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Menaces venues d'Orient

Créateur : byoann 
Date de création : 29.06.2015 à 08h35

Message du créateur :
Il s'agit de la suite de l'épisode "Chantage". Cet EV comporte 15 chapitres. J'écris seul merci.

Cet épisode compte 73 paragraphes

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CHAPITRE I

« EN AVANT... DIRECTION SHERWOOD ! »

lors que Robin faisait ses adieux à la famille Kent, le shérif et Gisborne n’étaient plus très loin de Nottingham.

Gisborne, descendant de cheval : « Nous devrions camper ici, Monseigneur ! »

Le shérif descendit de sa monture en maugréant. Il n’avait toujours pas digérer l’humiliation que Robin lui avait fait subir dans la cour du château de Maidstone. Gisborne prépara un feu. Le shérif s’y installa sans dire un mot. Il ruminait sa vengeance.

Gisborne, s’asseyant à son tour : « Nous ne sommes plus très loin de Nottingham, Monseigneur... »

Fixant les flammes, le shérif resta silencieux.

Gisborne : «… Nous y serons dans la matinée… Heureusement que nous avons pu trouver ces chevaux ! »

Aussitôt, le shérif le fixa méchamment du regard.

Le shérif, maugréant : « Me voilà réduit à une vie de de… hors-la-loi ! »

Gisborne : « Ce n’est que provisoire, Monseigneur. »

Soudain, quelques gouttes de pluie se mirent à tomber.

Le shérif, fort mécontent : « ET EN PLUS, IL PLEUT ! »

Gisborne prit une bûche du foyer et alla se placer à l’abri sous un arbre.

Gisborne : « Venez vous abriter, Monseigneur. »

Une pluie drue s’abattit alors sur la région. Le shérif se leva lentement et, toujours en colère, vint se placer à côté de son bras droit. Il avisa alors la torche que Gisborne tenait à la main. D’un geste brusque, il la lui ravit.

Le shérif, frôlant l’hystérie : « J’AI TROUVE, GISBORNE… NOUS ALLONS FAIRE ROTIR CE JEUNE BLANC-BEC ! »

Le seigneur de Locksley fronça les sourcils ne comprenant pas où il voulait en venir. Le shérif eut un rire nerveux. Gisborne préféra le laisser tranquille et attendre un peu avant de le questionner.

Alors que Robin filait vers Nottingham sans se douter un seul instant du plan retord qui germait dans l’esprit du shérif, à quelques centaines de kilomètres de Maidstone, un navire d’allure suspecte mouillait au large des côtes du comté de Kent…

Loin du port où accostaient généralement les bateaux de commerce, un navire jeta l’ancre à proximité d’une plage déserte. Une chaloupe fut mise à l’eau et quatre hommes y prirent place. L’un resta debout à l’avant pendant que deux autres ramèrent en silence ; le quatrième resta assis au milieu de la barque.

Quand elle échoua sur la plage, seul l’homme à l’avant et le quatrième homme en descendirent. Ils sautèrent dans l’eau qui leur arriva au-dessous du genou, repoussèrent la chaloupe vers le large et se dirigèrent vers la plage. Tandis que la barque regagnait tranquillement le navire, les deux hommes cherchèrent à s’orienter. Visiblement, ils n’étaient pas anglais. Les deux hommes portaient des turbans à la manière des sarrasins. Le premier avait une allure mince et élancée tandis que le second arborait une musculature très impressionnante.

L’homme costaud : « Nasir ? Où cela doit-il avoir lieu ? »

Nasir, regardant autour de lui : « A Nottingham ! »

L’homme costaud : « C’est par où ? »

Il frappa son poing dans sa main.

L’homme costaud, méchamment : « J’ai vraiment hâte de me retrouver en face de lui ! »

Nasir : « Patience, Hassan ! Patience… Nous devons d’abord nous rendre à Londres pour nous faire engager ! »

Hassan : « Eh bien, dépêchons-nous ! »

Les deux hommes quittèrent la plage et s’enfoncèrent dans la forêt bordant cette paisible petite crique.

Pendant que les sarrasins se dirigeaient vers Londres, le shérif et Gisborne arrivèrent à Nottingham. Le shérif descendit de cheval et grimpa les escaliers. Arrivé à la porte du château, un garde faillit le percuter.

Le shérif, le poussant violemment : « POUSSE-TOI DE LA, IMBECILE ! »

Il poursuivit son chemin, allant directement à sa chambre ; Gisborne sur les talons. Arrivé à la porte de ses appartements, il croisa des domestiques.

Le shérif : « QU’ON M’APPORTE A MANGER ET VITE ! »

Les serviteurs se courbèrent et coururent aux cuisines. Le shérif ouvrit violement les portes de sa chambre puis ôta son manteau qu’il balança sur son lit. Visiblement, il était toujours furieux de la façon dont il avait été chassé du comté de Kent.

Le shérif, mécontent : « C’EST UN FIASCO COMPLET ! »

Gisborne referma la porte sans répliquer, préférant attendre que le shérif ait évacué sa colère.

Le shérif, arpentant sa chambre : « Je devais obtenir le comté de Kent afin de l’offrir au Prince Jean !... Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui offrir maintenant en échange de nos têtes ?... Hum ?… Dites-le-moi ? »

Gisborne, humblement : « Je ne sais pas, Monseigneur ! »

Le shérif, s’arrêtant à sa fenêtre : « Je suis entouré d’incapables… Par votre faute, ma situation est encore plus précaire. Si le Prince Jean venait à apprendre que nous avons encore échoué, je n’imagine pas sa réaction… Nous serons perdus, Gisborne ! »

Gisborne : « Sans Robin des bois, l’opération aurait été une complète réussite, Monseigneur ! »

Le shérif, regardant par delà la ville en direction de la forêt de Sherwood : « Ouais… Sans ce blanc-bec prétentieux et sa bande de bouseux, j’aurais pu offrir le comté de Kent pour la fête du Prince. »

Gisborne : « La fête du Prince ? »
Le shérif, se retournant : « Parfaitement !... »

 

 

 

 

 

Le shérif : «… Pendant que vous vous pavaniez à Maidstone, j’ai invité le Prince à venir célébrer la Saint-Jean, ici, à Nottingham. Je comptais profiter de l’occasion pour lui remettre le comté de Kent afin de lui prouver ma loyauté… Mais maintenant, c’est fichu !... Il va venir ici et je n’aurai rien à lui donner ! »

Gisborne : « Peut-être serait-il préférable d’annuler les festivités ? »

Le shérif : « Impossible ! Le Prince Jean se fait une telle joie qu’il le prendrait pour un crachat !... Non, non, non… La fête doit avoir lieu… Mais j’ai un autre plan pour retrouver les bonnes grâces du Prince… D’ailleurs, il a déjà en partie commencé ! »

Gisborne : « Un autre plan ?... Puis-je en connaître les détails ? »

Le shérif, s’asseyant à son bureau : « Pas maintenant, Gisborne. Pour l’heure, nous devons nous occuper de Locksley ! »

Gisborne, étonné : « Locksley ? »

Le shérif : « Oui. Je dois absolument avoir quelque chose à offrir au Prince quand il sera là. »

Gisborne, fronçant les sourcils : « Je ne comprends pas le rapport avec Locksley ! »

Le shérif, tapant son poing sur la table : « Je veux la tête de Robin sur une pique ! »

Gisborne : « Mais comment, Monseigneur ? »

Le shérif, s’apaisant et souriant : « C’est pourtant vous-même qui m’en avait suggéré l’idée. »

Il prit une des chandelles de son bureau près de lui.

Le shérif, regardant la bougie : « Comment surnomme-t-on notre jeune ami ? »

Gisborne : « Robin des bois ! »

Le shérif : « Et pourquoi ? »

Gisborne : « Parce qu’ils se terrent dans la forêt ! »

Le shérif, passant un parchemin au dessus de la flamme et souriant : « Exactement ! Et comment l’appellera-t-on quand sa chère forêt de Sherwood ne sera plus ?... Hum ? »

Avec fascination, il observa les flammes dévorant le papier puis fixa Gisborne afin de s’assurer que celui-ci avait bien compris son message. Ce dernier regarda le parchemin partir en fumée sans comprendre puis soudain il réalisa les desseins du shérif.

Gisborne : « Vous voulez-vous quand même pas dire qu’il faut que je… ? »

Le shérif, tapant son poing sur la table : « BIEN SUR QUE SI !... BRULEZ-MOI CETTE SALETE FORET ! »

Gisborne : « Mais Monseigneur ? Cette forêt appartient au domaine royal et je doute que le Prince Jean apprécie vraiment que… »

Le shérif, le coupant : « Le Prince Jean se fichera pas mal de cette forêt si je lui amène la tête de Robin sur un plateau ! »

Gisborne : « Mais le peuple, Monseigneur ?… Comment fera-t-il pour se nourrir et se chauffer cet hiver ? Il mourra de faim et de froid. »

Le shérif, hérité de voir Gisborne discuter ses ordres : « SI NOUS NE FAISONS RIEN, C’EST NOUS QUE LE PRINCE JEAN FERA PASSER DE VIE A TREPAS !... ALORS CESSER DE JACASSER ET BRULEZ-MOI CETTE MAUDITE FORET !!!! »

Gisborne : « Oui, Monseigneur. »

Gisborne se courba devant le shérif et ouvrit la porte de la chambre. Un serviteur se présenta avec le repas du shérif.

Le shérif, de mauvaise humeur : « Pose-moi ça là ! »

Gisborne allait refermer les portes quand le shérif s’adressa une dernière fois à lui.

Le shérif : « Et ne me décevez pas encore une fois, Gisborne ! »

Gisborne, refermant les portes : « Oui, Monseigneur ! »


byoann  (29.06.2015 à 08:45)

Le lendemain matin…

Robin : « Allez debout Much !... Lève-toi ! »

Much bougonna puis se retourna sur sa couche.

Robin : « Allez debout paresseux… Will t’a préparé ton petit déjeuner… Allez debout ! »

« Oh c’est pas vrai… Que le sol est dur par ici ! »

 

 

 

 

Allan, se moquant : « Tu veux dire que tu préfères le matelas moelleux du château de Maidstone à ce confortable lit de feuilles de notre magnifique forêt de Sherwood ? »

Much, se levant, visage fermé : « Oh la ferme, Allan ! »

« Allez Much… Un peu d’enthousiasme que diable !… Nous sommes presque arrivés. »

Allan : « Oui dans quelques heures tu retrouveras la douceur de nos matelas de hors-la-loi ! »

Much le fusilla du regard sous les rires de ses compagnons. Ne répliquant pas à sa provocation, il prit l’assiette que Will lui tendait et s’installa pour manger.

Le reste du repas se fit cependant dans la bonne humeur. Si les hors-la-loi avait regretté leur départ du château de Maidstone, ils n’en étaient pas moins heureux de retrouver leur sécurisant, quoique moins confortable, campement de Sherwood. Une fois le repas terminé, ils reprirent leurs chevaux avec plus entrain, y compris Much qui fut rapidement contaminé par l’ambiance bonne enfant qui régnait au sein de la bande. Une heure et demie plus tard, ils arrivèrent à leur campement qu’ils avaient quitté presque trois mois plus tôt.

Much, entrant dans le campement : « Ah !... Que c’est bon d’être de retour à la maison ! »

Allan lui flanqua une petite tape derrière la tête en passant près de lui.

Allan : « Aide-nous plutôt à décharger nos affaires au lieu de dire des âneries ! »

Much : « Ce n’est pas des âneries ! »

Allan : « Ah oui ? Bon alors, levez la main ceux qui ne se sont pas plaints une seule fois durant le voyage ? »

Much : « Ah Ah Ah très amusant, Allan ! »

Will, Djaq et Petit Jean levèrent la main puis repartirent aider Robin à décharger le reste des affaires.

