as Robin swings at his disappearing feet, then stands up on its other side.

ALLAN : Let’s just talk about this.

ROBIN : Yeah, let’s talk. And you can start by telling me where the Sheriff [swipes all the dishes off the table] keeps his documents !

ALLAN, Earnestly : I don’t know ! Look, I just told him to empty his strong room, that’s it.

ROBIN, Holding his sword at Allan over the table : You must know where he’s moved the pact.

ALLAN : I swear I don’t. [Robin paces the length of the table] Maybe his room. There’s a safe in there. Trust me, Robin !

ROBIN : Trust you ? No, I don’t think so.

Robin swings over the table. Allan ducks, then upsets the table and a shelving unit to block Robin’s way. Robin swings his sword at a large pan hanging from the ceiling to knock it out of his way and walks under the swinging rack, advancing on Allan.

ALLAN : I told you, I’d never betray you !

ROBIN : You already have. And next you’ll betray Marian.

Allan steps back through a curtained doorway as Robin swings. Allan blocks. Robin shoves aside the curtain to his right.

ALLAN : I’m not a Judas.

ROBIN : And I’m no Jesus.

Robin anticipates Allan’s next move. Allan thrusts his sword at Robin, who twists the left curtain in front of him, grabs Allan’s wrist, and knocks the sword from his hand.

 

CORRIDOR UPSTAIRS.

Marian is walking down the corridor towards the stairs when Gisborne catches her up.

GISBORNE : Marian ?

MARIAN, Turns around : What happened to you ?

GISBORNE : It’s just... an incident in the woods. It was nothing.

 

THE KITCHENS.

Allan has turned around and is backing through the kitchens the way he came in. Robin steps through the curtained doorway after him. Robin swings low and Allan blocks with his new weapon: a long-handled metal spoon. Robin swings overhand and Allan pulls a large round copper pan hanging from the rack in front of the blade. The unexpected jolt knocks the sword from his hand. Robin puts his other hand up to stop the pan from swinging back at him and Allan swipes at it with the spoon. Allan reaches back and charges, swinging, but Robin drives his fist into Allan’s ribs. Robin grabs Allan’s head and drives it into the copper pan, gets a fistful of Allan’s jacket and punches him. Allan is spun round into the overturned table.

 

CORRIDOR.

GISBORNE : How is Sir Edward ?

MARIAN : I was just on my way to see him, actually. I’ll tell him you asked after him. That’s kind.

Gisborne stops by the stairs.

GISBORNE : Marian...

 

THE KITCHENS.

Robin comes down the short steps chasing Allan, who tries to run up the stairs to the main level. Robin pulls him back.

 

CORRIDOR.

Marian sees movement beyond Gisborne down the stairs : Robin pulling Allan off the steps.

GISBORNE, Turns to face her : ...there is another side to me.

MARIAN, Puts her hand on Gisborne’s shoulder, Hastily : Guy !

Robin pulls Allan off his feet and gets him out of sight (throwing him into a table). Gisborne looks at the hand on his shoulder.

MARIAN, Normally : My father. I should like to visit him alone.

GISBORNE, Puts his hand on her arm : Of course. [Pulls her hand off and leaves.]

 

THE KITCHENS.

Allan is bent over a table, his back to Robin. Robin swings a bench over his back. Allan rolls along the table, grabs a knife off a cutting board and drives it at Robin, but he is too far away. Robin swings the bench at him again, but Allan gets off the table and dodges the blow. Robin turns to follow and hits Allan in the face. Allan falls to the floor near a pillar, dazed. Robin drops the bench, grabs Allan’s legs, drags him clear of the pillar, gets a fistful of his jacket, then punches his face again. Robin kneels over him, pulls his knife from his belt and holds it to Allan’s throat.

ROBIN : Now.

ALLAN : Please. I don’t wanna die.

Marian hurries down the steps.

ROBIN : Well, that’s the only way you’re gonna escape me.

MARIAN : Robin, spare him !

Robin looks up at her, suddenly daunted by her appearance.

ROBIN, Distressed : I can’t.

Marian rushes to Robin’s side and puts her hand over the knife.

MARIAN : Please. Do it for me.

ROBIN : Marian, I’m doing this for you, to protect you.

MARIAN : Robin. Robin, please.

Marian puts one hand behind his head and the other on his cheek.

MARIAN : If you love me, you will let him go.

