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#210 : L'Union Fait la Force

Un envoyé du Prince Jean arrive à Nottingham pour vérifier que le Shérif est bien toujours en vie. Malheureusement, celui-ci a disparu pendant la nuit. Le messager se conforme alors aux ordres qu'il a reçus et décide de raser Nottingham à moins que le Shérif ne soit retrouvé sain et sauf avant le coucher du soleil !
Pendant ce temps, alors que tout le monde fait son possible pour éviter la tuerie qui va bientôt avoir lieu, le Shérif, somnambule, se réveille au coeur de la forêt de Sherwood ! Suite à sa rencontre avec des mendiants peu scrupuleux, il décide de prendre l'avantage et de monter toute une supercherie afin de reprendre le Pacte de Nottingham des mains de Robin.
De son côté, Gisborne met tout en oeuvre pour retrouver le Shérif. Il se résoud même à demander de l'aide à son ennemi : Robin des Bois ! C'est dire si la situation est critique !!! La ville de Nottingham sera-t-elle détruite ?

Popularité


5 - 3 votes

Titre VO
Walkabout

Titre VF
L'Union Fait la Force

Première diffusion
08.12.2007

Première diffusion en France
26.10.2008

Vidéos

Petit Jean piégé (VO)

Petit Jean piégé (VO)

  

Photos promo

Much (Sam Troughton) face au Shérif démasqué (Keith Allen)

Much (Sam Troughton) face au Shérif démasqué (Keith Allen)

Djaq (Anjali Jay) auprès de Ceris et ses fils

Djaq (Anjali Jay) auprès de Ceris et ses fils

Robin des Bois (Jonas Armstrong)

Robin des Bois (Jonas Armstrong)

Robin des Bois a démasqué l'imposteur !

Robin des Bois a démasqué l'imposteur !

Djaq et Jean se concertent

Djaq et Jean se concertent

Ceris, réfugiée dans la forêt de Sherwood avec ses enfants

Ceris, réfugiée dans la forêt de Sherwood avec ses enfants

Jean et Djaq apportent des vivres aux pauvres (Gordon Kennedy et Anjali Jay)

Jean et Djaq apportent des vivres aux pauvres (Gordon Kennedy et Anjali Jay)

Ceris (Charlie Brooks) remercie Petit Jean, accompagné par Djaq

Ceris (Charlie Brooks) remercie Petit Jean, accompagné par Djaq

Djaq et Jean (Anjali Jay et Gordon Kennedy) veulent aider les plus démunis

Djaq et Jean (Anjali Jay et Gordon Kennedy) veulent aider les plus démunis

Le vieil aveugle (Keith Allen) avec Ceris (Charlie Brooks) et ses enfants

Le vieil aveugle (Keith Allen) avec Ceris (Charlie Brooks) et ses enfants

Jean (Gordon Kennedy) a pitié de Ceris et du vieil aveugle

Jean (Gordon Kennedy) a pitié de Ceris et du vieil aveugle

Ceris (Charlie Brooks) et ses trois fils (Alex Valentin Herceg, Fremont Farkas et Kada Haala)

Ceris (Charlie Brooks) et ses trois fils (Alex Valentin Herceg, Fremont Farkas et Kada Haala)

Ceris (Charlie Brooks)

Ceris (Charlie Brooks)

Plus de détails

Réalisateur : Roger Goldby
Scénaristes : Richard Kurti et Bev Doyle

Cast secondaire
Lee Ross ... Sir Jasper
Charlie Brooks ... Ceris
Alex Valentin Herceg ... fils de Ceris
Fremont Farkas ... fils de Ceris
Kada Haala ... fils de Ceris

Sans cesse tourmenté par Robin, le Shérif devient somnambule et se retrouve un nuit dans la Forêt de Sherwood en pyjama. Il est donc malheureusement absent du château lors de la venue du messager du Prince Jean, Jasper, venu s'assurer que tout va bien à Nottingham.

Au moment où Gisborne commence des recherches, l'armée du Prince Jean est déjà sur le chemin afin de raser Nottingham vu que le Shérif a disparu. À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles: pour sauver les apparences via-à-vis de Jasper, Marian convainc Gisborne de charger secrètement Robin de les aider à retrouver le Shérif dans les bois.

Pendant ce temps, le Shérif apprend à maîtriser la nature et essaye de trouver un chemin pouvant le ramener à Nottingham. Quand il rencontre des mendiants voulant plumer Robin des Bois, il se rend compte qu'il peut enfin mettre la main sur le Pacte grâce à leur aide.

Même Petit Jean se fait rouler par la brillante performance du Shérif déguisé en un pauvre aveugle. Décidant de venir en aide aux mendiants plutôt que de suivre les ordres de Robin, Petit Jean les conduit dans leur campement ...

Le coucher du Soleil approche. C'est l'heure limite fixée par Jasper avant que l'armée du Prince Jean ne brûle Nottingham ... Et celle-ci se dessine dangereusement à l'horizon ... Marian et Gisborne, quant à eux, décident de risquer leur vie en combattant côte à côte pour tenter de sauver les habitants de Nottingham.

Robin vient alors à la rescousse après avoir capturé le Shérif avant que celui-ci ne reprenne le Pacte.  De retour au château juste à temps pour éviter un massacre, le Shérif est furieux de découvrir qu'il n'a toujours pas le Pacte entre les mains ...

 

Avis du Veilleur de Nuit : un épisode porté par un Shérif diabolique, un Gisborne amoureux, et un Petit Jean plein de tendresse ... Encore une fois, les scénaristes nous épatent grâce à l'arrivée menaçante du messager du Roi venant détruire Nottingham. Un épisode où se mêle tension, romantisme, et compassion ... A voir absolument !

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Le Shérif a un sommeil très agité, il n'arrête pas se retourner dans son lit en gémissant. Il fait sans cesse le même cauchemar : Robin dérobe le Grand Pacte de Nottingham et s'enfuit au galop.
Le Shérif (parlant en dormant) : Le pacte ! Le pacte !
L'aube se lève. Alors que, dans son rêve, il est sur le point de se saisir du précieux document, le Shérif se réveille... en plein cœur de la forêt de Sherwood ! Pieds nus, vêtu uniquement d'un pyjama de soie noir, il est debout en haut d'une ravine, seul. Le vent se lève et Vaizey se met à hurler.
Le Shérif : Nooooon !
Son cri résonne dans toute la forêt.

Au petit matin, Gisborne entre dans la chambre du Shérif.
Gisborne : Bonjour Monseigneur, pardonnez-moi de vous déranger...
Il s'interrompt en découvrant un homme nonchalamment installé dans les appartements du Shérif, les pieds posés sur son bureau.
Gisborne : Qui êtes-vous ? Où est le Shérif ?
Jasper : Je m'apprêtais justement à vous poser la même question.
Gisborne sort son épée et menace l'inconnu.
Gisborne : Sortez d'ici !
Jasper (ricanant) : Hein, hein... (tapotant l'écusson cousu sur sa veste) Me menacer, c'est menacer le Prince Jean. Je suis son envoyé spécial.
Gisborne (sans abaisser son épée) : Pourtant je ne vous ai jamais vu.
Jasper : Ma foi, c'est parce que j'arrive à l'aube. Je passe un jeudi sur deux, je partage un verre de vin avec le Shérif.... (il ouvre un petit livret qui renferme des cachets de cire)... Le Shérif appose son sceau ici. Je rapporte ça au Prince Jean. Ainsi le Prince sait que tout se passe à merveille dans les provinces mais aujourd'hui... tout ne se passe pas à merveille, dirait-on... (il referme brusquement le livret)... Aujourd'hui, il n'y a pas de Shérif donc pas de sceau non plus. Et naturellement, vous n'avez aucune idée de ce qui a bien pu lui arriver ?
Gisborne (rengainant son épée) : Non.
Jasper : Et bien, je vous suggère de le découvrir au plus tôt. Vous savez ce qu'il en est s'il arrive malheur au Shérif : le Prince Jean enverra une armée pour réduire Nottingham en cendres.
Gisborne (vivement) : Oui mais rien ne dit qu'il soit arrivé quelque chose au Shérif.
Jasper : Oui, mais il n'est pas là que je sache ! C'est la seule chose qui m'intéresse. Les troupes seront là au crépuscule, j'ai déjà envoyé le signal et donné l'alerte. Nottingham sera bientôt anéantie.
Gisborne reste pétrifié à cette annonce.

***** Générique *****

FORÊT DE SHERWOOD
Le Shérif erre dans les bois, désorienté. Soudain il pousse un cri de douleur : il vient de se blesser en marchant pieds nus sur une branche. Un homme très grand et bedonnant s'approche de lui.
L'homme : Toi, ça fait un moment que je t'observe. Tu sais que tu es somnambule ?
Le Shérif : Quoi ?
L'homme fait un pas en avant et effleure le tissu du pyjama du Shérif.
L'homme (admiratif) : Quelle jolie soie !
Vaizey repousse brusquement la main de l'inconnu et commence à vociférer.
Le Shérif : Je suis le Shérif de Nottingham ! Je ne suis pas somnambule. Quant à toi, tu vas me ramener à Nottingham.
Il commence à partir mais l'homme l'attrape par le col de sa veste. Vaizey se retourne et commence à ricaner nerveusement.
Le Shérif : Peut-être devrions-nous reprendre cette discussion ?
L'homme (prenant le visage du Shérif entre ses deux mains) : Belle dent blanche et brillante.
Le colosse assène un violent coup au Shérif dans le bas-ventre. Plié en deux de douleur, celui-ci tombe à la renverse et commence à ramper sur le dos pour s'éloigner. Son agresseur sort une petite masse et s'approche. Le Shérif s'empare alors de sa main et lui mord un doigt tout en l'aspergeant de feuilles mortes. Alors qu'il se recule en hurlant de douleur, Vaizey récupère sa dent qui était restée plantée dans la main de l'homme. Assis par terre, le sinistre individu se tortille en gémissant. Le Shérif se relève et lui envoie son pied en pleine figure. L'homme s'enfuit sans demander son reste.
Le Shérif (à lui-même) : Et donc disais-je, rentrons à Nottingham.
Il jette un regard alentours, hésitant sur la direction à emprunter.

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Gisborne (en hurlant) : Allan ! Où es-tu ?
Allan traverse la cour à grands pas pour le rejoindre.
Gisborne : Organise la garde. Le Shérif a disparu. Passe le château au peigne fin. Retrouve-le.
Allan (sidéré): Disparu ?
Gisborne (hargneux) : J'ai dit 'Retrouve-le !'

FORÊT DE SHERWOOD
Le Shérif tente d'assembler des branches, il compte sur l'ombre de son bâton pour connaître la direction à suivre.
Le Shérif (marmonnant) : Je veux le soleil et je le veux tout de suite !
Il se retrouve soudain encerclé par une manante accompagnée par trois gamins. Tous le menacent avec des gourdins. La femme s'avance rapidement et place un couteau contre sa gorge.
Cerise : Dans la vie, on n'a pas toujours ce qu'on veut. C'est pas vrai ce que je dis ?

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Allan rejoint Gisborne dans la Grande Salle du Château. Il est accompagné par une jeune fille qui semble apeurée.
Allan : Cette fille d'écurie l'a vu sortir cette nuit.
Gisborne : Sortir ? Pour aller où ?
Allan (à la jeune fille) : Dis-lui.
Jeune fille : Je l'ai vu partir, il était à cheval. Il marmonnait.
Gisborne : Il marmonnait ?
Allan : Dis-lui simplement ce que tu m'as dit.
Jeune fille : Il a ordonné 'Ouvre la herse !'
Gisborne (inquiet) : Et qu'est-ce que tu as fait ?
Jeune fille (hésitante) : J'ai ouvert la herse.
Gisborne se détourne, furieux, tandis que la jeune fille d'écurie poursuit.
Jeune fille : Il portait sa tenue de nuit Messire.
Gisborne se retourne brusquement et laisse exploser sa colère.
Gisborne : Tu vas fouiller toute la ville, et les villages environnants. Il faut qu'on le retrouve !
Il quitte ensuite la pièce et va retrouver Sir Jasper qui s'est confortablement installé dans les appartements du Shérif. Attablé, l'envoyé du Prince Jean fait honneur à la table.
Gisborne : Bien, je vois que nos cuisiniers prennent soin de vous.
Jasper : La bonne cuisine ne me touche pas, mais je sens qu'il y a anguille sous roche. Qu'avez-vous fait du Shérif ?
Gisborne (affichant un large sourire) : Messire Jasper, sachez que personne n'a fait de mal au Shérif. En réalité, on l'a vu quitter le château à cheval la nuit dernière, en bonne santé. Nous avons un témoin.
Jasper : Je me moque de votre témoin, je veux le Shérif ! A présent, qu'y a-t-il comme dessert ?

FORÊT DE SHERWOOD
Menacé par Cerise, le Shérif est outré.
Le Shérif : Votre parcelle ? Ne soyez pas ridicule ! Cette forêt appartient au roi.
Cerise : On travaille sur cette parcelle. Sauve-toi si tu tiens à la vie.
Le Shérif : Travailler ! Vous ignorez ce que ce mot signifie.
Cerise : Trouve-toi un autre pigeon parce que Robin des Bois est à nous !
Le Shérif (intéressé) : Robin des Bois ? Robin des Bois vient ici ?
Cerise : Tiens, comme si tu savais pas que c'est un point de livraison. Maintenant assez causé, fiche le camp d'ici !
Le Shérif : Très bien... (puis, à voix basse) un point de livraison... (il reprend) Je fiche le camp !... (puis, à lui-même) Ah quelle nouvelle ! Très bonne nouvelle !
Alors qu'il s'éloigne, l'un des garçons tire sur lui avec sa fronde. Le Shérif pousse en cri en portant la main sur son postérieur endolori puis repart. Satisfaite, Cerise félicite le gamin.

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Au château, Gisborne est pensif et morose. Allan le rejoint et fait son rapport.
Allan : Bien, on n'a vu le Shérif ni à Locksley ni dans les autres villages... et on signale des mouvements de troupes approchant par ici par la route du Nord.
Gisborne (laissant exploser sa colère) : Non !
Marian entre et se dirige d'un pas rapide vers Gisborne.
Marian : J'ai appris pour le Shérif. Des nouvelles ?
Gisborne : Non, aucune.
Marian : Qu'en pensez-vous ?
Gisborne : Si le Shérif n'était pas parti de son propre chef, je penserais que c'est Robin des Bois.
Marian : Non, non, non. Robin des Bois connaît l'arrangement passé par le Shérif et le Prince Jean et il ne voudrait pas que Nottingham soit détruite.
Gisborne laisse échapper un soupir de mépris.
Marian : En cette occasion, je ne crois pas que Robin des Bois soit le problème, mais il est peut-être la solution...
Gisborne : Que voulez-vous dire ?
Marian : Et bien, Robin connaît Nottingham et la forêt mieux que quiconque ici. Si le Shérif se trouve quelque part...
Gisborne (l'interrompant) : Robin des Bois ne nous aidera jamais.
Marian : Essayez de lui demander !
Gisborne (en s'emportant) : Il n'est pas question de traiter avec des hors-la-loi !
Il se dirige à grands pas vers la sortie, Marian sur ses talons.
Marian : C'est peut-être notre seul espoir ! Si je lui faisais parvenir un message, si je pouvais le faire venir ici... (Gisborne se retourne, suspicieux) … au château.
Gisborne : Vous... vous auriez les moyens de l'amener ici, au château.
La jeune femme est un peu embarrassée mais elle ne détourne pas les yeux.
Marian (murmurant) : Oui je le crois... (puis, un peu plus fort) Il ne voudra pas que Nottingham soit réduite en cendres, exactement comme vous.
Gisborne : Bon, très bien. Faites-le.
Il fait volte-face et sort à grands pas. Marian adresse un regard entendu à Allan.