Allan, baissant la main : « Avoue que tu ne voulais pas rentrer ? »

Much, vexé : « Ce n’est pas que je ne voulais pas rentrer… C’est que je ne voulais pas rentrer sous la pluie, nuance ! »

Much ne laissa pas le temps à Allan de répliquer. Il ressortit à l’extérieur pour aider les autres à décharger leurs bagages. Il fut le dernier à déposer son fardeau à la porte de leur sanctuaire. Il restait maintenant à les ranger dans le campement.

« Si tu le permets, Djaq et moi allons allez sur la route du Nord pour réactiver le piège. »

 

Robin : « D’accord… Pendant ce temps-là, j’irai avec Petit Jean à Nottingham rendre visite à Wayne… »

Robin : «… afin de m’assurer que les pauvres ont eu de quoi se nourrir pendant notre absence. »

Allan, pointant Much : « Ben nous nous irons réactiver les autres pièges ! »

Robin : « Non. Toi, tu as été gravement blessé. Tu ferais mieux de rester ici pour te reposer ! »

« Hé... Mais j’suis pas fatigué, moi !... Et puis, j’suis complètement rétabli maintenant. »

Djaq : « Robin a raison… Nous avons fait un loin et pénible voyage alors que tu n’étais pas totalement guéri… [Voyant qu’Allan faisait la moue]… Allez… Juste pour aujourd’hui… D’accord ? »

Allan, contraint : « D’accord ! »

Much, souriant : « Bon ben j’irai seul, alors ! »

Robin : « Non... Toi… Tu as du rangement à faire ! »

Much avisa les affaires entassées à ses pieds.

Much : « Mais maître ?... Allan reste au camp. Il peut bien s’en charger ! »

Allan, souriant : « Je dois me reposer !... Tu te souviens ? »

Robin, souriant : « Il a raison… Et puis, nous ne serons pas longs à Nottingham, nous te donnerons un coup de main à notre retour ! »

Much : « Ouais, vous dites ça et puis finalement vous reviendrez quand j’aurai terminé ! »

Robin, lui mettant une main sur l’épaule : « A cause d’impondérables, Much !... Les impondérables ! »

Much : « Les impondérables, tu parles !... Les impondérables s’appellent en général Marianne, oui ! »

Robin : « Mais elle n’est même pas encore revenue de Maidstone ! »

Much : « Oh… Eh bien dans ce cas, ce sera une jeune et jolie villageoise en détresse ! »

Robin, écartant les bras : « Hé !... Je suis Robin des bois, non ? »

Will, donnant un sac à Much, en passant près de lui : « Tiens… Tu peux me ranger ça, s’il te plaît. Nous sommes pressés ! »

Ebahi, Much reçut le sac dans les bras et regarda, médusé, Will sortir du camp.

Djaq : « Will a raison… Tiens, Much… Attends-moi, Will ! »

Elle lui donna son sac de potions et courut rejoindre Will. Petit Jean se mit également de la partie.

Petit Jean : « Tiens et fais bien attention, il y a des choses fragiles dedans ! »

Petit Jean s’éloigna à son tour.

Robin : « Bon ben maintenant que tu es bien occupé, je te laisse… [Et s’éloignant] A tout à l’heure. »

Allan : « Bon ben moi, je vais me coucher… Much ?… Sois gentil, tu me réveilles dans une petite heure ? »

Much se retrouva seul au milieu du camp, les bras chargés. Il explosa de colère.

Much, hurlant : « AAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHH ! »

Il laissa tomber les affaires au sol. De l’extérieur, il put entendre les rires de ses compagnons. Il comprit alors qu’ils lui avaient joué un petit tour à leur façon. Il sortit en courant. Les hors-la-loi s’arrêtèrent aussitôt de rire. Cependant, il avisa leurs mines réjouies. Il s’arrêta à l’entrée du camp. Allan en profita pour se faufiler discrètement derrière lui et rejoignit les autres.

Robin, essayant de se montrer sérieux : « Un problème, Much ? »

Much : « Et vous trouvez ça drôle ? »

Will : « A voir ta tête, c’est tordant ! »

Much : « Vous allez voir si c’est tordant ! »

Il s’élança vers eux en courant. Ses compagnons détalèrent comme des lapins. Mais la poursuite n’alla pas plus loin. Alors qu’il poursuivait Will, ce dernier s’arrêta subitement.

Much : « Tu vas voir si je suis… »

S’arrêtant brutalement, Will, inquiet : « Much ?… »

Much, avisa son air troublé : « Qu’est-ce qui y a ? »

Will : « Tu ne sens pas ? »

Robin, Petit Jean, Djaq et Allan les rejoignirent car eux aussi avait senti une odeur anormale.

Djaq : « On dirait que… »

Will : «… ça sent le brûlé ? »

Une légère brise apporta un voile de fumée.

Robin : « Cela vient de par là ! »

Robin se mit à courir en direction du Nord-Ouest, suivi par toute la bande. Au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient, l’odeur de la fumée s’intensifia.

Much : « Ce n’est peut être pas grave. C’est peut être juste un paysan qui brûle une souche dans son champ ou… »

Soudain, ils croisèrent une biche et son faon galopant en sens inverse puis ce fut une famille de lapins.

Robin, s’inquiétant : « Non, Much… Je crains que ce ne soit plus grave que ça ! »

Soudain, il s’arrêta net. Au loin, il distingua des flammes. Il les pointa du doigt.

Robin : « C’est la forêt qui brûle !... Vite retournons au camp et prenons les chevaux. »

Ils retournèrent à vive allure au campement, prirent les chevaux et foncèrent en direction de l’incendie. Ils traversèrent la clairière près de leur campement puis ils tombèrent sur la forêt en flamme. A travers les flammes, Robin put apercevoir, derrière l’incendie, des soldats mettre le feu aux buissons et aux jeunes pousses avec des torches.

Robin, furieux : « Gisborne ! »

Mais l’incendie avait déjà parcouru une dizaine de mètres et il continuait d’avancer sur eux.

Djaq : « Robin ?... Nous devons fuir ! »

Robin : « Il faut arrêter Gisborne ! »

Petit Jean : « Non ! Nous devons d’abord prévenir les villages à proximité et aider à les évacuer. »

Robin : « Mais si on n’arrête pas Gisborne, il continuera d’incendier la forêt ! »

Allan : « Et puis, je ne voudrais pas avoir l’air de penser qu’à moi mais notre campement va être aussi touché si on fait rien ! »

Les deux points de vue étaient valables alors Robin trancha la question.

Robin : « Très bien… Jean ?... Prends Djaq, Will et Allan avec toi et avertissez les villages de Clun et de Knighton du danger. Commencez l’évacuation des femmes et des enfants et demander à tous les hommes valides de nous retrouver à la clairière… Much et moi allons arrêter Gisborne ! »

Much, avalant de travers : « Seulement nous deux, maître ? »

Robin, souriant : « Un troisième homme nous encombrerait, non ? »

Sceptique, Much opina mollement de la tête. Petit Jean, accompagné d’Allan, Will et Djaq galopèrent en direction des premiers villages menacés par les flammes. Will et Djaq se dirigèrent vers Clun tandis qu’Allan et Petit Jean se chargèrent de Knighton. Pendant ce temps, Robin réfléchit à un plan pour arrêter Gisborne.

Robin : « Contournons les flammes et emparons-nous de Gisborne ! »

Much : « Quoi ?... C’est ça votre plan ? »

Robin, talonnant son cheval : « Oui, pourquoi ?... Tu en as un de meilleur ? »

Il partit au galop.

Much, talonnant son cheval : « Non… Pas pour le moment ! »

Il suivit Robin sous couvert des bois encore épargnés par les flammes et contourna l’incendie par l’Est. Gisborne avait allumé l’incendie au Nord-Ouest de la forêt afin que les flammes descendent vers le Sud. Il fit bien attention de ne pas incendier la partie de la forêt qui le reliait à Nottingham. Incommodé par la fumée qui revenait sur lui par intermittence et maitrisant difficilement son cheval, apeuré par l’incendie, Gisborne s’éloigna de ses hommes pour se rapprocher du chemin menant à Nottingham.

Gisborne à ses hommes : « CONTINUEZ !... IL FAUT DETRUIRE ENTIEREMENT CETTE FORET ! »

Il sourit en imaginant Robin et ses compagnons fuyant devant les flammes. Mais il ne se doutait pas un seul instant que son ennemi se trouvait juste derrière lui ou plus exactement au dessus de lui. Robin était monté à un arbre pour observer Gisborne de loin mais lorsque celui-ci se rapprocha pour se protéger de la fumée, il saisit l’occasion.

Gisborne à lui-même : « Cours Robin… Cours ou péris ! »

Soudain, une flèche vint se planter sur le pommeau de la selle du bras droit du shérif.

Surpris, Gisborne, levant les bras : « Mais qu’est-ce que… »

Il leva les yeux vers l’endroit d’où provenait le projectile. Il vit alors Robin, debout sur une branche, le visant à nouveau avec son arc.

Robin : « Heureusement pour moi, j’ai un autre choix ! »

Gisborne, baissant les mains et soufflant : « Et quel est-il ? »

Robin : « Tu vas dire à tes hommes d’arrêter de mettre le feu à ma forêt puis tu vas nous aider à éteindre l’incendie ! »

Gisborne : « Ta forêt ?... Quelle prétention ! »

Robin : « J’attends ! »

Gisborne : « Tu prends tes désirs pour la réalité, Locksley ! »

Robin, mécontent : « Tu le feras ! »

Gisborne, provoquant : « Ou sinon ? »

Robin, froidement : « Tu mourras ! »

Gisborne : « Eh bien, tue-moi tout de suite. Car jamais je ne ferai cela… Ce sont les ordres du shérif et j’exécute toujours ses ordres ! »                                      

Robin : « Très bien… Comme tu voudras ! »

Il fit signe à Much de s’avancer près de Gisborne.


byoann  (29.06.2015 à 09:00)

Much : « Veuillez descendre de cheval, Messire ? »

Gisborne refusa dans un premier temps de descendre puis avisant Robin et son arc, il finit par obtempérer. Les hors-la-loi reprirent leurs chevaux et forcèrent Gisborne à avancer. Dissimulés par la fumée, les soldats ne purent voir leur chef emmené de force à la clairière près du carrefour du Pendu.

Robin : « Much ?... Trouve-moi une corde pour attacher notre ami. »

Ce dernier partit sur le champ au triple galop pour le campement pendant que Robin surveillait leur prisonnier.

Gisborne : « Que comptes-tu faire de moi ? »

Robin : « Tu refuses toujours de nous aider à… »

Gisborne, le coupant, agacé : « Je préfère périr ! »
« Dans ce cas, je vais réaliser ton souhait. »

 

 

 

 

 

Quelques minutes plus tard, Much revint avec une corde.

Robin, attachant Gisborne : « Si nous échouons à éteindre l’incendie, tu seras le premier à le savoir ! »

Il donna une tape sur l’épaule de Gisborne et lui pointa du doigt l’épaisse fumée noire qui s’élevait derrière les arbres à l’autre bout de la clairière.

Gisborne : « Tu ne vas quand même pas me laisser là ? »

Robin : « Tu voulais mourir, non ? »

Much défit son foulard autour du cou et l’utilisa pour bâillonner Gisborne.

Robin, souriant : « Bon travail, mon ami ! »

Much, regardant Gisborne en souriant : « Merci maître ! »

Puis Robin reporta son attention sur l’un des côtés de la clairière. Des hommes, armés d’outils, couraient à sa rencontre, accompagnés par des cavaliers : Il reconnut sans peine Will et Djaq, escortant les hommes de Clun. De l’autre côté, il aperçut Petit Jean et Allan qui revenaient avec les hommes de Knighton. Robin, accompagné de Much, alla au devant d’eux et attendit que tout le monde soit rassemblé autour de lui, au centre de la clairière, pour exposer son plan.