ROBIN, With no hesitation : I do love you, and that’s why I can’t let him live. [Marian’s hand slips from his face] Because one day he’ll do something to take you away from me.

ALLAN, Earnestly : I wouldn’t.

Robin resets knife.

MARIAN : Please. Don’t taint us with his blood.

Robin reluctantly lets go of Allan and sits back as Marian takes the knife. She roughly grabs at Allan’s shoulder and he sits up. Robin watches with mixed emotions as Allan turns to his hands and knees and clumsily crawls away. Marian watches him for a moment, then takes the knife and throws it into a sack in front of his head. Allan stops and looks back at her.

MARIAN, Severely : You owe me your life ! Don’t you ever betray me !

ALLAN, Shakes his head slightly but earnestly : I won’t.

Allan moves forward, then gets to his feet and walks away. Marian sits by Robin on the floor and breathes a sigh of relief. They sit quietly for a few moments, catching their breath.

MARIAN : Took you a long time to tell me that.

ROBIN : Tell you what?

MARIAN, Tilts her head to one side : You know...

Robin realises what he said and starts laughing. Marian joins in briefly, then is suddenly serious.

ROBIN : I must have been half-concussed.

MARIAN, Scoffs : Well, you’ll be fully concussed if you don’t watch out.

ROBIN, Nods in agreement, then pauses : I think I know where the pact is.

They both stand up.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR CORRIDOR.

Much leads the gang, still dressed as Gisborne’s men, in formation down the corridor and arrive at Beatrice’s door.

GUARD : Yes ?

MUCH, Flips open his visor : We’re here to escort the prisoner to the Earl of Durham.

The door opens and York walks in first. Beatrice stares, frightened.

YORK, Indifferently, as a guard : Come along, my dear. Your future husband’s waiting. [Raises his visor and mouths] It’s me.

Will and Djaq grab Beatrice before she can smile and escort her out. York gives her a stern look before closing his visor and following.

 

NOTTINGHAM CASTLE. DUNGEONS.

Marian carries a tray of food for her father.

MARIAN : Father ?

The body lying under Edward’s cloak, with one arm draped behind him, doesn’t move.

MARIANE : Father, I’ve brought you some food.

There is no answer and no movement. Marian squats down and sets the tray on the floor outside the door.

MARIAN : I’m sorry about what I said.

Marian fiddles with her fingers, waiting for an answer which doesn’t come. Thinking her father is deliberately ignoring her, she sighs, giving up, stands, and leaves.

The camera changes angles to show the body under Edward’s cloak is that of the dead Jailer and pans down to Marian’s knife in a small pool of blood on the floor underneath the narrow bed.

 

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF ’S QUARTERS.

The Sheriff is lying on his bed, snoring. The door slowly creaks open. Edward, in the Jailer’s clothes, enters and the first thing he sees is the three skulls standing by the door. He scowls at the macabre sight. He shifts his gaze to look about the room and sees the Sheriff napping on his bed with his keys under his hand. Edward closes the creaking door, leaving it ajar, creeps to the bed, then cautiously walks his hands up it, leaning over to reach the keys. The Sheriff jerks his hand as the ring moves. Edward flinches, then reaches again and slowly takes the keys as a church bell sounds once. He goes over to the wall beside the bed and removes a picture from the wall, then a small, flat, square stone as the Sheriff gropes for his keys in his sleep. Edward fits the key into the lock and slides open the iron door. The Sheriff ’s fingers walk across the bed.

EDWARD, Mumbling : The pact. [Moves a roll of parchment aside.]

Robin pushes the door open a bit and sneaks through the narrow opening as Edward looks through the rolls. Edward sees Robin out of the corner of his eye and turns, startled, then is relieved to see it’s Robin.

ROBIN, Mouths : Edward ?

Edward smiles, then turns back to the safe and pulls out a roll with several tails.

EDWARD : Ah, I knew it would be here.

The Sheriff has a goblet in his other hand, which is about to fall off the bed. Edward sees it, as does Robin.

ROBIN, Mouths : Quickly !

Edward hastily replaces the stone and the picture. Robin grabs the two ropes from which suspend the birdcages and climbs up to the ceiling. Edward darts behind the bed-curtains at the head of the bed as the cup clatters to the floor and the Sheriff sits up, awake. He snorts, then feels for his keys.

SHERIFF : My keys.