CAMPEMENT DES HORS-LA-LOI
La bande rentre au campement, le sourire aux lèvres.
Robin : Bonne matinée de travail les gars ! ...(puis, ébouriffant les cheveux de Petit Jean assis sur le sol). Bien joué !
Petit Jean se racle la gorge pour attirer l'attention de ses compagnons.
Robin : Qu'est-ce que tu tiens Jean ?
Le hors-la-loi affiche un large sourire et fait glisser une toile de ses genoux révélant... une oie !
Petit Jean : Elle pond des œufs en or, et demain nous allons recevoir un arrivage de haricots magiques.
Ses amis le dévisagent, interloqués.
Robin : Hum, Jean, nous devrions avoir une petite discussion.
Petit Jean (levant les yeux au ciel) : Oh donnez-moi la force Seigneur ! … (puis découvrant un plateau d'argent caché sous une autre toile) Le voici le butin ! D'accord ? Alors que ceci, c'est pour la cuisine les gars.
Il se lève sous les rires de ses camarades en gardant précieusement l'oie dans ses bras puis confie la volaille à Much.
Much (grognon) : J'aurais préféré des haricots magiques.
Will actionne le levier qui permet d'ouvrir la porte secrète du campement et les hors-la-loi sursautent en entendant la voix d'Allan.
Allan : Ça fait chaud au cœur toute cette bonne humeur.
Aussitôt, Robin, Will et Djaq le menacent de leurs arcs.
Allan : Je suis venu seul ! Sans rire.
Much : Qu'est-ce que tu veux ?
Allan : Marian m'a dit de te montrer ça pour prouver ma bonne foi Robin.
Il lui tend la bague de fiançailles que le hors-la-loi a offerte à la jeune femme.
Allan : Regarde !
Robin s'avance vers lui et s'empare de la bague, soucieux.
Allan : Elle a besoin de toi Robin. Aujourd'hui, tu entreras librement dans le château.
Petit Jean : Tu ne penses quand même pas qu'on va tomber dans le panneau !
Robin (à Allan) : Pourquoi ?
Allan : Ils ont perdu le Shérif. Il faut le retrouver au plus vite aujourd'hui. Une armée est en chemin pour raser Nottingham.
Robin : On se met en route tout de suite.
Petit Jean (outré) : Quoi ! On abandonne tout ce qu'on fait pour obéir à... à ce sale traître et venir en aide à notre ennemi !
Robin (avec fermeté) : Jean ! J'ai offert cette bague à Marian. Elle ne me mentirait pas... Dépêchons-nous.
Ses compagnons se dévisagent, interloqués, tandis que Robin s'éloigne rapidement avec Allan.
Petit Jean (à Much) : Pose cette bestiole.
Il emboîte le pas derrière Djaq et Will qui gravissent déjà le ravin. A regrets, Much pose la volaille par terre.
Much : Pas bouger !
Après un dernier regard à l'oie, il part à son tour en courant.

NOTTINGHAM
Les hors-la-loi se présentent à Nottingham, Allan ouvre la marche.
Allan : Ouvrez la herse !
Allan entre dans la cour du château et se retourne pour voir si les autres suivent. Du haut des remparts, Sir Jasper observe la scène.
Will : Je trouve ça louche, ça ne me plaît pas.
Much : Nous, on pourrait quand même entrer en douce.
Petit Jean (toujours fâché) : Après ça, j'espère qu'on retourne aider les pauvres.
Robin : Bien sûr Jean.
Mais cette réponse ne suffit au hors-la-loi qui pose sa main sur le bras de Robin pour l'obliger à s'arrêter et à lui faire face.
Petit Jean : Il y a des pauvres gens qui attendent, on a quatre livraisons de prévues. Ces gens comptent sur nous.
Robin hoche gravement la tête. Allan siffle et lui fait signe d'entrer. Robin tente de rassurer Petit Jean.
Robin : C'est d'accord... (puis, il se tourne vers son fidèle compagnon et lui tend son arc et son carquois). Tiens-moi ça Much.
Peu rassurés, les hors-la-loi regardent leur chef pénétrer sans arme dans l'enceinte du château. Dans la Grande Salle, Gisborne attend, grave. Plongé dans ses pensées, les yeux fermés et la tête reposant entre ses mains, le bras-droit du Shérif se redresse en entendant entrer son ennemi. Debout dans la pièce, Marian esquisse un sourire en voyant arriver Robin qui dévale l'escalier d'un pas léger.
Robin : Ma foi, tu as plus de noblesse que je ne pensais Gisborne ! Il en faut pour demander de l'aide à son ennemi en cas de crise.
Il s'installe dans un siège face à Gisborne au bout de la longue table qui les sépare.
Marian : Cette crise te concerne aussi Robin. Tu sais quelle sera la réaction du Prince Jean s'il devait arriver malheur au Shérif.
Robin : Tu as fait fouiller le château ?
Gisborne (sombre) : Évidemment que j'ai fait fouiller le château.
Marian : On l'a vu partir la nuit dernière. Il était à cheval et dans sa tenue de nuit. Les troupes de choc seront là ce soir.
Gisborne : Nottingham va être rasée avec tout ce qu'elle contient.
Marian : S'il y a quelqu'un qui peut le retrouver, c'est toi... (Robin les dévisage, pensif et grave)... Tu as des hommes partout.
Robin soupire et se penche en avant pour regarder Gisborne droit dans les yeux.
Robin : Bon, je t'écoute. Demande.
Gisborne : Quoi donc ?
Robin : Demande-moi de t'aider à le retrouver.
Gisborne l'observe froidement et Marian soupire en constatant l'obstination des deux hommes.
Marian (implorante) : Robin !
Robin (fermement) : C'est à lui que je parle.
Les deux ennemis se dévisagent longuement, sans broncher, puis Gisborne tente de se lever.
Gisborne : Nous perdons notre temps.
Marian pose sa main sur son bras et arrête son geste. Stoïque à l'autre bout de la table, Robin attend toujours.
Gisborne : Peux-tu nous aider à retrouver le Shérif ?
Robin (sans cacher sa satisfaction) : Mais naturellement ! Pourquoi crois-tu que je suis venu ?
Il se lève et monte l'escalier prestement, un grand sourire aux lèvres.

DANS UNE PLAINE
Pieds nus en pleine nature, le Shérif commence à avoir très mal aux pieds.
Le Shérif : Des chaussures, il me faut absolument des chaussures.
Il aperçoit un homme qui traverse la plaine.
Le Shérif : Ah ! Ah tiens, des vêtements ! … (il fait signe à l'inconnu.) Hé là-bas ! Mon cher ami, mon très cher ami ! Tu... tu dois bien savoir que mes vêtements valent au minimum trente livres.
Le vagabond (sarcastique): Ouais, bien sûr. Et moi je suis le Shérif de Nottingham !
Le Shérif le suit en ricanant.

NOTTINGHAM
Robin ressort du château, ses compagnons l'attendent anxieusement.
Much : Alors ?
Robin : Il faut le retrouver, toi et moi on va s'en occuper.
Pendant ce temps, Petit Jean distribue des pommes aux pauvres.
Petit Jean (à une femme) : Prends-en une, oui prends-là.
Robin : Will, je veux que tu restes en ville et je veux que tu fouilles chaque ruelle. Renseigne-toi. Djaq, Jean...
Il s'interrompt quand il se rend compte que Petit Jean ne l'écoute pas.
Robin : Jean !
Petit Jean : Chaque jour que Dieu fait, il y a plus de mendiants.
Robin : Jean ! Concentre-toi s'il te plaît !
Petit Jean (énervé) : En quoi est-ce que ça va les aider que je me concentre !
Robin soupire puis s'empare la bourse accrochée à sa ceinture et en déverse le contenu dans la rue au milieu des mendiants.
Robin : Voilà !
Petit Jean (outré) : Robin ! Tu ne peux pas leur jeter ta bourse de cette façon !
Robin (en colère) : Aujourd'hui on essaie de sauver la vie de tout le monde ici ! Le Shérif est peut-être dans la forêt, je veux que toi et Djaq vous y alliez. Vérifiez tous les points de livraison, quelqu'un a peut-être vu quelque chose.
Alors que les hors-la-loi s'éloignent, Robin retient Will un peu à l'écart.
Robin : Will, je ne sais pas comment tout ça va finir, mais quoi qu'il se passe je veux que tu veilles sur Marian.
Will : Bien sûr.
Robin (grave) : Will, je compte sur toi. Elle doit rester en vie, même si tous les autres meurent.
Il dépose dans sa main la bague de fiançailles qu'il avait offerte à Marian puis lui donne une tape amicale sur l'épaule avant de partir. Will examine pensivement le bijou puis s'engage dans la ville.

FORÊT DE SHERWOOD
Vêtu des vêtements de l'inconnu rencontré dans la plaine, le Shérif est revenu au point de livraison. Il observe Cerise et ses trois fils qui semblent attendre puis il s'approche.
Le Shérif : Je suppose que tu sais que Robin des Bois prend aux riches...
Cerise (l'interrompant avec agressivité) : On t'a dit de déguerpir, c'est chez nous ici !
Le Shérif : … pour donner aux pauvres ! Hein ?
Cerise : Qu'est-ce que tu crois qu'on fiche ici ?
Le Shérif : Vous ramassez les miettes, ma chère. Réfléchis ! Si Robin des Bois dépouille les riches, il a forcément un énorme magot caché quelque part. Hum ? Et que vous donne-t-il ? Quelques menues piécettes ? Tsst,tsst, tsst...
Cerise : Essaie pas de nous embobiner !
Le Shérif : Alors qu'avec un peu plus d'ambition, vous pourriez vous introduire dans le campement secret de Robin des Bois... où, allez donc savoir ce que vous pourriez trouver... (il note l'intérêt soudain de Cerise)... Bien. Après le cours que je vais vous donner...
Cerise (l'interrompant) : Hé, c'est notre métier de voler les idiots !
Le Shérif : Oh, c'est le mien aussi ! C'est le mien aussi très chère. Reste à savoir si Robin des Bois et son trésor secret vous intéressent.
Cerise : Ouais, et tu auras la part du lion sans doute ?
Le Shérif : Non, non, non, non, non, non, je ne veux rien du tout. Je vous laisse tout, tout le magot ! Je ne m'intéresse qu'à un ridicule, minuscule, bout de papier qui est ma propriété.
Cerise (suspicieuse) : Qui es-tu, toi ?
Le Shérif (avec un large sourire) : Disons que je suis l'homme qui a le plan. Alors, si nous commencions la leçon ?

NOTTINGHAM
Allan parcourt la ville avec un petit groupe de soldats.
Allan : Fouillez chaque maison ! Un homme par maison.
Gisborne aperçoit son homme de main et vient au devant de lui sous l’œil attentif de Sir Jasper, posté sur les remparts.
Allan : Les hommes fouillent partout. On sonde même les étangs mais il est nulle part.
Gisborne : Continuez.
Allan : Très bien.

DANS UNE PLAINE
Robin et Much se sont lancés à la recherche du Shérif.
Much : Ah, ça fait chaud au cœur ! Vous et moi en mission comme avant. Et je dis pas ça contre les autres ! Mais... c'est comme au bon vieux temps, comme quand on était en Terre Sainte.
Robin s'accroupit et désigne des traces dans les herbes hautes.
Robin : Regarde ! Ces chaussures, elles ont bien été fabriquées à la forge du Shérif, n'est-ce pas ?
Much : Ouais, c'est notre homme.
Robin (se relevant) : Allons-y !
Much : Maître, au sujet de cette bague, celle que Marian avait. Est-ce que c'est un nouveau code ?
Robin : Non, je lui ai donnée quand nous étions dans l'arbre.
Much (en riant) : Alors vous offrez des bijoux maintenant ? Elle a dû être surprise, non ? Elle a dû croire que c'était une demande en mariage.
Robin : Oui, c'était le cas et elle a répondu oui.
Much est sidéré et se sait pas quoi ajouter en contemplant son compagnon d'armes.
Robin : Normalement, c'est maintenant que tu dois dire 'Je vous félicite.'
Much : Je vous félicite !
Les deux amis s'étreignent en riant.
Much : Elle a dit oui ?
Robin : Elle a dit oui.
Much : Ça, c'est incroyable !
Robin (grave soudain) : Oui, enfin si on est encore en vie.
Il donne une tape amicale sur l'épaule de Much puis reprend la route.
Robin : Allez viens ! Il est passé par là.
Much est encore abasourdi par la nouvelle et n'arrive pas à bouger, pensif.
Robin : Tu viens ?
Much soupire, sourit puis le rejoint.

FORÊT DE SHERWOOD
Le Shérif met au point son plan avec Cerise et ses fils.
Le Shérif (en mettant de la boue sur son visage) : Il ne suffit pas d'être pauvre et d'être crasseux.
Cerise : Je sais faire la vieille femme ! ... (elle met une perruque grise) ... Ça marche à tous les coups avec les hommes.
Elle éclate de rire.
Le Shérif : Oui c'est pas mal. Mais tu vois... (à un garçon) Approche... Ce qu'il te faut c'est un détail qui te permette de te distinguer franchement du reste des pauvres et des indigents.
Il prend le foulard du jeune garçon.
Cerise : Oh ! On sait aussi faire les malades !
Le Shérif : C'est beaucoup mieux ! Beaucoup mieux !
Cerise (tendant des herbes aux garçons) : On sait aussi écumer de la bouche, et aussi faire la pâleur mortelle.
Le Shérif (admirant leur mise en scène) : Oh oui ! Oui, la pauvre mère en détresse qui tente désespérément de protéger sa couvée mourante ! Oh excellent ! Excellent ! (désignant les herbes) Avalez tout !
Le Shérif : Mais il ne suffit pas d'être vieux et faible, mais aussi... (geignant) aveugle, aveugle !
Cerise est aux anges en le découvrant, le foulard du gamin noué sur les yeux et claudiquant appuyé sur un bâton tordu. Elle applaudit à tout rompre.
Le Shérif : Merci, c'est très aimable à vous. Mais ce qu'il nous manque, c'est un argument de choc ! Bien, à votre avis, qu'est-ce qui ferait saigner le grand cœur de Robin à grosses gouttes ?
Cerise : Ma foi, si le butin vaut le détour, je peux toujours couper le bras d'un des mioches.
Le Shérif (ricanant) : J'aime assez ton idée, c'est excellent ! Mais non, j'ai une meilleure suggestion.

Plus loin dans la forêt, Petit Jean regarde les sacs de provisions que les hors-la-loi ont rassemblés.

Petit Jean : C'est pas assez.
Djaq : C'est tout ce qu'il y a.
Petit Jean : C'est pas assez pour nourrir tous les villageois.
Djaq : Et bien on nourrira les familles qui ont des enfants en priorité.
Petit Jean : Non, il faut plus à manger.
Il commence à s'éloigner.
Djaq : Non, il faut retrouver le Shérif !
Petit Jean : Je me fiche pas mal du Shérif.
Djaq : D'accord, ça veut dire que tu te fiches aussi de Nottingham !
Petit Jean : C'est pas ce que je voulais dire.
Djaq : Jean, si le Shérif n'est pas retrouvé très vite, Nottingham sera complètement rasé.
Petit Jean : Tout le monde, tous les autres sont en train de chercher le Shérif !
Djaq : Et c'est ce que nous devrions faire, nous aussi.
Petit Jean (en soupirant et en s'emparant des sacs) : Je ne peux pas laisser les pauvres mourir de faim.
Djaq : Et moi je ne désobéirai pas à Robin.
Petit Jean : Pourquoi ?
Djaq : Parce qu'il a raison et qu'il est notre chef.
Petit Jean : Les chefs peuvent se tromper.
Il s'éloigne avec un sac de vivres sur l'épaule et Djaq soupire en lui emboîtant le pas.