Robin à Petit Jean et Allan : « Ben dis donc, vous avez fait vite ? »

Petit Jean : « Nous les avons rencontré en chemin. »

Allan : « Ouais, ils avaient déjà évacué le village et s’étaient dirigés vers l’incendie pour l’éteindre. »

Robin, inquiet : « Et Marianne et son père ? »

Petit Jean : « Ils ne sont plus à Knighton ! »

Allan : « Ils sont partis au château pour demander du secours… Annie aussi ! »

Much : « Du secours ?... Mais c’est Gisborne qui a allumé l’incendie ! »

Petit Jean, mécontent : « Gisborne ? Ce sale… »

Allan, le coupant : « Mais ils n’en savaient rien ! »

Robin : « Peu importe… pour le moment ce qui compte, c’est de circonscrire l’incendie ! »

Much : « Le circonscrire ? »

Robin : « Oui. Nous ne pourrons pas éteindre un incendie de cette taille. Tout ce que nous pouvons faire, c’est faire en sorte qu’il n’aille pas plus loin. »

Will : « Alors pour ça, il nous faudra couper tous les arbres sur une surface d’au moins cinq mètres de large de chaque côté de la clairière. »

Djaq : « Cinq mètres ? Tu crois que ça suffira ? »

Will : « A mon avis, nous n’aurons pas le temps de faire plus. »

Robin : « Will a raison. Il ne faut pas non plus oublier la clairière. Il va falloir arracher l’herbe sur une large parcelle afin que l’incendie ne puisse plus rien brûler. Much, tu t’en occupes ? »

Much : « D’accord. »

Robin divisa les villageois en trois groupes. Il confia le premier à Petit Jean qui se dirigea à l’Ouest, le second à Will pour stopper l’incendie à l’Est et le dernier à Much pour protéger la clairière. L’incendie n’était plus très loin alors ils devaient faire vite. Allan partit avec le groupe de Petit Jean tandis que Djaq suivit Will. Les deux groupes s’activèrent aussi vite que possible : Ils débroussaillèrent, coupèrent les arbres et retirèrent les bois morts tout le long de la ligne de feu de chaque côté de la clairière pendant que Much amputait cette dernière d’une large bande d’herbes hautes. Ils redoublèrent d’efforts lorsqu’ils commencèrent à apercevoir les flammes à travers les arbres. Robin passa d’un groupe à l’autre afin de surveiller l’état d’avancement des travaux et de remotiver les troupes si cela s’avérait nécessaire. Quand ils eurent fini de protéger la clairière, le groupe de Much se divisa en deux afin de renforcer les deux autres équipes. Mais très vite, l’incendie gagna du terrain et les bûcherons d’un jour commencèrent à ressentir la chaleur intense du brasier. Robin décida alors qu’il était temps de se mettre à l’abri. Maintenant le sort en était jeté. Ils ne pouvaient plus rien faire. Il ordonna le départ.

Robin : « ARRETEZ-VOUS ! ALLEZ VOUS METTRE A L’ABRI A L’AUTRE BOUT DE LA CLAIRIERE ! »

Epuisés, les villageois obéirent sans discuter. De toute façon, la fumée gênait trop leur travail pour continuer. Une fois qu’il fut certain que tous les villageois se dirigeaient bien vers le fond de la clairière, Robin prit son cheval et galopa jusqu’au second groupe afin de réitérer son ordre. Il accompagna le groupe de Petit Jean jusqu’à l’endroit où il avait ligoté Gisborne. Assis sur son cheval, il contempla les villageois épuisés. D’abord satisfait et heureux du travail accompli, Robin éprouva soudainement une vive inquiétude en regardant ses villageois qui s’étaient pourtant vaillamment battus afin de sauver leurs villages. Mais il n’arriva pas à en déterminer la cause.

Chassant cette désagréable impression, Robin, se retournant vers la clairière : « Nous avons fait ce que nous pouvions. Maintenant il n’y a plus qu’à prier le ciel pour que cela marche. »

« Ah… Robin ?... Je crois que tu as l’oreille de Dieu ! »

Robin, surpris et se tournant vers lui : « Pourquoi ? »

Comme pour répondre à sa question, le tonnerre se mit à gronder. Robin descendit de son cheval. Much attrapa la bride et l’emmena avec les autres montures. Petit Jean, Will, Djaq et Robin se regroupèrent autour d’Allan faisant face à la clairière. Des nuages noirs et menaçants arrivèrent au dessus de la forêt en flammes. Des éclairs se mirent alors à sillonner le ciel.

Robin, souriant : « Oh… Je crains que Much ne soit pas content ! »

Much, revenant vers ses compagnons : « Pourquoi je serais pas content ? »

Allan : « Parce qu’il va encore pleuvoir, mon ami ! »

Much : « Ah. Ah. Ah. Très drôle !... Et puis d’abord, je me fiche qu’il pleuve car je serais bien… à l’abri… sous cet arbre ! »

Allan : « Ta mère ne t’a jamais appris qu’il ne fallait jamais être sous un arbre lorsqu’il y avait un orage ? »

Alors que la bande souriait de l’échange entre Allan et Much, Robin perdit subitement son sourire lorsqu’il entendit son compagnon parler d’un arbre. Il avait finalement compris pourquoi il avait éprouvé une vive inquiétude lorsqu’il était revenu avec le groupe de Petit Jean.

Robin, inquiet : « Gisborne ! »

Allan et Much se turent. Toute la bande se tourna vers lui.

Much : « Ben quoi Gisborne ? »

Sans répondre, Robin se fraya un chemin à travers les villageois qui se reposaient. Il se dirigea vers l’arbre au pied duquel ils avaient laissé leur ennemi de toujours quelques instants plus tôt.

Much, suivant Robin : « Eh bien, il est là où nous l’avions… »

Robin s’arrêta devant l’arbre en question et s’accroupit. Tout en se tournant vers son compagnon, le chef des hors-la-loi, mécontent, lui montra une corde.

Much, s’arrêtant : «… laissé ! »

Gisborne avait réussi à s’échapper en sectionnant la corde qui le retenait prisonnier.

Much : « Mais comment-a-t-il fait pour s’échapper ? »

Contrarié, Robin, lui donnant la corde : « Tu n’auras qu’à lui poser la question la prochaine fois que tu le verras ! »

Il retourna aux abords de la clairière, suivi par ses compagnons.

Quelques instants plus tôt…

Une voiture arriva en trombe dans la cour du château. Celle-ci s’arrêta au pied des marches du perron. Un garçon d’écurie ouvrit la porte et aida Marianne à descendre.

Marianne : « Je voudrais parler au shérif immédiatement. »

Le garçon, aidant Sir Edouard à descendre à son tour : « Je suis navré Lady Marianne mais le shérif a demandé à ne pas être dérangé pour le moment. »

Marianne, mécontente : « Je suis regrette mais cela ne peut pas attendre ! »

Edouard : « Marianne ! Je t’en prie. Ne fais pas de scandale. [Au garçon] Quand est-ce que le shérif sera en mesure de nous recevoir ? »

Le garçon, gêné : « Je ne sais pas, Messire. Il reçoit, en ce moment même, un imminent invité. Je crains que vous ne soyez obligés de revenir demain. »

Marianne : « Demain ? Mais c’est impossible ! »

« Marianne ! »

 

 

 

 

 

« Père ! Il y a urgence. La forêt est en flamme. Knighton est menacé ! »

Edouard : « Je sais Marianne mais… »

Marianne, interrompant son père et s’adressant au garçon : « Je désire voir Messire Gisborne ! »

Le garçon : « Messire Gisborne s’est absenté ! »

Marianne, à haute voix : « Oh ! Mais c’est pas vrai ! Qu’est-ce qu’on va faire ? »

Edouard : « Marianne, calme-toi. »

Marianne : « Me calmer ? Comment pouvez-vous me demander cela alors que des villages entiers risquent d’être rayés de la carte ! »

Une voix masculine, provenant du perron : « Mais que signifie tout ce raffut ? On croirait entendre le couinement d’une truie ! »

Marianne et son père se tournèrent alors vers le perron, où ils découvrirent le shérif.

Le shérif : « Oh… Ce n’est que vous, Lady Marianne ! »

Marianne, montant quelques marches : « Monseigneur, écoutez-moi… »

Le shérif, l’interrompant et descendant lentement les escaliers : « Je suis vraiment navré ma chère mais il m’est impossible aujourd’hui de vous recevoir, vous et votre père. »

Marianne : « Mais il ne s’agit pas de moi ou de mon père, Monseigneur. Il s’agit de la forêt de Sherwood. »

Le shérif, calmement : « Oui…Eh bien ? »

Marianne : « Elle brûle, Monseigneur ! »

Le shérif, souriant : « Et alors ? »

Marianne, stupéfaite : « Mais Monseigneur… Des villages entiers sont menacés. Knighton pour commencer. »

Le shérif : « Oh je vois… Mais que puis-je y faire ? »

Marianne : « Envoyez vos soldats, Monseigneur, afin d’aider les villageois à combattre l’incendie. »

Le shérif : « Je regrette mais c’est impossible. »

Marianne, contenant sa colère : « Et pour quelles raisons, je vous prie ? »

Edouard, d’un ton sec : « Marianne ! »


byoann  (02.07.2015 à 08:25)

Marianne, se reprenant : « Monseigneur ? »

Le shérif : « Ce n’est rien, Messire Edouard. C’est la passion d’une jeunesse inexpérimentée qui s’exprime… Voilà tout… Hein ! »

Le shérif sourit en regardant Marianne.

Le shérif : « Bien… Quant aux raisons qui me contraignent à rejeter votre demande, elles sont forts simples : Mes hommes ne peuvent quitter le château pour raison de sécurité. Ils doivent assurer la protection de mon invité. »

Marianne, méfiante : « De votre invité ? »

Le shérif : « Exact… Jeune demoiselle ! »

Marianne : « Puis-je savoir au moins de qui il s’agit ? »

Une voix masculine, venant du perron : « Mais de moi... évidemment ! »

Marianne et son père se retournèrent vers le perron.

Le shérif, embarrassé : « Oh Votre Altesse, il ne fallait pas vous déranger… »

Le Prince Jean, un gobelet à la main, descendit les marches en ne quittant pas Marianne des yeux.

Le Prince Jean, se plaçant à la même hauteur et devant Marianne : « Mais quelle est donc cette ravissante créature ? »

Le shérif, arrivant à sa hauteur : « Sire, permettez-moi de vous présenter Lady Marianne Fitzwalter et son père, Sir Edouard Fitzwalter. »

Le Prince Jean, prenant la main de Marianne : « Je suis charmé de vous rencontrer, Lady Marianne. »

Il baisa sa main. Sir Edouard se courba devant lui.

Marianne, se courbant : « Sire. »

Le shérif : « Votre Altesse, nous devrions peut-être… »

Le Prince Jean, l’interrompant et d’un ton sec : « Vous deviez me rapporter à boire, il me semble ! »

Il lui donna violemment son gobelet. Avec un sourire forcé, le shérif le reçut en pleine poitrine.

Le Prince Jean, en souriant : « Venez ma chère. »

Marianne, hésitante : « C’est que euh… »

Le Prince Jean : « Qu’y-a-t-il ? Ma compagnie vous déplait-elle ? »

Marianne : « Oh bien sûr que non, Sire. C’est… C’est qu’il y a urgence. Il faut… »

Le shérif, la coupant : « Allons ma chère enfant, n’indisposez pas le Prince avec des futilités. »

Marianne, mécontente : « Ce ne sont pas des futilités ! »

Edouard : « Marianne ! »

Le Prince Jean, aimable : « Allons, allons. Mais de quoi parlez-vous ? Qu’est-ce qui peut bien vous mettre dans un état pareil ?... Puis-je faire quelque chose ? »

Marianne, souriante : « Je l’espère, Sire… Voilà. Notre village, Knighton, est menacé par les flammes. »

Le Prince Jean, surpris : « Les flammes ? »

Marianne : « Oui, Votre Altesse. La forêt de Sherwood est en feu. Et je suis venue implorer l’aide du shérif. »

Le shérif : « Mais que puis-je y faire ? Stopper les flammes à mains nues ? »

Le shérif rit, faisant sourire le Prince Jean.