Behind the curtain, Edward is grasping them. He peeks out and tosses them onto the bed behind the Sheriff as the Sheriff calls out, masking their sound.

SHERIFF : Guards ! Guards !

The doors open and the sentries burst in, looking all around the room.

SHERIFF : My keys... my keys were here !

The Sheriff sits back and puts a hand on the keys behind him. He picks them up, frowning, knowing they were on his other side. He looks back and sees a pair of boots under the curtain. He shushes to the guards. Robin watches, pressed against the ceiling. Edward tempers his breathing. The Sheriff slides off the bed, looking at the boots, then holds out his hand for a sword. Robin watches anxiously as the Sheriff slowly advances on Edward’s hiding place.

SHERIFF : So, what do we have here, hm ? My old friend, Hoody Two Shoes ?

The Sheriff is about to stab Edward through the curtain, but Robin drops to the floor behind him.

ROBIN, Fippantly : You looking for me, Sheriff ?

SHERIFF : Guards ! [Robin punches the armed sentry as he runs past him.] After him ! Get after him !

 

INTERIOR CORRIDOR. OUTSIDE THE SHERIFF ’S QUARTERS.

Robin runs out the door and ducks behind a pillar beside it.

 

SHERIFF ’S QUARTERS.

Edward comes out from behind the curtain with the pact in his hand.

 

INTERIOR CORRIDOR. OUTSIDE THE SHERIFF ’S QUARTERS.

The Sheriff and the guards run past Robin in the corridor. Robin comes out, grins and turns back into the room.

 

SHERIFF ’S QUARTERS.

ROBIN : Edward !

EDWARD, Looks up from the roll of parchment he’s skimming : Robin !

ROBIN : You escaped the dungeons.

EDWARD : I heard England needed saving. [Shakes the parchment] I have the pact.

ROBIN : Come on ! Come on ! This way !

Robin and Edward run out the door.

 

INTERIOR CORRIDOR.

Guards run up and down the corridor.

GUARD 1 : Hood’s in the castle !

GUARD 2 : Seal all exits !

Robin peers out between pillars and sees a familiar company of Gisborne’s men coming round the corner.

ROBIN : Much ?

Little John and Much raises their visors.

MUCH : Hah !

ROBIN : Well met, my friends. [Robin pulls Edward out] A new member of the gang.

Much shakes Edward’s hand. Will, at the rear, holds out Robin’s bow and some arrows as Robin goes to stand beside him, pulling up his hood. Little John shakes Edward’s hand and then nudges him.

LITTLE JOHN : Stand behind me.

Will greets Edward as Much and Little John flip down their visors and the gang make their way outside.

 

COURTYARD.

Much leads the formation down the side steps towards the gate.

MUCH : Yes. The portcullis is open.

The alarm bells tolls and guards run out of the lower tower opening to the gate. Much’s face falls.

CASTLE GUARD : All soldiers assemble at the main gate ! We’re going into emergency lock-down !

A score of soldiers block the main gate. Robin covertly nocks an arrow in his bow.

MUCH : Master, what do we do ?

ROBIN : Keep going.

CASTLE GUARD : No-one goes in or out of the castle !

Much has to stop in front of the assembled guards.

MUCH, Holding up a fist: Halt ! [Raises his visor] Lads, let us through.

CASTLE GUARD : Nobody leaves. We’re going into lock-down.

MUCH : We’re escorting the prisoner to the Earl of Durham.

Beatrice puts on an unhappy face. Robin keeps himself hidden behind York’s back. The Castle Guard thinks a moment, looking at Beatrice, then nods. The guards separate.

MUCH, Glances back at Little John : Thank you.

The gang are about to leave when the Sheriff comes through the main doors with his sword.

SHERIFF : Stop him !

The Castle Guard draws his sword. The other soldiers go back to blocking the gate, drawing their swords.

SHERIFF : Stop him ! That’s Hood !

The gang, except Much, draw their swords and form a circle around Beatrice and Edward. Much chuckles nervously.

CASTLE GUARD : Nice try.

Robin looks over his shoulder at the Sheriff and gets an idea.

SHERIFF : Sorry to rain on you parade, Hood !

ROBIN, Amiably : That’s all right! Every cloud...

Robin fires three arrows in rapid succession at the birdcage. The arrows rip through the money bags inside and coins start raining down on the Sheriff.

ROBIN, Lets out his breath, Quietly : ... has a silver lining.