NOTTINGHAM
Gisborne rattrape l'envoyé du Prince Jean dans un couloir.
Gisborne : Messire Jasper ! Je crois que vous et moi devrions arriver à nous entendre. Je sais que vous n'agissez que pour le bien du Shérif et c'est ce que nous faisons nous aussi.
Sir Jasper : Dans ce cas, vous choisissez fort mal votre mission.
Gisborne : La vérité, c'est que nous ne savons pas où il est. Nous avons besoin de plus de temps.
Sir Jasper : Écoutez, le règlement c'est le règlement. Si je fais une exception pour vous, le premier jeune capitaine ambitieux venu croira qu'il peut assassiner son Shérif et s'en sortir libre comme l'air.
Gisborne : Je n'ai pas assassiné le Shérif, je vous assure.
Sir Jasper (dubitatif) : Ma foi...
Gisborne : Songez que je pourrais faire de vous un homme riche.
Sir Jasper : Écoutez, si Nottingham ou Derby ou n'importe quelle autre ville placée sous la protection du Prince Jean est rasée, elle doit ensuite être rebâtie et il se trouve que par un heureux hasard la charte royale de reconstruction a été accordée à mon cousin... (Gisborne lève les yeux au ciel, atterré par cette nouvelle) … Pensiez-vous vraiment que j'allais être un vulgaire messager jusqu'à la fin de ma vie ?
Gisborne : Vous irez jusqu'au bout, n'est-ce pas ?
Sir Jasper : Oh que oui ! Au crépuscule, toujours pas de Shérif, plus de Nottingham... (regardant au loin par la fenêtre)... C'est impressionnant la poussière qu'une armée peut soulever, mais bon il faut avouer que c'est une armée de fort belle taille !
Il s'éloigne et Gisborne découvre avec horreur un nuage de fumée qui semble s'avancer droit sur Nottingham. En effet, l'armée du Prince Jean fait marche sur la ville.

FORÊT DE SHERWOOD
Petit Jean et Djaq parcourent toujours la forêt.
Petit Jean : Encore trois livraisons.
Djaq : Oui, une ici et deux autres avant la rivière. Il y a bien quelqu'un qui aura vu passer le Shérif.
Des pleurs attirent l'attention de Petit Jean.
Petit Jean : Doux Jésus...
Il vient de découvrir un douloureux spectacle : Cerise, entourée par ses trois garçons et un vieil aveugle – le Shérif qui porte la fameuse perruque grise – pleure à côté d'une petite tombe fraîchement creusée.
Cerise : Oh, mon bébé adoré !
Petit Jean : Personne, non personne ne devrait être réduit à ça.
Djaq : Tu vois leur allure miséreuse, ce n'est pas la dernière tombe qu'ils creuseront.
Petit Jean : Non, pas si j'ai mon mot à dire.
Il se dirige vers le petit groupe. En l'entendant approcher, le Shérif humecte son doigt et le passe discrètement sur ses joues pour simuler des larmes.
Le Shérif (faisant semblant de sursauter) : Oh, qu'est-ce que c'est ?
Petit Jean : Non, ne prenez pas peur, on ne vous veut aucun mal. N'ayez crainte... (il pose une main compatissante sur l'épaule de Cerise qui ne cesse de pleurer) … On est avec Robin des Bois.
Cerise (en s'accrochant désespérément à sa main): Oh, Dieu vous bénisse ! Dieu vous bénisse !
Le Shérif : Pourquoi je ne suis pas mort à sa place ? Le cher petit venait tout juste de naître.
Jean est dévasté face à tant de misère.
Petit Jean (à Djaq) : Il faut rester, il faut les aider.
Djaq : Jean, nous avons une mission !
Petit Jean : C'est eux notre mission.
Djaq : Robin nous a demandé...
Petit Jean (l'interrompant) : Robin n'est pas ici ! Nous si. Ces pauvres gens, ils ont besoin de nous.

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Gisborne rejoint Marian dans la Grande Salle du château.
Gisborne : Impossible de faire fléchir Jasper !
Marian (inquiète) : On a encore le temps ?
Gisborne (tendant la main vers elle) : Oui, le temps pour vous de quitter la ville.
Marian : Non. Vous ne m'avez pas laissée tomber quand j'étais prise en otage, je ne vous laisserai pas tomber non plus.
Gisborne (ému) : Dans ce cas, nous devons préparer notre défense.
La jeune femme acquiesce gravement.

Beaucoup d'agitation règne dans les rues de Nottingham. Will se rend aux portes de la ville et découvre avec horreur le nuage de poussière généré par l'armée du Prince Jean. Allan le rejoint.
Allan (aux soldats qui l'accompagnent) : Fouillez tout le village ! Retrouvez le Shérif ! Allez, exécution ! … (puis regardant l'armée en approche) Je crois pas qu'on arrivera à s'en tirer Will... Mais si on a cette chance, tu... tu crois que je pourrais reprendre ma place dans la bande ?
Will (sidéré) : Trop tard Allan ! Beaucoup trop tard.
Allan : Allons bon, j'ai fait quelques petites erreurs...
Will (l'interrompant) : Des petites erreurs ! T'as délibérément trahi tous tes amis !
Allan : D'accord, à proprement parler c'est vrai.
Will : Ouais !
Allan : Oui, mais c'est pas aussi simple Will, crois-moi ! J'ai jamais dit à Gisborne où était le campement, et je t'ai sauvé la vie il me semble ! C'est pas vrai ? J'en connais un bout sur le fonctionnement du château. Ce serait utile à Robin, non ? Franchement, qu'est-ce que t'en penses ? La vielle équipe, comme avant !
Will (en secouant la tête) : T'es avec Gisborne maintenant. Il n'y a pas moyen de revenir en arrière.
Will rentre dans la ville, laissant Allan très déçu.

FORÊT DE SHERWOOD
Robin et Much ont repris leurs recherches.
Much : Je m'y suis habitué à cette vie, la vie de hors-la-loi héroïque ! Le Roi va revenir, vous et Marian allez vous marier, vous vivrez dans un vieux manoir immense et moi je...
Robin (l'interrompant) : Regarde-ça Much ! Regarde toutes ces traces, elles vont par là. Suivons-les !
Le hors-la-loi s'éloigne mais Much tient à dire ce qu'il a sur le cœur.
Much : Tout ça ce sera fini !
Robin (se retournant vers lui) : Écoute, dis ça au soleil Much ! Regarde-le, il poursuit sa course dans le ciel et si on ne retrouve pas le Shérif avant ce soir, en effet, tout sera fini ! Moi, toi, Marian, tout ! Tu entends ? Il ne restera plus rien ici, que de la terre brûlée !
Much acquiesce puis emboîte le pas à Robin qui est déjà reparti.

Le Shérif, Cerise et les trois jeunes garçons se tiennent les uns contre les autres, recroquevillés dans un abri de fortune érigé contre des rochers. Ils grelottent et gémissent.
Cerise : Oh j'ai froid ! J'ai tellement froid !
Djaq : J'ai des remèdes au campement, je les rapporte !
Petit Jean : Non.
Stupéfaite par son refus, Djaq s'arrête et se retourne vers lui tandis que le Shérif ne perd pas une miette de leur conversation.
Petit Jean : On va les emmener avec nous.
Djaq : Le campement est secret !
Petit Jean : Regarde-les ! Tu trouves vraiment que c'est une bonne idée de les laisser seuls ici ? Réponds franchement... (Djaq est hésitante)... Le vieil homme ne verra rien. Quant aux autres, on leur bandera les yeux.
Sans attendre sa réponse, il se dirige vers le petit groupe et les aide à se préparer.

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Allan rattrape Sir Jasper dans un couloir.
Allan : Je peux vous dire un mot ?
Sir Jasper (hautain) : C'est à moi que tu parles ?
Allan : Mes excuses Messire Jasper. Avez-vous une minute ?
Sir Jasper (sans s'arrêter) : J'écoute.
Allan : Voilà, entre vous et moi, Guy n'est pas le genre d'homme à se mettre en valeur mais je tiens à vous faire savoir que nous faisons tout notre possible, même s'il n'en montre rien.
Sir Jasper : Bien.
Allan : Il n'y a pas beaucoup d'hommes qui en feraient autant que lui ! Vous devriez lui attribuer d'autres tâches. Il serait fort utile dans d'autres comtés.
Sir Jasper : Vraiment ? Lui et toi ?
Allan : Et bien oui, je suppose que oui.
Sir Jasper : C'est intéressant n'est-il pas, quand les gens comprennent que leur vie est en jeu, toute cette loyauté nouvellement trouvée qui surgit d'on ne sait où.
Allan (embarrassé) : J'ai envie de vivre, c'est vrai.
Gisborne apparaît au bout du couloir et interpelle son homme de main.
Gisborne : Allan ! ...
Sir Jasper (froidement, à Allan) : Tu ferais mieux de retrouver le Shérif dans ce cas.
Gisborne : … je croyais t'avoir confié une mission !
Allan : Je sais, je m'en occupe.
Il s'éloigne rapidement et laisse les deux hommes seuls.
Sir Jasper : Votre bras-droit a vraiment envie de vous sauver.
Gisborne : Il ne s'agit pas de moi, n'est-ce pas, mais du peuple de Nottingham.
Sir Jasper : C'est exact et malgré le peu de sympathie que j'ai pour vous, vous n'avez rien à craindre de l'attaque à venir. Vous faites partie des Chevaliers Noirs. Vous et votre famille pourrez quitter la ville sains et saufs.
Gisborne : Je n'ai pas de famille.
Sir Jasper (cynique) : Parfait ! C'est beaucoup plus simple.
Il commence à s'éloigner quand Gisborne l’interpelle à nouveau.
Gisborne : Mais j'ai néanmoins des amis !
Sir Jasper : La famille, pas des amis.
Gisborne : Une personne en particulier.
Sir Jasper : Oh ! En particulier Lady Marian ?
Gisborne : Oui. Nous avons été fiancés et j'ai des raisons d'espérer...
Sir Jasper (l'interrompant) : Pardon, pardon, pardon, 'Vous avez des raisons d'espérer' ? Vous n'allez pas me faire avaler ça.
Gisborne : Le jour venu, on formera une famille.
Sir Jasper : 'Le jour venu' ?
Gisborne : Oui, le jour venu, elle sera ma femme.
Sir Jasper (froidement) : Sauf si elle est morte.
Gisborne : Marian part avec moi !
Sir Jasper : Bien sûr, si vous l'épousez avant ce soir.
Gisborne (furieux) : Je ne peux pas l'épouser entre maintenant et le coucher du soleil !
Sir Jasper : Oh, et pourquoi non ? Elle ne risque pas de dire 'non', n'est-ce pas ?
Gisborne pousse un profond soupire alors que Sir Jasper s'en va. Il est sorti de sa torpeur par le tocsin qui résonne dans toute la ville et se précipite à l'extérieur du château. L'armée du Prince Jean est arrivée et envahit les collines qui entourent Nottingham.

Dans une rue, Marian court après l'envoyé du Prince Jean qui se hâte vers les portes de la ville.
Marian : Messire Jasper ! Messire Jasper !
Sir Jasper : Le temps de parlementer est passé. Je dois aller donner mes ordres à mes troupes.
Marian : S'il vous plaît, laissez-nous au moins évacuer la ville !
Sir Jasper : Non.
Marian : Mais les femmes et les enfants ! Épargnez-les !
Sir Jasper : Il faut qu'un exemple soit fait et comme le Prince Jean dit toujours : 'Les meilleurs exemples sont inscrits dans le sang'.
Il la laisse à l'entrée de la ville et se dirige vers les troupes massées sur la colline. Gisborne arrive en courant, Allan sur ses talons.
Gisborne : Combien sont-ils ?
Allan : Ils encerclent toute la ville ! Ils doivent être nombreux pour faire ça.
Marian contemple l'armée qui se met en position puis rentre précipitamment dans l'enceinte de la ville. Gisborne et Allan découvrent à leur tour les troupes qui leur font face.
Gisborne : Que tous nos gardes se préparent à soutenir l'attaque.
Allan : Mais quels gardes ? Ils sont tous à la recherche du Shérif !
Gisborne : Alors amène chaque homme valide au dépôt d'armes.
Allan : Vous allez confier une arme à ces paysans ?
Gisborne : On est tous là pour défendre notre vie.
Allan : Attendez...
Gisborne (en hurlant) : Fais ce qu'on t'ordonne !
Allan : Tout de suite !
Les deux hommes rentrent dans la ville et referment les lourdes portes en bois derrière eux.

CAMPEMENT DES HORS-LA-LOI
Petit-Jean et Djaq arrivent au campement, accompagné par les réfugiés. Le hors-la-loi porte les trois enfants.
Petit Jean : Nous y sommes. Essayez de vous reposer, on va vous donner à manger.
Le Shérif, resté un peu en arrière, soulève discrètement le foulard noué sur ses yeux et regarde l'entrée du campement avec grand intérêt.
Le Shérif (ricanant à voix basse) : Ah, voilà la Terre Promise !
Il remet en place le foulard puis se met à gémir en claudiquant.
Le Shérif (plaintif) : Venez m'aider...
Petit Jean : J'arrive !
Le Shérif : S'il vous plaît...
Petit Jean : Par ici, je suis là, je suis là.
Le Shérif : Aidez-moi.
Le hors-la-loi le prend par les épaules et le guide précautionneusement pour entrer dans le campement.
Petit Jean : Doucement, c'est ça, c'est ça.
Le Shérif : Un p'tit morceau de fromage ?
Petit Jean : Oui, on va d'abord te faire prendre un bain.
Le Shérif (d'une voix innocente) : C'est par ici ?

NOTTINGHAM
Une grande agitation règne dans la cour du château. Les armes sont affûtées puis distribuées aux hommes vaillants. Allan remet une épée à un adolescent.
Will (à Allan) : Où est Marian ?
Allan (lui tendant une épée) : Will !
Will : Finalement, nous revoilà frères d'armes comme avant.
Allan (en souriant) : C'est pas tout à fait à ça que je pensais.
Il lui tend la main et Will accepte de la lui serrer. Un dernier regard échangé puis Allan repart en courant vers la ville tandis que Will se précipite vers Marian occupée à distribuer des armes.
Marian : Will ! Tu as des nouvelles de Robin ?
Will (hochant négativement la tête) : Mais je sais qu'il mourra plutôt que d'arrêter les recherches.
Marian : Aujourd'hui ce n'est pas suffisant Will !
Will : Marian, si une personne ne doit pas mourir, c'est vous.
Marian : Il n'y a plus d'issue.
Will (lui tendant sa bague de fiançailles) : J'ai promis à Robin de vous sauver.
La jeune femme regarde pensivement le bijou avant de le placer dans son corsage. Will s'éloigne.