Marianne, mécontente : « Non mais vous pourriez envoyez vos hommes pour aider à éteindre l’incendie… »

Le shérif perdit son sourire devant l’entêtement de Marianne.  

Marianne, se tournant vers le Prince Jean : «… Après tout, la forêt appartient à Sa Altesse, non ? Il est bien du devoir d’un shérif de préserver les intérêts de la famille royale, n’est-ce pas mon Prince ? »

Le Prince Jean : « Elle a raison... Shérif ? »

Le shérif, embarrassé : « Euh… Oui, Votre Altesse ? »

Le Prince Jean : « Faites ce que Lady Marianne vous demande, je vous prie. Il est de mon devoir, en qualité de Prince d’Angleterre, de venir en aide aux habitants de ce comté afin de lutter contre cette calamité en lieu et place de mon frère. »

Le shérif, se courbant : « Comme il vous plaira. »

Contrarié, le shérif allait descendre les quelques marches qui restaient lorsqu’il vit les hommes de Gisborne revenir de la forêt. Il accéléra le pas afin de mettre un peu de distance entre lui et le Prince Jean qui était resté avec Marianne et son père. Le shérif arriva devant l’un des lieutenants de Gisborne.

Le shérif, regardant furtivement en direction du Prince et baissant la voix : « Où est Gisborne ? »

Le lieutenant : « Il n’est pas avec vous ? »

Le shérif, souriant au Prince : « Bien sûr que non, imbécile ! Sinon je ne te poserais pas la question ! Pourquoi êtes-vous revenus aussi tôt ? »

Le lieutenant : « Ben on a mis le feu comment Messire Gisborne nous l’a ordonné… »

Le shérif, le tirant un peu plus loin : « Chhhhhhhhhhhhhuut. Moins fort ! Le Prince ne doit pas être tenu au courant de cette affaire. »

Le lieutenant, baissant d’un ton : « Oh euh… On a mis le feu à la forêt puis Messire Gisborne a disparu alors on a pensé qu’il était rentré. Et puis comme on y voyait plus avec toute cette fumée, on a décidé de rentrer nous aussi ! »

Le shérif, voyant le Prince Jean le rejoindre avec Marianne à son bras : « Eh bien, retournez-y ! »

Le lieutenant : « Quoi ? »

Le Prince Jean : « Alors shérif ? Est-ce que mes ordres n’étaient pas assez clairs ? »

Le shérif : « Oh bien sûr que si, mon Prince. Voyez, ces hommes partent sur le champ [Et insistant sur chaque mot] vers la forêt pour éteindre l’incendie. »

Le lieutenant : « Ah oui ? »

Le shérif, le fusillant du regard : « Oui ! C’est un ordre ! »

Le lieutenant : « Bien, Monseigneur ! »

Le soldat ordonna à ses compagnons de remonter sur leurs chevaux puis le groupe de cavaliers fit demi-tour et sortirent du château en direction de Sherwood.

Le Prince Jean : « Dites-moi, shérif ?… Ce lieutenant ne me parait guère dégourdi. »

Le shérif : « Vous avez raison, Votre Altesse. C’est un parfait imbécile ! »

Le Prince Jean : « Tous les hommes de Nottingham sont-ils à son image ? [Il sourit à Marianne] J’espère que non ! »

Il sourit et ramena Marianne vers le château. Le shérif, irrité par sa remarque, tenta de calmer sa colère tout en le suivant. Arrivé devant la voiture de Marianne au bas de l’escalier, le Prince Jean baisa la main de la jeune femme.

Le Prince Jean : « Vous voilà rassurée pour votre petit village, j’espère ? »

Marianne, courbant la tête : « Oui, Votre Altesse. Je vous remercie du fond du cœur, mon Prince. »

Le Prince Jean, souriant : « Oh ce n’est rien... Je n’ai fait que mon devoir. »

Marianne : « Je ne saurais comment vous remercier, Sire »

Le Prince Jean : « Moi, je sais… Me feriez-vous l’honneur de vous asseoir à ma table lors de la fête ? »

Marianne, surprise : « La fête ? »

Le Prince Jean : « Oui, le shérif a gentiment offert de célébrer la fête de la Saint-Jean, ici, à Nottingham. Me feriez-vous le plaisir de vous joindre à ma table ?… Vous… et votre père, cela va de soi. »

Marianne, faisant la révérence : « Je ne puis rien refuser à mon Prince. »

Le Prince Jean : « Très bien… Dans ce cas, à très bientôt, ma chère, et j’espère que vous pourrez m’inviter dans votre demeure… si elle n’a pas brulé. »

Le Prince Jean se retourna et remonta les marches de l’escalier.

Le Prince Jean, sans se retourner : « Vous venez shérif ? Vous et moi devons nous entretenir. »
« J’arrive, Votre Altesse. »

Le shérif lança un regard noir à la jeune femme avant de remonter les marches. Marianne, toute contente d’avoir contraint le shérif à coopérer, s’apprêta à remonter dans sa voiture lorsqu’un cavalier surgit dans la cour. Le Prince Jean, arrivé sur le perron, le shérif, Marianne et Sir Edouard se retournèrent pour voir le visiteur.

Marianne, surprise : « Guy ? »

Guy, descendant de cheval : « Marianne ? Que faites-vous ici ? »

Marianne : « Je suis venue voir le shérif pour l’incendie. Mais que vous est-il arrivé ? »

Guy : « Ce n’est rien… [Saluant] Sir Edouard. »

Edouard : « Messire Guy. »

Marianne : « Vous paraissez négligé. »

Gisborne : « Voilà ce qui arrive lorsque l’on a maille à partir avec un hors-la-loi. »

Le shérif, descendant les marches précipitamment : « Gisborne ? Mais que faites-vous ici ? »

Gisborne allait lui répondre mais il leva les yeux vers l’homme qui descendait tranquillement les marches.

Le Prince Jean : « Shérif ? Qui est cet homme ? »

Le shérif : « Euh… Votre Altesse… Permettez-moi de vous présenter mon bras droit, Messire Guy de Gisborne qui euh… revient justement de la forêt de Sherwood. »

Le Prince Jean : « Vraiment ? »

Gisborne, se courbant : « Votre Altesse ! »

Le Prince Jean, ne comprenant pas : « Vous revenez de la forêt alors que vos hommes viennent juste de partir ? »

Le shérif, embarrassé, regarda Gisborne d’un air suppliant.

Gisborne : « Oui, Votre Altesse. Je patrouillais aux abords de la ville lorsque j’ai vu de la fumée au dessus de la forêt. Je m’y suis immédiatement rendu. »

Le Prince Jean : « Oh ! Comme c’est noble et courageux de votre part. Et qu’avez-vous découvert ? »

Gisborne : « J’ai… J’ai découvert l’auteur de cet incendie. »

Le Prince Jean, dédaigneux : « Et qui est ce malotru ? »

Gisborne : « Robin des bois ! »

Le Prince Jean : « Oh ! Encore lui ! »

Marianne fut outrée mais son père mit sa main sur son bras pour l’inciter au calme.

Le shérif, ravi de la tournure que prenaient les évènements : « Oh oui, Sir… Cet homme est une calamité ! »

Le Prince Jean, d’un ton sec : « Calamité dont vous deviez nous débarrasser, shérif ! »

Le shérif : « Mais je m’y emploie Votre Altesse… Je m’y emploie. »

Le Prince Jean, reportant son attention sur Gisborne : « Vous êtes vous frotté à ce coquin ? »

Gisborne : « Oui, Sir. J’ai combattu ce brigand mais sa horde de va-nu pieds est venu à son secours. »

Le Prince Jean : « Oh !... Les lâches ! »

Gisborne : « Ils m’ont assommés et attachés à un arbre. »

Le Prince Jean, horrifié : « Alors que la forêt brûlait... Mon dieu !... C’est criminel ! »

Gisborne : « Mais j’ai réussi à couper mes liens et je suis retourné auprès de vous, Monseigneur. »

Le Prince Jean : « Vous avez bien fait, Guy de Gisborne. Et j’espère que vous accepterez de vous asseoir à ma table lors de ma fête. »

Gisborne, se courbant : « J’en serai honoré, Votre Altesse. »

Le Prince Jean : « Fort bien... Shérif ? Retournons à nos affaires, voulez-vous ? »

Le shérif, souriant au Prince Jean : « Oui, Sir… [Passant devant son bras droit] N’en faites pas trop, Gisborne ! »

Le shérif accompagna le Prince Jean à l’intérieur du château.

Gisborne, baisant la main de Marianne : « Marianne, j’espère vous revoir très vite. »

Marianne, contrariée : « Je l’espère aussi, Guy. »

Gisborne : « Sir Edouard. »

Gisborne se courba devant le père de Marianne puis se dirigea vers ses appartements afin de se changer.

Marianne, mécontente : « Ce n’est pas Robin qui a mis le feu ! »

Edouard, aidant Marianne à monter dans la voiture : « Il est inutile de me le dire, Marianne. Je sais que ce n’est pas lui mais ce n’est pas moi qu’il faut convaincre. »

Marianne, s’asseyant dans la voiture : « Je parie que le shérif n’est pas étranger à tout cela. »

Edouard, s’asseyant en face de Marianne : « Tu n’as aucune preuve de ce que tu avances. »

Marianne : « Mais j’en suis de plus en plus convaincue. »

Edouard : « Cela ne suffit pas ma fille ! »

Marianne : « J’en parlerai quand même au Prince Jean ! »

Edouard : « Je te le défends. »

Marianne : « Mais père… »

Edouard, l’interrompant : « Marianne !... Si le shérif est mêlé de près ou de loin à cette histoire, il prouvera au Prince le contraire. Que crois-tu qu’il fait en ce moment même ? »

Soucieuse, Marianne regarda par la portière en direction de la fenêtre du bureau du shérif. Puis la voiture quitta la cour, mais plus lentement qu’à son arrivée.

Marianne : « En tout cas, il faut prévenir Robin ! »


byoann  (02.07.2015 à 08:40)

CHAPITRE II

« LA FORÊT NE RISQUE PLUS RIEN MAINTENANT. »

ans le bureau du shérif…

Le Prince Jean s’assit au bureau du shérif tandis que ce dernier s’installa en face de lui.

« Je ne suis pas content de vous, shérif. On dirait que vous ne m’aimez pas. »
« Oh mais bien sûr que si… Je vous aime, Sire »

 

 

 

 

 

Le Prince Jean : « Alors pourquoi vous échouez constamment dans les tâches que je vous confie ? »

Le shérif : « Mais je… »

Le Prince Jean, le coupant : « Il y a d’abord eu l’affaire de ce petit village qui devait accueillir mes chevaliers noirs… Puis ensuite, il y a eu le désastre en Terre Sainte et pour finir le fiasco dans le comté de Kent. »

Le shérif, embarrassé : « Oh !... Vous êtes au courant pour Maidstone. Mais je… »

Le Prince Jean, tapant du poing sur la tape : « Bien sûr que je suis au courant. SACHEZ QUE Je suis au courant de tout ! »

Il tenta de se calmer avant de reprendre.

Le Prince Jean : « Pourquoi croyez-vous que j’ai accepté de venir à Nottingham, hum ? Pour vos beaux yeux ? Non, je suis venu vous mettre personnellement en garde, shérif. Si vous voulez qu’on continue de vous appeler ainsi… [Froidement] ou simplement de vous appeler tout court. Il va falloir vous remuer et me montrer à quel point vous m’aimez. »

Le shérif, recevant le message : « Mais je suis à vos ordres, Votre Altesse. »

Le Prince Jean : « Alors soyez plus efficace !... [Plus serein] Commencez donc par me débarrasser de ce jeune blanc-bec de Robin des bois. »

Le shérif : « C’est bien ce que je m’évertue à faire, Votre Altesse. »

Le Prince Jean, se relevant et se dirigeant vers la fenêtre : « En mettant le feu à la forêt de Sherwood ? »

Le shérif, bouche-bée : « Vous… Vous… »

Le Prince Jean, regardant dehors : « Brillante idée que de détruire la propriété de la famille royale. »

Le shérif : « Mais j’ai pensé que… »

Le Prince Jean : « Eh bien ne pensez plus ! »

Le Prince Jean respira profondément, le regard perdu à l’extérieur. Puis il se tut quelques instants. Le shérif resta silencieux afin que la colère du Prince s’apaise.