CASTLE GUARD : Pay day, boys !

The guards all run to the steps.

ROBIN : Come on ! Let’s go !

The gang run between the guards, who only have eyes for the money.

SHERIFF to the soldiers : Stop, every one of you ! Hands in the air where I can see them ! [Kicks a guard in the ribs] Get off my money !

The soldiers ignore him and scramble to pick up the fallen coins.

 

OUTSIDE THE MAIN GATE.

The gang run out the gate, removing their helmets.

ROBIN : Split up ! You know where to meet ! [Pulls his hood off] And ditch those uniforms !

 

COURTYARD.

SHERIFF, Kicking another guard : Off !

 

OUTSIDE THE MAIN GATE.

Robin fires another arrow, slicing through the portcullis’s rope. He watches the gate drop to the floor.

 

COURTYARD.

SHERIFF : He’s getting away !

 

OUTSIDE THE MAIN GATE.

Unbeknownst to Robin, Birkley, coming through the market towards the castle, sees him running away from the gate, directing Edward through the tunnel towards the well. A scowl forms on Birkley’s bruised face.

 

NOTTINGHAM TOWN. THE WELL.

The well, the prearranged meeting place for the gang, is surrounded by several washing lines, all hanging with sheets. York and Beatrice arrive first, Beatrice laughing with relief and delight. Edward and Robin are right on their heels.

ROBIN : Is everyone all right ?

Edward nods, leaning on the side of the well. York and Beatrice look lovingly into each other’s eyes.

ROBIN : Good.

Birkley silently comes up behind Robin and puts a knife to his throat.

BIRKLEY : And where do you think you’re going ?

ROBIN : Birkley ?

York steps in front of Beatrice, shielding her.

BIRKLEY to York : That girl stays here. She belongs to the Earl of Durham.

YORK : No. She belongs with me.

Edward slowly backs away from the well, so as not to catch Birkley’s attention, and slips behind a sheet.

BIRKLEY : Hand her over or say goodbye to your friend.

Edward sidesteps towards Birkley.

ROBIN : Don’t listen to him.

EDWARD, Charging for Birkley : Robin, go !

Edward grabs Birkley’s knife as Robin darts forward. Edward and Birkley struggle for control of the knife.

BIRKLEY : That’s a mistake, old man. I will kill you !

Robin raises his bow, drawing an arrow at Birkley.

ROBIN : Leave it, Birkley ! You’re a man of God ! You cannot kill !

Little John steps up slowly beside Robin. Much and Djaq arrive opposite them as guards shout in the background, looking for the gang.

MUCH, In shock at discovering the dire situation : Ah !

BIRKLEY : And you, Hood, are a man of war who cannot kill.

Robin lets the arrow fly and it hits Birkley in the heart, right next to Edward’s arm. Birkley falls backwards.

ROBIN, Quietly : Try me.

Birkley falls to the ground, dead, as Will arrives behind Djaq and Much, his mouth open in horror. All are silent. Edward slowly turns around to reveal Birkley’s knife in his chest. Robin, Much and Djaq rush to him.

ROBIN : Edward !

MUCH : No !

ROBIN : Get him down !

Robin and Djaq each grab an arm and Much runs behind Edward and pulls him back to lean against the wall of the well.

MUCH : Here, here.

They set him down gently, his head against the well.

ROBIN : Djaq !

DJAQ : Don’t remove the knife. I’ll prepare my instruments.

Djaq and Will run off.

ROBIN to Little John : John, get John and Beatrice to safety. Now !

LITTLE JOHN : This way. Go !

Little John, York and Beatrice run off as guards’ voices get closer.

EDWARD : Robin, leave me.

ROBIN, Firmly : I will not, sir.

EDWARD : I will slow you down.

ROBIN, Puts his hand on Much’s arm : Go. Go !

MUCH : OK.

Much scampers off as Robin holds Edward’s head. The soldiers’ shouts are getting louder. Edward nods at Robin.

EDWARD : I’ve never quite understood my daughter’s feelings for you.

ROBIN, Chuckles : Well, I probably don’t deserve them.

EDWARD : No. I think maybe you do.

Robin nods and tries not to cry as he grips Edward’s hand, knowing these are his last words. Edward shudders and lifts up the parchment.

EDWARD : You’d better take this... the pact.

Robin puts his hand on the roll of parchment.

ROBIN : You will not give up your life for mine.