FORÊT DE SHERWOOD
Robin et Much courent à travers bois.
Robin : Où est-ce qu'il peut bien aller ?
Much (sans répondre à sa question) : Euh... vous savez, je me disais que je resterais peut-être ici quand... quand vous et Marian, vous savez...
Robin lui montre des traces sur le sol.
Robin : Much, regarde, je crois bien qu'on le rattrape. Les empreintes sont toutes fraîches.
Much : Je pourrais être un hors-la-loi solitaire...
Robin s'est avancé et vient d'apercevoir un homme vêtu d'un pyjama de soie noir qui marche un peu plus loin dans la forêt. Il encoche une flèche sur son arc.
Much : … ou le Vengeur de la Forêt de Sherwood.
Robin : Much ! Viens ici !
Much (apercevant l'homme à son tour) : C'est lui ! Il n'y a qu'un homme à Nottingham pour porter une tenue pareille !
Robin : Oui.
Much (apostrophant le vagabond) : Oh !
Robin pousse un profond soupir en découvrant le visage de l'homme dont ils suivaient la piste.
Robin (à Much) : C'est pas possible ! ...(puis à l'homme) Où est-ce que tu as volé ces vêtements ?
Le vagabond : Je les ai échangés, pas volés ! À la régulière, contre de bonnes guenilles.
Much : Tu as échangé des guenilles contre un pyjama en soie, ça m'étonnerait fort !
Le vagabond : C'est la vérité ! C'était un homme petit et laid. Il a dit que ça l'aiderait à retrouver des papiers importants dans la forêt.
Much (pensif) : Des papiers importants...
Robin (comprenant soudain) : Mais oui, le pacte !
Much : Le pacte !
Alors que Much est perplexe, Robin repart déjà en courant.
Robin : Au campement ! Dépêchons-nous !
Much se précipite à sa suite.

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Will arrive dans la Grande Salle remplie de villageois au moment où Gisborne vient retrouver Marian.
Gisborne : Marian !
Marian : Il a changé d'avis ?
Gisborne : Non, mais j'ai négocié et il a fait une concession.
Il l'entraîne un peu à l'écart de la foule.
Gisborne : Nottingham ne sera pas épargnée mais il m'épargnera moi et ma famille.
Marian (choquée) : Vous nous abandonnez !
Gisborne : Je n'ai pas l'intention de vous abandonner Marian. Vous pouvez faire partie de ma famille et nous pourrons partir ensemble mais seulement... si vous m'épousez.
Marian est interloquée, elle jette un coup d’œil furtif à son corsage où est dissimulée la bague que lui a offert Robin.
Marian : Mais...
Gisborne : Est-ce si difficile de dire oui ? Choisir entre la mort et devenir ma femme ?
Marian : Ce n'est pas aussi simple, comment puis-je leur faire une chose pareille ?
Gisborne met brusquement genou à terre et prend les mains de la jeune femme entre les siennes.
Gisborne : Épousez-moi ! Et restez en vie... il faut que ce soit avant le coucher du soleil, je partirai à ce moment-là.
Il se relève puis s'éloigne. Un peu plus loin, Will a surpris la scène et il a instantanément compris que Gisborne venait une nouvelle fois de demander Marian en mariage.

FORÊT DE SHERWOOD
Robin et Much courent pour rejoindre le campement. Soudain, Much se prend le pied dans une racine et tombe en poussant un cri de douleur. Robin, qui courait devant lui, rebrousse aussitôt chemin et le rejoint.
Robin : Debout !
Much (continuant à gémir) : Continuez, je ne fais que vous ralentir ! Aie !
Voyant que Robin est toujours là, il lui indique le chemin d'un geste de la main.
Much : Ne vous faites pas de souci pour moi !
Robin : Hé Much, ça me plaît de me faire du souci pour toi. Allez relève-toi !
Il lui tend la main et l'aide à se relever. Much pousse un nouveau cri de douleur.
Robin : Dépêche-toi !
Tous deux repartent en courant.

Pendant ce temps, au campement, les enfants ont été installés sur les couchettes des hors-la-loi. Djaq pose une main sur leurs fronts puis elle sort et informe Petit-Jean.
Djaq : Je reviens tout de suite.
Le Shérif profite que Petit-Jean rassemble du bois pour relever son bandeau.
Le Shérif (à Cerise) : On est plus nombreux qu'eux alors ne te précipite pas et n'hésite pas à te servir des mômes. Les héros n'ont pas le droit de tuer des enfants... (il ricane)
Tous deux se lèvent sans bruit.

NOTTINGHAM
L'imposante armée du Prince Jean se tient devant la ville. A l'intérieur, Will tente de convaincre Marian.
Will : Il n'y a pas d'autres issues.
Marian : Il y en a forcément une.
Will : Non, ils ont formé un anneau d'acier autour de Nottingham. Même si on réussissait à passer les murailles, ils nous couperaient la route.
Marian : Alors il faudra se battre du mieux que nous pourrons !
Will (s'emportant) : Marian, vous ne pouvez pas sauver ces... (baissant le ton) Vous ne pouvez pas sauver ces pauvres gens. Dieu m'en soit témoin, je déteste Gisborne mais vous devez l'épouser.
Marian : Non !
Will : Quel que soit l'endroit où vous irez, quel qu'il soit, Robin remuera ciel et terre s'il le faut mais il vous retrouvera ! … (articulant lentement) Vous devez rester en vie.
La jeune femme s'éloigne sans lui répondre.

FORÊT DE SHERWOOD
Much peine à suivre l'allure de Robin.
Much : Maître ! Ça ne tient pas debout voyons ! Le Shérif ne peut pas savoir où se trouve notre campement !
Robin : Il le sait Much ! Peu importe comment !
Much (s'arrêtant brusquement) : Oui mais, si vous faites fausse route ? Vous avez vu le soleil ? On n'a plus le temps. On devrait rentrer et sauver Marian, et Will, et tous ceux qu'on pourra secourir !
Robin s'arrête en haut de la ravine et se retourne vers lui.
Robin : Non Much ! Le Shérif se dirige vers notre campement et le retrouver, c'est la seule façon de sauver les autres !
Il repart en courant et Much part à sa suite. Les deux hommes dégringolent la ravine, ralentis par le relief accidenté.

CAMPEMENT DES HORS-LA-LOI
Accroupi en train de s'occuper du bois, Petit-Jean n'a pas entendu le Shérif arriver dans son dos. Celui-ci le menace d'une épée.
Le Shérif (ironique) : En fin de compte, on ne restera pas pour le déjeuner.
En les rendant compte qu'il a été dupé, Petit Jean laisse exploser sa colère et lui décoche un violent coup de pied. Le Shérif est déséquilibré et doit s'appuyer sur la paroi rocheuse. Le hors-la-loi s'arrête alors, stupéfait.
Petit Jean : Je te connais !
Cerise arrive à la rescousse de Vaizey, elle est armée d'un gourdin.
Petit Jean : Je t'ai aidée espèce d'ingrate !
Cerise : Oui, je sais ! Merci pour tout mais je veux le trésor !
Le combat s'engage et, malgré sa force, Petit Jean a fort à faire pour se défendre contre ses deux agresseurs qui le frappent sans relâche. Il finit par réunir à les repousser mais, au moment de se précipiter sur eux, il se retrouve entravé, les pieds liés par deux des garçons qui ont entouré discrètement ses chevilles avec des cordes. Petit Jean se met à hurler en menaçant les enfants de son bâton.
Petit Jean : Stop !
Cerise : Je t'interdis de poser tes sales pattes sur mes enfants !
Le hors-la-loi ne peut se résoudre à frapper les garçons et les dévisage avant de s'effondrer sur le sol. Depuis le haut des rochers, le troisième garçon a fait tomber une lourde pierre sur la tête de Petit Jean, lui faisant perdre connaissance. Le Shérif adresse un sourire radieux au garçonnet.
Le Shérif : Ah, parfait ! Vous ligotez le balourd, moi je vais chercher le trésor.
Cerise : Euh, moi aussi je vais chercher le trésor. Les garçons ! Attachez bien notre ami le géant.
Pendant que les enfants obéissent, le Shérif et Cerise se précipitent dans le campement et entreprennent de tout fouiller. Soudain, Cerise pousse des cris de joie et Vaizey se hâte de la rejoindre. Elle vient de découvrir un coffre en bois. Quand ils l'ouvrent, ils constatent avec stupeur qu'il est vide.
Le Shérif (croisant le regard noir de sa complice) : Apparemment, il donne vraiment tout aux pauvres... Cherche par là !

Alors qu'ils reprennent leur fouille, Robin et Much se rapprochent du campement en courant à corps perdus à travers bois.

Cerise et son complice mettent le camp sans dessus dessous.
Le Shérif : Allez, allez ! C'est forcément quelque part.
Il pousse à son tour un cri de joie en découvrant un autre coffre. Alors qu'il l'extirpe avec peine, Cerise vient se placer à ses côtés.
Cerise (pleine d'espoir) : On l'a...
Vaizey ouvre le coffre et tous deux laissent exploser leur joie en y trouvant de l'or et de l'argenterie.
Cerise (embrassant une coupe) : Viens voir Maman.
Le Shérif : Inutile de baver dessus femme !
Cerise (en prenant des brassées de pièces) : Oui !
Vaizey entreprend de jeter l'argenterie par terre afin de fouiller le coffre.
Cerise : Non ! Vieux fou stupide !
Il découvre enfin ce qu'il cherche : le Pacte de Nottingham !
Le Shérif : Ah ! En une journée, j'ai été un homme riche, un homme pauvre, le dernier de mendiant et pour finir un voleur !
Dehors, les gamins ont fini d'attacher Petit Jean et courent rejoindre leur mère.
Petit Jean (furieux) : Sales traîtres !
Le Shérif (hilare) : Oui ! Et ils sont encore si jeunes !
Sa joie est de courte durée. Une nuée de flèches s'abat dans le campement et l'une d'elle arrache sa perruque qui vient se ficher dans une poutre derrière lui. Le Shérif comprend aussitôt.
Le Shérif : Robin !
Robin apparaît, toujours en train de courir, et il encoche une nouvelle flèche. Cerise utilise un des garçons comme bouclier et se met à crier.
Cerise : Pitié ! Pitié, ne tirez pas ! Pensez à mes enfants !
Mais Robin décoche sa flèche qui vient arracher le poignard des mains de la voleuse. Il se place face à elle, son arc de nouveau prêt à tirer. À ses côtés, Much menace Vaizey de son épée.
Much : Sortez de ma cuisine !
Djaq arrive à son tour et elle entreprend de libérer Petit Jean.
Robin (à Cerise) : Tu devrais vraiment revoir l'éducation de tes enfants... (il se retourne vers le Shérif) Quant à vous, vous ne devriez pas traîner dehors aussi tard.
Much et Djaq menacent désormais Cerise et ses fils de leurs épées.
Much : Reculez !
Le Shérif : Tu ne peux rien me faire Robin, sauf si tu tiens à ce que tes pauvres indigents adorés, ces sous-êtres puants, geignards et misérables, brûlent vifs !
Robin : On ne brûlera rien ni personne !
Le Shérif : Oh mais tu dois me ramener à Nottingham avant le crépuscule ! Mais il n'y a rien que tu puisse faire contre ça !
Petit Jean arrive et envoie un puissant coup de poing dans le visage du Shérif qui perd aussitôt connaissance.
Petit Jean : Désorienté, il ne manquera pas de l'être.

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM
Gisborne rejoint Marian en toute hâte.
Gisborne : Marian ! Le temps presse, quelle est votre décision ?
Marian : Et bien, je ne peux pas abandonner tous ces pauvres gens.
Gisborne : Donc vous restez ?
Marian : Oui je reste.
Gisborne (hors de lui) : Femme ! Votre obstination causera votre perte !
Il part précipitamment.

Le crépuscule va bientôt tomber. Face à Nottingham, les soldats du Prince Jean allument des torches.
Jasper (en frissonnant) : Oh, il commence à faire frais. Si nous faisions un feu ? … (puis, en hurlant) Ouvrez-moi ces portes !
Les portes s'ouvrent... pour laisser sortir Gisborne. Le bras-droit du Shérif traverse le pont à cheval, la tête haute. Arrivé à la hauteur de Sir Jasper, il s'arrête et regarde l'alignement de soldats prêts à attaquer.
Sir Jasper : Et la femme, Marian, est-ce qu'elle part avec vous ?
Gisborne (en soupirant) : Elle refuse d'abandonner Nottingham.
Sir Jasper se met à ricaner.
Sir Jasper : L'imbécile.
Gisborne : Et sans elle, mon univers n'est plus que cendres.
Guy fait demi-tour et rentre dans la ville. Il se précipite au château et pénètre en criant dans la Grande Salle où les villageois s'apprêtent à livrer combat sous la conduite de Will.
Gisborne : Marian !
Marian (en souriant) : Vous êtes revenu !
Gisborne : Si je dois mourir, je veux mourir à vos côtés.
Will dégaine son épée et Gisborne reprend aussitôt le commandement.
Gisborne (en hurlant) : À vos armes !
Les villageois se précipitent à sa suite en criant pour se donner du courage. Aux portes de la ville, l'armée du Prince Jean est en marche pour mettre le feu à Nottingham. Allan, qui faisait le guet, donne aussitôt l'alerte.
Allan (courant devant les cavaliers) : Ça y est, ils sont là ! Ils sont là , ils sont là ! Ils sont là !
Allan rentre en toute hâte et les lourdes portes se referment derrière lui.

Pendant ce temps, Robin traverse la prairie au grand galop en entraînant derrière lui un autre cheval en travers duquel se trouve le Shérif, ligoté.

Alors que le soleil commence à se coucher, les soldats arrivent en ville torches en main. Au château, les villageois sont prêts à combattre. Marian vient se placer à côté de Gisborne et pose une main amicale sur son bras.
Gisborne (dans un souffle, sans quitter la porte des yeux) : Épousez-moi maintenant, pour que ce soit la dernière chose que nous fassions. Dites oui, volons-leur au moins ça.
La jeune femme, touchée par sa demande, lui adresse un timide sourire mais avant qu'elle réponde, une voix furieuse parvient jusqu'à eux.
Le Shérif : Gisborne !
Guy se précipite à l’extérieur. Dehors, dans la pénombre qui commence à tomber et dans la fumée générée par les débuts d'incendie, Robin regarde le Shérif se diriger maladroitement vers le château, un sac sur la tête. Vaizey trébuche.
Le Shérif : Gisborne ! Gisborne !
Il arrache le sac et poursuit son chemin. Sir Jasper court au devant de lui.
Sir Jasper : Vous êtes en vie ?
Le Shérif : Ne restez pas planté là comme un crétin ! Je vous donne mon sceau immédiatement.
L'envoyé du Prince Jean obéit et lui tend aussitôt le nécessaire. Le Shérif appose son précieux sceau dans la cire.
Le Shérif (vociférant) : Une seule journée ! Je m'absente une seule journée et regardez le résultat, hum ! … (puis hurlant) Regardez !!!
Sa mission accomplie, Robin repart discrètement.
Le Shérif (criant après Sir Jasper) : Vous êtes encore là vous !
Sir Jasper (bégayant, effrayé) : N...non Monseigneur... (aux soldats) Vous avez entendus, retirez-vous !
L'armée du Prince Jean quitte Nottingham et le Shérif franchit les portes.
Gisborne : Monseigneur, que s'est-il passé ? Où étiez-vous ?
Le Shérif (ironique) : J'ai voulu voir comment vous feriez sans moi pendant une journée !
Gisborne : Robin des Bois vous a retrouvé.
Le Shérif : Et alors ?
Gisborne : Il est peut être encore là! On peut encore le rattraper !
Le Shérif : Non. Non, je n'ai plus besoin de lui. Seul, j'ai réussi. J'ai réussi tout seul, vous entendez, à m'infiltrer dans le campement secret de Robin des Bois et à récupérer le pacte ! … (il se met à rire, triomphant) Ah, le pacte ! … (il tapote sa veste pour trouver le document... en vain) Le pacte ! Le pacte ! Oh non, le pacte ! Le pacte ! Rattrapez-le, allez ! Qu'est-ce que vous attendez !
Sous le regard noir du Shérif, Gisborne se précipite vers la herse, espérant rattraper Robin qui est déjà loin.