Le Prince Jean, bon enfant : « Est-ce que vous m’aimez, shérif ? »

Surpris que le Prince lui repose la question, le shérif, mielleux : « Plus que ma vie, Votre Altesse. »

Le Prince Jean, se retournant et souriant : « Vraiment ? »

Le shérif : « Bien sûr, c’est la raison pour laquelle j’ai organisé cette réception en votre honneur, Sire. »

Le Prince Jean, se retournant vers la fenêtre : « Et savez-vous ce que j’aimerais avoir comme cadeau ? »

Le shérif perdit un instant son sourire craignant qu’il ne demande sa tête.

Le shérif, inquiet : « Non, Sire. »

Le Prince Jean : « La tête de ce Robin des bois servie sur un plateau d’argent… [Se retournant face au shérif]… Et je pense que vous allez pouvoir m’aider. »

Le shérif, retrouvant le sourire : « A votre service, Votre Altesse. »

Le Prince Jean retourna s’asseoir au bureau.

Le Prince Jean, souriant : « J’ai eu une idée des plus brillantes. Vous voulez l’entendre ? »

Le shérif, sourire forcé et s’attendant au pire : « Bien sûr, Sire. »

Le Prince Jean : « Vous allez attraper Robin des bois à ma fête ! »

Le Prince émit un petit rire nerveux aussitôt suivi par le rire forcé du shérif.

Le Prince Jean : « Alors qu’en pensez-vous ? »

Le shérif : « Euh… Eh bien… Je suis navré, Sire, mais… je ne vois pas comment je pourrais attraper Robin à une fête où il n’est pas invité ? »

Le Prince Jean, déçu par l’étroitesse d’esprit de son hôte : « Vous allez l’attirer ici grâce à un appât. »

Le shérif, surpris : « Un appât, Sire ? »

Le Prince Jean : « Oui !... Moi ! »

Le shérif : « Vous voulez servir d’appât pour attraper un bandit notoire ? »

Le Prince Jean : « Bien sûr ! Douteriez-vous de mon courage, shérif ? »

Le shérif : « Oh non. Non. Non. Non. Bien sûr. Mais j’attire votre attention sur le fait que cela pourrait être extrêmement dangereux pour vous, Sire. Je veux dire pour l’héritier du trône que vous êtes. »

Le Prince Jean : « Oui, vous avez raison. Mais cela montrera au peuple à quel point leur prince est courageux et est prêt à se sacrifier pour ses sujets, n’est-ce pas ? »

Le shérif : « Certes oui… »

Le shérif pensa immédiatement au plan qu’il avait déjà mis en œuvre pour retrouver les bonnes grâces du Prince. Et l’idée de ce dernier le conforta.

Le shérif : « Si c’est votre volonté, j’obéirai à Votre Altesse. »

Le Prince Jean, sérieux : « Oui, c’est ce que je veux !... [Excité]… Oh qu’il me tarde d’y être ! »

Le shérif, souriant : « Oui… Moi aussi, mon Prince… Moi aussi. »

Une heure plus tard…

Malgré un ciel menaçant, les hors-la-loi et les villageois étaient restés dans la clairière afin de voir si leur plan pour stopper l’incendie avait fonctionné. Il ne se doutait pas que derrière les flammes, les hommes de Gisborne, sur ordre du shérif, tentèrent d’éteindre le feu qu’ils avaient eux-mêmes allumé. Mais lorsque l’orage éclata, Gisborne ordonna le départ.

Gisborne : « On retourne au château. La pluie éteindra les derniers foyers ! »

Du côté des hors-la-loi, Robin remercia les villageois et les enjoignit de retourner chez eux.

Robin : « Merci encore pour votre aide. »

Il les regarda partir pendant un instant puis se tourna vers l’incendie. Celui-ci ne progressait plus. Les flammes se heurtèrent à la barrière coupe-feu qu’ils avaient creusée.

Robin : « Au moins, il n’ira pas plus loin ! »

Mais la pluie redoubla d’intensité et les éclairs fusèrent dans le ciel.

Much, un peu inquiet : « Maître ?... Faut pas rester là ! »

Robin se retourna et aperçut ses compagnons trempés jusqu’aux os.

Petit Jean, tenant difficilement son cheval par la bride, effrayé par l’orage : « Allons nous réfugier dans la grotte en attendant que ça se calme. »

Robin se retourna de nouveau vers l’incendie et remarqua que la pluie commençait déjà à faire son œuvre salvatrice.

Will : « La forêt ne risque plus rien maintenant. »

Robin : « Tu as raison… Allons nous mettre à l’abri ! »

Much, soulagé : « Oh tant mieux ! »

Allan : « Ben je croyais que tu n’aimais pas la grotte ? »

Much, montant sur son cheval : « Ben en fait, je l’aime beaucoup cette grotte finalement… ! »

Robin sourit devant la mine renfrognée de Much et monta sur son cheval.

Much : «… du moment qu’il y a un bon feu ! »

Allan : « Et surtout un bon ragout qui mijote ! »

Djaq, riant : « Ouais, c’est plutôt ça ! »

Robin ne donna pas le temps à Much de répliquer. Il talonna son cheval, imité par le reste de la troupe. Ils arrivèrent quelques minutes plus tard à la grotte.

L’entrée de celle-ci était suffisamment grande pour abriter les chevaux. Ils coincèrent les rennes avec de gros cailloux afin qu’ils ne s’échappent pas, mais de toute façon les bêtes étaient trop affolées par la pluie qui s’abattait maintenant durement sur la région pour penser à s’enfuir. Les hors-la-loi les laissèrent donc à l’entrée et s’enfoncèrent dans la grotte.

Robin : « Parfait… On va pouvoir faire un feu ici. »

Much, grelottant : « Oh ce que j’ai froid ! »

Robin : « Eh bien, allume nous un feu. Cela te réchauffera. »

Cette grotte servait régulièrement aux hors-la-loi notamment pour passer l’hiver, mais également, en été, pour s’abriter des vents violents ou bien des orages comme aujourd’hui. Alors ils avaient constitué une réserve de petits bois, de feuilles mortes pour servir de grabat et de quelques ustensiles de cuisine afin d’y vivre plus confortablement pendant quelques jours. Mais d’habitude, ils apportaient leurs couvertures avec eux mais dans la précipitation, la plupart d’entre eux n’avaient rien apporté. Much et Will se mirent au travail en allumant le feu. Robin, Petit Jean et Djaq installèrent les lits de feuilles mortes pour toute la troupe.

Djaq : « Mais où est Allan ? »

Chacun regarda autour de lui mais ils ne le virent nulle part.

Will : « Pourtant il est bien entré avec nous ? »

Robin : « ALLAN ? »

Allan, d’une voix lointaine : « Oui, je suis là ! »

Il apparut à l’entrée complètement trempé des pieds à la tête mais avec un énorme sourire aux lèvres.

Robin : « Mais où est-ce que t’étais passé ? »

Allan : « Dehors ! »

Will : « Oui ça, on le voit. Mais pourquoi faire ? »

Allan, s’approcha du feu, le sourire aux lèvres : « Pour ça ! »

Il brandit un lapin par les pattes de derrière. Toute la bande l’entoura et le félicita.

Allan : « Au moins, on ne mourra pas de faim. »

Much, prenant le lapin : « Ouais mais il est un peu petit ton lapin ! »

Robin : « Oh Much !... Bon travail, Allan ! »


byoann  (06.07.2015 à 09:11)

Allan, grand sourire : « Merci ! »

Djaq : « Mais comment t’as fait ?… Comment tu l’as eu ? »

Allan, enlevant sa chemise trempée : « Quand je me suis assuré que les chevaux étaient solidement attachés, ce lapin est entré en trombe dans la caverne. Probablement pour se mettre à l’abri…. [II étala sa chemise devant le feu]… Mais effrayé par l’orage, il était complétement désorienté alors j’ai pensé pouvoir le capturer facilement !... Seulement… [Il s’assit devant les flammes pour se réchauffer] il a réussi à retrouver le chemin de la sortie. Heureusement, je me suis jeté dessus devant la grotte avant qu’il ne s’enfonce davantage dans la forêt !... [Se frottant les mains pour se réchauffer et se tournant vers Much]… Bon Much ?… »

Much : « Quoi ? »

Allan : «… J’ai fait ma part alors à toi de jouer, mon grand ! »

Much : « Pourquoi faire ? »

Djaq : « Nous préparer un bon ragout ! »

Much : « Mais je n’ai pas ce qu’il faut ici ! »

Robin : « Contente-toi de le faire cuire à la broche. Nous le mangerons comme ça ! »

Much : « Très bien ! »

Trempés jusqu’aux os, les hors-la-loi retirèrent leurs vêtements afin de les faire sécher, mais étant donné qu’il y avait une femme parmi eux, ils gardèrent leurs pantalons. Assise près du foyer, Djaq regarda ses compagnons en grelotant. Petit Jean la remarqua et décida d’intervenir. Il retourna auprès des chevaux. Vivant dans la forêt depuis plus longtemps que ses compagnons, l’homme des bois avait pris ses précautions et avait toujours une couverture attachée à la selle de son cheval. Il revint quelques instants plus tard.

Petit Jean à Will : « Tiens… Donne-la à Djaq. »

Will, surpris : « Hein... Euh pourquoi faire ? »

Petit Jean ne lui répondit pas et reporta son regard sur Djaq. Will en fit autant et, voyant la jeune femme, assise près du feu, grelotant dans ses vêtements mouillés, il comprit immédiatement où il voulait en venir. Il prit la couverture et se dirigea vers elle.

Will, arrivant derrière la jeune femme et se penchant : « Tiens, Djaq. »

Elle tourna la tête vers lui et leva lentement les yeux sur son bien-aimé. Sans dire un mot, elle regarda d’abord la couverture qu’il lui tendait puis elle remonta le long de son bras pour s’arrêter sur sa poitrine. Elle éprouva alors une vive attirance pour lui, mais elle se contenta de l’admirer comme si elle le voyait pour la première fois. Les fines gouttelettes d’eau ruisselantes sur son corps reflétaient la lumière chaude des flammes : Le jeune homme semblait alors irradier de lumière. Torse nu, les cheveux humides plaqués en arrière, il lui faisait penser à Apollon, le dieu grec du soleil. Elle leva enfin ses yeux sur son visage. Les flammes mouvantes du foyer faisaient briller ses yeux d’un éclat qui lui semblait irréel. Hypnotisée par son regard, elle ne lui répondit toujours pas. Cependant, Will la fit sortir de sa douce torpeur en s’adressant une nouvelle fois à elle.

Will : « Tu vas prendre froid si t’enlèves pas ses vêtements mouillés. »

Surprise, Djaq, se relevant brusquement : « Quoi ? Comme ça ? »

Will, lui tendant une nouvelle fois la couverture : « Tu es gelée ! »

Regardant ses propres vêtements, Djaq : « Oh ! Euh…Oui, tu as raison. »

Fébrile, elle prit délicatement la couverture et commença à se dévêtir. Mais il était difficile de se changer tout en maintenant la couverture sur elle. Amusé, Will vint à son secours.

Will : « Attends… Je vais t’aider. »

Djaq, reculant : « A faire quoi ? »

Curieuse, toute la troupe les observa du coin de l’œil, en silence.