EDWARD : For England. [Robin pulls the parchment out of Edward’s hand.] Robin, listen to me. For Marian to lose both of us would kill her.

ROBIN : Edward, Edward, that is not going to happen.

EDWARD : Give her a message from me. [Robin nods] Tell... tell her... it’s good to dream.

ROBIN, Nods : I will.

Edward grips Robin’s hand, smiles at him fondly, then dies. Robin gasps, trying not to cry, then sees feet approaching beyond the hanging sheets. He quickly picks up his bow and runs away with the pact as the guards line up behind the sheets. Gisborne pulls a sheet aside.

GISBORNE : Who’s there ?

Gisborne cautiously steps in, holding his hand up to the guards. He pulls aside another sheet and sees Birkley, then turns his head and sees Edward behind the well.

GISBORNE : Edward. [Bends down, laying his sword on the ground, and puts his hand on Edward’s chest.]

GISBORNE, Quietly : Marian. Guards ?!

The soldiers run in and quickly surround the well. Gisborne rubs his lips, thinking of Marian.

 

Birkley’s body is carried away by two soldiers. Edward’s body has yet to be moved. Marian comes running in from the direction of the castle and stops at the sight of him.

MARIAN : Father ? [Kneels at Edward’s side and shakes his shoulders] Father ?

MARIAN, In a crying panic : Father, wake up. Wake up, please wa— [Gisborne watches helplessly, sympathising with her] Father, Father... What happened ?! [Stands and grabs Gisborne’s arms] What happened ?! Tell me what happened !

GISBORNE, With Marian’s next line : There were no witnesses !

MARIAN, With Gisborne’s line : Tell me !

Gisborne grabs Marian’s arms as she tries to push him away.

GISBORNE : Marian, the Sheriff thinks that he was helping Hood—

MARIAN, Roars, interrupting, speaking over his line : NO ! [Shoves him back] No ! He wasn’t !

GISBORNE : —steal an important document.

MARIAN, Kneels at Edward’s side : No, no. [Sobs over his chest] I’m sorry. [Looking at his face] I’m sorry.

GISBORNE : Marian.

MARIAN : I’m so sorry. Father, I’m sorry. [Sobs, her head on his chest]

GISBORNE : Marian.

MARIAN : Can you just leave me alone ? [Kisses Edward’s chin.]

GISBORNE, Bends down and puts his hands on Marian’s shoulders, Gently : Marian, come away.

Marian shoves Gisborne back.

MARIAN : Don’t you touch me ! Don’t touch me !

Marian runs off towards the castle. Gisborne follows.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR CORRIDOR. OUTSIDE MARIAN’S CHAMBER.

Marian is running to her room, Gisborne following.

GISBORNE : Stop ! Wait !

Gisborne runs ahead to block the door.

GISBORNE : Listen to me. This place may not be safe for you now.

MARIAN : Why ?

GISBORNE, Pulls out Marian’s jewelled knife : This is yours, I believe. Your father’s jailer was killed with it.

MARIAN : I don’t care !

GISBORNE : But the Sheriff will care. And when he finds out that it was your dagger that killed his jailer, he will hang you.

MARIAN, Shakes her head, tears falling, In denial : No.

GISBORNE, Steps forward : Let me look after you...

Marian looks up at him, wanting to be comforted, but not by him. Gisborne gently grabs her shoulders.

GISBORNE : ... protect you. I’ve always cared about you, Marian. [He pulls her head into his chest.] My feelings for you... [He strokes her hair as she sobs] I thought they’d gone away. But they haven’t. [Kisses her forehead] They’re stronger than ever.

He kisses her forehead again, then goes for her lips, but she pushes him away.

MARIAN : No. No. [Runs to her door.]

GISBORNE, Turns around : Forgive me... that was inappropriate. But in time...

Marian pushes open the door. Gisborne lays his head against the wall, angry at himself for pushing her too far, as she slams the door shut.

 

MARIAN’S CHAMBER.

Marian turns from the door and sees Robin leaning against the bedpost. She puts her hand over her mouth and nose, hardly daring to believe he’s here.

ROBIN : I was with him when he died. [Shakes his head slightly, A long pause] I’m sorry.

Marian takes a couple steps forward, then sinks to the floor and cries uncontrollably. Robin goes to her and embraces her.

ROBIN : Shh. Shh shh shh.