***** Épilogue *****

CAMPEMENT DES HORS-LA-LOI
Robin range le Pacte de Nottingham dans le coffre d'où il n'aurait jamais dû sortir, le referme, puis s'assoit dessus en soupirant mais le sourire aux lèvres.
Robin : Voilà, la paperasse est bien rangée.
Petit Jean (dépité) : Oui. C'est ma faute si on a failli perdre ce papier.
Robin se mord les lèvres en l'observant, conscient que son compagnon est plein de remords.
Petit Jean : Si le Shérif retrouve notre campement, je ne me le pardonnerai jamais. J'ai été stupide Robin... (Robin acquiesce gravement) Je regrette d'avoir désobéi à tes ordres.
Robin : Tu es un homme bon Jean. Tu te préoccupes de tes semblables alors il ne faut jamais, jamais t'excuser d'être ainsi.
Il se lève et lui tend la main. Les deux hors-la-loi se serrent la main gravement puis Robin donne une tape amicale sur l'épaule de Jean.
Much : Robin, tu ne crois pas que le Shérif soit réellement somnambule ?
Robin (en souriant) : Rien de ce que fait cet homme ne me surprend.
Much : Non, impossible ! Non ! Personne n'est capable de monter à cheval en dormant !
Djaq : Ah, j'ai connu un homme un jour qui s'est levé en pleine nuit, qui a trait toutes ses chèvres avant de retourner tranquillement dans son lit. Tout ça, en dormant !
Ses amis peinent à y croire.
Will : Quoi ?
Much : Quoi ?
Djaq : C'est une histoire vraie, sa femme a tout vu !
Will : Et alors, elle l'a pas réveillé ?
Djaq : T'es pas fou ! Le lendemain, elle est sortie et elle a racheté ses chèvres !
Les hors-la-loi rient de bon cœur.

*** Fin de l'épisode ***

Ce script a été réalisé par Allthingsrobin sur le site Hood Winked.
This transcript was made by Allthingsrobin on Hood Winked.

 

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF’S QUARTERS. NIGHT.

Lightning flashes in the distance behind the castle. The Sheriff is thrashing and groaning in his sleep.

SHERIFF : The pact ! The pact !

 

OUTSIDE NOTTINGHAM.

The Sheriff dreams that it is after sunrise. Robin, sitting on a horse, is teasingly waving the pact. The Sheriff covers his sleeping face with his hand and reaches out with the other, trying to grab it.

SHERIFF : The pact ! The pact ! Get it ! The pact !

Robin rides off on his horse, waving the parchment.

 

SHERWOOD FOREST.

The pact is lying on the ground in the forest, just out of reach of the Sheriff, amid leaves blowing from the wind of the passing storm. As he is about to grab it, the wind blows it away.

SHERIFF : The pact ! The pact ! The pact !

The Sheriff ‘s eyes open and he is standing in the forest at the edge of a ravine with his fist stretched out in front of him. He looks from side to side and down, then leans back quickly to avoid falling into the ravine. The wind whips at his black silk pyjamas. He looks up to see trees all around him.

SHERIFF, Roars : No !!!

The Sheriff ‘s cry echoes throughout the forest.

 

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF’S QUARTERS. THE NEXT MORNING.

Gisborne enters the Sheriff ‘s room, closing the door behind him.

GISBORNE : G’ morning, my lord, sorry to disturb you.

Gisborne slaps a pile of parchment on the table and sees Sir Jasper sitting back in a chair with his feet up on the table.

GISBORNE : Who are you ? [Glances at the Sheriff‘s empty bed] Where’s the Sheriff ?

JASPER : I was about to ask the same question.

GISBORNE, Draws his sword : Get out !

JASPER : Uh-uh-uh ! Your hurt me, hurt Prince John. [Turns so Gisborne can see the insigne stitched on his jerkin, taps it and nods] I’m his special envoy.

GISBORNE : Well, I’ve never seen you before. [Holds his sword out at Jasper.]

JASPER : Well, that’s because I arrive at dawn... [stands]... every other Thursday, share a glass of wine with the Sheriff, he stamps his seal [opens a small wooden book with yellow wax squares in it] here, I take it to Prince John and the Prince knows that all is well in the provinces. But today... [slams the book shut]... all is not well, is it ? No sheriff, no stamp... And of course... [sets the book on the table]... you have no idea what’s happened to him.

Jasper picks up a dried plum from a plate on the table.

GISBORNE : No. [Sheathes sword.]

JASPER : Well, then I suggest you find out. You know the deal. Anything happens to the Sheriff, Prince John sends an army to raze Nottingham to the ground.

GISBORNE : Yes, but we don’t know if anything has happened to the Sheriff.

JASPER : Yeah, but he’s not here ! That’s all I need to know. [Nods] The troops will be here by sunset. I’ve already sent the signal. Nottingham... is about to be flattened.

Jasper puts the plum into his mouth as Gisborne stares at him in disbelief.

 

OPENING CREDITS

 

SHERWOOD FOREST.

The Sheriff wanders barefoot through the forest. He steps on a twig which breaks and cuts his foot.

SHERIFF : Aah !

As he hops around holding his sore foot, a very large man approaches him.

MUGGER : I’ve been watching you. You’ve been sleepwalking.

SHERIFF : What ?

MUGGER, Grabs a handful of fabric at the Sheriff‘s shoulder : Nice silk.

SHERIFF, Throwing off the Mugger’s hand : I am the Sheriff of Nottingham ! I do not sleepwalk. And you will take me to Nottingham.

The Sheriff starts to walk away, but the Mugger grabs his pyjamas and pulls them off one shoulder. The Sheriff stops, faking a smile, chuckles and turns back around. The Mugger is looking at him with greedy eyes.

SHERIFF : Maybe we should start again.

MUGGER, Puts his hands on the Sheriff‘s cheeks : What a pretty mouth you’ve got.

The Mugger knees the Sheriff in the groin and the Sheriff falls onto his back grabbing his privates. The Mugger pulls out a small club. The Sheriff slithers backwards as the Mugger advances, reaching for the Sheriff ‘s jewelled tooth. Suddenly, the Sheriff yells a war-like cry, grabs the Mugger’s hand and bites it for several seconds as he continues to yell and the Mugger screams in pain. The Sheriff releases his bite, still holding onto the Mugger’s wrist, because his tooth is stuck in the back of the Mugger’s hand. With his eyes shining in wicked delight, the Sheriff pulls his jewelled tooth out and lets go of the hand. The Mugger remains sitting on the ground. He looks at the wound while holding his trembling limb and crying out in pain. The Sheriff puts his tooth back into place, then stands and kicks the Mugger in the face. The Mugger scrambles to his feet and disappears into the trees.

SHERIFF : And so... to Nottingham. [Looks around him, but has no clue which way to go] Ah.

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

Allan is talking to some soldiers.

GISBORNE, From inside the castle : Allan !!! [Approaching the main doors from inside] Where are you ?!

Allan runs up the steps towards him. The sentries’ halberds separate for Gisborne as he briskly walks out.

GISBORNE : Organise the guard.

Allan frowns in confusion.

GISBORNE : The Sheriff‘s missing. Search every inch of the castle. Find him.

ALLAN : Missing ?

GISBORNE : Find him !

 

SHERWOOD FOREST. A SMALL CLEARING.

The Sheriff inspects a forked stick which he has stuck in the ground to be sure it is fairly vertical. He places a thin, long stick into the forked top, resting its other end on the ground, in which he has drawn a circle in the dirt and placed rocks marking the vertical stick’s shadow. He reaches for a shorter forked stick just as a cloud blocks the sun. As he voices his displeasure, a woman and three boys, armed with thick sticks and the youngest with a slingshot, come up silently behind him.

SHERIFF : Ah ! I want the sun and I want it now !

Ceris holds a knife to his throat.

CERIS : Well, you can’t always get what you want, can you ?

The Sheriff pulls out his jewelled tooth before the woman can see it.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GREAT HALL.

The lower doors open and Allan enters with a stable lass.

ALLAN : This stable lass saw him go in the night.

GISBORNE : Go ? Where ?

ALLAN to the girl : Go on.

STABLE LASS, Hesitates, scared : He went out on his horse. He was... mumbling.

GISBORNE : Mumbling ?

ALLAN : Just tell him what you told me.

STABLE LASS : He said,“Open the gate.”

GISBORNE, Steps forward : And what did you do ?

STABLE LASS : I opened the gate.

Gisborne spins round, realising the job of finding the Sheriff just got a lot more difficult.

STABLE LASS : He was in his nightclothes, sir.

GISBORNE, Turns and points at Allan : Comb the whole town. Then get out to all the villages. Just find him !

 

SHERIFF’S QUARTERS.

Gisborne enters. Jasper, with his back to the door, is in the Sheriff ‘s chair eating. He looks back around the chair at the door. Gisborne walks past him.

GISBORNE : Well, I see our kitchen is taking good care of you.

JASPER : Oh, good food’s wasted on me. [Drops a bare drumstick] But I can smell a rat.

Gisborne turns around to face him.

JASPER : What have you done to the Sheriff ?

GISBORNE : Sir Jasper, nothing has been“done”with the Sheriff. In fact, he was seen riding out of the castle last night alive and well. We have a witness.

JASPER : I don’t want a witness. I want the Sheriff. Now... [dabs the corners of his mouth with his napkin]... what’s for pudding ? [Smiles.]

 

SHERWOOD FOREST. THE SMALL CLEARING.

Ceris, her knife pointed at the Sheriff, and her boys with their weapons are advancing on the Sheriff, who is retreating backwards out of the clearing.

SHERIFF : Your patch ? Don’t be so ridiculous. This is the King’s forest.

The Sheriff steps back as Ceris and the boys step steadily forward.

CERIS : We’re working this patch. Now clear off !

SHERIFF : Work ? You’ve never done a day’s work in your life !

CERIS : Well, find your own sucker ! ‘Cause Robin Hood’s ours.

SHERIFF, Looks up at her, suddenly interested : Robin Hood ? Robin Hood comes here ? [Points down.]

CERIS : Like you don’t know it’s a drop point. Now go on. [Charging at the Sheriff] Sling your hook !

The Sheriff backs up.

SHERIFF, Whispers : Very well. Drop point ? Off I shall sling. [Turns and leaves] Oh, this is good. This is very good.

The Sheriff limps off and the youngest boy uses his slingshot to hit the Sheriff in the buttocks with a rock.

SHERIFF : Ow !

Ceris turns to the boy, smiling, and ruffles his hair. The Sheriff scowls at the boy, then limps off.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GRET HALL.

Gisborne stands under the balcony at one end of the long table. Allan enters above.

ALLAN : Right. [Comes downstairs] He’s not been seen in Locksley, Nettlestone or Clun. But there’s reports of troop movements heading this way on the North Road.

GISBORNE, Slamming both hands on the table : No !

Gisborne turns around and sees Marian entering through the lower door. He quickly changes direction and walks the length of the table. Marian follows him.

MARIAN : I heard about the Sheriff. Any news ?

GISBORNE : Nothing.

MARIAN : What do you think ?

GISBORNE : Well, if the Sheriff hadn’t left of his own accord, I would think this was Hood’s work.

Allan goes to wait outside the lower doors.

MARIAN, Pacing the length of the table and back : No-no-no-no-no. Hood knows the arrangement between the Sheriff and Prince John. He wouldn’t let Nottingham be destroyed.

Gisborne scoffs.

MARIAN : Look, on this occasion, I don’t think Hood is the problem, but he might be the solution.

GISBORNE, Softly, brooding : How ?

MARIAN : Well, Robin knows Nottingham and the forest better than any man alive. If the Sheriff is out there—

GISBORNE, Interrupting : Hood’s not going to help us.

MARIAN : Well, have you asked him ?

GISBORNE, Sternly, pointing at Marian : We do not deal with outlaws !

Gisborne walks down the side of the table opposite Marian and out the lower door. Marian follows, protesting.

MARIAN : This could be our only hope. If I could get a message to him, if I could bring him here to the ca— [Realises what she’s saying. Gisborne stops walking and slowly turns to face her. Quietly, finishing her thought]... to the castle.

Gisborne slowly steps back to her.

GISBORNE : You... could bring Hood here... to the castle ?

MARIAN, Trying to sound uncertain : I think so. Look, he will not want Nottingham razed to the ground, same as you.

GISBORNE, Stares at Marian a moment : Very well. Do it.

Gisborne turns and leaves. Allan is leaning against the wall in the corridor, watching. Marian raises her eyebrows to him and nods earnestly. Allan understands and follows Gisborne out.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Robin, Much, Djaq and Will come down the hill towards the camp. Little John is already waiting near the bottom, sitting on a boulder with two sacks : one in his lap, one beside him on the ground.

ROBIN : A good morning’s work, lads.

Robin pats Little John’s head as he walks past him.

ROBIN : Well done.

Little John clears his throat loudly several times. Robin turns, smiling, knowing he wants their attention.

ROBIN : What have you got there, John ?

Much passes Little John and turns around by Robin. Djaq and Will file in behind them. Little John, smirking but keeping his tone serious, pulls off the sack covering the goose in his lap and strokes its neck.

LITTLE JOHN, Affectionately : It lays golden eggs.

ROBIN, Mouths : Ah. [Nods slowly in disbelief.]

LITTLE JOHN : And tomorrow there’s a consignment of magic beans coming in.

Little John looks lovingly at the goose, which squawks. Robin and Much exchange glances, as do Will and Djaq.

ROBIN : John, I think we need to have a little word about—

LITTLE JOHN, Interrupting : Oh, give me strength ! This is the booty here. [Uncovers the pile next to hi] This... [stands with the goose]... is for the kitchen. [Chuckles.]

Djaq and Will smile, but Much is unamused. Robin smiles back at his gang. Little John hands the goose to Much.

MUCH : Oh ? Could have done with some magic beans.

Will pulls the lever to open the camp, revealing Allan waiting inside.

ALLAN : Well, I’m glad to see someone’s laughing.

Djaq, Will and Robin draw their bows. Allan raises his hands.

ALLAN : I’m on my own ! Honest !

MUCH : What do you want ?

ALLAN : Marian said to show you this and you’ll know I’m telling the truth.

Allan holds up Marian’s engagement ring and Robin lowers his bow.

ALLAN : All right ?

Allan steps forward and holds out the ring to Robin, who walks up to Allan to take it. Little John is frowning. Djaq and Will keep their bows drawn.

ALLAN : She needs your help.

Robin takes the ring. Djaq and Will lower their bows.

ALLAN : And just for today, you’ve got safe passage into the castle.

Robin examines the ring.

LITTLE JOHN : You don’t expect us to believe that ?

ROBIN : Why ?

ALLAN : They’ve lost the Sheriff. And if we don’t find him today, an army is coming to destroy Nottingham.

ROBIN, Turns back to the gang : We’re leaving, now.

LITTLE JOHN, Confused : We drop everything on the say-so of a traitor to go and help our enemy ?

ROBIN : John ! I gave Marian this ring. She wouldn’t lie to me.

Much stares at Robin, wondering why he gave her a ring. Jerks his head aside.

ROBIN : Come on.

Robin passes between Little John and Much. Allan cautiously follows him and Djaq. Will passes between them as well, glancing back at the goose in Much’s arms.

LITTLE JOHN to Much : Put it down. [Follows Robin.]

Much looks back at the camp, then out at the gang, then down at the goose. He puts the goose down and it squawks.

MUCH : Wait there.