Djaq, les regardant : « Mais qu’est-ce que vous regardez ? »

La bande, faisant semblant de vaquer à ses occupations : « Oh nous rien… Non, rien… On fait à manger… Nous, on fait les lits. »

Will lui prit la couverture des mains et la déplia puis s’en servit comme d’un paravent afin de cacher Djaq au regard des autres.

Djaq, embarrassée : « Oh ! Euh… Merci. »

Elle commença à retirer sa tunique mais elle s’arrêta bien vite quand elle s’aperçut que le jeune homme jetait de timides mais rapides coups d’œil vers elle.

Djaq à Will : « Will Scarlett ! Tu peux tourner la tête, je te prie ? »

Will, en souriant : « Euh… D’accord ! »

Il tourna la tête en riant de sa gêne. Djaq se déshabilla mais, tout comme les garçons, elle garda son pantalon. Quand elle eut fini, Will déposa délicatement la couverture sur ses frêles épaules nues. Ce simple geste fit naître en lui un désir intense pour la jeune femme. Puis lentement, il referma ses bras, attirant et emprisonnant sa belle contre sa poitrine. Djaq appuya son dos contre le torse de son compagnon qui la serra très fort contre lui. Appréciant cette chaleur très réconfortante, la jeune femme ferma les yeux. Will en profita alors pour déposer un baiser dans son cou sous les hués, d’abord de surprise puis moqueurs, de leurs compagnons.

Réalisant qu’ils n’étaient pas seuls, Djaq se défit lentement de Will en souriant et se rapprocha du feu en resserrant la couverture sur ses épaules. Alors qu’il aurait voulu prolonger ce délicieux moment, Will, un peu contrarié, la suivit du regard puis vint s’asseoir près d’elle. Il passa son bras derrière elle et lui frotta gentiment le dos pour la réchauffer.

Allan, souriant : « Vous êtes trop mignon tous les deux ! »

Djaq, gênée : « Allan ! »

Allan : « Ben quoi ? »

Much : « Alors ? A quand la noce ? »

Will, embarrassé : « Much ! »

Robin, souriant devant la mine rougie des deux tourtereaux, préféra changer de sujet afin de protéger Djaq et Will de questions ou autres commentaires intrusifs de ses compagnons.

Robin : « Nous allons passer la nuit ici. Demain, nous irons voir les dégâts causés par l’incendie. Allan, Much et moi, nous irons à Knighton. Jean, Djaq et Will à Clun… Au cas où l’incendie aurait réussi à contourner notre dispositif et à aller jusqu’à là-bas. »

Toute la troupe : « Entendu. »

Robin, enjoué : « Bon alors Much ? Et ce lapin ? Est-ce qu’il est prêt ? »

Much : « Tout à fait, maître !... [Retirant le gibier du feu] A votre bon cœur, messieurs dame ! »

Much distribua la part qui revenait à chacun. Mais celle-ci fut particulièrement chétive puisque le lapin était jeune, et donc qu’il n’y avait pas grand-chose à manger dessus.

Pendant ce repas très allégé, les vêtements des hors-la-loi avaient eu le temps de sécher, si bien qu’ils purent se rhabiller avant d’aller se coucher. Car dehors, la pluie tombait maintenant abondamment et avait bien refroidi l’atmosphère. Après que Petit Jean ait remis une dernière bûche dans les flammes, ils se blottirent tous les uns contre les autres et sombrèrent rapidement dans le sommeil.

Le lendemain matin…

Après un rapide et surtout léger petit déjeuner composé uniquement de quelques fruits des bois, les hors-la-loi filèrent vers le lieu de l’incendie. Ils purent constater de visu que leur plan avait réussi du moins au niveau de la clairière. Les flammes n’avaient pas pu aller plus loin et la pluie avait détrempé le sol, éteignant les derniers foyers. Il ne restait plus que des arbres à moitié calcinés, ici et là, et une odeur acre désagréable flottait dans l’air.

Robin, observant le triste spectacle : « Heureusement que l’incendie ne s’est pas propagé plus loin. »

Djaq : « Il faut quand même aller vérifier à Clun et à Knighton. »

Robin : « Tu as raison. »

Will : « Au moins, notre campement n’aura pas été découvert ! »

Petit Jean à Robin : « Tu crois que c’était ça, le plan de Gisborne ? Détruire la forêt pour qu’on ait plus d’endroit où se cacher ? »

Robin, songeur : « C’est fort possible. »

Much : « Quelle fourberie ! »

Allan : « Tu es plutôt gentil. C’est particulièrement retors comme plan... C’est vrai… Détruire toute une forêt pour débusquer seulement un groupe de sept hommes. »

Djaq, se raclant la gorge : « Six hommes et… une femme ! »

Allan, souriant : « Pardon… Six hommes et une femme… Tu ne crois pas ? »

Robin : « De la part du shérif, plus rien ne m’étonne. »

Will : « En tout cas, heureusement que l’incendie s’est déclaré au Nord-Ouest sinon nos embuscades auraient été impossibles sur la route du Nord. Le feu aurait détruit nos pièges. »

Robin : « Oui et plus à l’Est, nous aurions été trop prêts de Nottingham. On aurait été gêné par les patrouilles. »

Will : « Nous pourrions reboiser cette partie ! »

Much : « Reboiser ? Mais ça prendra des années avant que les arbres ne soient adultes. »

Will, frottant le sol noirci avec son pied : « Et alors ?... On ne va pas laisser la forêt dans cet état ? »

Djaq : « Will a raison… On doit faire quelque chose ! »

Robin, intervenant pour couper court à la discussion : « Mais avant… nous devons nous préoccuper des éventuelles victimes de l’incendie. Vous savez où vous devez aller ?... On se retrouve au campement à midi ! »

Robin prit les devants et partit en direction de Knighton, suivi par Allan et Much. Petit Jean, Djaq et Will se dirigèrent vers Clun.


byoann  (06.07.2015 à 09:20)

Pendant ce temps…

Dans ses appartements, le shérif s’entretint avec Gisborne.

Le shérif : « Je voulais vous parler du Prince Jean. »

Gisborne : « Où est-il en ce moment ? »

Le shérif : « Il dort encore. Il est très excité par la petite sauterie donnée en l’honneur de sa fête, et on va faire en sorte qu’il s’en souvienne pendant très longtemps. »

Gisborne, plissant le front : « Que comptez-vous faire ? »

Le shérif, souriant : « Moi, rien. En fait, c’est le Prince Jean lui-même qui a eu une idée. Il veut servir d’appât pour attirer Robin des bois à la fête afin qu’on le capture. »

Gisborne : « Quoi ? Mais Robin n’acceptera jamais de s’exposer ainsi. »

Le shérif : « C’est certain mais finalement cela importe peu... Locksley n’a pas d’importance… Si le Prince Jean veut un criminel alors il aura droit à son criminel ! »

Gisborne : « Comment ça ? »

Le shérif : « Approchez-vous !... [Baissant le ton de sa voix] Ce qui compte c’est que quelqu’un s’en prenne au Prince Jean… »

Le shérif lui murmura le reste de son plan à l’oreille.

Se relevant, Gisborne, souriant : « Astucieux ! »

« Bien entendu, il faudra que tout le mérite m’en revienne. Ainsi le Prince me mangera dans la main et il oubliera toutes vos erreurs passées ! »

Gisborne encaissa, sans broncher, sa dernière remarque.

« Quand nos amis doivent-ils arrivés ? »

Le shérif : « Ils sont déjà en route. Ils devraient être là dans l’après-midi. »

Gisborne : « Dois-je les faire escorter ? »

Le shérif : « Surtout pas ! Il ne faut pas éveiller les soupçons. »

Gisborne : « Mais Robin et sa bande risquent de…. »

Le shérif, le coupant et agacé : « Réfléchissez ! Robin ne s’attaquera jamais à des saltimbanques, voyons. Tout le monde sait bien que ces gens-là ne roulent pas sur l’or !… La fête aura lieu dans deux jours. Veillez à ce que tout soit prêt à temps. »

Gisborne, se courbant : « Oui, Monseigneur. »

Gisborne se retira, laissant un shérif souriant et ravi de la tournure que prenaient les évènements.

Le shérif, se frottant les mains : « Excellent ! Oui…. Excellent ! »

A même moment…

Assise à sa coiffeuse, Marianne se brossait les cheveux pendant qu’Annie déposait la robe que sa maîtresse allait porter sur le lit.

Marianne : « Annie ? Tu sembles distraite ces derniers temps ! »

Annie : « Hein… Euh… Comment ? »

Marianne, se levant et lui faisant face : « Je disais tu me parais bien distraite en ce moment. »

Annie : « Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? »

Marianne, souriant : « Tu m’as déjà sorti trois toilettes pour me vêtir. Une seule suffisait amplement. »

Annie, avisant les vêtements sur le lit : « Oh, c’est vrai. Pardonnez-moi. »

« Dis-moi… Qu’est-ce qui te préoccupes autant ? »

Marianne força Annie à s’asseoir sur le lit. La jeune femme poussa un soupir et retira une lettre de sa poche.

Annie : « J’ai reçu des nouvelles de ma famille. »

Marianne : « De bonnes nouvelles ? »

Annie secoua négativement la tête.

Annie : « C’est mon père. Il est malade. Ma mère me demande de revenir le plus vite possible pour l’aider à le soigner. »

Marianne : « Alors tu dois y aller. »

Annie : « Mais je ne peux pas partir d’ici… Et mon travail ? »

Marianne : « Je peux me débrouiller, tu sais. »

Annie, baissant la tête : « Mais… Il n’y a pas que ça… »

Marianne, gentiment : « Allan ? »

Annie : « Oui. »

Marianne : « Mais je suis certaine qu’il comprendra, et puis tu ne pars pas pour toujours, non ? »

Annie : « Non bien sûr mais… Qui va prendre soin de lui quand je serai parti ? Et surtout… Qui va le surveiller ? »

Marianne, riant : « Eh bien, nous tous. Ne t’inquiète pas, on prendra bien soin de lui, et puis Robin et les autres le surveillent déjà, tu sais ! »

Détendue, Annie rit à son tour.

Annie : « C’est vrai qu’il a besoin qu’on le surveille. Il agit parfois comme un enfant. »

Marianne : « Parfois ? »

Annie : « Non, souvent ! »

Marianne, pensant à Robin : « Comme beaucoup d’hommes ! »

Annie, riant : « Oui, c’est vrai ! »

Marianne, redevenant sérieuse : « Mais tu l’aimes beaucoup, n’est-ce pas ? »

Annie : « Oui. Je ne sais pas comment j’ai fait pour vivre sans lui avant de le rencontrer. »

Marianne : « Je sais que c’est pareil pour lui. »

Annie : « Vraiment ? »

Marianne : « Oui… Tu sais... Lorsque Robin et ses compagnons sont partis pour la Terre Sainte, il avait très peur de te laisser toute seule ici. J’ai dû lui promettre de te prendre à mon service pour le rassurer. »

Annie : « Et je ne le regrette pas. Je suis bien ici. »

Marianne : « Tant mieux… Je suis contente de t’avoir. Cela me fait du bien d’avoir un peu d’aide pour euh… tu sais quoi. »

Annie acquiesça de la tête et reporta son attention sur la lettre qu’elle tenait toujours dans sa main. Elle perdit son sourire.

Marianne : « Alors tu vas y aller ? »

Annie, relevant la tête et après un bref silence : « Oui… Mais je veux d’abord en parler avec Allan. »

Marianne, lui serrant la main et souriant : « D’accord ! » 

Soudain, la porte s’ouvrit violement.

Gladys, entrant dans la chambre de Marianne : « Les hommes sont revenus ! »

Marianne, se relevant : « Et alors comment cela se présente ? »

Gladys, souriante : « L’incendie a bel et bien été éteint. On ne risque plus rien ! »

Marianne : « Ouf… Et pour Robin ? »

Gladys : « Je ne sais pas. Ils n’ont pas parlé des hors-la-loi. Ils ne les ont sûrement pas revus depuis hier. »

Marianne : « Pourvu que l’incendie n’ait pas été jusqu’au campement ! »

Gladys : « Non, je ne crois pas. Les hommes ont dit que l’incendie avait été circonscris entre la route du Nord et la clairière du pendu. »

Marianne : « Alors il va bien ? »

Une voix masculine, derrière elle : « Je vais parfaitement bien ! »

Marianne sursauta et tourna la tête vers l’endroit d’où provenait la voix. Elle découvrit Robin, accroché tant bien que mal aux barreaux de la fenêtre, passant la tête en travers.