MARIAN, Cries for a moment, then tries to stop : It—it’s my fault.

Robin sits back to face her.

MARIAN : I told him he was weak. [Gently grasps the hair on the back of his head.]

ROBIN : He died a hero’s death.

MARIAN, Sobs more, turning her head away : He didn’t.

ROBIN : He got the pact, for England.

MARIAN : He died believing he had a wilful daughter.

ROBIN, Shakes his head : No. He asked me to give you a message. [Takes Marian’s hand] “It’s good to dream.”

Robin kisses Marian’s hand, then pulls her in for a hug. Marian tries not to sob.

ROBIN : Come with me to the forest.

Robin releases the embrace and puts his hand behind Marian’s head.

ROBIN : I’ve a horse waiting.

Marian nods and Robin uses his thumb to wipe away a tear.

ROBIN : Come on.

Robin pulls Marian to her feet.

 

Robin ties a long chain of knotted sheets to an arrow, draws, and lets loose the arrow. It crashes through the yellow glass window at the top of the tower and gracefully arches to the ground, its long tail fluttering behind it. Robin takes Marian by the hand and leads her to the window.

 

NOTTINGHAM TOWN.

On the ground, Marian mounts the horse and sits behind Robin, putting her arms round his waist. Robin stares at her for a moment, as if he has to convince himself that she’s really coming, then they trot through the town, leaving the striped-fletched arrow hanging from the sheets at the base of the tower.

 

SHERWOOD FOREST. NEAR THE UPPER PATH.

Robin is officiating the wedding of York and Beatrice as the gang and Marian look on. A garland of flowers has been strung along and round the trees. The men and Djaq each have a violet pinned on his chest. Beatrice has a crown of flowers and a colourful wild bouquet. Marian has a long stalk of white flowers and a couple violets.

ROBIN : Do you, John of York, promise to protect and honour this woman as long as you both shall live ?

YORK : I do.

ROBIN : Then I, as the rightful Lord of Locksley in the county of Nottingham, now pronounce you man and wife. You may kiss the bride.

John of York and Beatrice kiss eagerly as all laugh and applaud. Beatrice hugs Little John and Djaq as Robin walks over to Marian, who is solemnly happy for them, fiddling with the flowers in her hand. She gives him a brief grim smile. He stands on the high ground next to her and kisses the top of her head. She closes her eyes and rests her head on his chest, and he holds her close as Beatrice gives Will a peck on the cheek.

 

Little John holds the head of the white horse, which has yellow flowers decorating its reins and halter. Beatrice sits on the horse with both feet to one side in front of her new husband.

YORK, Sincerely : Thank you.

York holds his hand out to Robin, who grips it and shakes hands. Much hands York a gift.

MUCH : Toasting fork.

YORK, Laughs and takes it : Thank you.

York clicks to the horse. Little John lets go and the couple ride off as Will and Djaq throw white flower petals at them from baskets in their hands. Much, Robin and Marian clap and Little John waves them goodbye.

MUCH : Good luck !

ROBIN, After a moment : You did disarm the trap, didn’t you, Will ?

The trap gong rings. Will looks at Much, drops his basket and scrambles off after them. The gang follow, running.

 

END OF EPISODE SEVEN

Kikavu ?

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26.03.2017 vers 20h

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Locksley  (30.08.2018 à 11:50)

Eh oui, l'épisode que tous les romantiques attendaient !

Je vois que tu connais très bien Marian shumi ;-) je te laisse découvrir la suite !

schumi  (28.08.2018 à 18:29)
Quel épisode !c'était extra... ce petit couple qui finit par être réuni, Robin qui récupere enfin le pacte, Marianne qui sauve allan après une bagarre d'anthologie... J'ai bien cru que Robin allait le tuer. Il était prêt à le faire sans Marianne. Mais je crois réellement qu'il va se racheter à un moment ou à un autre. Je le verrai bien se sacrifier pour le groupe en fin de saison. Et bien sûr la mort du papa de Marianne qui marque un tournant. Elle est bien sûr dévastée mais quelle façon de la secourir quel style... C'est vraiment un héros. Mais j'ai trouvé gisborne vraiment touchant et prêt à tout pour aider Marianne. Ceci dit j'ai du mal à l'imaginer dans la forêt. Elle est quand même habituée à un certain train de vie... Et je la vois mal obéir aux ordres de Robin lol. Ça promet pour la suite.

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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