Much follows the gang.

 

NOTTINGHAM TOWN.

Allan, several paces ahead, leads the gang down the street towards the castle gate. Robin has his hood up.

ALLAN : Open the gates !

The portcullis is raised. Allan marches through.

WILL : This is weird. I don’t like it.

Allan turns around to wait for the stragglers. Jasper is watching from the battlements overhead.

MUCH : Can’t we just sneak in anyway ?

Robin glares at him.

LITTLE JOHN : After this, we go back, we help the poor ?

ROBIN, Quietly, inattentively : Yes, John.

Little John grabs Robin’s shoulder. Robin stops and turns to face him.

LITTLE JOHN : There are people waiting. We have [Robin impatiently turns his head] four drop-offs today. They’re relying on us.

Robin barely nods. Allan whistles and waves at them to come. Robin nods at him.

ROBIN : All right. [Turns to Much] Take these, Much. [Gives him his bow, then slides off his quiver and hands him that.]

Allan turns and Robin follows him in alone. The rest of the gang exchange glances and wait nervously as Jasper watches from above.

 

THE GREAT HALL.

Gisborne is sitting in the Sheriff ‘s chair, his head on his hands, at one end of the long table. He raises his head as he hears brisk, confident footsteps overhead. Robin enters through the upper door with a chuckle at the sight of Gisborne’s distressed face. Marian, waiting by the table, smiles slightly at Robin and goes to stand at Gisborne’s right.

ROBIN, Turning the corner of the stairs : Well... you’re a bigger man than I thought, Gisborne... [sits in the chair opposite Gisborne]asking your enemy for [in a strained voice] help in a time of crisis. [Slumps smugly in his chair.]

Gisborne indignantly glares at Robin.

MARIAN : It’s your crisis as well, Hood. You know what Prince John will do... [Robin rubs his upper lip] ... if anything happens to the Sheriff.

ROBIN, Holds up his hand and looks up : You’ve searched the castle ?

GISBORNE, Bitterly through his teeth : Of course we’ve searched the castle.

MARIAN : He was seen leaving last night, on horseback... in his nightclothes.

Robin raises his head, thinking, a finger along his lips.

MARIAN : Shock troops will be here by sundown.

GISBORNE : Nottingham and everything in it will be destroyed.

MARIAN : If anyone can find him, it’s you. You have people everywhere.

Robin thinks a moment, sniffs, leans forward in his chair and stares at Gisborne.

ROBIN : Go on, then. Ask.

GISBORNE : What ?

ROBIN : Ask me for my help.

Gisborne’s eyes narrow. Marian rolls her eyes at Robin’s arrogance at a time like this.

MARIAN, Sighs, ready to give in : Robin...

ROBIN, Interrupting : Him.

Robin remains staring at Gisborne, who stares Robin down a moment. Robin doesn’t relent.

GISBORNE : We’re wasting our time.

Gisborne starts to stand but Marian puts a hand on his arm. Robin hasn’t moved.

GISBORNE, Not looking at Robin : Will you help us find the Sheriff ?

ROBIN, Smiles slightly and nods : Of course I will. [Stands and goes to the stairs, Without looking back] Why else do you think I came ?

Robin takes the stairs two at a time. As he’s ascending the upper half, he glances at Marian and smiles. Gisborne sits back in the chair, holding back his temper, as Marian watches Robin go.

 

SHERWOOD FOREST. ANOTHER PART OF THE FOREST.

The Sheriff has stopped in a clearing and is wrapping his cut foot with the sash to his pyjamas.

SHERIFF, Muttering : Shoes. My kingdom for some shoes. [The Sheriff sees a Vagabond walking towards him] Ha-ha-ha-ha. Oh, a change of clothes. [Stands] My man ! [Chuckles and walks forward to meet the Vagabond] My— [steps on his sore foot] ah ! My dear fellow.

The Vagabond walks right past him, ignoring him. The Sheriff turns to follow.

SHERIFF : You, er, you do realise that those clothes are worth at least £30 ?

VAGABOND, Scoffs : Yeah, sure. And I’m the Sheriff of Nottingham.

The Sheriff stops and chuckles sarcastically, then follows him again.

 

NOTTINGHAM TOWN. OUTSIDE THE MAIN GATE.

Robin leaves the castle through the gate and meets the gang waiting just outside it.

MUCH : So ?

Robin continues into the marketplace and the gang walk with him.

ROBIN : We have to find him. You and I will track him.

Little John stops to hand out an apple to an old man from three in his hand.

LITTLE JOHN : Take one. Take one.

ROBIN : Will, I want you to wait in the town. Search every street, ask around. Djaq, John...

Robin turns his head to notice Little John handing out the other two apples to a pair of old ladies. Another beggar kneels at his feet. Robin stops.

ROBIN : John !

LITTLE JOHN : Every day, more beggars.

ROBIN : John, you need to focus !

LITTLE JOHN, Steps to Robin : Are we making any difference to them ?

Robin rolls his head impatiently and takes a purse from his belt, walks over to the beggars and empties it onto the ground. Dozens of coins spill out and he drops the purse on top.

ROBIN : There. [Turns to leave.]

LITTLE JOHN, Angrily : Robin, you can’t just throw money at them !

ROBIN, Faces Little John : Today we’re trying to save everybody’s life ! Now, the Sheriff may be in the forest. I want you and Djaq to go there. And check all the regular drop points. Somebody might have seen something.

Djaq and Much lead them through the town, but Robin drops back with Will and grabs his arm, stopping him.

ROBIN : Will... I don’t know how today’s going to end. But whatever happens, you need to look after Marian.

WILL, Nods : Of course, yeah. [Glances after Djaq.]

ROBIN : Will, I’m relying on you. She has to live... even if no-one else does.

Robin picks up Will’s hand, puts Marian’s ring into it, closes Will’s fingers over it, pats his back and leaves. Will looks at the ring, hides it in his fist again, and walks into town.

 

SHERWOOD FOREST. THE SMALL CLEARING.

The Sheriff is standing behind a tree in the Vagabond’s clothes, watching Ceris, who is sitting on a rock in a clearing, pretending to cry with her head down and looking very pitiful while waiting for her handout. The Sheriff walks into the clearing.

SHERIFF : You do know...

Ceris looks up, as do her boys, huddled under a nearby tree between her and the Sheriff. She stands up, brandishing her knife.

ROBIN : ... Hood robs from the rich—

CERIS, Interrupting : We told you to clear off !

SHERIFF, Continuing walking, unfazed : ...to give to the poor, hm ?

CERIS : What do you think we’re doing here ?

Ceris walks to stand in front her boys, holding the knife in front of her. The boys hold their sticks and slingshot ready.

SHERIFF : Living off scraps, my dear, hm ? [Chuckles] Think about it. He robs from the rich, hm ? He must have a huge stash somewhere, huh ? [Stops in front of her] And what does he give you ? A handful of scraps ? [Looks at the boys at his feet and tuts.]

CERIS : Don’t talk rubbish.

SHERIFF : If you upped your game, then you could get inside Hood’s secret camp and— [Ceris puts her knife in his face] Whoa-whoa-whoooa, whoooa... who knows what you might find there. [A bird flutters nearby and Ceris glances away, Glancing at the boys] Now, with a little tuition from me—

CERIS, Interrupting : Hey, hey... we rob fools for a living.

SHERIFF, Smiles evilly : Oh, so do I. So do I. How does, erm, Robin Hood’s [whispers at the boys] secret treasure interest you ?

The oldest boy looks up at his mother with wide eyes.

CERIS, Sceptically : Yeah ? And your cut’s the lion’s share ?

SHERIFF : No-no-no-no-no-no-no-no. I don’t want any of it. You can have it all, have it all. I’m only interested in a teeny weeny bit of paper... that belongs to me.

CERIS, Holds the knife in his face again : Who are you ?

SHERIFF : I am the “man with the plan.” [Chuckles] So... [takes a step forward]... shall we begin the lesson ?

The Sheriff smiles at her, then walks past her. Ceris looks at her boys and raises her eyebrows, then turns around to look at the Sheriff, tapping the knife against her chin and thinking.

 

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.

Allan leads a squad of soldiers through the market towards the castle.

ALLAN : Search the houses, one each.

The soldiers separate into the town. Allan hurries towards the gate. Gisborne sees him from the courtyard and rushes to meet him. As he approaches the gate, Allan glances up at Jasper, who is still pacing the battlements above, but then stops to listen in.

ALLAN : They are looking everywhere. They’re even dredging the ponds. He’s just nowhere.

GISBORNE, Glances up at Jasper : Keep searching.

ALLAN : Right.

Gisborne turns and goes back inside.

 

BETWEEN NOTTINGHAM AND SHERWOOD FOREST.

Robin and Much are tracking the Sheriff ‘s horse.

MUCH : Ah, it’s good, this. You and me back on a mission. I mean, no offence against the others, but... well, it’s like the good old days, back in the Holy Land.

Robin kneels down.

ROBIN : Look... these shoes...

Much kneels down to look, too.

ROBIN : They were definitely made by the Sheriff ‘s smithy, weren’t they ?

MUCH, Nods : Yeah, that’s him.

Robin looks around, stands, and follows the horse tracks.

ROBIN : Come on.

Much remains, thinking.

MUCH : Master, you know that ring ? The one Marian gave you ?

Robin stops, wincing, annoyed at the interruption.

MUCH : Is it a new code ? [Stands and brushes off his knee.]

ROBIN, Not turning around : No. I gave it to her when we were in the tree.

MUCH, Walking over to Robin, laughing : Ha-ha ! What, you giving jewellery ? That must have surprised her. [Facetiously] She probably thought you were going to propose.

ROBIN, Nods slightly : Yeah, I did. [Much is stunned] And she said yes.

Much stares at Robin, who glances down smiling, waiting.

ROBIN : Well, this is when you’re supposed to say congratula—

MUCH, Interrupting quietly, giving Robin a hug : Congratulations.

Much smiles, giving Robin a long embrace.

MUCH : She said yes ? [Points at Robin, wanting the truth.]

ROBIN : She did.

MUCH : That’s incredible.

ROBIN, Pauses with a solemn look : Only if we live to enjoy it. [Pats Much’s shoulder] Come on.

Much remains standing, pondering what this news means for him.

ROBIN : He went this way. Come on.

Robin runs off. Much sighs, turns to watch him go, then hurries to follow.

 

SHERWOOD FOREST. CERIS’S CAMP.

SHERIFF : It’s not enough, just to be... [spits on his hands and rubs them]... poor... [picks up some dirt and pats it on his face]and dirty.

CERIS, Has an idea and points to him : I could do old.

Ceris clicks her fingers to a boy, who hands her a wig of grey hair. She puts it on.

CERIS : Works every time with the nuns.

SHERIFF : Yes, yes, not bad, but you see— [to the youngest] Come here —you really need something that makes you stand out...

The Sheriff takes the scarf off over the boy’s head as Ceris removes her wig.

SHERIFF : ... really stand out from the poor crowd.

The Sheriff turns away and Ceris points to him again with an idea.

CERIS : We could be sick as well.

SHERIFF, Points back : Better, [to the boy] better. [Looks for something on the ground.]

Ceris goes to their shelter, picks up a small bunch of greens and turns to the boys who fake looking sick, huddled together with their hands out, begging.

CERIS : We can do foaming at the mouth. Oh, and deathly pallor.

Turns to the Sheriff with a pitiful look and her arm outstretched.

SHERIFF : Oh, oh, yes ! Yes, the poor distraught mother... [Ceris scrunches up her face] ... desperately trying to protect her [puts his hand over his heart and hunches over] dying brood. Oh ! Excellent. Excellent. [Waves the back of his hand to Ceris] Eat the lot.

Ceris tears off bits for the boys.

SHERIFF, Turns his back again : But you see, not just old, hm ? [Puts the knotted scarf over his eyes] And weak... [Picks up a stick from the ground and quickly turns around] Mummy look. Aah ! [Leans on a stick] Blind ! He’s blind and all ! Ah!

Ceris laughs, stands and claps her approval with the boys.

SHERIFF : Thank you very much. You’re too kind, hm ? [Pulls the scarf off his eyes] But what we need is a clincher, hm ? Now what would make Robin Hood’s bleeding heart really gush ?

CERIS, Thinks for a second : For a big enough haul, I could always chop off one of the kids’ arms off.

The boys look fearfully up at her as the Sheriff ponders it.

SHERIFF : Ah. [Chuckles] I like your thinking, very good. But, erm, no. I’ve a better idea. [Shoots an evil grin at Ceris.]

 

SHERWOOD FOREST. ANOTHER CLEARING.

Little John and Djaq squat by a large basket and several sacks.

LITTLE JOHN : It’s not enough.

DJAQ : That’s all there is.

LITTLE JOHN : There’s not enough to feel all the villagers.

Little John stands, as does Djaq.

DJAQ : Then we’ll give it to the families with young children first.

LITTLE JOHN : No. We need more food. [Steps away.]

DJAQ : No, we need to find the Sheriff.

LITTLE JOHN, Turns to face Djaq : I don’t care about the Sheriff. [Turns back.]

DJAQ : All right. Then you don’t care about Nottingham.

LITTLE JOHN, Turns to face Djaq again : That’s not what I meant.

DJAQ : John, if the Sheriff isn’t found, Nottingham will be destroyed.

LITTLE JOHN, Steps to Djaq : Everyone... everyone else is out looking for the Sheriff.

DJAQ : Yes, and that’s what we should be doing, too.

LITTLE JOHN, Picking up a sack : I can’t let people starve.

DJAQ : And I won’t go against Robin’s orders.

LITTLE JOHN : Why ?

DJAQ : Because he’s right. And he’s our leader.

Little John scoffs, picks up another sack and tosses it at Djaq.

LITTLE JOHN : Leaders can be wrong.

Little John walks off into the forest. Djaq sighs, slings the sack over her shoulder and follows.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR CORRIDOR (ON AN UPPER STOREY).

Gisborne catches up Jasper.

GISBORNE : Sir Jasper, I think that we can come to some sort of understanding. You see, I know that you’re only acting in the Sheriff ‘s best interests [Jasper leans on the side of the window, looking out] and so are we.

JASPER : Well, you’re not doing a very good job of it.

GISBORNE : The truth is that we just don’t know where he is and we need more time.

JASPER : Look, rules are rules. If I make an exception for you, the next thing every other ambitious young captain’s murdering his sheriff thinking he can get away with it.

GISBORNE, Scoffs : I have not murdered the Sheriff, I can assure you.

JASPER : Well...

GISBORNE, Sighs : I could make you a very rich man.

JASPER, Unimpressed : Look, if Nottingham or Derby or any other town under Prince John’s protection gets razed to the ground, it has to be rebuilt and it so happens that the royal charter for reconstruction has been licensed to to my cousin.

Jasper turns his head to Gisborne, who looks away from him.

JASPER : Did you think I was going to be a glorified messenger all my life ?

GISBORNE : You really are going to do this, aren’t you ?

JASPER : Oh, yes. Come sunset, no Sheriff, no Nottingham. [Looks out] It always amazes me how much dust an army kicks up. [Watches for a moment] But then, it’s a very big army.

Jasper turns, looking pointedly at Gisborne and walks back inside. Gisborne looks beyond the town walls and sees a large dust cloud rising in the distance.

 

THE GREAT NORTH ROAD.

Prince John’s troops ride along the road towards Nottingham.

 

SHERWOOD FOREST. CERIS’S CAMP.

Little John and Djaq crest a hill, approaching Ceris’s camp.

LITTLE JOHN : Three more drops.

DJAQ : Yes. [Sighs] One here and two more before the river. [Impatiently] Someone must have seen the Sheriff by now.