Marianne : « Robin !... Descends de là avant de te faire mal… [En aparté à Annie] Tu vois ? Un vrai gamin ! »

Annie baissa la tête pour cacher son sourire.

Robin : « Bien madame ! »

Le chef des hors-la-loi sauta prestement dans la chambre.

Annie, souriante : « Messire Robin ?... Allan n’est pas avec vous ? »

Robin : « Si. Il fait le guet en bas avec Much. »

Annie se précipita alors vers la porte et fonça rejoindre son bien-aimé.

Gladys, se sentant de trop : « Bon ben, je vais vous laisser. »

Marianne lui sourit et la regarda quitter la chambre en refermant la porte derrière elle. Robin profita de cette intimité pour embrasser sa belle.

Robin : « Tu m’as manqué. »

Marianne : « Ah oui ? »

Robin : « Oui. Tu en as mis du temps pour revenir de Maidstone. »

Marianne, provocante : « Oui… C’est que le Comte de Kent est plutôt séduisant et très hospitalier. »

Robin : « Mais c’est ton cousin ! »

Marianne, amusée par sa jalousie : « Exact… Mais un cousin très très très éloigné ! »

Robin : « Il n’est pas un peu jeune pour toi ? »

Marianne, mécontente : « Oh le mufle ! »

Elle lui donna un coup de coude dans l’estomac.

Robin, souriant : « Quoi ? C’est vrai, non ? »

Marianne, contrariée et distante : « Que viens-tu faire ici ? »

Robin, minaudant : « Tu es fâchée ? »

Marianne : « Pourquoi le serais-je ? L’homme que j’aime me trouve vieille ! Vraiment, je n’ai aucune raison d’être contrariée. Vraiment aucune. »


byoann  (09.07.2015 à 09:25)

Robin : « Non, je n’ai pas dit ça. Je disais seulement que tu n’étais pas aussi… jeune que… lui et que… »

Marianne, l’interrompant : « Tu es plus doué dans l’art de manier un arc que dans celui de parler aux femmes, Robin de Locksley. Tu ferais mieux de ne pas continuer… Alors que viens-tu faire ici ? »

Robin, marchant sur des œufs : « D’accord… Euh… J’étais simplement venu voir si la vie de ma chère et tendre n’était pas menacée par l’incendie. Voilà. Je m’inquiétais de savoir si vous aviez eu des victimes et j’ai prié pour que tu ne sois pas l’une d’entre elles. »

Marianne, touchée malgré cette explication maladroite : « Non, nous n’avons pas été touché par l’incendie… [Elle se rapprocha de lui] C’est gentil d’être venu t’en assurer. Moi aussi, je m’inquiétais. »

Robin : « Pourquoi ? »

Marianne : « J’ai eu peur que le feu ne ravage votre campement. »

Robin : « Nous avons réussi à le circonscrire à la clairière du pendu. »

Marianne : « Oui c’est ce que je viens d’apprendre. »

Robin : « Par qui ?... Gisborne ? »

Marianne : « Oh Robin !... Non pas par Gisborne. Mais par les hommes du village qui sont allés, ce matin, constater les dégâts et pour s’assurer que l’incendie n’allait pas reprendre. »

Robin : « Ah très bien… [Il soupira] Je me demande jusqu’où ira le shérif pour nous avoir. »

Marianne : « Parce que toi aussi tu penses qu’il en est l’instigateur ? »

Robin : « Je ne pense pas. J’en suis sûr. Much et moi avions capturé Gisborne alors que lui et ses hommes mettaient le feu à la forêt. »

Marianne, surprise : « Quoi ? Mais c’est impossible ! »

Robin : « Et pourtant ! Tu vois ce que Gisborne est prêt à faire pour satisfaire son ambition personnelle ? »

Marianne : « Il obéit aux ordres du shérif comme toi tu obéis aux ordres du roi. »

Robin : « Oh Marianne mais ça n’a rien à voir. »

Marianne, peu sûre d’elle : « Si c’est pareil… Tout le monde veut progresser dans la vie. Regarde Much par exemple. »

Robin, haussant les sourcils : « Much ? »

Marianne : « Oui, Much. Il t’a suivi en Terre Sainte. Il t’a suivi également dans la forêt de Sherwood. »

Robin : « Et alors ? »

Marianne : « Ne lui as-tu pas promis le comté de Bonchurch ? »

Robin : « C’est pour récompenser sa loyauté, Marianne ! Much n’a jamais mit le feu à une forêt entière à ce que je sache ! »

Marianne : « Guy obéit au shérif comme Much obéit au seigneur de Locksley qui lui-même obéit au roi. »

Robin : « Et le shérif ? A qui obéit-il, lui ? »

Marianne, pensive et à elle-même : « Au Prince Jean ! »

Robin : « Exact ! Et ce n’est pas… »

Marianne, l’interrompant : « Non. Non. Non. Attends. Tu ne comprends pas. »

Robin : « Quoi ? »

Marianne : « Le Prince Jean est ici ! »

Robin, surpris : « Quoi ? »

Marianne : « Le Prince Jean est ici. A Nottingham. »

Robin : « Et tu crois que c’est lui qui a donné l’ordre de brûler la forêt de Sherwood ? »

Marianne : « Non, je ne pense pas. Il avait l’air surpris quand je lui en ai parlé. »

Robin : « Tu as vu le Prince en personne ? »

Marianne : « Oui, hier mais je n’ai pas eu le temps de te prévenir. J’étais allé voir le shérif afin de lui demander d’envoyer des hommes pour éteindre l’incendie. Et le Prince Jean était déjà là. »

Robin : « Mais pourquoi est-il là ? »

Marianne : « Pour sa fête. Le shérif l’a invité pour célébrer la Saint-Jean, ici, à Nottingham. »

Robin : « Oh je vois. Il veut certainement se faire pardonner ses échecs alors il essaie d’amadouer le Prince en lui organisant une petite fête… Et j’imagine que notre shérif bien-aimé aurait voulu lui offrir un beau cadeau ! »

Marianne : « Un cadeau ? »

Robin : « Ma tête sur une pique ! »

Marianne, comprenant : « L’incendie ? »

Robin : « Oui... Tout s’explique. En mettant le feu à Sherwood, il comptait mettre la main sur la bande de hors-la-loi qui s’y cache afin de les offrir en cadeau au Prince Jean au cours de sa petite fête. Et ainsi, il recouvrait ses bonnes grâces après les échecs cuisants qu’on lui avait fait subir. »

Marianne : « Que vas-tu faire ? »

Robin : « Comme d’habitude. Lui rendre la monnaie de sa pièce. »

Marianne : « Tu ne vas quand même pas te rendre à la fête ? »

Robin : « Pourquoi pas ? Il faut que je ridiculise le shérif devant le Prince afin de créer une discorde entre eux ainsi les chevaliers noirs seront affaiblis. »

Marianne : « Je comprends bien mais te jeter dans la gueule du loup ne me parait pas un bon plan, Robin ! »

Robin : « Tu t’inquiètes pour moi ? »

Marianne : « Bien sûr que je m’inquiète pour toi, grand nigaud ! »

Il se rapprocha d’elle.

Robin : « T’en fait pas. Je n’ai pas encore de plan clairement défini mais je… »

Marianne, le coupant : « Tu n’as jamais de plan clairement défini ! »

Robin : « Quoi ? »

Marianne : « Tu fonces souvent tête baissée. »

Robin : « Marianne… »

Il se pencha et l’embrassa.

Robin : «… C’est faux même si je ne le dis pas toujours, j’ai toujours un plan bien préparé en tête avant de passer à l’action. »

Marianne : « Bon, bon admettons. Promets-moi au moins de m’en faire part avant de passer à l’action justement. »

Robin : « Et depuis quand as-tu intégré l’équipe, gente dame ? »

Marianne : « Depuis que le Prince Jean m’a invité en personne à sa table, jeune damoiseau ! »

Robin, intéressé : « Tu es invité ? »

Marianne : « Oui… Et je pourrais t’être fort utile. Je pourrais par exemple persuader le Prince Jean que tu n’y es pour rien dans l’incendie de Sherwood. »

Robin : « Parce qu’il croit que c’est moi qui ai mis le feu à ma propre forêt ? »

Marianne : « Gisborne le lui a dit. »

Robin : « Evidement ! »

Marianne : « Il a raconté que vous vous étiez battus et que ta bande t’a secouru en l’assommant, puis que vous l’avez ligoté à un arbre alors que l’incendie arrivait. »

Robin : « C’est ridicule. On ne s’est pas battu. Il s’est écarté de ses hommes pendant un moment alors Much et moi, nous en avons profité pour le kidnapper et le ligoter à la limite de la clairière près du carrefour du Pendu, bien loin des flammes. Quand nous y sommes revenus après avoir combattu l’incendie, il avait déjà filé. »

Marianne : « Toujours est-il que le Prince Jean croit que c’est toi l’incendiaire et je pourrais parler de toi lors de la soirée et le persuader que tu n’y es… »

Robin, l’interrompant : « Non, Marianne. Cette fois-ci, c’est beaucoup trop risqué. Il s’agit du Prince Jean, le chef de la rébellion, des chevaliers noirs et je ne veux pas que tu sois impliquée. »

Marianne : « Mais Robin ! Je peux quand même essayer de… »

Robin, ferme : « Non ! Même si il est assez stupide pour croire que j’ai mis le feu à la forêt qui me sert de refuge, il comprendra que nous sommes en relation si tu prends ma défense, surtout avec Gisborne et le shérif dans les parages. C’est trop risqué. Laisse-moi gérer ça à ma façon… S’il te plaît. »

Marianne, contrariée : « Entendu. »

Robin : « Tu me promets que tu n’interviendras pas ? »

Marianne : « Je te promets de ne pas aborder le sujet avec lui. »

Robin : « Promis ? »

Marianne : « Promis ! »

Robin l’embrassa rapidement avant de quitter la chambre par la fenêtre.

Robin, souriant : « Au fait, j’adore quand tu es en colère ! »

Marianne prit une des robes posées sur le lit et la lui lança au visage. Robin ne répliqua pas mais éclata de rire.

Robin, dehors, suspendu aux barreaux et la regardant par la fenêtre : « A très vite, mon amour. »

Puis il commença sa descente.

Marianne, se précipitant à la fenêtre : « Tu aurais pu passer par la porte ! »
Robin, arrivant en bas : « Mais cela aurait été moins amusant. »

Il lui fit un clin d’œil et retourna auprès d’Allan et de Much. Voyant Robin arrivé sur eux, Allan embrassa Annie.

Robin, se dirigeant vers la forêt : « On y va ! »

Much, les bras croisés : « Enfin ! C’est terminé pour aujourd’hui les ‟mièvreuseries″ ? On va pouvoir commencer à travailler sérieusement maintenant… à penser aux pauvres ! »

Robin passa à côté de lui et lui fit un clin d’œil en souriant.

Annie, déçue : « Oh Allan, j’aurais aimé te parler de quelque chose ! »

Allan embrassa sa chère et tendre une dernière fois et rattrapa Robin et Much.

Allan, marchant à reculons : « On en parlera plus tard, d’accord ?... Je t’aime ma belle ! »

Annie, déçue, regarda s’enfoncer son bien-aimé dans la forêt. Elle avait été si heureuse de passer ces quelques minutes avec lui, ce qui n’arrivait pas très souvent ces derniers temps, qu’elle n’avait pas voulu gâcher ce moment rare en lui parlant tout de suite de son départ pour rejoindre sa famille.