They come round a bend in the path and hear crying. They stop and look down the hill. The two older boys are sitting at the head of a small rock-covered grave with their heads bowed. Ceris is bending over the grave and crying. The Sheriff sits behind her with his blindfold and the grey wig on, cradling the youngest boy in his lap and crying.

CERIS : Oh, my baby.

LITTLE JOHN : Dear God.

CERIS : Oh, my baby. Oh, my baby.

The entire “family” is crying.

LITTLE JOHN : No-one... no-one should be reduced to this.

DJAQ : By the looks of them, that is not the last grave they’ll dig.

LITTLE JOHN, Looks at Djaq : Not if I can help it.

Little John and Djaq hurry down the hill. The Sheriff licks his fingertips and dampens the skin under his eyes to look like tears.

CERIS : Oh, my baby ! [Pulls her eyes open to make them tear.]

Little John drops his sack and staff with a clatter and the Sheriff reacts, lifting his stick towards Little John.

LITTLE JOHN : Wait ! Do not be alarmed. No-one will hurt you.

Little John puts one hand on the Sheriff‘s back and the other on his arm, lowering the stick, then passes him to lean over Ceris.

LITTLE JOHN : We’re with Robin Hood.

CERIS, Grabs Little John’s hand : Oh ! Oh, God bless ya. God bless ya.

Djaq kneels by the two boys.

SHERIFF, Whimpering : Why didn’t He take me instead of me only granddaugh’er. [Sobs.]

The boys cry.

LITTLE JOHN : We must stay here and help them.

DJAQ : John, we have a mission.

LITTLE JOHN : They are our mission.

Djaq glances at the boys and Ceris cries over the grave again.

DJAQ : Robin has asked us—

LITTLE JOHN, Interrupting : Robin is not here. We are. [Quietly] These people need our help. [Kneels by Ceris.]

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GREAT HALL.

Gisborne enters through the lower doors. Marian is waiting.

GISBORNE : Jasper will not be swayed.

MARIAN : There’s still time.

GISBORNE, Glances back at the door : No. There’s still time for you to get away. [Extends his arm to her.]

MARIAN : No. You did not run when I was being held hostage. [Shakes her head] I’m not leaving you in trouble.

GISBORNE, Stares a moment, his mouth twitching a smile, and steps to her : Well, then... we must prepare to defend ourselves.

Marian nods.

 

NOTTINGHAM TOWN. MAIN GATE.

Will goes to the gate and sees the plume of dust rising from the road in the distance. Peasants pass him on their way into town, suspecting trouble. Allan comes up behind him directing soldiers.

ALLAN : Search all of the villages. Just find him. Go ! Ask around !

Will glances back at the familiar voice, then spitefully turns away as the soldiers runs past him. He tugs down his sleeve where a soldier bumped it. Allan stands next to Will.

ALLAN : I don’t think we’re going to get out of this, Will.

They both stare at the dust cloud. Allan turns to Will.

ALLAN : But if we do, do you... do you reckon I could come back to the lads?

WILL, Scoffs : Too late, Allan. Miles too late.

ALLAN : Come on, I’ve made a few mistakes, but the point—

WILL, Interrupting : Mistakes ? You deliberately betrayed us !

ALLAN : All right, strictly speaking, that’s true—

WILL : Yeah !

ALLAN : Yeah, but it’s not that simple, Will, all right ? I never told Gisborne where the camp is. I saved your life, didn’t I ?

Will stares at him, remembering him and the Fool.

ALLAN : Well ? I know a lot about how this place works now. That’s gonna help Robin, right ?

Will stares.

ALLAN : Come on, what do you reckon ? The old team back together ?

WILL, Shakes his head : You’re with Gisborne now. There’s no coming back from there.

Will walks into town, leaving Allan staring at the approaching army.

 

SHERWOOD FOREST. THE SMALL CLEARING.

Robin and Much approach the Sheriff‘s makeshift sundial.

MUCH : I’m getting used to it, life as an heroic outlaw. The King’ll come back, [Robin sees the sundial and hurries towards it] you and Marian’ll be married, living in some grand old mansion. I’ll just—

ROBIN, Kneels by the sundial, interrupting Much : Well, well, well. [Glances around and up as a hawk screeches overhead, then down again] Look at these marks. They carry on this way. Come on.

MUCH, Remaining still : I mean, it’s all going to end.

Robin stops impatiently and takes a step towards Much.

ROBIN : Tell it to the sun, Much. Look. [Pointing to the goldening sun with his bow] It’s racing across the sky. And if we don’t find the Sheriff before sundown, everything will end. Me, you, Marian, everything ! There’ll be nothing left but scorched earth.

Robin walks away. Much shrugs, knowing Robin is right, but he still has a need to talk about the changes ahead. He follows Robin.

 

SHERWOOD FOREST. CERIS’S CAMP.

The Sheriff, Ceris and the boys all huddle together, pretending to shiver under their meagre shelter.

CERIS : Oh, so cold. So cold. [Peers out of the corner of her eye at Djaq.]

DJAQ : I’ve got some medicines back at camp. [Starts to leave.]

LITTLE JOHN : No.

Djaq turns to face him. Little John stands.

LITTLE JOHN : We take them with us.

DJAQ, Quietly : The camp is secret.

The Sheriff in his blindfold turns an interested head as Little John steps to Djaq.

LITTLE JOHN : Look at them. [Djaq looks] Do you really think it’s a good idea to leave them out

Here ? Truthfully ?

Djaq stares at Little John, then glances back to Ceris.

LITTLE JOHN : The old man won’t know. The rest, we blindfold.

Little John goes over to Ceris, leaving Djaq staring and agreeing against her better judgement.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR CORRIDOR.

Allan catches up Jasper in the corridor.

ALLAN : Can I just have a word ?

JASPER, Without turning around : I assume you’re talking to me.

ALLAN : Sorry, Sir Jasper, yeah, if you’ve got a moment ?

JASPER : Go on.

ALLAN : Well, between you and me, Guy’s not very good at talking himself up. Now I just want you to know we’re doing everything we can here, even if he’s not showing it.

JASPER : Good.

ALLAN : There’s not a lot of men who would do what Guy’s doing right now. You should keep him in mind for other things, really. He could be very useful in another county.

JASPER : What, him and you ?

ALLAN, As if he hadn’t considered it : Well, yeah, I suppose so.

JASPER, Rounding the corner, then stopping : It’s interesting, isn’t it, when people realise they’re going to die, suddenly all this new-found loyalty creeps out of the woodwork.

ALLAN : Well, I want to live, yeah.

Gisborne approaches.

GISBORNE : Allan.

JASPER : Well, then you’d better find the Sheriff, hadn’t you ?

GISBORNE : I thought I gave you a job to do.

ALLAN : You did. I’m on it. [Leaves.]

JASPER, Faces Gisborne : Your boy really wants to save you.

GISBORNE : Well, this isn’t about me, is it ? This is about the people of Nottingham.

JASPER : Correct. And much as I dislike you, you need not fear the onslaught. As a Black Knight, you and your family may pass freely through the town.

GISBORNE : I have no family.

JASPER : Good. Keeps things simple. [Walks past Gisborne.]

GISBORNE : But I do have friends. [Follows Jasper.]

JASPER : Family, not friends.

GISBORNE : One person in particular.

JASPER : Oh, a particular Lady Marian ?

GISBORNE : Yes. We were once engaged and I confess I have reason to hope that in time—

JASPER, Interrupting : Wait, wait, wait. “Reason to hope” ? Doesn’t really wash.

GISBORNE : In time, she will be family.

JASPER : “In time” ?

GISBORNE : Yes. In time she would be my wife.

JASPER : Not if she’s dead.

GISBORN, Quietly, menacingly : Marian comes with me.

JASPER : Yes. If you’ve married her by then. [Continues down the corridor.]

GISBORNE : Well, I can’t marry her between now and sunset, can I ?!

JASPER : Well, why not ? She’s hardly going to say no, is she ?

Gisborne sighs and hears a church bell ringing. He looks around, getting an idea, and runs off.

 

OUTSIDE NOTTINGHAM.

The army circles in front of the town on their horses, flattening the grass all around.

 

NOTTINGHAM TOWN . MAIN GATE.

Jasper is walking briskly towards the gate. Marian races to catch him up.

MARIAN : Sir Jasper ! Sir Jasper !

JASPER, Raises his hand without turning around : The time for talking is over. I have to brief my troops.

MARIAN : Well, at least let us evacuate the town.

JASPER : No.

MARIAN : The women and children. Spare them, please.

JASPER, Stopping in the middle of the bridge, watching the troops : An example has to be set. As Prince John always says, the best examples are written in [looks her in the eye] blood.

Jasper walks away as Gisborne and Allan run to the gate.

GISBORNE : How many ?

ALLAN : Well, they’re surrounding the whole town. It’s going to take a lot to do that.

Gisborne stops outside the gate as he sees horsemen moving. Marian, panicked, runs back inside. Allan stares at the troops forming one long line round the town. Gisborne is watching, too.

GISBORNE : Get all of our guards into siege positions.

ALLAN, Looks at Gisborne : What guards ? They’re all out looking for the Sheriff.

GISBORNE : Well then get every able-bodied man into the armoury.

ALLAN : You’re going to trust these lot with weapons ?

SERGEANT : (Hold the line !)

The troops stop in an unbroken line.

GISBORNE : We’re fighting for our lives now, all of us.

They stare at the soldiers. The sergeant barks orders in the distance.

ALLAN : Hang on, are we—

GISBORNE, Roars, interrupting : Just do it ! [Turns to close the gate.]

ALLAN : All right ! [Closes the other gate.]

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Djaq and Little John open the camp. Ceris and the boys are blindfolded. Djaq leads Ceris and the oldest boy inside. Little John follows, carrying the middle child while the youngest one hangs off his back.

LITTLE JOHN : Nearly there. Try to get some rest. We’ll bring food and medicine.

The Sheriff stops outside, taking the opportunity to pull down his blindfold for a peek.

SHERIFF, Whispers : Ah, the promised land. [Chuckles quietly, covers his eyes and resumes his helplessness] Oh ! Oh ! [Swings his stick to find his way] Oop !

Ceris removes her blindfold and then the older boy’s, stepping into the camp and looking around. Djaq takes the boys from Little John.

SHERIFF : Help me.

LITTLE JOHN : I’m coming.

SHERIFF : Help me. [Swings his stick.]

LITTLE JOHN : This way. I’m here. [Comes up behind the Sheriff.]

SHERIFF : Help me.

LITTLE JOHN : OK. Straight on. Straight on.

SHERIFF : A little bit of cheese.

LITTLE JOHN : Yep. We’ll give you a little wash first.

SHERIFF : Oh, so tired.

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

All the people are assembling in the courtyard. The men line up to get weapons. A man at a grindstone is sharpening swords. Near the stable entrance, Marian is handing out food to the women passing under the archway. Allan hands a sword to a boy no older than sixteen. The boy pulls the sword out a bit, looking at it. Allan nods and pats him on the back as he passes. Will enters through the gate and sees Allan.

WILL : Where’s Marian ?

Allan walks over to Will, handing a sword to a man.

ALLAN : Will... [Hands a sword to Will.]

WILL, Looks at the sword : Well, it looks like we’re brothers-inarms again after all.

ALLAN, Chuckles : Not exactly what I had in mind.

Allan offers Will his hand. Will sees it and shakes it. Allan shows his gratitude with a look, then continues on his business. Will looks around, then sees Marian helping the women coming in.

MARIAN : Will. Any word from Robin ? Continues her duty as they talk.]

WILL, Shakes his head : But I know he will die before he stops looking.

MARIAN : Today, that’s not good enough, Will.

WILL : Marian, the one person who can’t die is you.

MARIAN : There’s no way out.

Marian turns to get more food from the table and is stunned by the ring Will is holding up.

WILL, Firmly : I promised Robin you’d be safe.

Marian takes the ring and looks at Will, thinking about Robin losing her. She glances down at the ring and Will leaves. Marian tucks the ring down her bodice, glances after Will, and resumes her handouts.

 

SHERWOOD FOREST.

Robin and Much follow the trail, running through the forest.

ROBIN : Where is he going ?

MUCH : You know, I was thinking. I might stay here, when, er, you and Marian are, you know.

Robin stops and looks at the ground.

ROBIN : Much, look. I think we’re gaining on him. These are fresh footprints.

Robin runs on. Much stares at the ground, nodding.

MUCH : Or I could be a, a lone outlaw.

Robin looks over a ridge and sees a man in black pyjamas below. He pulls out an arrow and nocks it into his bow.

MUCH : The Sherwood Avenger.

ROBIN : Much, come here.

Robin aims the arrow at the man as Much runs over.

MUCH : Yes ! Only one man in Nottingham has nightclothes like that. [Robin nods] Oi !

The Vagabond turns around. Robin is flabbergasted. Much frowns in confusion. The Vagabond stares up at them.

ROBIN : I don’t believe it. [to the Vagabond] Where did you get those clothes ?!

VAGABOND : I traded them fair and square for some good rags.

MUCH : You traded rags for silk pyjamas ? I don’t think so.

VAGABOND : It’s true. A little man, ugly, said my rags would help him find important papers in the forest.

MUCH, Frowns, Whispers : Papers ?

ROBIN, Thinks, then realises, Puts his hand on Much’s shoulder : That’s the pact !

MUCH : The pact ?

ROBIN : The camp ! Come on !

Robin runs off towards the camp. Much glances at the Vagabond a brief moment, then follows.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GREAT HALL.

The women, children and men too old to fight are assembling in the Great Hall. Will enters through the lower doors. Gisborne enters through the upper ones, looks down and sees Marian with a little girl, whom she picks up and sets on the table. Gisborne pushes his way past down the stairs.

GISBORNE : Marian.

MARIAN, Turns to Gisborne :Has he changed his mind ?

GISBORNE : No. But I’ve managed to negotiate a concession.

Gisborne takes Marian’s arm and leads her to a more isolated spot as anxiously tries to keep an eye on the girl.

GISBORNE : Nottingham cannot be spared, but he will spare me and my family.

Gisborne stops.

MARIAN : You’re abandoning us ?

GISBORNE : I’ve no intention of abandoning you, Marian.

Gisborne leads her to the window alcove as an old lady looks after the girl.

GISBORNE : You could become my family... and we could leave together if... [Marian sighs, panicked] ... you marry me.

Marian chuckles nervously, looks at the floor, then at all the people in the room.

GISBORNE : Is it such a difficult choice between death and being my wife ?

MARIAN : It’s not that simple. How can I abandon them ?

Gisborne bends down on one knee and takes Marian’s hand.

GISBORNE, Earnestly : Marry me... and live.

Marian says nothing. Will sees Gisborne on his knee and immediately knows what he’s doing. Marian glances at the townsfolk.

GISBORNE : It has to be before sunset. That’s when I leave.

Marian says nothing. Gisborne stands and leaves. She watches him go.

 

SHERWOOD FOREST.

Robin and Much run towards the camp, Robin several paces ahead. Much runs a bit more, then trips on a root and falls.

MUCH : Argh !

Much groans as he struggles to get up. Robin runs back and bends over to him.

ROBIN : Come on.

MUCH : I can’t ! [Waves off Robin] I’m slowing you down.

Robin goes down to one knee. Much pulls his lame leg out from under himself and sits, grabbing his knee.

MUCH, Earnestly, waving off Robin : Go, don’t worry about me !

ROBIN, Shifting his bow to his left hand : Hey, Much, I like worrying about you. Now come on. [Grabs Much’s wrist] Come on !

Robin pulls Much to his feet and they continue on.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Djaq feels the foreheads of the two older boys lying together in a hammock, then checks Ceris and the youngest in a bunk. She walks over to Little John.

DJAQ : I won’t be long. [Leaves to look for some herbs.]

The Sheriff is sitting in front of Ceris’s bed. He hears her leave and risks a peek, pulling the blindfold up to rest on his forehead. He sees Little John with an armful of sticks leaving the camp.

SHERIFF, Quietly to Ceris : We have numbers, so don’t bunch up, and make sure you use the little brats, hm ? Heroes aren’t allowed to kill kids.

Ceris taps her youngest to get up as the Sheriff stands.

 

OUTSIDE NOTTINGHAM.

The army of Prince John stand, waiting on their horses.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GREAT HALL.

WILL : There’s no other way.

MARIAN : There has to be.

WILL : Marian, there is a ring of steel around Nottingham. Even if we got beyond the walls, we’d be cut down.

MARIAN : Then we will have to fight as best we can.

WILL : Marian, you can’t save these— [Sees an old man listening,Whispers] You can’t save these people.

Marian glares at him from the corner of her eye and steps away. Will follows her.

WILL : Look, much as I hate Gisborne, you have to marry him.

MARIAN : No !

WILL, Grabs Marian’s shoulders : Wherever you go, wherever you go, Robin will move heaven and earth. He will find you.

Marian shrugs off his hands.

WILL : Just stay alive.

Marian walks away. Will watches her anxiously.

 

SHERWOOD FOREST. NEAR THE CAMP.

Much is trying to keep up with Robin.

MUCH : Robin ! This doesn’t make any sense ! There’s no way the Sheriff will find our camp !

ROBIN : He knows, Much. Somehow he knows.

MUCH, Stops : Well, what if you’re wrong ?!

Robin stops and looks back at him.

MUCH, Raising his hand at the lowering sun : I mean, look the sun ! We’re nearly out of time ! We should go to Nottingham and rescue Marian and Will and... and whoever else we can !

ROBIN : No, Much ! The Sheriff is heading for the camp. And finding him is the only way we can save anyone.

Robin runs on and Much follows. Robin slides down a steep hill with his feet.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Little John is kneeling on the ground, facing the rock wall, about to work with his pile of long sticks when the Sheriff comes up behind him with a sword and puts it at his throat.

SHERIFF : Actually... we won’t be staying for lunch.

Little John slowly stands up to face him, then suddenly punches the sword aside, kicks the Sheriff back, grabs a long stick and is about to butt the Sheriff with it when he stops and peers closely at his face.

LITTLE JOHN : I know you.

Little John jumps as Ceris comes up, holding a stick.

LITTLE JOHN, Scoffs : I helped you.

CERIS : Yeah, thanks for that. Where’s the loot ?

The Sheriff swings his sword, but Little John blocks with his stick and butts him in the chest. Ceris hits Little John in the back with her stick. The Sheriff attacks, Little John blocks, then grabs the Sheriff ‘s sword arm. Ceris swings her stick and Little John blocks with the stick in his other hand, turning it aside and spinning her round. Little John punches the Sheriff ‘s face with his stick, then gets hit in the shoulder by Ceris. He backs up to the rock wall and blocks the Sheriff as Ceris charges, holding her stick against Little John’s throat. The Sheriff helps her pin him against the rock. Little John roars and pushes them both back by her stick. He tries to step forward, but can’t. He looks down to see the two older boys looping rope round his ankles.

LITTLE JOHN : Stop !

Little John raises his stick and the boys drop to the ground.

CERIS, Furiously : Get your hands off my children !

Little John looks down at the boys in exasperation as the youngest drops a large rock on his head from above. Little John looks up, then crashes unconscious to the ground. The Sheriff sighs in satisfaction, looks up and nods to the youngest.

SHERIFF : Good. Right, you tie up the oaf, I’ll go find the stash.

The Sheriff starts past her, but Ceris holds up her stick at his chest.

CERIS : Er... we’ll find the stash. [Lifts the Sheriff ‘s chin with the stick] Boys, tie up the big man.

Ceris looks up at her youngest and smiles, then goes back to camp. The Sheriff follows as the boys start to tie up Little John.

 

Ceris and the Sheriff run inside the camp and start tearing the place apart, looking for treasure. The Sheriff tosses bushel baskets aside. Ceris pulls things off the shelves in the kitchen and finds a chest.

CERIS : Aha-ha !

They both cackle. The Sheriff goes over to her.

CERIS : Take that.

They pull out the chest by a handle each and set it down. Ceris opens it : empty. Ceris stands up, hands on hips, and glares at the Sheriff.

SHERIFF : Yes, well, he does give to the poor.

The Sheriff slams the lid down and points into the kitchen.

SHERIFF : There ! There !

 

APPROACHING THE CAMP.

Robin and Much run.

 

OUTLAWS’ CAMP.

The Sheriff pulls a curtain down.

 

APPROACHING THE CAMP.

Robin hops over a rock in the path. Much is falling behind.

 

OUTLAWS’ CAMP.

Ceris looks through the kitchen. The Sheriff pulls apart the beds.

SHERIFF : Come on, Hood. I know it.

 

APPROACHING THE CAMP.

Much fights to keep up. Robin runs down a slope.

 

OUTLAWS’ CAMP.

SHERIFF : It’s here somewhere. [Pulls out a heavy cloth under the bed, revealing a chest behind it] Ahhh-ha !

Ceris comes over as the Sheriff drags out the heavy chest.

CERIS : Yes !

They both open the chest. Ceris laughs maniacally and claps.

CERIS : Come to mamma !

The Sheriff looks up and falls to his knees. Ceris picks up a silver bowl and kisses it.

SHERIFF : Don’t slobber over it, woman !

The Sheriff throws out handfuls of treasure and coins as Ceris claps her hands and looks up, then she sees the Sheriff tossing everything out in large handfuls.

CERIS : Don’t ! You stupid old man ! Oh !

Ceris darts behind the chest to retrieve the loot. The Sheriff pulls out a scroll and holds it up as Ceris desperately scoops up the goods and puts them back in.

SHERIFF, Quietly : Ah. In one day, I have been a rich man, a poor man, a beggar man, and now a thief !

The boys run away from a now-conscious Little John, whose hands and knees are bound together.

LITTLE JOHN, Roars : Traitors ! [Falls over.]

SHERIFF : Yes ! And so young !

The Sheriff laughs as an arrow hits right by his foot. Another arrow sails over Little John lying on the ground. Little John looks behind him. The arrow quivers on the other side of the Sheriff‘s foot, then a third takes the wig off his head and pins it to a post. The Sheriff glances back at the wig, then out at the forest and sees Robin running down the hill into camp.

SHERIFF : Hood !

As he’s running, Robin pulls another arrow out of his quiver. Ceris runs to her boys, picking up a knife as she goes, grabbing the oldest round the shoulders and holding him in front of her. She brandishes the knife at Robin, who is running past Little John as he nocks his arrow.

CERIS : Please, please don’t shoot. Think of the children.

Robin shoots, knocking the knife from her hand. He runs in drawing another arrow at her as the Sheriff sidesteps towards the kitchen. Ceris gathers her boys around her as Much comes in after Robin and points his sword at the Sheriff.

MUCH : Out of my kitchen.

Djaq is back and starts to cut Little John loose with her sword.

ROBIN : You really need to work on your parenting skills. [Turns the bow to the Sheriff] And you... you shouldn’t be out so late.

Much passes Robin and holds his sword to Ceris and the boys.

MUCH : Back up.

Djaq enters and holds her sword to them, too.

SHERIFF : You can’t touch me, Hood, hm ? Not unless you want your beloved, stinking, poor, whingeing paupers to burn.

ROBIN : Nobody’s burning anything.

SHERIFF : Oh, you have to get me back to Nottingham by... sunset ?

The Sheriff chuckles as Little John comes up unseen behind him.

SHERIFF : And there’s nothing you can do about it !

The Sheriff turns around right into Little John’s fist and spins round to the floor. Robin lowers his weapon and flips the arrow out to hold it against the bow. Little John scowls down at him.

LITTLE JOHN : Confused he will be.

 

NOTTINGHAM CASTLE. NORTH EXTERIOR CORRIDOR.

Gisborne finds Marian.

GISBORNE : Marian, we’re out of time. What’s your decision ?

MARIAN : Well, I’m not going to walk out on these people.

GISBORNE : So you’re going to stay ?

MARIAN : Yes !

GISBORNE, Glares at Marian in frustration with tears welling up : Woman ! Your wilfulness will kill you !

Gisborne rushes away in fury as Marian watches, then contemplates her own future, resolved to stay.

 

THE APPROACH TO NOTTINGHAM TOWN. JUST BEFORE SUNSET.

The golden sun is sinking towards the horizon in a brilliant orange sky. The horsemen are lined up all around the town. Ground troops stand ready, lighting torches from one to another. Jasper sits on his horse in front of them.

JASPER, Sucks in his breath : Ooh, it’s getting cold. Shall we light a fire ? Get those gates open !

Jasper moves his horse forward. The men on foot follow. The gates open. Gisborne walks out on his horse and stops in front of Jasper at the far end of the bridge. They stare at each other a moment, then Gisborne glances at the troops.

JASPER : And the woman... Marian... is she leaving with you ?

GISBORNE, Holds his head high a moment, then looks down : She will not abandon Nottingham.

JASPER, Laughs evilly : Imbecile.

GISBORNE, Thinks a moment : And without her... my world may as well turn to ash.

Gisborne turns his horse around.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GREAT HALL.

Gisborne bursts in through the upper doors.

GISBORNE : Marian !

The townsfolk inside gasp and draw their weapons. Marian makes her way forward. Gisborne looks down at her from the balcony.

MARIAN : You came back !

GISBORNE : If I’m going to die, I’m going to die by your side.

Marian smiles. Will, behind her, draws his sword.

GISBORNE : To arms !

Gisborne draws his sword and the men rush outside.

 

THE APPROACH TO NOTTINGHAM TOWN.

Troops advance in the failing light, their torches shining.

 

NOTTINGHAM TOWN.

Allan runs towards the castle gate just ahead of the troops.

ALLAN : They’re coming ! They’re coming !

Jasper follows a few paces behind him. Allan runs through the castle gate.

ALLAN : Gates shut ! Get it closed !

The gates close behind him.

 

A FIELD NEAR NOTTINGHAM.

Robin rides towards town with the Sheriff draped over another horse as the sun approaches the horizon.

 

NOTTINGHAM TOWN.

Horsemen with torches follow Jasper down the street towards the castle gate.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE MAIN DOORS.

Will takes a place just inside the door and flips his hand axe out to have both weapons ready. More men line the corridor towards the Great Hall. On the balcony, Marian takes Gisborne’s hand and stands by his side. Gisborne glances at her.

GISBORNE, Quietly : Marry me now. And make it the last thing we do. [Looks back at her] Let’s steal that from them at least.

Marian gives a half-smile, not knowing how to refuse.

SHERIFF, Roars from outside : Gisborne !

Gisborne turns his head, then dashes out.

 

NOTTINGHAM TOWN. MARKETPLACE.

Robin is sitting on a horse in the back of the marketplace. The Sheriff shuffles forward in the street with a sack still over his head.

SHERIFF : Gisborne ! Gisborne ! [Limps forward and pulls the sack off.]

Gisborne hurries towards the gateway. Jasper comes over to the Sheriff.

JASPER : You’re alive !

SHERIFF : Don’t you just stand there ! You give me that damned seal !

Jasper hurriedly pulls out his book and opens it. The Sheriff scratches a mark into a wax square with his fingernail.

SHERIFF to Gisborne : One day. I’m away for [hold up his finger] one day... [Robin starts his horse and walks it out of town]... and look at it ! Huh ? [Turns around] Look at it ! [Walks back to a staring Jasper] Are you still here ?

JASPER : No. No, my lord. [to the troops] You heard him ! Stand down !

The horsemen walk out as the Sheriff replaces his tooth and limps to Gisborne.

GISBORNE : My lord, what happened ? Where did you go ?

The Sheriff limps past him into the courtyard.

SHERIFF : I just thought I’d see how you’d cope without me for a day.

GISBORNE : Hood found you ?

SHERIFF : And ?

GISBORNE : He could still be here. We could still get him.

SHERIFF : No, no! I don’t need him any more ! Single-handedly, eh, I single-handedly managed to infiltrate Hood’s secret camp and retrieve the pact ! Ha-ha ! [Pats behind his back] The pact, ha-ha... [Pats his trousers] The pact ! The pact ! No... [Grabs Gisborne’s shoulders] The pact ! The pact ! Get him ! Get after him !

Gisborne rushes out the gate.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP. NIGHT.

Robin puts the pact back in the chest, sits on the lid and chuckles at Little John, who is standing quietly nearby.

ROBIN : Well, that’s the paperwork done.

LITTLE JOHN, Steps over to Robin : Yeah. It’s my fault we nearly lost that thing.

Robin just looks at him, listening.

LITTLE JOHN : If the Sheriff finds this camp again, I will never forgive myself. I’ve been a fool, Robin. [Robin nods slightly.] I’m sorry I disobeyed your orders.

ROBIN : You’re a good man, John... [Little John turns his head and scoffs silently] ... who cares about his fellow men. Never, ever apologise for that. [Stands, shakes Little John’s hand and pats his shoulder.]

The others are sitting just outside round a campfire.

MUCH : Robin, you don’t really think the Sheriff was sleepwalking, do you ?

ROBIN, Laughs, Walking towards the entrance : Nothing that man does would surprise me. [Hangs from a beam.]

MUCH : I’m sorry... no. No-one can ride a horse in their sleep.

DJAQ, Points a finger at Much : Ah. I knew a man once who got up, milked all his goats and then went right back to bed, all in his sleep.

WILL : What ?

MUCH : What ?

DJAQ : It’s true ! His wife saw it. [Stands.]

WILL : And didn’t she wake him up ?

DJAQ : Are you mad ? [Steps through the lads to the camp] She went out and bought six more goats.

All laugh.

 

END OF EPISODE TEN

Kikavu ?

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schumi  (03.09.2018 à 17:29)

Bon encore un épisode extra alors je suis encore partie pour écrire un roman^^!

Un shérif sensationnel, retors au possible, complètement dingue et vraiment manipulateur!

L'envoyé du prince Jean est à son image: seuls ses intérets personnels comptent et il est prêt à détruire Nottingham pour satisfaire ses envies.

Petit Jean me fait beaucoup de peine: il est tellement  dévoué qu'il en oublie ses devoirs. heureusement Robin ne lui en veut pas.

Gisborne agit en vrai héros, prêt à se sacrifier pour rester avec Marianne... trop romantique! Mais ses sentiments ne sont pas partagés.

J'ai adoré la "réconciliation' entre Will et Allan! Je savais qu'il n'était pas si méchant! Je crois toujours qu'il va réintégrer la bande, d'une façon ou d'une autre!

Pour la mère de famille et ses enfants, c'est une autre histoire. On sent qu'elle profite de Robin mais qu'il n'y a aucune loyauté... c'est bien que la série ne soit pas manichéenne: tous les pauvres ne sont pas innocents et gentils (et tous les riches ne sont pas méchant bien sûr... hein Robin?)

Mais ce qui m'a le plus touché, c'est la scène entre Much et Robin0 On sent le désarroi de Much quand Robin lui dit qu'il va se marier... il a l'air si malheureux mais prend sur lui. Je pense qu'il ressent bien plus que de l'amitié et de la loyauté pour Robin, je pense qu'il l'aime véritablement. Et je trouve ça super touchant.

Voilà fin du roman^^

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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