Annie, retournant dans la maison : « La prochaine fois… »


byoann  (09.07.2015 à 09:30)

CHAPITRE III

« CE SONT DES SALTIMBANQUES ! »

 

 midi…

 

Au moment du repas, tout le monde était de retour au campement. Robin avait appris de la bouche de Djaq, Will et Petit Jean qu’il n’y avait pas eu non plus de victimes au village de Clun. Soulagé, il leur fit part de sa conversation avec Marianne quant à la présence du Prince Jean à Nottingham.

Petit Jean, maugréant : « Ça ne me dit rien bon, moi, tout ça ! »

Will : « Moi, non plus. »

Allan : « Pareil ! »

Djaq : « Mais pourquoi le prince a accepté de venir à Nottingham ? »

Much : « Ben pour sa fête ! »

Djaq : « Non, je veux dire... Après tous les échecs du shérif, il devrait plutôt vouloir s’en débarrasser, non ? »

Robin, réfléchissant : « Dans la logique des choses, oui. Mais ce n’est pas ce qui se passe ! »

Much : « Marianne sera de la fête?... Elle pourrait peut-être… »

Robin, le coupant : « Non ! Il n’en est pas question ! C’est beaucoup trop dangereux. Il ne faut en aucun cas qu’on la soupçonne d’être de connivence avec nous ! Le Prince Jean est un instable, un impulsif et… est surtout complétement imprévisible. Je ne veux pas qu’il croit que Marianne travaille avec nous. »

Robin se leva et déposa son assiette sur la table. Puis il se retourna vers ses compagnons.

« Allan ?... Tu pourrais nous faire entrer dans le château en toute discrétion ? »

Allan : « Euh oui… Le plus dur, c’est pas d’entrer mais de sortir ! »

Robin : « On improvisera ! »

Allan : « Ben je vais réfléchir à la question. »

Petit Jean : « Robin, nous avions des livraisons de prévues pour cet après-midi. »

Robin, réfléchissant : « Je n’ai pas oublié, Jean. Nous allons faire les livraisons puis nous irons à Nottingham. »

« Quoi ? Tu veux y aller en pleine journée ? »

Robin : « Oui. On doit se renseigner sur cette petite fête. »

Djaq : « Donc… Tu comptes vraiment t’y rendre ? »

Robin : « Bien sûr ! »

Allan : « Et une fois là-bas ? Tu vas simplement demander au Prince : ‘’Hé mon grand ! Qu’est-ce que tu manigances avec le shérif ? ‘’ »

Robin : « Non. Je veux simplement faire une apparition au beau milieu du discours du shérif devant le Prince Jean. Le défier devant son maître afin de ruiner une bonne fois pour toute sa réputation ! »

Petit Jean : « Et c’est tout ? »

Robin, souriant : « Non, bien sûr. On en profitera pour dépouiller les invités avant de repartir ! »

Allan : « Rien que ça ! Je ne veux pas jouer les rabat-joie, Robin, mais… tu ne crois pas que c’est un peu trop risqué ?... C’est vrai. On ne sait même pas combien y’aura d’invités ni même combien y’aura de gardes pour protéger le Prince ! »

Robin : « C’est justement pour ça que nous devons nous y rendre ! Et tu viens avec moi ! »

Allan, ravi de sa confiance : « C’est vrai ? »

Much, contrarié et un peu jaloux : « Et pourquoi que lui ? »

Robin : « Parce qu’il connait le château mieux que quiconque ! »

Allan, vexé et à voix basse : « Ah ! »

Robin, regardant Petit Jean : « Bon pour l’heure, nous avons des livraisons à honorer. Alors dépêchons-nous. »

Les hors-la-loi déposèrent leurs écuelles sur la table et commencèrent à rassembler leurs affaires en vue de leur prochaine livraison.

Much, voyant les écuelles devant lui : « Hé ? Mais qui va faire la vaisselle ? »

Allan, mettant son bras sur son épaule : « C’est gentil à toi de te proposer, Much ! »

Il lui tendit son écuelle et fila sans demander son reste. Laissant Much, seul et maugréant, il courut rejoindre les autres qui se dirigeaient déjà vers l’une de leur réserve, située à quelques lieux du campement, où ils conservaient la nourriture pour les pauvres.

 

Pendant ce temps…

Dans la grande salle, le shérif déjeunait en tête à tête avec le Prince Jean.

Le shérif, avec un sourire mielleux : « Le poulet est-il à votre convenance, Votre Altesse ? »

Le Prince Jean, le regardant de haut : « Peut-être un peu sec !... Mais c’est mangeable. »

Le shérif ne répliqua pas. Le Prince était de toute évidence encore mécontent de lui.

Le Prince, mordant dans une cuisse de poulet : « Dites-moi, shérif… Lady Marianne est-elle mariée ? »

Le shérif : « Non, Votre Altesse. Cette jeune pucelle vit encore chez son père ! »

Le Prince Jean : « Hum… Habite-t-il loin ? »

Le shérif : « Non, seulement à quelques lieux d’ici, Votre Altesse. Désirez-vous vous y rendre ? »


byoann  (13.07.2015 à 09:15)

Le Prince Jean : « Hum… Non mais je serais ravi que Lady Marianne… et son père cela va de soit… soit mon invitée, en attendant la fête de demain soir. Je me sens si seul. Je ne suis entouré que d’imbéciles et d’incompétents. La présence de Lady Marianne me divertira. »

Le shérif, encaissant la remarque cinglante avec un sourire forcé : « Comme il vous plaira, Sire. Je la ferai quérir après le repas. »

Le Prince Jean : « Non, je préférerais maintenant. »

Le shérif : « Oh… Très bien. Dans ce cas… J’y vais de ce pas, Votre Altesse. »

Le Prince Jean, lui souriant : « Hum… Je savais que vous me comprendriez. »

Le shérif, se relevant de table : « Veuillez m’excuser, Sire. »

Le Prince Jean, condescendant : « Faites ! Faites ! »

En tout début d’après-midi…

Les hors-la-loi firent leur dernière livraison au village de Clun puis retournèrent à leur campement. Robin vint se placer à côté d’Allan.

Robin : « Tu as trouvé un moyen d’entrer dans le château ? »

Allan, souriant : « Oui… On va refaire le même coup qu’à Maidstone ! »

Petit Jean, les interrompant : « Robin ! »

Le chef des hors-la-loi se retourna vers lui. Petit Jean pointa son bâton en direction de l’Est. Toute la bande s’arrêta et aperçut au loin une longue procession de roulottes qui traversait la forêt de Sherwood ; empruntant la route du Sud qui reliait Londres à Nottingham.

Much, se réjouissant : « Des clients pour nous ça ! »

Robin passa devant lui en lui tapotant l’épaule.

Robin : « Alors ne traînons pas ! »

Ils coururent jusqu’au bord du chemin puis se cachèrent dans les fourrés afin d’évaluer la situation. Robin, Djaq et Much s’accroupirent devant tandis que Will, Allan et Petit Jean restèrent derrière.

Will : « Ce sont des saltimbanques ! »

Robin, les regardant attentivement : « Oui... Ils doivent sûrement se rendre à la petite fête du Prince Jean. »

Allan : « Ah !... Alors à mon avis, si tu veux t’introduire au château, Robin, voilà ton billet d’entrée !... C’est ta meilleure chance !... Robin ? »

Mais Robin ne répondit pas. Son regard s’était arrêté sur l’un des conducteurs de caravane.
Djaq, à ses côtés, semblait en état de choc. Elle fixait la même caravane que Robin, mais pas le même homme.

Allan, attendant une réponse : « Robin ? »

La roulotte, que Robin fixait du regard, passa devant eux.

Much, ébahi : « Mais on dirait… »

Robin, se relevant et haineux : « Oui… C’est bien lui ! »

Toujours cachés par les buissons, il devança la caravane en question et se posta un peu plus loin. Ses compagnons le suivirent.

Robin : « Nasir ! »

Will : « Qui ça ? »

Much : « Nasir, le sarrasin qui avait failli tuer notre roi en Terre Sainte. Heureusement, Robin l’a tué avant. »

Allan, narquois : « L’a tué ? Il me parait pourtant bien vivant ! »

Robin, fixant toujours avec haine le conducteur : « Apparemment ! »

Petit Jean : « Tu l’as peut-être que blessé ! »

Robin, mécontent : « C’est ce qu’il semble, en effet… Suivons-les ! »

Les hors-la-loi suivirent la procession jusqu’aux portes de Nottingham. Cependant, avant d’entrer dans la ville, la caravane s’arrêta et une dizaine d’artistes descendirent des roulottes pour se montrer afin d’inciter la foule à venir voir leur numéro. Il y avait entre autres des lutteurs, des lanceurs de couteau, un montreur d’ours, des jongleurs, un cracheur de feu et bien d’autres acrobates encore. Dissimulés sous leurs capuches, les hors-la-loi se mêlèrent à la foule, se pressant de plus en plus nombreuse autour des artistes. Le chef du convoi commença alors sa propagande.

Monsieur Loyal : « Approchez, mesdames et messieurs ! Venez admirer nos artistes qui vont, non seulement, se produire devant vos yeux ébahis mais vous pourrez même participer au spectacle !... Je m’adresse plus particulièrement à ses messieurs… Qui aura assez d’audace pour affronter nos redoutables lutteurs ?… »

Il pointa du doigt l’une des caravanes.

Deux hommes, torse nu, en sortirent et se présentèrent à la foule en levant les bras et en gonflant leurs muscles.

La foule, les applaudissant : « Oooooooooh ! »

Monsieur Loyal : «… Qui aura le courage de lutter à main nue contre le plus redouté des lutteurs du moyen–orient ?… »

Torse nu lui-aussi, un sarrasin à la musculature impressionnante s’avança devant la foule, mais sans lever les bras. Le visage fermé, il ne paraissait pas ravi de s’exhiber ainsi. La foule commença par manifester son admiration, mais devant la mine peu avenante du combattant, le silence se fit graduellement.

Monsieur Loyal, reprenant sa propagande : «… Vous pourrez également admirer l’adresse des nos lanceurs de couteaux… »

Allan siffla puis : « Eh bien dis donc… Je plains le pauvre gars qui devra l’affronter. »

Much : « Bah du moment que ce n’est pas moi ! »

Le cœur battant la chamade, Djaq fixait cet homme les yeux grands ouverts.

Djaq, dans sa tête : « C’est pas possible !... Je rêve… ça ne peut pas être lui ! »

Allan remarqua l’expression singulière de Djaq. Il mit alors son bras sur les épaules de Will.

Allan, souriant et à voix basse : « Je suis navré de te dire ça, mon grand mais je pense que tu as un sérieux problème. »

Will, tournant la tête vers lui : « Quoi ? »

Allan, regardant Djaq : « Il semble que tu aies un rival ! »

D’un signe de tête, il lui montra le sarrasin. Robin se retourna afin de faire taire Allan mais il remarqua l’expression de la jeune femme.

Robin : « Djaq ? »

Djaq, se tournant vers lui : « Quoi ? »

Robin : « Ça ne va pas ? »

Toute la bande la regarda.

Djaq : « Si. Si. Ça va… [Elle reporta son attention sur les saltimbanques.] Tout va bien. »

Robin et les autres hors-la-loi se tournèrent alors vers la place du marché sauf Will qui continuait de regarder la jeune femme avec inquiétude. Son comportement lui paraissait anormal. Malgré ce qu’elle avait dit, il sentait que quelque chose la tourmentait. Il aurait voulu lui en parler immédiatement mais il préféra attendre d’être seul avec elle.

Petit Jean : « Robin ?... Que fait-on à présent ? »

Robin regarda les soldats chasser les commerçants afin que les artistes puissent parquer leurs roulottes. Puis les saltimbanques commencèrent à installer leur campement sur la place. Mais les hors-la-loi n’étaient pas les seuls à les espionner…


byoann  (13.07.2015 à 09:25)

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